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Dupont-Aignan : "La droite est tellement con qu’elle se divise et laisse la gauche gouverner"

La question en voix off à 2’13 donne le ton : « Alors question qui fâche, Nicolas Dupont-Aignan, votre alliance avec Marine Le Pen peut-elle assombrir votre avenir politique ? »

Réponse de NDA (à 3’13) : « J’ai fait sauter un tabou une digue, le piège de Mitterrand qui enferme la droite depuis 20 ans dans la division pour laisser une gauche minoritaire au pouvoir... Et ce que j’ai fait portera ses fruits dans le temps. »

Nous sommes chez Zemmour & Naulleau, le 17 mai 2017 sur la chaîne « culturelle » Paris Première. NDA est passé à la gégène de la paire d’animateurs aux crocs aiguisés. Éric Naulleau harcèle le fondateur de Debout la France comme un vulgaire Elkabbach alors qu’une importante refondation du camp national est en cours. Le gauchisme inquisiteur antifasciste du chroniqueur de gauche ressort invariablement, contre sa propre intelligence des choses... Illustration à 9’43 :

NDA  : « Et les 11 millions de Français qui ont été traités pendant toute cette campagne comme des chiens, comme des extrémistes »
Naulleau  : « Pourquoi ? »
NDA  : « Oh ben faut voir ce qu’il s’est passé entre les deux tours ! La caricature qu’il y a eue ! »
Naulleau  : « Les électeurs ne sont pas des extrémistes, en revanche on a vu une candidate extrémiste ah oui ! Dans son comportement et dans son discours. »

Quel magnifique agent de l’antifascisme ! Naulleau aurait-il quelque chose à se faire pardonner devant la classe médiatico-politique ? Envoie-t-il un message à une quelconque officine, lui qui a récemment été accusé d’avoir frayé avec le diable ?

NDA annonce fort logiquement qu’il veut « reconstruire la droite », « reconstruire un grand parti comme l’était le RPR ». C’est là où la sotte de service l’interrompt, histoire de rabaisser le niveau et de brouiller les pistes, quand on aborde la politique de fond :

 

« Il a implosé votre parti ! Trois des vice-présidents sont partis... »

Le cordon sanitaire craque

Prenant leurs désirs démocratistes pour la réalité, les petits employés du Système harcèlent désormais Dupont-Aignan, car son acte courageux peut donner des idées à d’autres et devenir contagieux. C’est pour cela que la ceinture de contention anti-FN se resserre pour briser la montée du nationalisme, cherchant à étrangler ceux qui l’incarnent.

Selon Le Figaro, Debout la France subirait un assaut interne pour dépouiller le mouvement de ses jeunes cadres au profit du FN ou des Patriotes de Philippot.

La proximité - par le biais de leurs études communes en sciences politiques - de la jeune garde entourant Dupont-Aignan et des jeunes cadres philippostistes n’est pas un secret. « Il y avait autour de Nicolas Dupont-Aignan un groupe de six ou sept jeunes, engagés de longue date. Parmi ceux-là, un certain nombre avait déjà un tropisme droitier », explique au Figaro Dominique Jamet, l’un des trois vice-présidents de DLF démissionnaires, à la suite de l’alliance avec le FN. « Pour la campagne, ce groupe s’est largement élargi, au niveau d’une quinzaine. Parmi ceux-là beaucoup étaient adepte de l’alliance avec le FN et ils se sont convaincus les uns les autres ». Selon lui, c’est justement le transfuge Laurent Jacobelli et Jean-Philippe Tanguy, le jeune directeur de cabinet de Nicolas Dupont-Aignan, qui filtraient ces recrutements, avec des critères politiques.

Dominique Jamet, celui qui a aussitôt quitté DLF lorsque NDA a annoncé qu’il soutenait Marine Le Pen entre les deux tours. Lors du rapprochement FN-DLF, des cadres de chez NDA qui avaient espéré dépasser les 5% pour des raisons politiques et financières ont visiblement été séduits par les sirènes du FN... Dupont-Aignan a répondu sur ces attaques :

Contacté par « Le Figaro », Nicolas Dupont-Aignan lui-même n’écarte pas tout à fait ce scénario d’entrisme, même s’il tend à le minimiser. « Certains étaient visiblement là pour des postes, pas pour leurs convictions, et ça ne les grandit pas. Moi je veux l’union des droites, mais pas la soumission d’un parti par un autre », balaye le député-maire. « Ces deux ambitieux avaient peut-être des arrières-pensées, mais je m’en fiche, je ne rentre pas dans ces manœuvres électorales. J’ai d’ailleurs refusé un accord qui aurait rapporté beaucoup d’argent à Debout la France », fait-il valoir. En effet, selon nos informations, le manque à gagner s’évaluera probablement en centaines de milliers d’euros par an pour DLF, après la rupture de son accord avec le FN. Nicolas Dupont-Aignan n’est pas dupe, d’autres cadres pourraient tourner casaque dans les jours à venir. « Ceux qui pensaient que nous allions devenir une succursale du FN se sont trompés. Ils n’ont qu’à s’y rendre directement : c’est ce que je leur ai dit samedi en conseil national. J