Sur MEDIAPRESSE INFO

 

 

Poutine passe à l’offensive: interview concernant l’économie mondiale en préalable au sommet du G7 En Australie

 

Introduction

Vladimir Poutine passe à l’offensive, une franchise apparente qui détonne dans le paysage de la politique internationale actuelle.

 l’Interview de Vladimir Poutine à l’Agence Tass dévoile les véritables enjeux d’une guerre économique mondiale ouvertement déclarée. Ces déclarations très ciblées sont une façon de confirmer les orientations de sa politique générale mondiale qu’il a développées au forum Valdaï fin octobre, de façon très concrète cette fois-ci, pour un ordre mondial différent et multipolaire face à l’ordre mondial unipolaire et dominant des USA et de leurs alliés.

Des déclarations qui montrent que le président de Russie continue de monter le ton, et qui peuvent certainement être prises comme des avertissements au monde occidental:
« Nous sommes pour la suppression des déséquilibres, pour travailler ensemble, mais cette tâche est réalisable seulement par des efforts conjoints, Il est essentiel de présenter un front commun pour aborder toutes ces questions qui émergent sur le chemin. Si nous prenons un chemin différent … Les Etats-Unis envisagent la création de deux alliances: une trans-atlantique, et l’autre, trans-Pacifique. Si celles-ci doivent être deux groupes isolés l’un de l’autre, le résultat final ne sera pas l’élimination des déséquilibres de l’économie mondiale, mais leur exacerbation. Bien sûr, nous sommes pour la suppression de ces déséquilibres, pour travailler ensemble, mais cette tâche est réalisable seulement par des efforts conjoints. »

A la question: L’économie russe est-elle prête à repousser une nouvelle vague de la crise? La réponse est claire et nette: 

« Oui, elle l’ est. Nous envisageons tous les scénarios, y compris la soi-disant chute catastrophique des prix des ressources énergétiques, ce qui est tout à fait possible, et nous l’admettons. Le Ministère de l’Economie et le ministère des Finances préfigurent le développement de l’économie dans chaque scénario. Vous voyez, la chose est que je viens de parler des déséquilibres du capital, d’une part, et des matières premières, de l’autre. Quand ils apparaissent, dans certains cas, en raison de considérations politiques, et quand ils augmentent, alors différents pays – et en particulier les économies émergentes – sont durement touchés et se trouvent au milieu de grandes complications. Un pays comme le nôtre trouve la situation plus facile à gérer. Pourquoi? Parce que nous sommes producteurs de pétrole et de gaz et que nous gérons nos devises / réserves d’or avec parcimonie. Nos réserves sont assez grandes et elles nous permettent de nous sentir rassurés sur notre capacité à maintenir nos obligations sociales et à garder tous les processus budgétaires et l’ensemble de l’économie dans un certain cadre. Et que dire de ceux qui ne possèdent pas ces réserves? Une telle situation sera difficile pour eux. Mais je tiens à dire encore une fois que nous aurons une discussion commune, et que nous chercherons une décision commune sur le changement des choses pour mieux et éliminer les déséquilibres. » (…)

Nous étions prêts à les desceller [les réserves d'or] de toute façon, même avant les événements décourageants qui sont liés aux fluctuations de taux de change du rouble ou la lame des prix du pétrole. Nous avons parlé d’ une possible utilisation de l’argent du Fonds national de prévoyance. Nous ne l’avons pas dit hier, n’est-ce pas ? Nous l’avons dit il y a deux ans. ».

Quant à la position de la Russie vis-à-vis de la Crimée, ceux qui émettaient des doutes sur la détermination de Vladimir Poutine à l’avoir définitivement intégrée, il répond incidemment à propos des gros projets d’investissement futurs: « Ajoutez à cela le pont de Crimée que nous devons aussi construire. «  Il s’agit bien  sûr du pont qui doit relier la Crimée au reste de la Russie.

Concernant ses relations avec Angela Merckel: « Vous savez, nous sommes guidés par les intérêts, et non par des sympathies ou des antipathies personnelles. »

E.D.

part-hkg-aph1258273-1-1-0

Arrivée de Vladimir Poutine à Brisbane le 14 novembre 2014

________________________

 Interview intégrale telle que parue sur le site anglais de l’Agence Iter-Tass

Poutine: « Nous sommes guidés par des intérêts plutôt que des sentiments dans nos rapports avec nos partenaires »

Russie 14 Novembre 12h04 UTC + 3

Avant le sommet du G20 le président russe Vladimir Poutine dans une interview exclusive avec TASS a parlé des défis que la Russie et d’autres participants du sommet auront à faire face.

Le sommet du G20 s’est ouvert samedi à Brisbane en Australie. Les dirigeants des 19 plus grands pays du monde et de l’UE vont discuter des questions de l’économie mondiale. Avant le sommet le président russe Vladimir Poutine dans une interview exclusive avec TASS a parlé des défis auxquels la Russie et d’autres participants au sommet devront faire face.

Question : Vous allez à un nouveau sommet du G20. Combien demandé et actuel est le formamt du G20 ? Est-il logique que les pays du G20, tout en cherchant à coopérer et à développer l’économie mondiale, imposent des sanctions à l’un de leurs membres ?

Vladimir Poutine : Le format, est-il demandé ou non ? Je pense qu’il est demandé. Pourquoi ? Parce que le G20 est un forum qui permet de se rencontrer, de discuter aussi bien des relations bilatérales que de problèmes globaux, un forum où l’on peut mettre au point une prise de position commune sur un problème et la façon de le résoudre, in