Douce France : Le vieux monde politique est en perdition : La gauche, prête à tout pour survivre !

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Par Ivan Rioufol Le Figaro le 23 fevrier 2017

La gauche, normalement promise à la raclée électorale dans deux mois, est prête à tout pour sauver sa peau. Sa machine à dézinguer, qui s’est mise en branle contre la droite, tire sur tout ce qui bouge. Mais cette panique fait surtout ressortir le troublant savoir faire du camp du Bien pour les coups fourrés, les propagandes, les désinformations. Les accusations judiciaires qui pèsent opportunément sur François Fillon mais aussi sur Marine Le Pen, également inquiétée désormais pour des affaires d’emplois fictifs, sont de vieilles pratiques déstabilisatrices. Elles trouvent des oreilles attentives auprès de magistrats d’accord pour apporter, même en pleine campagne pour la présidentielle, leur pierre à la cause progressiste. De ce point de vue, Fillon a eu raison de se délier de son engagement à ne pas se présenter en cas de mise en examen, afin de ne pas laisser la Justice s’immiscer dans la Politique.

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Le complotisme, qui voudrait faire croire que la Russie de Poutine se préparerait à torpiller la candidature d’Emmanuel Macron, est un autre procédé un peu plus risible : il confirme surtout que les socialistes paranos, François Hollande en tête, croient voir chez les autres leurs propres turpitudes. Quant à la nouvelle accusation à la mode de « post-vérité », ce doute jeté par les belles âmes sur les discours qui se dégagent du politiquement correct, elle est hilarante, tant cette gauche donneuse de leçons n’a eu de cesse depuis des décennies de promouvoir un monde fictif et faux.

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A cet ensemble de comportements, destinés à venir troubler le déroulement d’un processus démocratique, s’ajoute une infantilisation qui gagne cette même gauche aux abois, prête aux surenchères les plus dangereuses pour s’assurer des voix. Macron, tout à son opération séduction des cités, est allé le plus loin dans l’auto-flagellation en reconnaissant dans la colonisation, lors de son voyage en Algérie, « un crime contre l’humanité ». Mais ses excuses aux Pieds Noirs, ce week-end, ont été plus pathétiques encore : « Parce que je veux être président, je vous ai compris et je vous aime », leur a-t-il déclaré, en reprenant l’expression du Général de Gaulle de 1958, qui allait d’ailleurs annoncer la trahison de sa parole.

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Benoît Hamon, qui prédit dans le JDD « l’embrasement garanti des banlieues » si Le Pen arrive au pouvoir, avoue en creux son renoncement à affronter l’islam radical qui prend en otages une partie de la population musulmane.

Dimanche, Jean-Luc Mélenchon et le Syndicat de la magistrature étaient présents, place de la République à Paris, aux côtés d’organisateurs d’une manifestation contre la « violence policière », qui s’est une nouvelle fois terminée en un assaut des casseurs contre les forces de l’ordre. En réalité, cette gauche « morale » est semblable au portrait de Dorian Gray : elle laisse voir les stigmates de son avilissement. 

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Autre exemple : un ancien chroniqueur de France Inter, Mehdi Meklat, porte-drapeau de la « diversité » et de ses leçons d’antiracisme, s’est révélé être l’auteur de tweets d’un antisémitisme et d’une haine inouïs. Mais la gauche clanique ne voit pas où est le problème.

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Ces anecdotes illustrent l’impunité de la caste qui se donne en exemple. Quand Emmanuel Macron, en visite en Algérie, dit de son pays qu’il s’est rendu coupable, avec la colonisation, d’un « crime contre l’humanité », le candidat des « modernistes » avalise une contre-vérité humaine et juridique. Il se prête à un révisionnisme dans le dessein électoral de séduire des Français musulmans dont une partie a choisi de rejoindre, en France, le prétendu bourreau. Le cynisme de ce faux gentil, bouée de secours du Système en péril, a d’ailleurs atteint des sommets, samedi à Toulon : devant des pieds-noirs ulcérés, Macron a dit : « Parce que je veux être président, je vous ai compris et je vous aime. » Cette désinvolture, qui reprend une expression du général de Gaulle de 1958 annonçant la trahison de sa parole, n’a choqué personne chez ceux qui ne s’incommodent de la sottise que chez les « ploucs » d’en face.

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