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Alexis Tsipras pour TASS : la Grèce peut devenir un pont entre l’ Occident et la Russie

En vue de sa visite officielle à Moscou le 08 Avril prochain, le premier ministre Alexis Tsipras a précisé lors d’ une intervue pour TASS que l’ amélioration des relations grecorusses pourraient faire de la Grèce un pont entre l’ Occident et la Russie.

  1. Tsipras a fait un rappport détaillé des conséquences qu’ ont sur l’ économie grecque les sanctions imposées par l’ UE à la Russie, et en vertu desquelles la Russie applique un embargo sur les produits agricoles européens.

“ Nous pouvons avoir une collaboration essentielle, qui donnera à la Grèce la possibilité d’ exporter en Russie des produits agricoles”  en précisant que les relations entre les deux pays furent négativement touchées, du fait que les gouvernements grecs “n’ ont rien fait pour éviter une politique de sanctions sans sens du fait des troubles en Ukraine”.

“Le résultat”, ajoute-t-il, “fut un embargo sur les produits agricoles grecs, dont l’ économie a subit des dégâts considérables”.

Parallèlement, il a tenu à rendre clair le fait que la Grèce est en désaccord sur les sanctions occidentales vis-à-vis de la Russie en rappelant l’ événement  lors de la reprise de fonction du nouveau gouvernement grec, quand le président du conseil européen Donald Tusk “considérait comme donné l’ accord de la Grèce sur les sanctions”.

“Je leurs ai téléphoné, à lui comme à Federica Mogherini, et je leur dit: ne considérez pas la position de la Grèce comme donné, la situation a changé, il y a un nouveau gouvernement en Grèce, et désormais vous devez nous questionner avant de prendre des décisions”, dit M. Tsipras.

“Nous ne sommes pas en accord avec les sanctions. Nous considérons que c’ est une voie qui ne mène nulle part. Je suis partisan l’ avis qu’ il faut un dialogue, de la diplomatie, qu’ il faut s’ assoir à la table des négotiations et trouver et trouver une solution aux grandes problèmes” ajoute-t-il.

“La guerre économique comme poursuite de la guerre réelle est une impasse” souligne le premier ministre, en ajoutant que les accords de Minsk sont une réussite majeure, et qu’ il faut tout faire pour arrêter les tensions qui règnent en Ukraine.

Il révèle encore que lors de sa première rencontre au sommet de l’ UE, il s’ adressa à ses homologues en leurs demandant : “dites-moi, comment imaginez-vous la nouvelle structure de sécurité en Europe ? Vous l’ imaginez avec la Russie en face, ou avec la Russie dans un rôle de dialogue et de compréhension mutuelle? ”.

“Nombreux sont ceux dont je n’ ai obtenu aucune réponse”, continue-t-il, en soulignant “selon moi, la réponse est claire: la nouvelle structure de securité en Europe doit comter aussi la Russie”.

Selon le premier ministre, ces dernières années les relations avec la Russie étaient “glaciales”. “Je ne sais pas si elles ressemblaient à l’ hiver en Sibérie, c’ était cependant l’hiver, et maintenant c’ est le printemps, et il faut soutenir ce printemps, pour qu’ il y est un réel développement des relations entre nos pays ”.

“Nous sommes en situation géopolitique très tendue, il y a des défis communs, et nous devons voir comment nous allons y répondre. Nous devons  voir comment nos peuples et nos pays peuvent clairement collaborer dans plusie