Prilepine, les Mongols, et les mongoliens. Ou dans le monde merveilleux de Narnia.

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De passage à Paris pour deux jours dans le cadre de la présentation de son nouveau roman, l’Archipel des Solovki, l’écrivain russe Zakhar Prilepine nous en ramène des nouvelles croustillantes (NDR: Vous pouvez lire ses impressions traduites en français ici). Pour celles et ceux qui ne connaissent pas ce libre-penseur actuellement engagé dans la résistance populaire de la RPD, je préciserai qu’il s’agit d’un grand francophile, d’un guerrier accompli qui a fait ses premières armes dans les services de l’OMON, en Tchétchénie, où il combattait la vermine salafiste, et d’une personnalité qui s’est longtemps cherchée après son adhésion, en 1996, au PNB (Parti national-bolchevique).

Le compte rendu qu’il a fait au retour de son bref voyage à Paris laisse supposer que le journalisme fançais s’enfonce tête et pieds dans un univers de marais où la raison collective se complaît dans une sorte de coma artificiel soigneusement entretenu. Imaginez que vous vous retrouvez dans une citadelle gardée de tous côtés, un archer à chaque meurtrière, un arbalétrier devant chaque mâchicoulis. Sous les remparts, on aperçoit une foultitude de chevaliers prêts à dégainer leur glaive au moindre soupçon de menace. Le seul inconvénient, c’est que la citadelle est occupée de l’intérieur. L’ennemi y est déjà et c’est à peine s’il cache ses intentions. Les agents de sécurité, les portes blindées, les colosses aux tronches avenantes à chaque porte des locaux de telle chaîne de TV où Prilepine avait été convié ne reflètent que l’ordre de façade que Lutèce essaye encore d’opposer à la réalité. J’ai irrésistiblement pensé à mes récentes allées et venues à l’ambassade de France à Moscou où, après avoir traversé un détecteur de métal, une série de portes blindées, et appliqué moultes fois mon voucher, j’ai dû attendre, dans le hall, l’apparition d’une divine créature à hauts talons qui m’emmèner