En PDF Protocoles

Mathieu Golovinski, auteur des
Protocoles des Sages de Sion.
Une pièce maîtresse de la propagande antisémite
Les Protocoles des Sages de Sion
L’histoire d’une falsification


Les Protocoles des Sages de Sion est faux document écrit à la fin du
XIXe siècle à Paris par un antisémite russe, Mathieu Golovinski, pour le
compte de Pierre Ratchkovski, responsable de la police politique russe à
Paris.
Mathieu Golovinski présente l’ouvrage sous la forme de comptes rendu
de réunions secrètes d’un conseil de sages juifs dont l’objectif est de
dominer le monde et l’humanité. Le plan de domination prévoit d'utiliser
la violence, la ruse, les guerres, les révolutions, la modernisation
industrielle et le capitalisme pour mettre à bas l'ordre existant, sur les
ruines duquel s'installerait le pouvoir juif. La publication à grande échelle
de ce texte permettrait de dévoiler ce complot machiavélique.
Les Protocoles des Sages de Sion, parfois surtitrés Programme juif de conquête du monde, sont connus sous 2
versions proches éditées en Russie, d’abord partiellement, en 1903, dans le journal Znamia, puis, dans une
version complète, en 1905 et en 1906.
Le 8 mai 1920, l’éditorial du journal le Times à Londres titre "Le Péril juif, un pamphlet dérangeant. Demande
d'enquête". Il évoque ce "singulier petit livre", auquel il semble accorder du crédit. Le Times se rattrape un an plus
tard, en août 1921, en publiant la preuve de la falsification.
Une enquête révèle en effet que les Protocoles reprenaient le texte du Dialogue aux enfers entre Machiavel et
Montesquieu, publié à Bruxelles en 1864 par Maurice Joly, avocat anti-bonapartiste : ce livre voulait démontrer que
l'empereur Napoléon III et ses proches avaient comploté pour s'emparer de tous les pouvoirs de la société
française. Dans les Protocoles, "la France" était remplacé par "le monde" et Napoléon III par "les Juifs". La
supercherie devenait évidente par simple comparaison ligne à ligne des deux textes. Le faux était dévoilé, mais le
mystère de son origine demeurait.
L’identité de son auteur - Mathieu Golovinski - n'a été découverte qu'à la fin du XXème siècle par un historien en
littérature russe : Mikhail Lépekhine. Ancien conservateur des archives de l’Institut de littérature russe, c’est en
travaillant dans les archives du Français Henri Bint, agent des services russes à Paris pendant trente-sept ans,
que Mikhail Lépekhine a découvert l’identité du mystérieux auteur du faux : Mathieu Golovinski
Issu d'une famille aristocratique russe, Mathieu Golovinski est étudiant en droit et semble très tôt doué pour
l'intrigue. Jeune arriviste, il est nommé fonctionnaire à Saint-Pétersbourg et travaille dans les années 1890 pour le
département de la presse, quartier général de la propagande chargée d'influencer et de censurer la ligne éditoriale
des journaux.
Exilé par la suite à Paris, Golovinski travaille auprès de Pierre Ratchkovski, chef des services de la police politique
russe en France. Le tsar Nicolas II se montre préoccupé par les critiques occidentales relatives à la politique russe
de discrimination à l'égard des Juifs. Ratchkovski élabore alors une manoeuvre destinée à convaincre le tsar du
bien-fondé des préventions antisémites : il s'agit de produire une preuve irréfutable d'un plan juif de domination du
monde. Ratchkovski commande à Golovinski un faux destiné à l'origine à un seul lecteur : le tsar de Russie.
Les Protocoles des Sages de Sion sont encore publiés et largement diffusés aujourd’hui.

 


Source: Lamed.fr
http://www.lamed.fr/actualite/israel/1384.asp
Texte intégral: cf. "Textes de r