2 décembre 2015

Sur Insolentiae

 

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Lors de l’émission Ecorama d’hier mardi dont vous pourrez voir la vidéo ci-dessous (tout en bas), nous devions essayer d’expliquer pourquoi le programme économique du Front National était « nauséabond » et pourquoi le MEDEF avait raison de critiquer ouvertement un parti politique pour ses propositions économiques.

Le problème depuis plusieurs années en France, c’est que plus on lutte contre le FN plus il monte… et cela n’entraîne aucune remise en cause de la manière de « lutter » contre le FN. Non, on continue comme avant mais en plus gros. Évidemment, plus d’un truc qui ne fonctionne pas abouti rarement à une solution qui marche.

Alors pourquoi le FN monte ? Si on se posait vraiment la question…

Cela éviterait à tout le monde de perdre du temps dans de vaines incantations. Le FN monte inexorablement parce qu’il est le seul parti politique à poser des mots sur nos maux, sans pour autant forcément apporter ou proposer les bonnes solutions. Il s’agit-là d’un débat politique. Pas d’un débat économique.

Je constate simplement que le FN pose des constats. Ces constats sont simplement l’expression de la réalité vécue et ressentie par les gens, les citoyens, le peuple. Vous pouvez hurler, crier… la réalité c’est que le FN ose décrire les réalités françaises, ces réalités que l’on ne veut pas voir ni savoir, ces réalités que l’on préfère enterrer en jetant un voile pudique de politiquement correct étouffant.

Le problème encore une fois avec la réalité, c’est qu’on peut certes la fantasmer, ce qu’ont fait les bobos gauchisants bien-pensants mais qu’à un moment donné elle ne peut plus être niée. Généralement elle vous revient en pleine figure de façon douloureuse. Le voile se déchire.

Le FN doit son succès non pas à ses propositions mais à ses constats !

Personne dans notre « crasse » politique ne veut dire les choses telles qu’elles sont.

Les Français se « foutent » totalement ou presque des propositions du Front National comme ils se fichent d’ailleurs comme de l’an 40 de la majorité des propositions économiques des autres partis politiques.

On vote en partant du principe pas totalement faux ni dénué de bon sens que celui qui pose les bons constats finira par appliquer éventuellement les bonnes solutions alors que celui qui se refuse à faire ces constats est quant à lui sûr et certain d’échouer dans ses actions.

Les Français réagissent à des constats, à des peurs, à des craintes ou évidemment à leur vécu.

Dites leur qu’il faut « plus de migrants » alors ils traduisent moins de logement social pour moi, moins de travail pour moi, et plus de délinquance pour moi (les bien-pensants trouveront l’amalgame insupportable, mais cet amalgame les gens le FONT ! Dire qu’il ne faut pas faire d’amalgame est aussi efficace que lorsque je