Par Mis à jour le 16/03/2017 à 20:44Publié le 16/03/2017 à 20:22

Marine Le Pen, le 13 mars 2017, à Paris.

INFO LE FIGARO - Au terme d'une enquête de plusieurs semaines, le parti de Marine Le Pen aurait mis au jour une quarantaine de postes d'assistants parlementaires qu'il juge comparables à ceux du FN.

Marine Le Pen contre-attaque dans l'affaire des assistants parlementaires. Le Front national pourrait engager, dès demain, deux procédures distinctes auprès de l'Olaf (Office européen de lutte contre la fraude) et du Parquet national financier (PNF). Cette démarche concerne une quarantaine d'assistants parlementaires associés à une trentaine d'eurodéputés français représentant divers courants politiques.

Toutes les données, récoltées par le parti frontiste, seraient rassemblées dans un tableau précisant, pour chacun des députés concernés, la liste de ses assistants ainsi que leurs mandats et leur fonction au sein de leur formation politique de référence. Les fruits de cette enquête, menée durant plusieurs semaines, comprendraient également d'autres informations encore plus précises, allant jusqu'aux liens de parenté et aux situations de conflits d'intérêts.

Faire respecter le «principe d'égalité de traitement»

Selon une source FN très impliquée dans ce travail de récolte, la double saisine du procureur de la République et de la structure de contrôle du parlement européen (Olaf) est engagée selon les articles 40 du code de procédure pénale et 2 de l'annexe XI du règlement du parlement.

L'objectif du FN est de faire respecter le «principe d'égalité de traitement». Le parti de Marine Le Pen souhaite que des «enquêtes préliminaires», des «perquisitions» et des «convocations d'élus» soient réclamées selon les procédures qui ont été engagées contre la présidente du FN. La présidence du parlement européen avait alerté l'Olaf et la justice française après avoir jugé que la fonction d'assistant parlementaire européen était incompatible avec d'autres fonctions hors du parlement. «En toute logique, le même traitement devrait s'appliquer à l'ensemble des députés» espère-t-on au FN.

Convoquée par la justice, Marine Le Pen avait refusé de se rendre à la convocation du juge et proposé de la respecter plus tard, au nom de son immunité parlementaire de députée européenne. Elle avait considéré qu'elle n'avait pas à se soumettre au calendrier judiciaire en pleine période électorale.

SOURCE  http://linkis.com/www.lefigaro.fr/poli/wQprZ