La pensée stalinienne, qui cherche à éliminer l’adversaire, se reconnaît à ses mots. La diabolisation est son arme. Mais le procédé de la reductio ad hitlerum ne fonctionne plus. Il se retourne contre ceux qui y ont recours, dévoilant leur sectarisme et leurs alliances douteuses. L’accusation en racisme, par exemple, fait sourire tant elle ne veut plus rien dire. Il ne pouvait en être autrement, quand ceux qui en usent comme d’une massue ne disent jamais rien de l’antisémitisme coranique ou des exclusions des Blancs de certains rassemblement. L’islamophobie, dégainée à la moindre critique de l’islam, se révèle pour sa part l’instrument des islamistes désireux de réintroduire en France le délit de blasphème. Les utilisateurs de ce terme se retrouvent à Médiapart, à Libération, au Bondy Blog et dans toute l’islamosphère, très bien décrite par Judith Waintraub ce week-end dans Le Figaro Magazine. Tous ces apprentis collabos se sont mis au service de la nouvelle idéologie totalitaire. Elle est contestée par de nombreux musulmans que l’islamo-gauchisme veut néanmoins ignorer. C’est justement pour avoir dénoncé, dans l’enquête du Fig-Mag, l’évidente connivence entre l’extrême gauche et l’islamisme que Manuel Valls a été pris violemment à partie par Jean-Luc Mélenchon, samedi, dans un tweet : "La bande à Valls a totalement intégré la fachosphère et sa propagande". Bienvenue !

La fachosphère : voilà l’autre épouvantail qui fait florès chez ceux qui restent sourds aux critiques qui leur sont portées. 'Tout anti-communiste est un chien", assurait Jean-Paul Sartre. L’histoire l’a ridiculisé, comme elle le fait déjà de ses héritiers. Car ceux qui crient au fascisme sont les mêmes qui protègent l’islam politique. Il a pourtant des airs de famille avec le nazisme et le communisme, ne serait-ce que dans son culte de la violence et de la communauté supérieure, ou dans sa détestation de l’Occident marchand. La fachosphère est devenue ce lieu privilégié où les démocrates sont parqués par des butors. S’y retrouvent, outre Valls, des intellectuels comme Alain Finkielkraut, Pascal Bruckner ou Michel Onfray, ainsi qu’une floppée de dissidents qui n’ont comme tort que de voir ce qu’ils voient et de le dire. S’il est un endroit où la liberté de penser veut encore dire quelque chose, c’est dans cette fachosphère-là, produit de l’intolérance d’une gauche aboyeuse. L’accablante pauvreté des arguments de Mélenchon contre Valls laisse voir le visage, inquiétant, du leader de la France insoumise. Quant à ceux qui, chez Les Républicains, s’essaient à leur tour au procès en extrême-droite contre Laurent Wauquiez, c’est plus simplement leur bêtise qu’ils étalent, sans surprise.

Je participerai, mercredi matin, à L'Heure des pros, sur CNews (9h-10h)