Par Clément MAILLARD

 

 

Si le cauchemar européen continue...

Le bloc occidental et l’union européenne se sont maintenus malgré leurs nombreux et criants dysfonctionnements et les critiques qu'ils occasionnent. Ce maintien causa un terrible appauvrissement des masses, et fut rendu possible par leur endoctrinement, leur endormissement, et le détournement de leur colère vers des leurres.

 

La plupart des pays membres de l'union européenne, dont la France, furent ruinés par des années de politique d'austérité, conséquence des pouvoirs qu'ils ont transférés aux instances supranationales. Instances qui ont permis à leurs véritables maîtres, quelques grosses banques et multinationales états-uniennes, de s'accaparer les richesses de ces différents pays. Lassés de voir leur réputation salie par les guerres d'agression dans lesquelles s'était embourbé le bloc occidental au Moyen-Orient, ces pays finirent, dans un énième renoncement, par se résigner à accepter que le pouvoir militaire soit transféré à Bruxelles afin que les interventions extérieures se fassent au nom de l'europe et non plus en leur nom, chaque pays conservant juste une armée de réserve pour la défense territoriale (la France conservant, suite aux vives insistances de certains membres de l’état-major, son arsenal nucléaire, puisque l'europe bénéficie déjà de la protection du parapluie nucléaire états-unien).

 

Mais cela offrit un bâton bien dur aux instances supranationales pour mater encore plus efficacement les récalcitrants à leurs méfaits. Comme la France, dont le peuple eut la naïveté de croire que la diminution des dépenses militaires qu'entraînerait ce transfert lui permettrait de profiter du soulagement du budget de l'état : en vain.

 

La sécurité sociale, réduite en charpie par l’ouverture à la concurrence du « marché » de l’assurance-maladie et minée par les réductions budgétaires, ne prenait plus en charge que l’euthanasie (le gouvernement ayant suivi les recommandations de la commission européenne à ces sujets), légalisée sous couvert d’ « humanisme » pour ces malades désargentés qui ne pouvaient plus se payer à un coût exorbitant les soins des cancers résultant de leur alimentation à base d’OGM achetés dans les enseignes bas de gamme, tandis que les onéreuses assurances privées contractées par les membres des classes aisées leur permettaient de rester en pleine forme à 90 ans passés.

 

L’économie Française, complètement exsangue, était réduite au tourisme et à l’agriculture intensive usant et abusant d’OGM et de substances toxiques pour produire à prix écrasés la malbouffe qui rendait malade une part notable des membres des classes populaires. Toute industrie, toute production de technologie avait quitté la France pour d’autres cieux. Les infrastructures publiques étaient dans un état lamentable, souffrant du chronique manque d’investissement de l’état. Des hordes de malheureux, privés d’indemnités chômage suite à la privatisation de Pôle-Emploi, traînaient ça et là dans les rues à mendier, voler ou détrousser pour tenter de survivre. La France était devenue un gigantesque dépotoir (à l'exception de quelques lieux touristiques préservés).

 

Excédée par l’appauvrissement dû aux mesures imposées par l’union européenne et le grand marché transatlantique, une part importante de la population Française se lança dans 1 mois de grève totale et insurrectionnelle. Les insurgés fraternisent avec l'armée de réserve, nationale, et occupent l'Elysée, le Parlement et Matignon. Les envoyés de la Troïka qui venaient réclamer de nouvelles mesures d'austérité au Gouvernement sont saisis et lynchés à mort par la foule en colère devant les grilles de Matignon et les caméras qui immortalisent la scène.

 

C'est là que l'étouffement de la révolte commence. Les grands médias, conformément aux ordres d'une multinationale états-unienne qui contrôle 85% des médias européens, mettent bien en avant les émeutiers qui arborent djellaba ou burka intégrale. Il faut dire que les associations caritatives islamiques à financement qatari, qui sont les seules à pouvoir pallier les carences de l'état-providence pour les musulmans Français, font tout pour encourager les pratiques les plus rétrogrades chez leurs obligés.

 

Survint le terrible attentat chimique du Parc des Princes, lors de la ½ finale de la ligue des champions PSG-Spartak Moscou, ou 45000 personnes sont tuées au sarin. Alors que justement la Révolution avait demandé une trêve (jugeant plus sage de ne pas priver le peuple de sa distraction favorite), trêve acceptée par les autorités de Bruxelles (prétendant tenter de ramener les Français vers l'europe grâce à cet événement sportif), pour ne pas compromettre la tenue de cet match exceptionnel : cela faisait si longtemps qu'un club Français n'avait pas atteint ce niveau de la compétition. L'attentat, officiellement revendiqué un groupe islamiste algérien, fut en réalité commis par des agents du Qatar, sur les conseils du patron qatari du club, avec du gaz fourni par un groupe chimique Allemand, le tout sous les ordres de Washington.

 

Le prétexte est trouvé pour que Bruxelles, avec la bénédiction de Washington, justifie l'envoi de sa force militaire pour mater sévèrement la Révolution Française devenue incontrôlable. Tandis qu'une courte majorité de la population reste fermement engagée dans la Révolution et combat l'invasion des troupes européennes (avec lesquelles la fraternisation est impossible, vu qu’ils ne comprennent pas les appels des insurgés et les prennent pour des islamistes) ou soutient activement les combattants, une grosse minorité reste apeurée, traumatisée par la violence du choc, et accepte avec résignation la soumission à l'europe et ses maîtres états-uniens, en se disant que l'ennemi, ce sont les terroristes musulmans. Impossible de compter sur le soutien des populations des autres pays européens qui sont très majoritairement convaincues par leurs médias que notre Révolution n'est qu'une tentative de coup d'état islamiste, et, en réaction, se livrent à de sporadiques exactions contre les musulmans résidant chez eux.

 

Un administrateur est nommé par Bruxelles pour diriger la France jusqu'aux élections présidentielles de l'année suivante. Les combattants de la Résistance, munis des Famas et chars Leclerc de la Réserve Territoriale furent bien vite mis en difficulté par les drones dernier cri appuyant les troupes de l'otan (dont hélas, certains drones de conception Française, dont les plans avaient fini, par le jeu des fusions et acquisitions, dans les mains d'une multinationale états-unienne qui les faisait produire à bon marché à Taiwan). Beaucoup durent se cacher, notamment dans des communautés rurales isolées.

 

Lors des élections présidentielles suivantes, Bruxelles et Washington se résolurent, après avoir imposé leur gauleiter pendant un an, à les laisser organiser selon les habitudes Françaises afin de laisser aux Français l'illusion de leur démocratie. Un commissaire européen un peu fayot avait proposé de n'autoriser que les partis présents au parlement européen, tous partisans de l'union européenne et approuvant la répression, mais le Département d'état de Washington jugea plus sage de miser sur la désinformation, le verrouillage des débats de l'élection présidentielle sur les questions du terrorisme islamiste et les accointances supposées de nombre de Révolutionnaires avec ce terrorisme, et enfin la restriction du choix des Français entre PS, UMP et FN par la surexposition de ceux-ci dans les médias aux ordres.

 

Il faut dire que cette sagesse états-unienne ne sort pas de nulle part : le Président Russe n’avait pas du tout apprécié de voir 5000 de ses compatriotes supporters du Spartak assassinés au Parc, lui qui, d'après ses discours, connaît manifestement les véritables auteurs de ce crime et leurs commanditaires. Ce dernier, en exigeant fermement au Conseil de Sécurité de l'ONU, avec l'appui tout aussi ferme de la Chine, que l’élection soit organisée selon les formes légales et que son résultat soit respecté, fournit la seule garantie d’un déroulement loyal du scrutin. Russes et Chinois voient, à juste titre, dans cette élection l'occasion de priver le bloc occidental de la voix d'un membre permanent au Conseil.

 

Pour les 5 partis soutenant la Résistance cette élection est un moyen de prendre le pouvoir légalement, et de mettre la main sur le module de commande de la Force nucléaire stratégique, toujours aux mains du Président qui s'est retranché dans son bunker profondément enfoui sous l’Élysée depuis le début de la révolte, en compagnie de son philosophe et de son économiste préférés qui l'ont pourtant si mal conseillé depuis tant d'années... Il a fait venir pour 2 ans de vivres mais il a bon appétit et tenait à rester gras comme un cochon.

 

Cette force nucléaire donnerait un avantage incontestable à la Résistance, les troupes européennes ennemies et leurs drones pourraient être contraintes fermement de se retirer illico presto, alors qu'il serait extrêmement difficile de les en convaincre avec les forces conventionnelles de l'armée de réserve (la répression de la Révolution a fait 3 fois plus de morts que le crime du Parc, ce qui en a calmé beaucoup). L'élection présidentielle sera un moyen idéal d'accéder à cet atout maître, mais aussi de mettre en œuvre la sortie de l'union européenne, de l'euro et de l'otan.

 

Seulement, ces partis pro-Résistance étaient disséminés sur l'ensemble de l'échiquier politique, à l'exception notable de l'extrême droite, peu représentée dans la Résistance car plus obnubilée par sa lutte contre l'Islam. Ces partis se querellaient, et se montraient incapables de s'entendre sur un projet commun autre que de lutter pour résister aux agissements de l'union européenne (encore qu'ils ne s'entendaient même pas sur la façon de lutter), ce qui présentait un plus lourd handicap que le musèlement des médias auquel ils palliaient grâce à leur présence sur un internet qui, malgré les nombreuses restrictions, restait quand même un espace de liberté.

 

La candidate FN profite d'