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Jean-Frédéric Poisson© Benoit Tessier Source: Reuters
Jean-Frédéric Poisson

Le président du Parti chrétien-démocrate, Jean-Frédéric Poisson, a commenté la décision du président français François Hollande de ne pas se présenter aux élections présidentielles, annoncée dans la soirée du 1er décembre.

Jean-Frédéric Poisson est député des Yvelines, président du Parti chrétien-démocrate, soutien de François Fillon en vue des élections présidentielles de 2017.

RT France : Que pensez vous de la décision de François Hollande de ne pas se représenter à l'élection présidentielle ?

Jean-Frédéric Poisson (J.-F. P.) : Premièrement, c'est une décision sage. Deuxièmement, j'ai entendu ce soir un homme qui a pris la dimension de ce en quoi constiste le fait d'être chef de l'Etat. J'allais dire «enfin», mais c'est malheureusement compris trop tard.

S'il y avait eu la même visibilité, la même clairevoyance et la même force pendant les cinq ans de son mandat, on n'en serait pas là où nous en sommes.

RT France : Qui pourra maintenant prendre la tête de la gauche et des socialistes ?

J.-F. P. : Probablement Manuel Valls, mais c'est encore à voir. C'est possible qu'il démissionne de Matignon et devienne le candidat de la primaire de la gauche. Maintenant, quoi qu'il en soit, je reste déterminé à faire en sorte que la gauche socialiste perde les élections présidentielles de 2017. Et si Manuel Valls est candidat, il faudra renforcer le projet de François Fillon que j'ai soutenu lors de la primaire [de la droite et du centre].

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On aura une gauche éclatée à l'élection présidentielle

RT France : Comment voyez-vous les chances de la gauche dans les conditions où le président refuse de se présenter ? Quelles sont ses chances de gagner les élections ?

J.-F. P. : Le bilan [de son quinquennat] qu'a présenté François Hollande est très optimiste, mais malheureusement il ne correspond pas forcément à ce que vivent les Français. Cela étant dit, l'élection il faut la gagner et il y a encore de l'espoir. Le candidat socialiste qui sortira, devra se confronter à Emmanuel Macron, sur son aile droite, et à Jean-Luc Mélenchon, sur son aile gauche. On aura une gauche éclatée à l'élection présidentielle, comme on a eu une gauche éclatée pendant cinq ans à l'Assemblée nationale et au Sénat. Les chances de la gauche – je l'espère en tout cas – sont réduites et je vais travailler au projet de François Fillon pour qu'elles le restent.

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