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Fermeture de Clairvaux : Nicolas Dhuicq interpelle vivement le Garde des Sceaux - 10/5/2016

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"La fermeture de Clairvaux, c'est un crime devant la Nation", s'est indigné le député aubois à l'adresse du ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas lors des questions au gouvernement.

Par Isabelle GriffonPublié le 10/05/2016 à 18:17Mis à jour le 10/05/2016 à 19:46

Lors de la séance de questions au gouvernement ce mardi 10 mai, le député Les Républicains de la première circonscription de l'Aube, Nicolas Dhuicq, a interpellé le garde des Sceaux sur sa décision,"brutale" selon lui, de fermer la centrale de Clairvaux.

"Clairvaux, c'est plus qu'une centrale, c'est tout un symbole, c'est toute l'histoire de l'administration pénitentiaire", a clamé le député aubois. "Clairvaux, c'est un bassin d'emploi qui concerne tout le département de l'Aube, tout le département de la Haute-Marne, avez-vous tant de mépris pour la ruralité, avez-vous tant de mépris pour des membres de l'administration pénitentiaire ? Pourquoi voulez-vous fermer une centrale qui n'est pas vétuste contrairement aux allégations que vous faites ?", a vivement demandé Nicolas Dhuicq au ministre de la Justice.
"C'est cette incurie qui me conduit aujourd'hui à agir
""La dureté de votre question veut sans doute traduire les inquiétudes des personnels de l'établissement", a interprété Jean-Jacques Urvoas qui, par sa réponse, persiste et signe. "Ce n'est pas une décision irréfléchie, mais la conclusion d'un travail entamé il y a dix ans. Pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Parce que ce bâtiment n'a pas été entretenu depuis des décennies, parce que les conditions de détention ne sont plus acceptables (...). C'est cette incurie qui me conduit aujourd'hui à agir."
Philippe Adnot écrit au ministre
Le sénateur Philippe Adnot vient de son côté d’adresser une lettre au Ministre de la Justice dans laquelle il évoque son "extrême surprise d'avoir appris, par la presse" la fermeture de Clairvaux. "Comment une annonce, si impactante pour l’Aube, peut-être faite sans aucune concertation préalable, tant avec les personnels de la maison centrale qu’avec les élus ? Cela donne un sentiment de mépris à l’égard de l’ensemble des acteurs de notre territoire", écrit-il à Jean-Jacques Urvoas.

Le sénateur et président du conseil départemental de l'Aube rejette cette décision : "Nous n’accepterons pas que le Nord-Est aubois soit sacrifié et vous demandons le maintien d’une maison centrale dans le secteur de Clairvaux selon deux options : la remise aux normes du site actuel ou bien la construction d’une nouvelle prison à proximité".
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