Une photo des participants de la réunion à Paris Source: Reuters
Une photo des participants de la réunion à Paris

La coalition arabo-occidentale contre l’Etat islamique a tenu une grande réunion à Paris mardi. Tout en admettant l’inefficacité de la campagne aérienne actuelle, les alliés n’ont pas pris de nouvelles mesures marquantes.

La réunion avait lieu sur fond d’offensive de grande envergure de Daesh en Irak, où le groupe s’est emparé de Ramadi, ville clé à 90 kilomètres seulement de la capitale Bagdad. En Syrie, les djihadistes contrôlent désormais la ville antique de Palmyre inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Très inquiet de cette avancée le Premier ministre irakien Hïder al-Abadi n'y va pas par quatre chemins et estime que la coalition ne fait pas assez pour repousser les djihadistes.

«Je pense que c’est [la situation actuelle] un échec pour tout le monde. En paroles, tout le monde veut aider l’Irak, mais en réalité, on nous aide très peu», a-t-il déclaré. Le Premier ministre est revenu sur la question des combattants étrangers qui ont rejoint les rangs des terroristes et a fustigé l’Occident pour sa complaisance. «Les pays de la coalition doivent faire beaucoup de travail politique. Nous voulons qu’on nous explique pourquoi il y a autant de terroristes d’Arabie Saoudite et d’autres pays du Golfe persique, d’Egypte et des pays européens dans les rangs de Daesh», a-t-il dit en soulignant que si des Français, des Américains, des Allemands sont dans les rangs de Daesh, alors le problème n’est pas dans la situation politique en Irak.

Cette déclaration a été prononcée à la suite de l’intervention du Premier ministre français Manuel Valls auprès du Sénat mardi qui a révélé que plus de 860 Français se trouvaient sur les champs de bataille au Moyen-Orient. Pour le moment, 471 y sont encore et 110 d’entre eux sont morts. Le nombre des Français ou personnes résidant en France impliquées dans le djihad en Syrie ou en Irak est actuellement de 1,730, a précisé le Premier ministre. D’après l’information de l’AFP, la plupart des djihadistes occidentaux qui quittent l’Occident pour rejoindre Daesh sont des ressortissants de France et de Belgique.

Les sanctions occidentales contre la Russie sont un autre problème qui freine la lutte contre l’EI. D’après le haut responsable, l’Occident ne livre pas assez d’armes à l’Irak et les armes russes commandées peinent à arriver à cause des sanctions.

«Nous ne recevons pas assez d’armes et de munitions de la part des pays de la coalition internationale», a souligné al-Abadi, ajoutant que son gouvernement «fait face à des difficultés financières pour