17 février 2009
Comment l'euro nous protège
Débat2007 se définit comme collectif de citoyens (actifs, étudiants) décidés à promouvoir un débat de fond après le rendez-vous manqué de la présidentielle. Il décrypte ici les dernières tendances de propagande europhile dans les médias.
Si l'euro nous protège, c'est d'abord manifestement de la croissance et de la prospérité... En effet, au dernier trimestre de l'année 2008, le produit intérieur brut de la zone euro a reculé de 1,5%, soit un chiffre pire que celui enregistré aux Etats-Unis, épicentre de la crise (-1%).Autre nouvelle qui contredit le soi-disant effet protecteur de la monnaie unique : la zone euro est entrée en récession avant l'Union européenne, dès le 3ème trimestre de 2008, alors que l'UE était encore globalement en croissance. Autrement dit, les pays européens qui n'utilisent pas l'euro ont conservé plus longtemps de meilleures performances économiques.
Pour résumer :
- La zone euro est entrée en récession la première.
- Elle connaît la dépression la plus sévère du monde.
- De surcroît, elle sort d'une période de 10 ans de faible croissance, la plus faible du monde.(...)
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21 mai 2007
EADS et mensonges de Breton et de l'Etat?
Dans Marianne hebdo du 19 mai : "EADS ou les mensonges entre (faux) amis" Par Hervé Nathan
Résumé: Thierry Breton disait n'être pour rien dans le parachute doré 8,4 millions d'Euros attribué à Forgeard lors de sa démission d'EADS.."je n'ai parlé de la question de la question d'une quelconque indemnité de Noël Forgeard avec aucun administrateur." Clamait-il avant d'ajouter: "je mets au défi quiconque de prétendre le contraire"…
Le gant a été relevé par l'allemand Thomas ENDERS, codirecteur général d'EADS.
Dans un interview au Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) il révèle que le gouvernement Français a "tordu les bras" des administrateurs d'EADS pour obtenir des conditions de départ satisfaisantes (ndlr: SIC!) pour Forgeard. Et Thomas Enders d'expliquer que les responsables allemands d'EADS ont fait inscrire leurs réserves sur le procès verbal du Conseil d'administration.
Donc:
- Breton aurait menti effrontément. Ainsi que le groupe Lagardère et Maurice Levy, PDG de Publicis qui a servi de médiateur entre Forgeard et EADS
- Les relations sont devenues explosives entre les actionnaires allemands (Daimler) et Français (Lagardère et l'Etat.) Alors que Louis Gallois successeur de Forgeard s'efforce de mettre en œuvre le plan d'économies chez Airbus, les actionnaires se déchirent sur tous les sujets (recapitalisation, versement de dividendes, gouvernance, et même ce qui se passe à l'intérieur du conseil d'administration.
- Les responsables français sont en situation intenable pour avoir fait d'EADS un champ clos de rivalités de dirigeants français, et une base de départ de l'affaire CLEARSTREAM pour régler des comptes entre Villepin et Sarkozy.
20 mai 2007
EADS et SARKOZY à Toulouse.
Avec ses frites, Sarkozy fait avaler Power 8 aux syndicats d’EADS...
...mais les jités ne le diront pas.
samedi 19 mai 2007. sur Big Bang Blog: Daniel Schneiderman
Allez, tentons de mettre en pratique. Tentons de regarder ailleurs que là où on veut nous faire regarder. D’abord, courtoisement, saluons le feu d’artifice. Dati : très bien. Ah la belle rouge ! Le réchauffement, en numéro deux : parfait, promesse tenue. Ah la belle bleue ! Et la bougeotte présidentielle. Jogging, Betancourt (à propos, à quoi joue Uribe ? On dirait t’y pas qu’il se moque un peu de notre président tout neuf ?) : génial. Ah la belle verte ! Une seule réserve : personnellement, l’appellation du plat de lentilles d’Eric Besson me semble un peu courte. "Secrétaire d’Etat chargé de la Prospective et de l’Evaluation des politiques publiques", ça ne rend pas justice à ses mérites. Moi j’y aurais rajouté "infrastructures", ou "internationales". Mais passons.
Et ce voyage éclair à EADS, à Toulouse. Magnifique ! Visite de l’usine, plateau-repas avec les délégués syndicaux, prise en main directe des problèmes : ah le beau bouquet ! Ah cette poignée de main avec la caissière de la cantine, cette assiette de frites, montrées par France 2 en pâmoison ! Ah comme on est loin, du Fouquet’s et du Paloma !
Ce voyage à Toulouse, justement. Et si on s’y arrêtait deux secondes.
Car oui, les images sont belles. Mais qu’est-il allé faire à Toulouse, justement, toutes affaires cessantes, qui justifiât ce déplacement dès le deuxième jour de son quinquennat ?
Les jités, pâmés d’aise, ont gardé l’extrait dans lequel il annonce sa prochaine loi contre les golden parachutes. Très bien. Comme on est loin de Lagardère et de Bolloré.
Mais sinon ?
La réponse est dans les dépêches. Il suffit de se décoller de l’écran du 20 Heures, et de partir à la pêche.
Prenez le plan de suppressions d’emplois Power 8, par exemple. Qu’avait dit le candidat, le 12 avril dernier ? "Je ne me sens pas tenu par Power 8".
Que dit le président aujourd’hui à Toulouse ? "J’ai toujours dit qu’un plan social était nécessaire" mais "ce n’est pas à l’actionnaire de gérer le plan social", "c’est aux dirigeants de l’entreprise de créer les conditions du dialogue social sur la rémunération, sur les primes, sur Power 8", a-t-il dit. M. Gallois "a la confiance des actionnaires, ce sont ses décisions, je n’ai rien à en dire".
Autrement dit, moi Sarkozy, je n’ai rien à dire sur Power 8. La dépêche d’AP semble voir là, à raison, une reculade.
Quant au site de Meaulte, apparemment, Sarkozy souhaite y associer le sous-traitant Latécoère, externalisation à laquelle les syndicats sont opposés (seule France 3 a diffusé l’extrait du syndicaliste de FO émettant des réserves). "Faut pas prendre les gens pour des cons" a même confié un syndicaliste, off, à l’envoyé spécial de Libé.
Mais les dépêches ne titrent pas là-dessus. Mais les jités préfèrent montrer les assiettes de frites et des syndicalistes reconnaissants. Ca va être comme ça pendant cinq ans. Plus les images seront belles, plus il faudra se demander ce qu’elles cachent. L’information existera. On n’est tout de même pas tout à fait en Russie. Mais ce sera à vous d’aller la chercher tous seuls, comme des grands.
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Mon commentaire: rien à rajouter aux 3 dernières lignes
