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Scoop : « Le Monde » ment au sujet de la rupture Blanrue/Moix – Les preuves en image.

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« Le Monde » parle de la rupture consommée entre Moix et Blanrue. Mais sans oser dire la vérité !

Laurent Telo, dans Le Monde du 29 août, dresse un long portrait de Yann Moix qui fait ses débuts demain soir chez Laurent Ruquier.
Telo ose parler des relations plus qu’étroites de l’écrivain orléanais avec Blanrue, ce qui est fort bien, mais comme prévu (et parié avec lui devant témoin !), il dit le contraire de la vérité sur la date et la véritable raison de la rupture survenue entre Moix et celui-ci – ce qui est d’autant plus mal qu’il en possède toutes les preuves.

Comme vous n’allez pas tarder à le découvrir, chers amis, Moix a en effet vu Blanrue et lui a écrit des centaines de mails et de textos bien après la pétition contre la loi Gayssot (2010) et la sortie de « Un Homme » consacré à Faurisson (2011). Leur dernière rencontre a eu lieu au printemps 2013, à Paris.


 » (…) Pour Sollers, Moix est « tellement insaisissable ». On était bien avancé. Alors, on a contacté son frère, Alexandre, écrivain lui aussi, le monsieur du bus. Il ne voulait pas parler de Yann, mais nous a répondu ceci : « Je pense que quelqu’un comme Marc-Edouard Nabe qui l’a très bien connu pourrait vous donner le “Rosebud” de Yann Moix. » Alors, on est allé voir Nabe. Auteur d’Au régal des vermines (Barrault, 1985), pamphlétaire kamikaze étiqueté « antisémite », il bricole des bombes littéraires et se définit comme « un combattant contre Israël ». Son fonds de commerce ? Agonir les gens qu’il méprise pour se mettre à dos tous les autres.
Des relations ambiguës
C’était jour de canicule, il venait d’installer un ventilateur chez son père, Marcel Zanini, l’inoubliable interprète de Tu veux ou tu veux pas ? « Moix, je le vois pour la première fois en 1997, il se pointe chez moi ventre à terre, raconte Nabe. C’est un grand lèche-cul, c’est comme ça qu’il est arrivé où il est aujourd’hui. Maintenant, il veut se dégager de son passé soi-disant sulfureux. Moix savait qu’Alain Soral était Front national ou que Paul-Eric Blanrue était révisionniste. Blanrue, je lui ai présenté en 2001. Ils ne se sont plus quittés. » Palou vient à la rescousse de Moix : « Aragon était très copain avec Drieu La Rochelle. Et puis, Yann est dans la provocation raisonnée. Il n’a pas envie d’emmerder le système. »
On est quand même allé voir Blanrue. Il attendait dans un café parisien, L’Hortensia. « C’est là qu’on se voyait le plus souvent avec Moix. » Blanrue est une sorte d’écrivain-historien. En 2007, Moix préface un de ses ouvrages : Le Monde contre soi : anthologie des propos contre les juifs, le judaïsme et le sionisme. Un livre qui, réédité sans la préface de Moix et vendu sur le site néofasciste d’Alain Soral, sera interdit après décision de justice.
En 2011, Blanrue, censuré à perpétuité, a réalisé une interview filmée d’une heure trente sur Robert Faurisson dont le signe particulier est de nier l’existence des chambres à gaz. « Évidemment, Yann était au courant que j’étais proche de Faurisson », assure Blanrue.
Moix répond sereinement sur ces amitiés amiantées : « J’étais attiré par Nabe pour des raisons littéraires. Il est devenu une boule de haine. Plus personne ne peut le suivre. Avec Blanrue, on avait deux sujets de conversation, Guitry et les filles. On ne parlait jamais politique. C’est un type très drôle. Petit à petit, je l’ai vu s’enfoncer dans la folie complotiste. La proximité de Blanrue et de Faurisson m’était totalement inconnue. Totalement. C’est impensable. L’antisémitisme est aux antipodes de mon être. Je suis très proche d’Israël. Je ne m’en suis jamais caché. »

La rupture est consommée en 2010, après une pétition pour la liberté d’expression lancée par Blanrue, où la signature de Moix s’est retrouvée au côté de celle de Faurisson. Fin juillet, comme il devait être un peu inquiet, Moix nous a envoyé un SMS de gauche : « Je suis aussi très proche de François Reynaert de L’Obs. Je dîne avec lui une fois par mois depuis novembre 1995. » De SMS en SMS, Reynaert a écrit : « Avec Yann, on s’entend sur l’essentiel : horreur de tout ce qui monte en France en ce moment. C’est-à-dire le nationalisme, le racisme, le repli identitaire… (…) »

 

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Lettre ouverte à Yann Moix, en souvenir de Sacha Guitry, Charles Péguy et Robert Faurisson par P.-É. Blanrue

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Courriel de Y. Moix à Blanrue le félicitant pour le docu sur Faurisson « Un homme »


C’est assez extraordinaire de voir clairement comment un journaliste du Monde, quotidien prestigieux de réputation mondiale, peut s’abaisser à mentir sans vergogne et ainsi protéger Yann Moix ! M. Laurent Telo est un menteur ; il avait les preuves sous les yeux, mais il a préféré ne pas dire la vérité ! À moins que les ciseaux de la censure ne soient passés par là, ce qui ne pouvait que le pousser à se révolter afin de défendre la fameuse liberté bla bla, voire, pourquoi pas, l’honneur et la dignité de son métier et de sa propre personne. Cessons de rêvasser et constatons simplement le mensonge de ce journal, mensonge qui en dit long sur le reste de sa production : articles et enquêtes ; mais bon, ceci est un autre sujet. L’image ci-dessus prouve simplement que Moix a félicité Blanrue en octobre 2011 pour la sortie de son documentaire Un homme traitant de R. Faurisson. Rappelons que l’article affirme que Moix n’était pas au courant et qu’il a cessé toute relation avec Blanrue en 2010 ! Ohhh, le vilain cachottier…


Paris, le 28 août 2015.

Mon cher Yann,

Te souviens-tu du début des années 2000 ? Tu étais prix Goncourt du premier roman pour un livre que seuls de vieux cons avaient aimé, et moi je finissais mon cycle de dix ans de yoga zététique avec Henri le Niçois, qui avait fait son temps. Courant d’une émission à l’autre, on se croisait parfois dans les couloirs de la maison de la Radio sans jamais s’adresser la parole. Ton crâne préhistorique ne prédispose pas au bisou baveux et la morgue que j’affiche envers les bons élèves du système nous offrait peu de chance de nous asseoir l’un à côté de l’autre pour discuter de l’air du temps et de la révolution qui vient.

Mais il y eut la nuit. Et à Paris, la nuit est un autre jour ! Tentant de rattraper des années perdues à tournoyer avec les feuilles mortes dans les brumes automnales des marches de l’Est, je m’étais transformé en rapace nocturne. Ce soir de 2001, j’avais été convié à un raout privé, une sauterie parisianiste “littérature et pique-assiette” dans une boîte chic située à deux pas du Palais-Royal. Comme je n’aime pas perdre mon temps, j’avais aussitôt entrepris d’accoster deux apothéotiques Noires qui se déhanchaient sur la piste de danse telles des panthères narguant un safari, face à un Arno Klarsfeld ébouriffé et quelques noceurs en sueur, quand je vis accoudé au bar une espèce de Néandertalien semblant se raser sec en compagnie de lui-même : ce n’était autre que toi, mon Yannou !

Sur divers forums du Net, j’avais eu l’occasion d’écrire sans me brider ce que ton personnage m’inspirait. Après une courte exper