Question-Réponse 18.07.2018 // touteleurope.eu
Vincent Lequeux

Mis en œuvre depuis 2015 et prolongé jusqu'en 2020, le plan d'investissement pour l'Europe, dit "plan Juncker", vise à relancer l'investissement dans les pays de l'Union européenne. Comment fonctionne-t-il ? Que finance-t-il ? Quel est son impact en France ? Le tour de la question en 6 points.

Plan d'investissement Juncker

Quels sont ses objectifs ?

Annoncé en juillet 2014 et pleinement opérationnel depuis septembre 2015, le plan Juncker (du nom du président de la Commission européenne) vise à relancer l'industrie en Europe. Il a pour objectif de mobiliser 315 milliards d'euros d'investissements de 2015 à 2018, afin de compenser le déficit d'investissements dont souffre l'Union européenne. Un objectif atteint en juillet 2018, et porté à 500 milliards d'euros pour l'horizon 2020.

Avec l'éclatement de la crise économique et financière en 2008, les investissements ont en effet rapidement chuté (15% les premières années), amplifiant le ralentissement de l'économie. Les investisseurs, publics comme privés, sont plus réticents qu'auparavant à participer au financement de projets qu'ils jugent incertains.

Face à cette frilosité, le plan Juncker a souhaité inciter ces acteurs à financer ce type de projets plus risqués et dont le rendement apparaît moins évident, en garantissant à ces investisseurs un meilleur remboursement des pertes éventuelles.

Programme et non véritable entité juridique, le Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS) constitue le pilier financier et principal volet du plan d'investissement. Il est en grande partie géré par la Banque européenne d'investissement (BEI), elle-même bras financier de l’Union européenne.

Les deux autres piliers du plan Juncker sont les plateformes (
Plateforme européenne de conseil en investissement et Portail européen des projets d’investissement) et le volet réglementaire.