Par Pepe Escobar

jeudi 17 novembre 2016, par Comité Valmy

 


Une bataille épique :
Trumponomics protectionnistes contre néolibéralisme

 

La vague rouge de Donald Trump le jour des élections a été un coup au corps sans précédent contre le néolibéralisme. La stupide prévision du début des années 1990 sur la « fin de l’histoire » s’est transformée en un choc – possible – du renouveau.

 

 

Un nouveau nativisme global ? Ou peut-être une nouvelle poussée vers le socialisme démocratique ? Trop tôt pour le dire.

 

Encore une fois. Un coup au corps, pas un coup mortel. Comme le casting de The Walking Dead, l’élite néo-libérale zombie ne va pas tout simplement laisser tomber. Pour l’axe Anciens Pouvoirs / État Profond / Wall Street, il n’y a qu’une issue au jeu, gagner à tout prix. À défaut, renverser l’échiquier, avec une guerre chaude.

La guerre chaude a été reportée, au moins pour quelques années. Pendant ce temps, il est instructif d’observer le désespoir collectif américain et eurocrate, sur un monde qu’ils ne peuvent plus comprendre [ou dominer, NdT] ; Brexit, tremblement de terre Trumpiste, montée de l’extrême-droite en Occident. Pour les élites financières, technologiques, et les think tanks isolés de la modernité nomade, la critique du néolibéralisme – avec la déréglementation inhérente, la privatisation, l’austérité – est un anathème.

L’insurrection de l’Occident blanc des cols bleus en colère est le contrecoup ultime contre le néolibéralisme – une réaction instinctive contre le jeu du capitalisme de casino truqué et ses sbires politiques serviles. C’est le cœur de l’électorat blanc, sous-éduqué, qui a fait gagner Trump avec une avance de 28% dans le Wisconsin. Blâmer « le retour de bâton blanc », le racisme, WikiLeaks ou la Russie ne sont que des tactiques de diversion infantiles.

La question clé est de savoir si le contrecoup peut engendrer une nouvelle poussée occidentale vers le soc