CAP 2012

Petite revue de presse et blogs,ouverte en mars 2007 pour soutenir une femme politique humaniste, et manifestant - rare en politique - une cohérence certaine entre DIRE et FAIRE. Il se veut aussi l'écho de quelques sujets généraux cruciaux.

09 juin 2009

A l'origine de la sortie de route de François Bayrou sur France 2...

Extrait:

Le vif incident entre François Bayrou et Daniel Cohn-Bendit, jeudi 4 juin sur France 2 (lire notre analyse), a été avancé pour tenter d'expliquer le mauvais résultat du MoDem aux élections européennes (8,67% contre 12% pour l'UDF aux européennes de 2004). L'attaque du président du MoDem sur le plateau d'«A vous de juger» avait été préparée dix jours plus tôt, dans des commentaires d'un article de Mediapart, par deux militantes MoDem, qui ont alerté François Bayrou dans un mail.

 

Toutes deux sont des figures militantes du MoDem, connues de François Bayrou et par ailleurs abonnées de Mediapart. La première, Marie-Anne Kraft, 49 ans, analyste financière, écologiste, et vice-présidente du MoDem dans le Val-de-Marne, était même candidate en 7e position sur la liste européenne de Marielle de Sarnez, en Ile-de-France (photo ci-contre et pour voir sa profession de foi en images ici). Elle est aussi vice-présidente de l'association des lecteurs de Mediapart (ALM) et tient un blog politique sur le site 20minutes.fr.


(...)   sur le plateau, la flèche part: «Je ne suis pas sûr que vous puissiez, vous, employer le mot d’ignominies, parce qu’il y a un certain nombre d’ignominies que vous n’avez pas hésité à porter», réplique le président du MoDem à la tête de liste d'Europe-Ecologie. «Bayrou n'avait aucune intention de ressortir cette affaire. Il ne voulait pas en parler. Il me l'a dit», assure Marie-Anne Kraft, mais «Daniel Cohn-Bendit a insisté»  («Par exemple? Par exemple?»). «Point à la ligne», répète François Bayrou, avant d’exploser: «Par exemple, je trouve ignoble, moi, d’avoir poussé et justifié des actes à l’égard des enfants que je ne peux pas accepter.»

Le vendredi matin, François Bayrou convoque une conférence de presse pour s’expliquer sur le dérapage de la veille (voir les images ici). «J’y étais, il m’a regardée. A la fin, il a expliqué aux journalistes : “C’est cette personne qui m’a averti”», explique Marie-Anne Kraft, qui reconnaît avoir eu «un moment de culpabilisation», même si François Bayrou «m'a dit de ne pas culpabiliser au téléphone, après», confie-t-elle. «Après réflexion, je me suis dit qu’il y avait un sujet grave derrière cela.»

 

Contactée par Mediapart, Etoile 66, elle, rejette toute responsabilité dans cette affaire. «Qu'un responsable politique reçoive [ces écrits] d'une internaute et en fasse un argument dans une campagne sur l'Europe, ou qu'il cite le nombre de fois que les uns ou les autres déjeunent avec Nicolas Sarkozy, c'est de sa responsabilité. C'est lui qui décide parmi les milliers d'informations qu'il reçoit ce qu'il utilise dans sa campagne ou non, estime-t-elle. Cette histoire assez incroyable décrédibilise les efforts de milliers de personnes qui ont travaillé sans compter leur temps sur le terrain et dans la formulation d'un projet de société alternatif entre le PS et l'UMP. (...) Cet épisode montre que le Mouvement Démocrate a besoin de plusieurs porte-parole, de personnes identifiées comme responsables officiels par les médias, comme l'a expliqué Corinne Lepage», estime-t-elle. (...)

Lire l'article dans MEDIAPART

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06 juin 2009

Clash Cohn Bendit / Bayrou (MoDem, et Europe écologie...)

Bayrou risque la sortie de route

EUROPÉENNES  Le dirigeant centriste a maintenu hier ses accusations, très peu politiques, contre l’écologiste Daniel Cohn-Bendit.

© afp/4 juin 2009 | Daniel Cohn-Bendit (à g.) et François Bayrou «se sont jugés» l’un l’autre plutôt vertement sur France 2. 

Mathieu van Berchem | 06.06.2009 | 00:00

            

Ils sont faits pour s’entendre. Tous deux européens convaincus, plutôt centristes, plus intéressés par le fond que la forme en politique. Jeudi pourtant, Daniel Cohn-Bendit et François Bayrou se sont livrés à un échange d’une violence inédite sur le plateau de l’émission A vous de juger, sur France 2.

Le président du MoDem lance l’offensive: selon lui l’écologiste «roule pour Sarkozy». «Ignominie, rétorque Cohn-Bendit, jamais tu seras président de la République, parce que t’es trop minable!» Réponse du centriste, qui change alors de registre: «Il y a un certain nombre d’ignominies que vous n’avez pas hésité à porter… par exemple d’avoir justifié certains actes à l’égard des enfants.» Allusion, assez déplacée, à un ouvrage de «Dany le Rouge» publié en 1975 – et qui lui a inspiré des «remords» en 2001 – où ce dernier révélait une attitude très équivoque à l’égard de l’éveil sexuel des jeunes enfants.(......)

Lire l'article (tribune de Genève)

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Kahn : Bayrou "n'aurait pas dû répondre" à Cohn-Bendit
Lire l'article(NObs)




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Mélenchon sur le débat de France 2: "Le service public s'est couvert de honte!"

   Par FullHdReady   sur LE POST  le 04/06/2009  

Denisot, Apathie, et Mélenchon vous donnent les temps forts du débat dont a filtré la polémique Bayrou/Cohn-Bendit entre ambitions présidentielles et accusations de pédophilie...

Un tacle pour Arlette au passage

si ça marche pas chez mes Russkoff amis, j'ai mis la vidéo chez mes amis Hollandais

     
   A lire aussi :
         - Cohn-Bendit à Bayrou: "Jamais tu seras Président parce que t'es trop minable"
         - Pourquoi Bayrou a raison de s'interroger sur les sondages
         - François Bayrou: une fois de plus, il se victimise
   

 

                        

                         Par FullHdReady

05 juin 2009

Clash avec Cohn-Bendit: Bayrou ne lâche rien

ARTICLE + VIDEO

Benoït Hamon (PS) et Dominique de Villepin (UMP) jugent «très regrettable» le vif échange entre les deux hommes, jeudi sur France 2. Le leader centriste, lui, maintient ses accusation contre l'eurodéputé Verts.

     

84 réactions

     

Libération.fr

Le leader du Modem, François Bayrou, à Paris le 20 avril

              Le leader du Modem, François Bayrou, à Paris  le 20 avril        (Philippe Wojazer / Reuters)

    «Très regrettable», «vraiment moche», ... La stupéfiante prise de becs entre Daniel Cohn-Bendit et François Bayrou, jeudi soir, sur le plateau d’«A vous de juger» sur France 2, a suscité des commentaires désolés au sein de la classe politique. Quitte à faire de Bayrou un Calimero? «UMP et PS font chorus et orchestrent une indignation de commande surjouée autour de Cohn-Bendit et de son cas», se plaint le président du Modem, ce vendredi, sur RMC et BFM TV, maintenant ses accusations contre le candidat d’Europe Ecologie.

    Toujours remonté contre l’eurodéputé (Verts) sortant, Bayrou en a ainsi rajouté sur le livre de Cohn-Bendit, Le Grand bazar, écrit en 1975, et qui évoque la sexualité des enfants, le trouvant «insupportable». «C’est un livre qui justifie et théorise des pratiques que, pour ma part, en tous cas à l’égard d’enfants très jeunes, en bas âge je n’accepterai jamais», a-t-il déclaré Bayrou sur RMC et BFM-TV, précisant l’avoir lu «ces derniers jours».

    «Cohn-Bendit m’insulte à longueur de meetings»

    A l’en coire, le leader du Modem aurait simplement rendu coup pour coup: «ça fait des mois que Daniel Cohn-Bendit m’insulte à longueur de meetings, y compris sur des sujets personnels et sensibles comme la religion», se promenant «partout en disant "il a touché la Vierge"», a aussi expliqué ce catholique pratiquant.

    «Moi, en tous cas, je ne veux pas accepter d’insultes de la part de ceux qui ont choisi cette voie, au moins à cette époque de leur vie», a insisté le député des Pyrénées-Atlantiques. En 2001, lors de la première polémique sur son livre, le leader de Mai-68 avait reconnu avoir agi «par pure provocation» sur ce qui n’était «pas une réalité» et en avoir «des remords».

    «Laisser les polémiques au vestiaire»

    Selon Dominique de Villepin, «c’est très regrettable et tout ce qui nous éloigne (...) du débat européen me paraît dommageable pour les intérêts de l’enjeu de ce scrutin de dimanche». Appelant à «laisser les polémiques au vestiaire» et à «débattre de l’essentiel», l'ancien Premier ministre (UMP), sur i-Télé, qui a récemment rencontré Bayrou, en a déduit que «la campagne n’aura pas eu lieu, que le débat sur les grands enjeux de l’Europe n’a pas été posé».

    Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a jugé «vraiment moche» cet  échange houleux, assurant que Nicolas Sarkozy «sourit chaque fois qu’il voit ce type d’épidodes». Tenant de se démarquer de ces débats qui volent bas, l’eurodéputé a assuré, sur RTL, ne pas «appartenir à ce type ou cette race d’hommes politiques qui sont prêts à tout pour essayer de gratter une petite place sur l’échiquier».

    Bayrou «a été très, très loin», a ajouté Hamon. Ce qui, pour le socialiste, «confirme que moins on parle d’Europe, plus on est dans le règlement de comptes, plus on pense à une autre échéance, plus ça conduit à ce type de dérapages et je les trouve regrettables».

    La vidéo de l'échange entre Bayrou et Cohn-Bendit




    Source: Libé


    Mon commentaire: je ne savais pas que Bayrou était capable d'être répugnant.....

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    François Bayrou s'acharne contre Cohn Bendit


    Lire l'article

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    Mélenchon sur le débat de France 2: "Le service public s'est couvert de honte!"

    (condensé de l'émission par Aphatie, Denisot, Mélanchon)

    Lire l'article sur le POST

    Mon commentaire: La lettre d'un ami socialiste ("D'Artois"), à F . Bayrou:

    Monsieur,

    Vous venez de publier un livre dans lequel vous cognez contre Nicolas Sarkosy et ses méthodes.

    Ce jeudi soir soir, vous avez utilisé exactement les mêmes méthodes que lui, des méthodes à la Karl Growe.  Une boule puante pour éliminer un adversaire.

    Si Daniel Cohn Bendit vous a attaqué durant cette campagne c’est parce qu’il a de l’estime pour vous et pour votre engagement Européen que vous avez sacrifié durant cette campagne en faisant une présidentielle à 5 tours.  Vous le savez fort bien, que vous n’auriez pas été de trop à deux dans cette campagne pour défendre l’Union et le Parlement de l’Union.  Lui seul peut contrer tout ce que vous dénoncez dans votre livre.

    J’espère que les listes d’Europe Ecologie feront un très très bon score.  Ce sont les seuls qui ont parlé du fonctionnement de l’Union, de leur vécu.  Pour avoir pendant plusieurs années pris de Thalys avec mes concurrents Gare du Nord, devenus alliés Gare du Midi pour construire l’Union avec nos amis des autres pays.  Je ne pardonne pas à un Européen de ne pas dire ce qui fait l’Union.  Ce n’est pas de la conivence lorsque l’on trouve des « accomodements raisonnables » comme disent nos amis Québecquois, entre des personnes qui viennent d’horizons idéologiques différents mais qui ont le même fond culturel..

    La présidentielle vous fait perdre le sens de l’essentiel.

    Ce jeudi celui qui a porté haut et fort nos valeurs, celles de notre histoire Européenne c’est……… Barack OBAMA au Caire !!




    Posté par Jocegaly à 12:59 - BAYROU - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    11 mai 2009

    F. Bayrou affirme n'avoir pas traité S.Royal de "folle"

    F. Bayrou affirme n'avoir pas traité S.Royal de "folle" Ajouter à mon journal Lors de l'emission Le Grand Jury Europe1/Le Parisien, le leader du Mouvement Démocrate François Bayrou a tordu le cou à une rumeur selon laquelle il aurait qualifié Ségolène Royal de "folle" après ses excuses présentées à Dakar puis au chef du gouvernement espagnol José Luis Zapatero. "Il est vrai que comme beaucoup de gens, quand il y a eu la multiplication des excuses, j’ai dit ‘c’est bizarre’", a simplement indiqué le président du MoDem

    Source: les indiscrets

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    10 mai 2009

    Mai 2007 : Segolene Bayrou 28 avril 2007 BFM TV Partie 02

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    07 mai 2009

    2012, Bayrou, le PS, Sarkozy

    EXTRAITS:
    Deux ans après son élection, la force de Sarkozy réside peut-être seulement dans la faiblesse de ses adversaires. Longtemps, la France a été le pays d'une dispersion politique qui allait jusqu'à l'atomisation. Il y avait dans ce pays autant de partis politiques que de fromages. À force de vivre dans ce système, son remplacement par une bipolarisation à l'anglaise ou à l'américaine est passé presque inaperçu. Le Parti communiste, naguère si puissant, qui a même été, un temps, le premier parti de France, n'existe plus. Le Parti radical, longtemps cœur de la nation, s'est pour ainsi dire infusé dans les autres partis : Giscard était radical par opposition au gaullisme, Chirac était radical par fidélité au gaullisme, et, en fin de compte, le socialiste Mitterrand était radical lui aussi. La droite, traditionnellement divisée, a été rassemblée et unifiée par Sarkozy - c'est même ce que la gauche et une frange de la droite lui reprochent le plus vivement. Il n'y a plus que deux forces en France comme dans la plupart des démocraties : l'UMP et le Parti socialiste. Et le Parti socialiste est en mauvais état. Ce ne sont pas ses adversaires qui dénoncent la décadence du Parti socialiste. Ce sont ses propres partisans et, plus étrangement encore, ses propres dirigeants qui n'en finissent pas de s'en désoler bruyamment. Les choses en sont parvenues à un tel point que, par un paradoxe merveilleusement français, la dégringolade du Parti socialiste, loin de réjouir le parti du président, commence à l'inquiéter sérieusement.(...) 

    La faiblesse du Parti socialiste, loin d'être une chance pour le président, est plutôt un drame pour lui comme pour tout le monde - ou pour presque tout le monde. Le danger pour Sarkozy est que l'effondrement du Parti socialiste permette à François Bayrou, qui avait été troisième il y a deux ans, d'être deuxième dans trois ans.

    Quelle est la ligne politique de Bayrou ? Le moins qu'on puisse dire est qu'elle est floue. Est-il à droite ? Est-il à gauche ? Qui le sait ? Personne. Et peut-être pas lui-même. C'est sa force. Et sa faiblesse. Beaucoup de gens de droite pensent qu'il est passé à gauche. Mais beaucoup de gens de gauche sont persuadés qu'il est resté à droite. La vérité est qu'il essaie simplement de grappiller des voix et à droite et à gauche. Il est l'héritier de Lecanuet qui était l'adversaire du général de Gaulle ; il est l'héritier de Poher qui était l'adversaire de Pompidou. Et, héritier avec évidence des adversaires du gaullisme, il est l'allié de Villepin qui est l'héritier du gaullisme. L'ambiguïté règne avec une clarté éclatante sur la démarche de Bayrou qui n'a pas d'autre ambition et pas d'autre programme que de devenir président à la place du président. Il ne sort de cette ambiguïté que sur un seul point, qu'il partage avec Villepin, et qui est décisif chez presque tous ceux qui se disent ses partisans : la détestation presque physique de Sarkozy. Cette détestation est le ressort à peu près unique et fort bien formulé de son livre de combat :" Abus de pouvoir " où une absence d'idées et de propositions est dissimulée avec talent sous le ressentiment.

    Le calcul de Bayrou est simple : s'il arrive deuxième à l'élection présidentielle dans trois ans, la gauche tout entière sera contrainte de voter pour lui contre Sarkozy. Arrivé second en 2002, Le Pen n'a pas réussi à l'emporter contre Chirac parce qu'il se situait à sa droite. Se situant à la gauche de Sarkozy, Bayrou espère l'emporter contre lui à l'élection de 2012. On voit le sort cruel des socialistes affaiblis par la montée de Besancenot comme la droite avait été affaiblie naguère par la montée de Le Pen : les voilà menacés d'être contraints à voter demain pour Bayrou comme ils avaient été contraints hier à voter pour Chirac.

    Dans ce jeu d'enfer, Sarkozy, en mauvaise position apparente, joue pourtant sur du velours. Malgré Villepin et les siens qui le poursuivent de leur vindicte, il est le seul à droite - et, au lieu d'avoir à sa gauche et au centre un adversaire unique et puissant, il en a deux qui se détestent et se méfient l'un de l'autre, François Bayrou et le Parti socialiste.(...)

    Source: Jean D'Ormesson dans  le Figaro

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    06 mai 2009

    Bayrou: Doutait-il alors de la nature du futur régime, ou vient-il seulement de la découvrir ?

    Ségolène voit clair et loin

    Jean-Pierre Mignard   avocat, président de Désirs d’avenir.

      Ainsi donc ce serait la dernière mode. Pour conjurer l’idée même d’une candidature de Ségolène Royal à la présidentielle de 2012, et pire, d’une victoire, on décrète, expressis verbis, qu’elle est «folle». Eh oui pas moins. Ce propos, que dis-je ce diagnostic, est dû à François Bayrou dans les colonnes de l’Express le 15 avril, lui qui nous avait pourtant habitués à des considérations plus élevées. Passe encore pour ce monsieur Lefebvre, porte-parole de l’UMP, qui s’est fait une spécialité de s’inspirer des méthodes de psychiatrisation des opposants dans les manuels de la police politique de l’ex-URSS, mais Bayrou quand même ! Le procédé n’est pas admissible qui contrarie le refus de la brutalité que pourtant le chef du Modem professe. Il constitue surtout une pirouette pour éviter de répondre à la question, angoissante j’en conviens, du bien-fondé de son refus de se désister pour Royal entre les deux tours de la présidentielle. Il s’en est fallu d’un million de voix.   (...)

      Elle avait cinq ans d’avance sur Bayrou en 2007. Il aurait accepté alors son offre il ne signerait pas aujourd’hui un pamphlet contre le régime. La gauche et lui gouverneraient. Le pays s’en porterait mieux. Ah ces dirigeants «raisonnables»… Vous avez dit «folle» ? Vous vouliez dire lucide.
      Lire l'article sur Libé

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      28 avril 2009

      Bayrou, l’homme qui parle à l’oreille de la gauche

      Extrait:
      le président du Modem devance certes Martine Aubry. Mais se retrouve derrière Ségolène Royal (29 %), sa concurrente à la dernière élection présidentielle, et derrière Olivier Besancenot (26 %). Pour 18 % des sympathisants de gauche, le Béarnais incarne mieux cette figure du meilleur d’opposant que Dominique Strauss-Kahn (15 %) ou que Bertrand Delanoë (11 %).
      Lire l'article

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      25 avril 2007

      SARKO vu par BAYROU (suite 1)

      Echos des prises positions de  Bayrou sur  Sarkozy .

      Quelques extraits:

      Discours du 18 avril 2007 à Paris (POPB Bercy)

      Nicolas Sarkozy a déclaré, ce matin : " François Bayrou est à Gauche" et on sent qu'en prononçant cette phrase, il y a, chez lui, comme une vraie insulte. C'est presque comme s'il avait dit que j'étais un immigré, que j'égorge les moutons dans ma baignoire ou que je suis un pervers génétique.

      Cela me fait plaisir de ne pas recevoir le label de la Droite à la mode Sarkozy, car elle est le contraire de ce que j'ai cru et voulu toute ma vie.

      Je veux vous dire que je ne suis pas assuré que, si, à ce moment [de la guerre en Irak], Nicolas Sarkozy avait été Président de la République, la France aurait eu l'attitude qui a été la sienne. Je suis persuadé qu'elle aurait été du côté de Tony Blair, du côté de José Maria Aznar et du côté de Berlusconi, puisqu'il a été leur ami.

      Discours du 16 avril 2007 à Lyon (Palais des Sports)

      La société que nous présente Nicolas Sarkozy, est une société qui se caractérise par sa dureté, une société dans laquelle ceux favorisés par la naissance ou par la situation ont toutes latitude de transmettre aux générations qui viennent, qu'elles aient du mérite ou pas, les fortunes acquises, une société dans laquelle le bouclier fiscal est décidé pour exonérer les plus riches d'un certain nombre de contributions fiscales dont on va laisser la charge aux es moyennes.

      Je n'aime pas une société dans laquelle on laisse entendre que tout est décidé à la naissance ou avant la naissance dans le patrimoine génétique des uns ou des autres, parce que cette société-là conduit inéluctablement à une idée que Nicolas Sarkozy avait déjà présentée quand il était ministre de l'Intérieur : la tentative de repérer les petits-enfants prédélinquants dès trois ans.

      Vous aurez beau mettre tous les douaniers, tous les policiers, tout les charters, toutes les murailles, tous les grillages que vous vous voudrez, tant que vous n'aurez pas rééquilibré l'extrême misère et l'extrême richesse, les pauvres viendront chez les riches.

      Interview du 16 avril 2007 sur France 2 (Question ouverte)

      Il faut écarter un projet de société violent, qui ne correspond pas à ce que beaucoup de Français, y compris de droite, y compris de l'UMP, veulent pour la France. Le projet de société de Nicolas SARKOZY ne ressemble pas à ce qu'est le projet de société de la France républicaine.

      La manière dont Nicolas SARKOZY a fait sortir un certain nombre de thèmes et de détestations, un certain nombre d'idées qui n'avaient jamais été envisagées dans une campagne électorale, ceci est une dérive pour la France.

      C'est très bien de vouloir réduire les électeurs de Jean-Marie LE PEN, mais seulement si en même temps on réduit les idées de Jean-Marie LE PEN. Or Nicolas SARKOZY veut réduire les électeurs de Jean-Marie LE PEN, mais en multipliant les idées de l'extrême droite, en les validant.

      Si vous dressez les Français les uns contre les autres pendant la campagne, après vous ne pourrez plus cicatriser les blessures que vous aurez créées. Voilà pourquoi je suis en confrontation avec Nicolas SARKOZY. Son projet est un projet très dur où, au fond, le pouvoir est en épreuve de force permanente avec une grande partie de la société.

      Discours du 5 avril 2007 à Agen

      Quand vous excitez ainsi des sentiments anti-immigration, oh, il n'y a pas de mal à les faire flamber. C'est tellement plus facile de faire flamber les sentiments de détestation que les sentiments de compréhension.

      Discours du 2 avril 2007 à Reims

      Je ne suis pas de ceux qui prétendent que c'est facile de mener une politique de sécurité. J'ai toujours pensé que c'était difficile, mais, ce que je n'aime pas, ce sont les rodomontades de ceux qui, ayant la charge de ce difficile secteur, considèrent qu'ils peuvent publier des communiqués de victoire et expliquer à tout le monde que le travail a été fait et que les choses ont profondément changé.

      Je pense qu'il faut éviter de faire monter les tensions, de faire monter les affrontements entre les différentes catégories de Français. Je pense que les peuples sont très fragiles et très sensibles à cela. C'est très facile de pousser les peuples vers des sentiments primaires, des sentiments de rejet.

      Interview du 28 mars 2007 sur la Chaîne Parlementaire

      La méthode de Nicolas SARKOZY de passer par un mini traité pour relancer l'Europe, cela va fragiliser l'Europe, car on la laissera entre les mains d'un monde de technocrates qui ne parlent pas la même langue que les gens.

      Depuis que Nicolas SARKOZY est ministre de l'intérieur, la police est devenue uniquement une force de répression ; et toute sa politique a été fondée sur des opérations médiatiques coup de poing.

      Interview sur France 2 le 19 mars 2007 (Question Ouverte)

      L'UMP avait promis de faire la tolérance zéro en matière de sécurité. Y sont-ils arrivés, alors qu'ils ont tous les pouvoirs depuis 5 ans ? Même chose pour les zones de non droit, que l'on avait promis de supprimer. Elles sont à présent si nombreuses que les forces de l'ordre n'ont pas le droit d'y entrer, ni même le ministre de l'intérieur .

      Interview sur RTL le 11 mars 2007 (Grand Jury)

      Je ne suis pas d'accord avec ce raisonnement mécaniste consistant à ne pas remplacer 1 fonctionnaire sur 2, car cette promesse répétée de la droite à chaque élection n'est pas tenable, en particulier dans l'Education nationale, l'Université, la Justice.

      Et enfin, pour conclure (provisoirement...)

      Cet article que je viens de trouver, ce mercredi 25 Avril, sur SUD OUEST.COM : "Le pacte secret que François Bayrou a refusé" (cliquez sur le lien. L'article présente également un enregistrement du propos de François Bayrou)

      Posté par Jocegaly à 20:43 - BAYROU - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

      24 avril 2007

      François BAYROU ne prendrait pas parti au second tour

      Exclusivité Marianne2007.info : François Bayrou ne prendra pas parti au second tour

      Aux alentours de 16 heures, ce mardi, tous les parlementaires du groupe UDF se sont retrouvés pour une grande réunion au siège du parti, rue de l'Université, à Paris. Alors que PS et UMP multiplient les appels du pied en direction de son électorat, François Bayrou aurait décidé de risquer le tout pour le tout : pas d'alliance, aucun « marchandage » pour reprendre l'expression de Nicolas Sarkozy. Le leader centriste laissera son électorat libre de choisir au second tour pour qui il se prononce. Mercredi après-midi, il devrait annoncer officiellement sa neutralité. Forte de ses 18,57% au premier tour, soit près de 7 millions d'électeurs, l'UDF pourrait même changer de nom, pour marquer ce tournant historique de son histoire.

      « On fait tapis ! »
      « De toute façon, si on prend parti, on est foutu », résume un proche du député béarnais, « on va tenter le coup de poker : on fait tapis ! » Ségolène Royal, qui a envoyé aujourd'hui une lettre à François Bayrou, devrait en être pour ses frais. Avant cette décision radicale, l'UDF a fait les comptes : le candidat a réalisé plus de 20% dans 196 circonscriptions. Le risque est donc mesuré pour les élections législatives. Mais l'UMP est en embuscade. « Le problème, c'est tous les députés qui se sont reposés sur leurs acquis pendant cinq ans et qui ont peur de perdre leur fief sans le jeu des alliances», poursuit la même source. L'exode a déjà commencé : après Pierre-Christophe Baguet et André Santini, élus des Hauts-de-Seine, Gilles de Robien (Somme) et François Goulard (Morbihan), ministres du gouvernement UMP, Christian Blanc (Yvelines), les députés Michel Hunault (Loire-Atlantique), Francis Hillmeyer (Haut-Rhin) et Claude Leteurtre (Manche) appellent aujourd'hui à voter pour Nicolas Sarkozy.

      Trop fortes tentations
      La grande énigme du jour s'appelle Pierre Albertini, député de Seine-Maritime. Ce matin, à l'UMP, la porte-parole de Nicolas Sarkozy, Rachida Dati, a laissé entendre qu'il rejoignait sa cause. « Nicolas Sarkozy sera demain à Rouen, a-t-elle déclaré, il sera reçu par le maire, Pierre Albertini. Il est l'auteur du projet de François Bayrou, ce n'est pas un hasard. Cela démontre que les électeurs de François Bayrou sont plus proches du projet de Nicolas Sarkozy que de celui de Ségolène Royal. » L'intéressé, injoignable aujourd'hui, n'a pas confirmé. Demain, ce sera au tour de Jean Dionis du Séjour, député du Lot-et-Garonne, d'annoncer son choix sur son blog. A l'UDF, en tout cas, on ne s'étonnera d'aucune défection ces prochains jours…

      Mardi 24 Avril 2007

      Anna Borrel 

      Mon commentaire:    Dommage. Il rate là une autre occasion de montrer qu'il a du courage, et que ses actes restent en rapport avec les valeurs qu'il prône. Il sombrerait donc dans le travers de beaucoup de personnages politiques à l'exception d'un petit nombre, d'une élite... Mais je n'y croirai lorsqu'il l'aura dit lui-même. A demain.

      Posté par Jocegaly à 19:18 - BAYROU - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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