Dr.Laurent Schwartz : Cancer et la piste métabolique


https://www.youtube.com/watch?v=TVjaTNih8xc

 

 

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http://guerir-du-cancer.fr/regime-cetogene-vive-le-gras/

Régime Cétogène : vive le gras ?

26 juillet 2018 Auteur:Guérir du Cancer

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Publié dans ROSE octobre 2017




Attaquer les cellules cancéreuses à coups d’avocat et d’huile de coco ? C’est l’objectif du régime cétogène, auquel l’institut Gustave-Roussy vient de consacrer un colloque. Enquête.

 

Le régime cétogène serait-il le dernier régime miracle ?

En tout cas, cette diète très riche en gras et  pauvre en sucre – carburant des cellules cancéreuses – suscite beaucoup d’intérêt. Au point que le Pr Ulrike Kämmerer, du CHU de Würtzburg, en Allemagne, a coécrit avec les Drs Christina Schlatterer et Gerd Knoll Le Régime cétogène contre le cancer (Thierry Souccar Éditions).

Magali Walkowicz, nutritionniste près de Toulouse et auteure de Céto Cuisine, en explique l’idée : comme les cellules cancéreuses consommeraient dix fois plus de glucose qu’un tissu sain, on leur « ferme le robinet ». Mais, en contrepartie, on fournit à l’organisme 80 % de lipides. Pourquoi des lipides ? Parce que, s’il est privé de sucre, le corps se tourne naturellement vers la graisse, que le foie transforme en corps cétoniques, une source d’énergie transportée par le sang.

Un pari qui se veut gagnant-gagnant : les cellules cancéreuses seraient privées de leur alimentation préférée et le patient ne manquerait pas d’énergies. «Comme le jeûne, la diète cétogène diminue la croissance des cellules cancéreuses et potentialise les effets de la chimiothérapie, confirme Magali Walkowicz. Mais elle n’engendre ni fonte musculaire, ni fatigue car il y a une prise alimentaire intégrant un apport de protéines, nécessaires au maintien de la masse maigre. » 

« Associée à une activité physique régulière, c’est même aujourd’hui l’une des meilleures stratégies contre le cancer, ajoute carrément le Pr Ulrike Kämmerer. En Allemagne, de nombreux patients suivent déjà ce type de régime en accompagnement de leurs traitements médicaux. » 

En France, certains hôpitaux, comme le CHU de Hautepierre, à Strasbourg, et l’hôpital Necker-Enfants Malades, à Paris, y ont également recours, mais pour soigner les enfants épileptiques. « Ce pourrait aussi être une approche en cancérologie, reconnaît le Dr Suzette Delaloge, responsable du comité de pathologie mammaire à l’institut Gustave-Roussy. Mais dans quels cas, on ne sait pas encore bien. Pour l’instant, les données dont nous disposons ne suffisent pas pour évaluer l’impact de ce régime sur la maladie et sur la qualité de vie. » 

 

ENCADREMENT MÉDICAL

Néanmoins, la piste du régime cétogène semble suffisamment sérieuse pour avoir fait l’objet d’un colloque à Gustave-Roussy en septembre.

À l’origine de cette grand-messe de la nutrition, un patient, Jean-Jacques Trochon. Soigné pour un cancer du rein très agressif en 2003, puis victime d’une récidive en 2012 (avec 26 nodules dans les poumons), ce pilote d’Airbus s’estime « rescapé du cancer ». Refusant un traitement de fond pourtant recommandé par son médecin, le Dr Escudier, oncologue à Gustave-Roussy, il a été traité par chirurgie. « Mais après m’être beaucoup documenté, ajoute-t-il, j’ai aussi alterné régime cétogène et jeûne, et pris de la spiruline sous forme liquide, une algue naturellement riche en vitamines et minéraux. »

Aujourd’hui guéri, Jean-Jacques Trochon a souhaité que des chercheurs internationaux, travaillant tous sur la diète cétogène, viennent exposer leurs résultats cliniques. Car, pour l’instant, la communauté médicale, plutôt réservée, met en avant le manque de preuves. Rappelant que « 40 % des patients sont dénutris », le Dr Bruno Raynard, responsable de l’Unité transversale de diététique et de nutrition de Gustave-Roussy, estime ainsi que « ce régime n’est pas dénué de risques. En attendant les résultats des études en cours, il faut vrai- ment qu’il soit très encadré ». Ce que conforme également le Dr Delaloge.

Lorsque ses patients envisagent de le suivre, elle ne les en dissuade pas, mais les met en garde : « Exigeant et assez difficile à tenir sur le long terme, ce régime peut poser quelques problèmes sur le plan social et, surtout, nécessite un encadrement médical. » 

Pour l’instant, on dénombre une trentaine d’études sur le sujet. Parmi les plus avancées, Kolibri, menée à Bad Kissingen, en Allemagne, chez des femmes ayant eu un cancer du sein, et Ergo, en cours à Francfort chez des patients atteints d’une tumeur cérébrale.

« Il est urgent de mener des études cliniques de grande ampleur, en double aveugle, pour que ce mode d’alimentation puisse se faire admettre en cancérologie, indique Jean-Jacques Trochon. C’est ce que l’on voudrait initier à Gustave-Roussy. »

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 https://yuka.io/le-regime-cetogene-la-revanche-du-gras/

Un régime qui mime les effets du jeûne

Les glucides nous sont principalement apportés par les pâtes, le pain, les céréales (riz, blé, avoine…), les fruits ou encore le sucre de table. Ils contiennent du sucre sous différentes formes, notamment du glucose et du fructose (voir notre article sur le sucre). Le glucose provenant des glucides va être utilisé comme source d’énergie prioritaire par les muscles, le cœur et le cerveau.

Lorsque qu’il est privé de cette source d’énergie, l’organisme va actionner un mécanisme d’urgence pour s’adapter à cette privation : la cétogenèse. Notre foie va produire de petites molécules, les cétones (ou corps cétoniques), afin d’alimenter notre corps en énergie, et notamment les organes dépendants du glucose comme le cerveau. Ces cétones sont produites par le foie à partir des graisses de l’alimentation.

Le régime cétogène vise à faire fonctionner le corps essentiellement avec les graisses et les corps cétoniques. Il reproduit ainsi en partie les effets du jeûne où le corps doit s’adapter à la privation de nourriture, et donc de glucose.




Des effets bénéfiques sur la santé

Tout d’abord, ce régime riche en graisses a prouvé ses effets sur le diabète et la perte de poids. En effet, ce régime pauvre en glucides permet de mieux réguler notre sensibilité à l’insuline. Or, chez les personnes diabétiques, la production d’insuline pour réguler le taux de sucre dans le sang est défaillante. Le régime cétogène permet de traiter le problème à la racine en limitant l’apport de glucides et donc la nécessité de production d’insuline. Comme les niveaux d’insuline diminuent, la résistance à l’insuline s’améliore. Cette meilleure gestion de la glycémie a aussi montré ses effets sur la perte de poids. Les fortes variations de glycémie entraînent une mauvaise gestion de notre appétit. En réduisant fortement les pics glycémiques, la diète cétogène permet ainsi de mieux réguler son appétit et sa perte de poids. Par ailleurs, en puisant directement son énergie dans les cellules graisseuses, cette alimentation permet de favoriser l’amincissement. Mais il ne s’agit pour autant pas d’un régime miracle : ce type d’alimentation peut entraîner des effets secondaires (voir plus bas).

Par ailleurs, certaines études ont montré des effets bénéfiques du régime cétogène sur la maladie d’Alzheimer. Le glucose constitue normalement la principale nourriture du cerveau (et donc des neurones). Mais, chez les personnes atteintes d’Alzheimer, le fonctionnement neuronal, et en particulier l’utilisation du glucose, est altéré. Grâce à une diète cétogène, les corps cétoniques vont alors agir comme des agents neuroprotecteurs en permettant la production d’une autre source d’énergie utilisable. Ils vont par ailleurs réduire la production de radicaux libres, des molécules qui s’attaquent à nos cellules lorsqu’elles sont présentes en excès dans notre organisme.

Ce régime pourrait également avoir des effets bénéfiques sur le cancer. Les cellules cancéreuses se nourrissent en effet essentiellement de glucose, et ont une activité d’assimilation du glucose et de production d’énergie accr