26 novembre 2009
Banques???????

Banques: le triomphe des coupables par Jacques Attali
La crise, chacun le sait, est largement de la faute des banques américaines, qui ont trop prêté et développé des produits spéculatifs. Pour les sauver, le Trésor américain leur a prêté de l'argent sans intérêt. Celles de ces banques qui n'ont pas fait faillite continuent à agir comme avant, inventant de nouveaux produits spéculatifs et ne prêtant, très chers, qu'à celles des entreprises qui n'ont pas vraiment besoin de leur argent.
Elles ont, en plus, aujourd'hui, une raison supplémentaire d'agir ainsi: tous les régulateurs leur enjoignant de reconstituer leurs fonds propres, elles le font, non seulement en utilisant tous les artifices comptables rendus possibles par les réformes d'avril, mais aussi en refusant de prêter aux particuliers et en exigeant des intérêts énormes des grandes entreprises désespérément à la recherche de liquidités.
Comme les intérêts que ces banques versent aux déposants sont proches de zéro, leurs bénéfices sont énormes. Et avec eux, elles peuvent recommencer à développer des produits spéculatifs, avec lesquelles elles comptent refaire les mêmes profits que par le passé, sans que personne ne vienne même, cette fois, leur opposer des réglementations. Et nul ne peut protester: qui pourrait se mettre mal avec son banquier ?
20 novembre 2009
L’actualité et les valeurs...
... le foot, distribution d’argent gratuit, vaccination grippe, EAG et identité nationale
Par lapatch le 19/11/2009
L’actualité et les valeurs : le foot, distribution d’argent gratuit, vaccination grippe, EAG et identité nationale...
Le dénominateur commun entre tous ces évènements, mini ou maxi selon
les sensibilités, ce sont les valeurs qu’ils sous-tendent. Ces valeurs
qui sont le ciment sans doute en grande partie de notre « identité »
humaine ou nationale… Mais nos journalistes de chocs continuent
d’égrener des évènements les uns après les autres, en attendant le
bulletin météo et la promotion du nouveau film ou spectacle des amis
des amis des amis…
Commençons par un match hier de qualification au mondial : « c’est
le résultat qui compte » dit Domenech après une victoire obtenue grâce
à une action répréhensible. « Pas vu, pas pris » ? Même pas ! puisque
c’est « vu et pas pris » la main du sieur T Henry : on appellera ça la
loi du sport moderne? Le fair-play irlandais serait-il lié à un intérêt
économique, à des enjeux financiers ? Tout est possible, on vit une
époque moderne…
Cette culture du résultat est bien dans l’air du temps, on la retrouve
dans les entreprises, à France Télécom Orange par exemple. Au nom du
résultat, que ne ferait-on pas ?
Autrement dit « tous les moyens sont permis » ?
Ce glissement vers le résultat à n’importe quel prix porte en lui-même
une régression énorme par rapport à des valeurs d’honnêteté surtout,
voire d’honneur, d’esprit sportif pourquoi pas (si tant est qu’il en
reste au milieu de tant d’argent)… Exit l’honneur de gagner « à la
loyale ». On demandera à Domenech sa définition de l’honneur, mais
encore une fois, il n’est pas un cas particulier…
Cette phrase, et hélas cet exemple, est particulièrement lamentable,
car il touche -pas seulement certes- les jeunes, les milieux
défavorisés, les cités … C’est le résultat qui compte… Non Domenech,
sur là aussi, t’as tout faux ! Mais tu es bien dans l’air du temps…
Après des demande en mariage en public en guise de jérémiade
post-défaite, tu justifies une petite triche, et hop, ça passe, on
oubliera…
Finalement, cette manière de gagner une place sied bien à la manière
dont la France avance en ce moment sous la bannière sarkozienne, quand
les courtisans ont envahi la cour et les amis les bonnes places…
T’es bien dans l’air du temps Domenech ! Avec toi pour sûr, on ne
montera pas d’un cran, quelque qu’il soit ! ni même sur un podium, je
prends le pari !
La distribution d’argent gratuit par une boite pour sa pub, et les
émeutes qui ont suivi… J’entends encore JL Mélenchon, auquel je
reconnais des qualités par ailleurs, exprimer son profond mépris pour
les foules accourues pour récupérer un brin de la manne… Un mépris que
je peux comprendre, voire partager… Oui, quelques personnes
interviewées ne m’ont pas parues bien dans le besoin, on imagine les
radins de tout poil de sortie, on connait… Et ceux qui ont pour leurs
gosses toutes les playstations existantes, une télé dans chaque pièce
d’un appart pourri, et rien dans le frigo… Parce qu’ils pensent bien
faire, et je n’ai pas à leur dire s’ils ont raison ou tort, je ne peux
que penser qu’ils se trompent… Oui tout ça, on connaît..Oui mais…
Mais il y avait sans doute aussi dans le lot des gens sans fric, des
smicards, des SDF, des gens à sec dès le début du mois… Ces gens là, on
les dresse déjà à aller aux restaus du cœur, au secours populaire, aux
services sociaux… Ils ont appris il y a longtemps à manger des pâtes et
encore des pâtes, des yaourts aux dates dépassées, des cafés au lait
midi et soir, des produits plein de graisses saturées... Et ce serait
encore à eux d’avoir honte, d’essayer de récupérer « un peu de pognon
», le billet de 5€ qui paiera le luxe d’un kebab imprévu ? De qui
Mélenchon avait-il honte, de qui devrait-il avoir honte ? Après tout,
eux aussi pourraient penser « c’est le résultat qui compte », ils le
pensent vraisemblablement d’ailleurs…
Mais quand on voit cela, de qui a-t-on honte ? De soi, ou des autres ?
Roselyne et les vaccins (clin d’œil à Beineix)… Franchement moi, ce
vaccin, il ne me tente pas. Histoire d’adjuvant sans doute…Si je meurre
de la grippe ce sera dommage, mais la vie est dangereuse par nature (cf
le coup de la vie=maladie mortelle sexuellement transmissible etc…).
Mais je n’imagine pas 3 secondes que notre gouvernement se préoccupe de
notre santé, pas du tout ! Il se préoccupe de l’économie, des profits
des entreprises, c’est tout. C’est la sidération de l’économie qui lui
fait peur, pas notre mort ! Parce que si c’était la santé des français
qui lui faisait souci, il y a belle lurette qu’on ferait gaffe à
l’amiante, à la localisation des pôles cancer, aux dépistages de toutes
natures… Parce que comme ça coûte ce vaccin, on va quand même pas payer
du vaccin premium sans adjuvant pour tout le monde, non ? Faut quand
même pas déconner ! Air Sarko one oui, la douche à 254000€ oui, les 285
millions d’€ à Tapie oui, mais un vaccin sans adjuvant pour tous non !
Alors non Roselyne, si je dois crever du H1N1 tant pis! Vous continuerez sans moi…
EAG : pourquoi est-ce important ce qui se passe en ce moment, malgré
les qualifications de « bisbilles », malgré la Martine qui nous dit
qu’elle ne comprend rien… ?
Parce que c’est une question de valeur : revoilà la triche, les petits
arrangements entre amis à la mode PS, les coups de couteau dans le dos,
c’est ça qu’il nous fait le père Vincent, après le coup du père
François… La triche comme marque de fabrique, c’est pas mal pour un
parti ! Comment le PS, (parce que ce que fait Peillon, c’est de
l'appareil PS pur jus je le répète, et ce n’est sûrement pas tout seul
qu’il le fait…) comment le PS peut-il croire qu’on va gober le coup du
renouveau ? promesse d’alcoolique, pipeau !
Comment peut-on imaginer 3 secondes que les primaires promises et
votées ont encore du sens ??? Va falloir envoyer des observateurs de
l’ONU, des huissiers, pour y croire un minimum… Quelles sont les
valeurs portées, par les faits, pas par les dires, par ce parti ?
Et pourtant, les citoyens, les gens, ils ont besoin de croire à quelque
chose, à des valeurs, à un idéal, de croire à quelque chose de beau !
Les citoyens veulent autre chose que le pain et les jeux, les restaus
du cœur et le foot… Donnez-nous de l’air, du beau, du bon, de l’élégant
! Réclamons le droit à l’honneur, à la probité, à l’honnêteté !
Alors l’identité nationale, ce n'est sûrement pas une marseillaise sifflée en début d’un match gagné par la triche, avec dans la tribune un président qui joue les papa à fils et dans les gradins une plèbe vaccinée (parce que show must go on, and money too) – et bientôt tatouée pourquoi pas, puce électronique à l’appui-, qui aura payé sa place avec un billet distribué sur la voie publique…
20 octobre 2009
Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française.

Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité.
Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est
légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger
sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a
décidé d’écrire la vérité sur les origines du président
de la République française. Toutes les informations contenues dans cet
article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées
par l’auteur qui en assume seul la responsabilité.
Les Français, lassés des trop longues présidences
de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en
comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une
rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées. Ils
ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française.
Ils ont été stupéfaits par cet « hyper président
», se saisissant chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la
droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une
complète confusion.
Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français
sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l’ampleur des
dégâts et leur naïveté. Ils refusent d’autant plus de voir qui est
vraiment Nicolas Sarkozy, qu’ils auraient dû s’en rendre compte depuis
longtemps.
C’est que l’homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné
leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans
les magazines people, jusqu’à leur faire oublier son parcours politique.
Que l’on comprenne bien le sens de cet article : il ne s’agit pas de
reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels,
mais de lui reprocher d’avoir caché ses attaches aux Français qui ont
cru, à tort, élire un homme libre.
Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à
voir l’agent des États-Unis et d’Israël a pu devenir le chef du parti
gaulliste, puis le président
de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en
arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de
laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd’hui leur revanche.
Secrets de famille
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets
états-uniens s’appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour
contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile.
Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par
Frank Wisner Sr. puis, lorsque le « parrain » est libéré et s’exile en
Italie, par son « ambassadeur » corse, Étienne Léandri.
En 1958, les États-Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en
Algérie qui ouvrirait l’Afrique du Nord à l’influence soviétique,
décident de susciter un coup d’État militaire en France. L’opération
est organisée conjointement par la Direction de la planification de la
CIA -théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.- et par l’OTAN. Mais
Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c’est son successeur,
Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux
français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur
le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs
au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir la force.
Or, Charles De Gaulle n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient
pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la
contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux
territoires d’outre-mer au sein d’une Union française. Mais il est déjà
trop tard pour sauver l’Empire français car les peuples colonisés ne
croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur
indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes
de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à
l’évidence. Faisant preuve d’une rare sagesse politique, il décide
d’accorder à chaque colonie son indépendance.
Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux
qui l’ont porté au pouvoir. La CIA et l’OTAN soutiennent alors toutes
sortes de complots pour l’éliminer, dont un putsch manqué et une
quarantaine de tentatives d’assassinat. Toutefois, certains de ses
partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua,
ils créent le SAC, une milice pour le protéger.
Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant. Il a
épousé la fille d’un bootlegger canadien qui fit fortune durant la
prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé
de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de
l’anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour
toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise
des Genovese, celle de Lucky Luciano. Il n’est donc pas étonnant que
Pasqua fasse appel à Étienne Léandri (« l’ambassadeur » de Luciano)
pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste. Un
troisième homme joue un grand rôle dans la formation du SAC, l’ancien
garde du corps de De Gaulle, Achille Peretti -un Corse lui aussi-.
Ainsi défendu, De Gaulle dessine avec panache une politique
d’indépendance nationale. Tout en affirmant son appartenance au camp
atlantique, il remet en cause le leadership anglo-saxon. Il s’oppose à
l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967) ;
Il refuse le déploiement des casques de l’ONU au Congo (1961) ; il
encourage les États latino-américains à s’affranchir de l’impérialisme
US (discours de Mexico, 1964) ; Il expulse l’OTAN de France et se
retire du Commandement intégré de l’Alliance atlantique (1966) ; Il
dénonce la Guerre du Viet-Nam (discours de Phnon Penh, 1966) ; Il
condamne l’expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours
(1967) ; Il soutient l’indépendance du Québec (discours de Montréal
1967) ; etc…
Simultanément, De Gaulle consolide la puissance de la France en la
dotant d’un complexe militaro-industriel incluant la force de
dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement
énergétique. Il éloigne utilement les encombrants Corses de son
entourage en leur confiant des missions à étranger.
Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd’hui
Total), tandis que Charles Pasqua devient l’homme de confiance des
chefs d’États d’Afrique francophone.
Conscient qu’il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à
la fois, De Gaulle s’allie à la famille Rothschild. Il choisit comme
Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, Georges Pompidou.
Les deux hommes forment un tandem efficace. L’audace politique du
premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.
Lorsque De Gaulle démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence
avant d’être emporté par un cancer. Les gaullistes historiques
n’admettent pas son leadership et s’inquiètent de son tropisme
anglophile. Ils hurlent à la trahison lorsque Pompidou, secondé par le
secrétaire général de l’Élysée Edouard Balladur, fait entrer « la
perfide Albion » dans le Marché commun européen.
La fabrication de Nicolas Sarkozy
Ce décor étant planté, revenons-en à notre personnage principal,
Nicolas Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d’un noble hongrois, Pal
Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l’Armée
rouge, et d’Andrée Mallah, une juive originaire de Thesallonique. Après
avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple
divorce. Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate,
Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et
Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais
balloté dans cette famille recomposée.
Sa mère est devenue la secrétaire d’Achille Peretti. Après avoir
co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une
brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de
Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale,
puis président de l’Assemblée nationale.
Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause.
Aux États-Unis, le magazine Time révèle l’existence d’une organisation
criminelle secrète « l’Union corse » qui contrôlerait une grande partie
du trafic de stupéfiants entre l’Europe et l’Amérique, la fameuse «
French connexion » qu’Hollywwod devait porter à l’écran. S’appuyant sur
des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, Time
cite le nom d’un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années
plus tôt au Canada, et qui n’est autre que le délégué commercial de
Charles Pasqua pour la société d’alcool Ricard. On évoque le nom de
plusieurs familles qui dirigeraient « l’Union corse », dont les
Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l’Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».
En 1977, Pal Sarközy se sépare de sa seconde épouse, Christine de
Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l’administration centrale
du département d’État des États-Unis. Elle l’épouse et s’installe avec
lui en Amérique. Le monde étant petit, c’est bien connu, son mari n’est
autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent.
Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair
qu’il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa
belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner
vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du
département d’État.
À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y
fréquente d’autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n’est
pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la
section départementale des Hauts-de-Seine.
En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s’étant
inscrit au barreau, épouse la nièce d’Achille Peretti. Son témoin de
mariage est Charles Pasqua. En tant qu’avocat, Me Sarkozy défend les
intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur
l’île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant
le « y » par un « i » : Sarkozi.
L’année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement
de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.
Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il
poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l’épouse du plus célèbre
animateur de télévision français de l’époque, Jacques Martin, dont il a
fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de
Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne
quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.
Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques
Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s’empêcher
de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis
qu’il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en
absorbant des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les
Chirac et Nicolas Sarkozy.
En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président
François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation
avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence
et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à
celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d’être à nouveau Premier
ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard
Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre
de l’Intérieur. S’il conserve la haute main sur la majiruana marocaine,
il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en
prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique
francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël
et devient officier d’honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui,
est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.
À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz
comme responsable de la planification politique au département de la
Défense. Personne ne remarque les liens qui l’unissent au porte-parole
du gouvernement français.
C’est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l’on
avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la
droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c’est que
Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques
Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le
conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l’élection présidentielle,
et sera battu. Surtout, suivant les instructions de Londres et de
Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d’adhésion
à l’Union européenne et à l’OTAN des États d’Europe centrale et
orientale, affranchis de la tutelle soviètique.
Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont près
de s’entretuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur
tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste,
cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux
Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses
dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne
parviendront jamais à récupérer le magot.
La traversée du désert
Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas
Sarkozy à distance. L’homme se fait discret durant cette longue
traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations
dans les cercles financiers.
En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de
divorce qui n’en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour
témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud
(l’homme le plus riche du pays).
Dernier acte
Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la
CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en
puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps : d’abord
l’élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de
contrôle de cet appareil, puis l’élimination du principal rival de
droite et l’investiture du parti gaulliste à l’élection présidentielle, enfin l’élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d’emporter l’élection présidentielle.
Pendant des années, les média sont tenus en haleine par les révélations
posthumes d’un promoteur immobilier. Avant de décéder d’une grave
maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession
en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette » échoue
dans les mains d’un hiérarque du Parti socialiste, Dominique
Strauss-Khan, qui la fait parvenir indirectement à la presse.
Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire,
ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires
successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac,
il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l’écart de
Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction
du parti gaulliste.
Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le
reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en
définitive, ministre de l’Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle
les préfets et le renseignement intérieur qu’il utilise pour noyauter les grandes administrations.
Il s’occupe aussi des affaires corses. Le préfet
Claude Érignac a été assassiné. Bien qu’il n’ait pas été revendiqué, le
meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé par les
indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police
parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d’un député
socialiste. Faisant fi de la présomption
d’innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant
le suspect d’être l’assassin. C’est que la nouvelle est trop belle à
deux jours du référendum que le ministre de l’Intérieur organise en
Corse pour modifier le statut de l’île. Quoi qu’il en soit, les
électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les
intérêts mafieux. Bien qu’Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu
coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle
n’a été trouvée contre lui. Étrangement, l’homme s’est muré dans le
silence, préférant être condamné que de révéler ce qu’il sait. Nous révélons ici que le préfet
Érignac n’a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur
à gage, Igor Pecatte, immédiatement exfiltré vers l’Angola où il a été
engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément
lié aux fonctions antérieures d’Érignac, responsable des réseaux
africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à
Yvan Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des
décennies et leurs enfants se sont fréquentés.
Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent
mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires
au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées :
Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de
droite à l’élection présidentielle,
le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette
machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.
En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des
membres de la Foundation franco-américaine, dont John Negroponte était président
et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent
et que nous révélons ici, c’est que les listings ont été fabriqués à
Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co,
dont Frank Wisner Jr. est également administrateur. Villepin se défend
de ce dont on l’accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence
et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est
libre à droite pour Nicolas Sarkozy.
Reste à neutraliser les candidatures d’opposition. Les cotisations
d’adhésion au parti socialistes sont réduites à un niveau symbolique
pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes
prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents
sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du
nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d’extrême
gauche s’est historiquement mise au service de la CIA contre les
communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l’équivalent
du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA).
Ce n’est pas la première fois que les « lambertistes » infiltrent le
Parti socialiste.
Ils y ont notamment placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel
Jospin (qui est devenu Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis,
le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn.
Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle.
Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène
Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique
Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d’éliminer Fabius
au dernier moment. Ce qu’il sera en mesure de faire grâce aux votes des
militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non
pas sur son nom, mais sur celui de Royal. L’opération est possible
parce que Strauss-Kahn, d’origine juive marocaine, est depuis longtemps
sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu’il donne des
cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot
de l’université, Condoleezza Rice. Dès sa prise de fonction, Nicolas
Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant
élire à la direction du Fonds monétaire international.
Premiers jours à l’Élysée
Le soir du second tour de l’élection présidentielle,
lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable,
Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de
campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la
fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet’s. La
célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de
« l’Union corse » est aujourd’hui la propriété du casinotier Dominique
Desseigne. Il a été mis à disposition du président
élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa
campagne. Une centaine d’invités s’y bousculent, les hommes les plus
riches de France y côtoient les patrons de casinos.
Puis le président
élu s’offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900
privé à Malte, il s’y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de
son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.
Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président
de la République française. Le premier décret qu’il signe n’est pas
pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses
amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.
Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y
retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la
Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l’ami Desseigne
(qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).
Nicolas Sarkozy s’appuie avant tout sur quatre hommes : Claude Guéant,
secrétaire général du palais de l’Élysée. C’est l’ancien bras droit de
Charles Pasqua. François Pérol, secrétaire général adjoint de l’Élysée.
C’est un associé-gérant de la Banque Rothschild. Jean-David Lévitte,
conseiller diplomatique. Fils de l’ancien directeur de l’Agence juive.
Ambassadeur de France à l’ONU, il fut relevé de ses fonctions par
Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush. Alain Bauer, l’homme
de l’ombre. Son nom n’apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé
des services de renseignement. Petit-fils du Grand rabbin de Lyon,
ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience
maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency
états-unienne en Europe.
Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président
Bush pour l’indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner
soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission
prioritaire l’indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique
arabe de la France.
Kouchner, un juif d’origine balte, a débuté sa carrière en participant
à la création d’une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la
National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de
Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d’Oussama Ben Laden et
des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les
années 90 auprès d’Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à
2001, il a été Haut représentant de l’ONU au Kosovo.
Sous le contrôle du frère cadet du président
Hamid Karzaï, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de
pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par
l’US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en
charge par les hommes d’Haçim Thaçi qui l’écoulent principalement en
Europe et accessoirement aux États-Unis. Les bénéfices sont utilisés
pour financer les opérations illégales de la CIA. Karzaï et Thaçi sont
des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui
certainement ignore leurs activités criminelles malgré les rapports
internationaux qui y ont été consacrés.
Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine
Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances. Elle a fait toute sa
carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de
juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International
& Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé
avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les
privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobying pour le
compte de Lockheed Martin contre les l’avionneur français Dassault.
Nouvelle escapade durant l’été. Nicolas, Cécilia, leur maitresse
commune et leurs enfants se font offrir des vacances états-uniennes à
Wolfenboroo, non loin de la propriété du président
Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un
banquier d’affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur
sucre qui s’exprime dans Commentary, la revue de l’American Jewish
Committee.
La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier.
Sous le nom américanisé « d’Oliver », il est nommé par Frank Carlucci
(qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.)
directeur d’un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société
commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden). Devenu
le 5e noueur de deals dans le monde, il gère les principaux avoirs des
fonds souverains du Koweit et de Singapour.
La côte de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L’un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise
de détourner l’attention du public avec de nouvelles « people stories
». L’annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le
journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des
manifestants un jour de grève générale.
Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l’artiste
et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec
le président
est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les
critiques politiques. Quelques semaines encore et c’est le troisième
mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde
Agostinelli (l’épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de
cabinet d’Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.
Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont à faire ?
Thierry Meyssan
Source: ICI
24 août 2009
Chomsky: Crise et espoir.
Noam Chomsky : " Il n'y a plus de sentiment d'espoir "
[ 18/08/09 ]
Pour Noam Chomsky, professeur au MIT, la financiarisation de l'économie, l'idéologie " fanatique " de l'efficacité des marchés et le pouvoir croissant du secteur financier ont précipité cette crise. Si celle-ci ne lui paraît pas à la même échelle que la Grande Dépression des années 1930, il estime qu'il y avait alors plus d'espoir dans les catégories modestes.
Quand vous analysez la crise que nous traversons, comment la jaugez-vous en termes d'importance et d'impact par rapport à d'autres que vous avez connues ?
Mon enfance est celle de la Grande Dépression de 1929, et la crise actuelle n'est pas à la même échelle. En tout cas d'un point de vue économique. Mais d'un point de vue psychologique, ou culturel, je ne sais pas, il y a une différence. Pendant la crise de 1929, les membres de ma famille étaient des travailleurs, tous au chômage. Mais ils avaient de l'espoir.
De l'espoir ?
Oui,
il y avait à l'époque le sentiment que les choses s'amélioreraient.
C'est une époque, où même si l'on n'avait pas été longtemps à l'école,
la culture était beaucoup plus présente dans les classes modestes. On
écoutait le Quartet de Budapest, on discutait des mérites de Freud. Les
syndicats se développaient et les gens découvraient les vacances. Ils
étaient très pauvres mais ils avaient la certitude que la vie était
riche, et qu'elle serait meilleure. La période que nous vivons
actuellement est beaucoup plus déprimée, il n'y a pas de sentiment
d'espoir. Les gens sont des victimes, pas des agents du changement.
Pour continuer le parallèle avec les années 1930, il y avait à l'époque
beaucoup d'activisme. Il y a eu des sit-in dans des usines. Dans la
littérature de l'époque, on décrit les menaces sur l'appareil
industriel et la montée du pouvoir politique des masses. Tout cela
était très effrayant pour la classe d'affaires.
En quoi est-ce différent aujourd'hui ?
Avant c'était une lutte des deux côtés. Maintenant, il n'y a plus que les riches contre des gens désorganisés. Je vais vous donner un exemple qui est assez éclairant. L'administration Obama est en train de démanteler l'industrie automobile, qui était le coeur de l'industrie américaine. Ca ne dérange pas tant que ça les propriétaires, qui peuvent fabriquer ailleurs pour moins cher. Et avec moins de contraintes environnementales. Et cela ne dérange pas non plus Wall Street qui a le gouvernement et le Congrès dans sa poche depuis la financiarisation de l'économie. Mais on démantèle alors que l'on a vraiment besoin de ces emplois. Ces ouvriers maîtrisent l'acier et nous en avons besoin pour créer des transports ferroviaires rapides et mettre un terme à notre dépendance abusive envers les matières fossiles. Mais que fait-on ? Notre ministre des Transports se rend en France, en Allemagne et en Espagne, pour acheter avec l'argent des contribuables des trains à grande vitesse ! Pendant ce temps-là, on démantèle les capacités de production qui nous permettraient de le faire nous-mêmes. Ce faisant, on détruit la force de travail de communautés entières. Evidemment, les travailleurs pourraient chercher à prendre leur destin en main et produire ce dont nous avons besoin. Ils ne le font pas, non pas pour des raisons économiques, mais pour des raisons sociales. Il n'y a pas de mouvement en ce sens.
Vous critiquez donc l'apathie des ouvriers ?
Ce n'est pas de l'apathie, c'est du désespoir. Ils ne sont pas apathiques, ils sont au contraire très sensibles à ces questions, mais ils ne savent pas quoi faire. Après la Seconde Guerre mondiale, la classe d'affaires a endoctriné la société sur l'américanisme. Celui-ci a tout emporté... les ouvriers, les églises, les écoles, les clubs sportifs, le gouvernement. Les syndicats, les partis politiques ont été éliminés. Il n'y a plus qu'un seul parti, celui des affaires, avec deux factions. C'est donc très différent des années 1930, lorsqu'on pensait qu'on pouvait réformer l'économie.
Pensez-vous que nous sommes en train de rater une occasion de réformer le capitalisme ?
Vous savez, on dit que les Etats-Unis sont le pays du marché libre, celui du capitalisme, et pourtant il repose fondamentalement sur le secteur public. Vous utilisez un ordinateur, Internet, vous prenez un avion, tout cela a été financé par l'Etat. Regardez où nous nous trouvons en ce moment : toutes les technologies du MIT ont été financées par le Pentagone avant d'être passées au secteur privé pour en faire du profit.
Dans cette crise, les régulateurs ont-ils joué leur rôle ?
Le détonateur a été la crise des crédits " subprime " et des instruments financiers complexes. Que faisait la Réserve fédérale ? Elle n'a pas remarqué que les prix des maisons s'envolaient plus que de raison ? Alan Greenspan opérait sur la base d'une croyance religieuse fondamentaliste qui est que le marché est efficace. Ce principe n'a aucune réalité empirique mais il a beaucoup de valeur pour les riches. Les prix étaient devenus extravagants. Les régulateurs n'ont pas pris leurs responsabilités et n'ont pas surveillé des instruments financiers complexes qui rendaient le risque incompréhensible. Ceux qui ont tiré le signal d'alarme se sont fait tirer dessus par les économistes les plus en vue. C'est d'ailleurs à ces derniers qu'Obama a fait appel pour panser les plaies de la crise. Si quelqu'un regarde ça de Mars, il doit s'évanouir de rire ! Malheureusement, cela n'a rien de drôle.
Qu'est ce qui peut changer ?
La financiarisation de l'économie, l'idéologie fanatique de l'efficacité des marchés et le pouvoir croissant du secteur financier ont précipité la crise. Mais je ne crois pas que les choses vont changer. L'industrie financière va sortir plus concentrée, avec quelques dégâts sociaux. Au lieu d'avoir 10 banques trop importantes pour faillir, on en aura deux. Mais le système demeure le même. Le gouvernement continue de les protéger, cela crée des incitations perverses et ils s'en sortent plus puissants que jamais. Ce qui n'est pas une surprise puisqu'ils décident des programmes politiques.
Que pensez-vous des différents sauvetages opérés par le gouvernement ?
Vous savez, les sauvetages sont routiniers et se font sous différentes formes. Les achats publics, par exemple, sont une forme d'aide. La recherche fondamentale subventionnée en est une autre.
Oui, mais que pensez-vous du sauvetage des banques, de la polémique sur les bonus provoquée par les sommes mises par Goldman Sachs pour les payer à ses banquiers ?
Il n'y a rien d'autre à attendre de Goldman Sachs. Ils veulent accroître leurs profits et s'organisent pour cela. A l'Ouest, quand on parle de la crise, on fait référence à la crise financière, mais c'est loin d'être la pire des crises dans le monde. La famine est bien pire. Plus de 1 milliard d'individus n'ont pas assez à manger et l'aide humanitaire diminue parce que les donations se tarissent. Alors, oui, on sauve les banques. Mais le choix des priorités est sidérant.
Une très grande partie de l'économie américaine repose sur la consommation des ménages. Est-ce que la crise peut faire changer cela ?
Oh, ce n'est pas seulement la consommation. C'est aussi la dette. Environ 70 % du PNB viennent de la consommation des ménages et tout cela est alimenté par un niveau de dette sans précédent. Qu'il s'agisse de la dette des ménages, des entreprises ou de l'Etat. Tout cela découle de la financiarisation de notre société. Dans les années 1970, le secteur financier représentait à peine quelques points du PNB, il en fait probablement plus d'un tiers désormais. Et cela s'accompagne d'un énorme pouvoir politique.
Mais on voit bien que le comportement des Américains est en train de se modifier, ils épargnent davantage...
Les gens épargnent plus, il y a un changement, mais l'économie ne peut pas le tolérer si son moteur est la consommation. Elle la suscite et les gens y sont poussés par cette propagande massive que sont la publicité et le marketing. C'est une façon de contrôler les personnes. En les contraignant à s'intéresser aux choses superficielles de la vie. Tout cela contribue à créer un sentiment de désespoir et d'aliénation. Lors de la dernière élection, 98 % des personnes titulaires d'un siège ont été réélues au Congrès. C'est un chiffre choquant quand on sait que le niveau d'approbation du Congrès ne dépasse pas 15 %. C'est l'une des multiples indications de la dépolitisation de notre société. Cela se voit aussi dans le débat sur la santé. Il y a une façon simple d'agir, c'est d'autoriser le gouvernement, comme partout ailleurs dans le reste du monde, à négocier les prix des médicaments. C'est illégal aux Etats-Unis, une loi l'interdit. Et le sujet n'est même pas sur la table aujourd'hui !
L'administration Obama, qui justement essaie de réformer l'assurance-santé, ne vous donne aucune raison d'espérer ?
Regardez qui l'a financé ! Il a eu plus de contributions des milieux financiers que McCain ! Ses réformes sont douces, et elles laissent les compagnies d'assurances contrôler la situation. L'idée d'une assurance publique ne passera jamais. Les laboratoires expliquent qu'ils ont besoin de faire des profits géants pour financer leur recherche mais la recherche fondamentale est faite sur les fonds publics, les laboratoires font surtout du développement. Tous ces sujets ne sont même pas discutés.
PROPOS RECUEILLIS PAR VIRGINIE ROBERT (À BOSTON)
Son parcours
Né à Philadelphie, il y a quatre-vingts ans, Noam Chomsky est un des dix universitaires les plus cités dans le monde. Fondateur de la grammaire générative, ses recherches ont joué un rôle crucial dans la " révolution cognitive ", qui rapproche le fonctionnement de l'esprit de celui d'une machine de traitement de l'information. A la manière d'un Sartre en France, il a mis son immense notoriété au service de combats qui le situent du côté de l'extrême-gauche. Lorsqu'on le rencontre dans son bureau encombré de livres au MIT, dans un immeuble multiformes dessiné par Frank Gerhy, cet infatigable militant paraît apaisé, tranquille, bienveillant. Jusqu'à ce qu'il se mette à parler. Adversaire patenté de George Bush, cet intellectuel de gauche ne ménage pas pour autant ses piques contre Barack Obama, parce que ce dernier ne bousculera pas l'ordre établi que l'éminent linguiste condamne de toutes ses forces. Polémiste vigoureux, critique acerbe de la politique extérieure américaine, il porte un œil sans complaisance sur la crise actuelle. Celle-ci ne changera rien parce que le pouvoir reste à la botte des financiers, explique-t-il. Il décrit le prolétariat américain dans une situation de désespoir, incapable de s'organiser pour lutter contre les puissances de l'argent.
Mon commentaire: "Tant qu'il y a de la vie... etc.", alors ORGANISONS NOUS, à gauche. J'insiste: "à gauche".
- D'abord, qui est vraiment "de gauche"?... Je veux dire "QUI L'A MONTRE" en soutenant résolument PAR SON ACTION les populations les plus démunies de sa commune ou de sa région , en agissant pour l'a (faute de quoi, tout le monde se prétendra de gauche, le temps d'une ou deux élections: même notre Président ... et même DSK qui a crée les stock options et autres fariboles juteuses).
NB: C'est dire que les étiquettes (MoDem, FG, PS, MRC etc ) , les discours (Sarkozy a subjugué des foules) , les promesses non accompagnées de "preuves" (actes) sont à prendre avec des pincettes.
- Comment démonter des discours dont l'acteur n'a pas du tout l'intention de passer à l'acte: une seule solution... pour éviter de se laisser encore tromper, JUGER SUR LES ACTES... Qui dit quoi, et qu'a-t-il (elle) fait en attendant??? Le personnage politique est-il vraiment déjà engagé dans la démarche qu'il clame, ou bien agite-t-il un miroir aux alouettes le temps d'une élection (53% d'alouettes en Mai 2007, ce n'est pas négligeable! Attention de ne pas renouveler l'exploit!).
16 août 2009
Si la crise est finie, c'est malgré Sarkozy
Extrait:
la France résiste, encore et toujours, grâce au modèle que notre
Monarque voulait détruire : la consommation des ménages s'en tire
toujours relativement bien (+0,3%), et tire la croissance. Près de la
moitié des revenus des Français n'ont pas été affectés par la
récession, grâce à tous ces filets sociaux avec lesquels Nicolas 1er
voulait rompre : retraites par répartition, indemnités chômage,
fonction publique, assurance maladie, allocations familiales, etc. Les
ménages ont délaissé l'investissement (pour preuve, la chute du marché
immobilier), et largement profité de la baisse de l'inflation,
quasi-réduite à zéro depuis des mois. Dans une interview au Figaro le 14 août, Christine Lagarde se fécilite de ce « regain » de pouvoir d'achat pour lequel son gouvernement n'est pour rien : « C'est l'un des effets positifs du ralentissement de l'inflation en début d'année, qui a conforté leur pouvoir d'achat ».(...)
08 août 2009
Dollarium tremens: la dé-dolarisation en marche ( août 2009)
Sur l'excellent blog SPARTACUS 1918
« Il
est préférable que la plupart des citoyens de notre nation ne
comprennent pas le fonctionnement de notre système bancaire et
monétaire parce que, si c' était le cas, je pense qu'ils
commenceraient une révolution dés demain matin. » Henri
Ford
La danse du scalp
contre le dollar roi, est de nouveau active et de nouvelles tribus
tournent autour du feu pour liquider le roi
dollar et adorer de nouveau le veau
d' or.
Ce n' est certes pas nouveau, depuis l' abandon de l' étalon or en 19141, jusqu' aux accords de Bretton Woods2 après la seconde guerre mondiale, la gestion financière de la planète fut l' objet de nombreuses remises en question. Le Bancor3 proposé comme monnaie internationale fut rapidement mis au rancart par les Etats Unis qui imposèrent alors le dollar. Tant que les Etats-Unis, disposaient dans les coffres de Fort- Knox d'importante réserves en or, il n' y avait pas de problème. C'est seulement quand la croissance économique se déplaça des Etats-Unis vers l' Europe, que les réserves d' or des américains s'amenuisèrent et se traduisirent par un déficit de plus en plus important de leur balance des paiements. C' est à ce moment que les premières remises en cause du dollar comme monnaie universelle commencèrent. En dépit de diverses mesures de « replâtrage » le dollar se maintiendra. C'est en mars 1968, qu'une nouvelle crise monétaire éclate , qui se soldera par la mise en place d'un double marché de l' or.4
Depuis que le dollar est devenu l'étalon monétaire de la planète, tous ceux qui ont essayés de le détrôner, n'y sont pas parvenus, En France De gaulle ( 1965), puis Giscard ont essayés, ils ont été évincés. Quand Saddam Hussein voulu payer le pétrole en euro, il avait mis en place une arme de « destruction massive » qui lui vaudra la vie.
Stock d’or, en % des réserves mondiales
|
Années |
Etats-Unis |
Royaume-Uni |
France |
Allemagne
|
|
1923 |
44,4 |
8,6 |
8,2 |
1,3 |
|
1924 |
45,7 |
8,3 |
7,9 |
2,0 |
|
1925 |
44,4 |
7,8 |
7,9 |
3,2 |
|
1926 |
44,3 |
7,9 |
7,7 |
4,7 |
|
1927 |
41,6 |
7,7 |
10,0 |
4,7 |
|
1928 |
37,4 |
7,5 |
12,5 |
6,5 |
|
1929 |
37,8 |
6,9 |
15,8 |
5,3 |
|
1930 |
38,7 |
6,6 |
19,2 |
4,8 |
|
1931 |
35,9 |
5,2 |
23,9 |
2,1 |
Source : Barry Eichengreen, 1996, L’expansion du capital. Une histoire du système monétaire international, L’Harmattan,p.87.
Depuis, la crise financière , à considérablement réduit la puissance de la City et de Wall street, le dollar n 'est même plus une monnaie suspecte, il n' est plus une monnaie ou si l' on préfère une monnaie hélico5 alimentée par la planche à billet.
Alors les détenteurs de dollars s'énervent un peu plus et prennent des initiatives, les monarchies du Golfe (Arabie saoudite, Bahrein, Emirats arabes unis, Koweit, Oman, Qatar, envisageaient, pour 2010 une monnaie unique sur le modèle de l' euro. Au moment de signer l' accord il n' en restait plus que quatre. Puis se fut le tour des détenteurs de matières énergétiques, qui ne veulent pas être les dindons de la farce, de passer à l' offensive. Le Cartel de l' OPEP et la Russie veulent marcher sur les traces de Saddam Hussein; ils comptent mettre en place une monnaie unique pour honorer les contrats pétroliers. Le Kazakhstan et l’Iran veulent une monnaie régionale, la Chine propose la mise en place d'une monnaie universelle par la mise en place d’un instrument de paiement dont la valeur serait déterminée à partir d’un panier de monnaies, et non plus fixée sur celle du dollar américain. Or cet instrument existe déjà, mais pas pour cet usage : ce sont les DTS. Fin mars, Dominique Strauss-Kahn déclarait « légitimes » les discussion sur une nouvelle monnaie de réserve.
Michael Hudson6, dans son article : Dé-dollarisation: le démantèlement de l' empire militaire et financier américain (17 juin 2009) va jusqu à dire :
« La ville Russe de Iekaterinbourg, la plus importante à l’est de l’Oural, pourrait désormais être connue comme le lieu où sont morts non seulement les tsars mais aussi l’hégémonie américaine. Non pas uniquement l’endroit où le pilote américain Gary Powers a été abattu en 1960, mais aussi celui où l’ordre financier international dominé par les USA a été mis à bas.
La remise en cause de l’Amérique sera le thème principal des réunions élargies de Iekaterinbourg, en Russie (ex-Sverdlovsk) des 15 et 16 Juin rassemblant le président chinois Hu Jintao, le président russe Dmitri Medvedev et les représentant les six pays de l’ Organisation de Coopération de Shanghai (OCS). Cette alliance regroupe la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Tadjikistan, le Kirghizstan et l’Ouzbékistan. L’Iran, l’Inde, le Pakistan et la Mongolie y ont le statut d’observateurs. Mardi le Brésil s’y joindra pour les discussions commerciales entre les pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine). » «
Suite à cette réunion le Président Sarkosy s' est dit en accord avec l' esprit de Iekaterinbourg, ceci dans la logique du Gaullisme et lors du G8 qui s' est tenue à L' Aquila (Italie) plusieurs chefs d’État et de gouvernement ou leurs représentants ont clairement remis en cause l’ordre monétaire existant depuis les accords de Bretton Woods, ainsi que la prédominance du dollar dans les échanges mondiaux. Nicolas Sarkozy, a appelé à un débat sur la monnaie de réserve. Le représentant chinois a évoqué, pour sa part, "un régime monétaire international de réserve diversifié et rationnel" sur la base des droits de tirage spéciaux (DTS), le panier de monnaies utilisé par le Fonds monétaire international (FMI).
Le ministre allemand des finances Peer Steinbrück, a tenu à prendre ses distances en informant la presse que l' Allemagne restait farouchement favorable au dollar comme monnaie de réserve.
Selon Peer Steinbrück, "le rôle dominant des marchés financiers anglo-saxons" demeure mais il s'est "relativisé" avec la crise financière. le ministre social-démocrate (SPD) dans l'hebdomadaire Manager magazin, indique que "le dollar va certainement garder son rôle particulier", mais selon lui "dans une proportion moins importante".
La réponse américaine ne s'est pas fait attendre
Le président Obama a défendu le dollar : “En ce qui concerne la confiance dans l’économie américaine ou dans le dollar, je ferais remarquer que le dollar est extraordinairement fort en ce moment. Et la raison pour laquelle le dollar est fort en ce moment, c’est parce que les investisseurs considèrent que les États-Unis ont l’économie la plus forte du monde, avec le système politique le plus stable du monde. Je ne crois pas à la nécessité d’une monnaie mondiale.»
Il apparaît donc, que la question du dollar comme monnaie universelle est au centre des contradictions du monde capitaliste, au centre de leurs rivalités. Comme l' histoire de l' argent nous l' enseigne, il arrive toujours un moment ou il faut passer sous les fourches caudines du « paiement au comptant », ce moment semble arrivé..
En ce qui nous concerne, nous ne pensons pas
que le retour à l' étalon or , change les paramètres de la crise
du capital, ni un système basé sur les DST et autres monnaies. Il
nous faudra revenir sur cette question dans un prochain article. Pour
rappel l' article ci-dessous de Loren Goldner qui anticipait déjà
la crise.
continuité et discontinuité dans le déclin de l' accumulation mondiale centrée sur le dollar
notes
1 Le système de l'étalon-or a fonctionné de 1879 à 1914. Issu de l'échec du système bimétallique, il ne survivra pas à la crise économique et financière créée par la première guerre mondiale.
2Les accords de Bretton Woods, furent conclus à la suite d' une conférence tenue du 1er au 22 juillet 1944, entre quarante quatre pays membres, afin d' instituer un nouvel « ordre monétaire » suite à la deuxiéme guerre mondiale. Ces accords sont à l' origine de la création du fond monétaire international (FMI) et de la Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD)
3 Etalon monétaire international dont la création fut proposée par John Maynard Keynes lors de la conférence de Bretton Woods (1944) et qui aurait servi de référence pour déclarer les taux de change.
4L'or monétaire ne représentait plus, en 1968, que la moitié des réserves mondiales, contre les deux tiers en 1958. l' économie mondiale manquait de liquidités, ce qui favorisera le passage de l' étalon de change-or à l' étalon dollar
5 En novembre 2002, Bernanke (qui n’était alors qu’un des gouverneurs de la Réserve fédérale) a prononcé un discours célèbre dans lequel il a déclaré qu’au cas où déflation aux Etats-Unis serait semblable à celle du Japon, le gouvernement américain devait imprimer de l’argent à l’infini (faire marcher la planche à billets) et le déverser par hélicoptère. Depuis on le surnomme « helicopter Ben ». Les marchés le soupçonnent d’être un inflationniste.
6 Michael Hudson, brillant économiste jusqu’à récemment tout à fait marginal (pas marxiste, plutôt hudsonien). Son livre Super imperialism (1972) décrivit si bien la stratégie américaine de l’« Imperial Management Through Bankrupcy » (gestion impériale par la faillite) que le gouvernement Nixon s’en servit pour affiner sa stratégie. Il démontra que « l’aide » américaine subventionnait les exportations américaines et rien de plus, ce qui obligea le ministère du Commerce à réviser et même à supprimer les statistiques sur lesquelles Hudson s’appuyait. Super Imperialism a été réédité en 2002 par Pluto Press (Londres) avec une nouvelle préface et un nouveau chapitre final qui remettent l’analyse à jour.
06 août 2009
CRISE: Olivier Mongin , directeur de la revue ESPRIT
"On croyait le monde illimité : c'est une illusion"
Extrait:
.............. Les appels à une régulation mondiale vous paraissent-ils être à la hauteur de ce choc ?
Je ne suis pas certain que la réforme de la gouvernance par la
régulation mondiale soit la réponse appropriée à la crise protéiforme
que nous connaissons. Cette réponse "par le haut" ne me paraît pas
suffisante pour répondre aux besoins de réarticuler les flux mondiaux
et les fondamentaux territoriaux que l'on sent poindre partout. Il me
semble plutôt qu'en recréant des territoires significatifs, dotés d'une
régulation économique à bonne échelle et répondant aux besoins locaux,
on parviendra bien mieux à résoudre le double défi écologique et
économique qu'en imposant seulement des réponses nationales ou
internationales. On voit bien qu'en France avec le Grand Paris, comme
ailleurs, la conception des nouvelles métropoles est devenue centrale
dans les stratégies de développement et de rééquilibrage des économies.
Alors que chacun se trouve aujourd'hui physiquement confronté au retour
du réel, la crise, dans toutes ses dimensions, est bel et bien
l'occasion de repenser le fonctionnement des territoires.
.....;
Lire l'article
05 août 2009
117ème semaine de Sarkofrance.
Sarkoland: l'usine à bobards marche plein pot
Juan - blogueur associé - | Dimanche 02 Août 2009 sur Marianne2
117ème semaine de Sarkofrance. Après les sondages, la chaîne histoire, le président surmené, la Poste en voie de privatisation, la carte électorale sur-mesure, la taxe carbone, le vrai coût de la libération des infirmières bulgares, la plainte de Sarkozy annulée, l'impunité judiciaire d'un ami du Château. Bonnes vacances Monsieur le Président!
Pour
sa 117ème semaine à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a découvert que le
travail pouvait être mauvais pour la santé. Situation cocasse pour le
chantre du « Travailler plus »! Dimanche dernier, la France s'est arrêtée de respirer,.....
Lire la suite...
Commentaire: Mensonges... privatisation des biens publics... manipulations de l'opinion... cadeaux aux chefs d'état... Il y aurait aussi cet emprunt qui sera destiné à enrichir les déjà plus riches compte tenu des intérêts pharamineux qui leur seront servis lorsqu'ils y contribueront (et ces intérêts financés par QUI?. Devinez...)
04 août 2009
Le remboursement des aides aux producteurs de fruits et légumes
Sur le blog "DE PRES DE LOIN" JL Bianco
La commission européenne réclame le remboursement par les agriculteurs de 500 millions d’euros d’aides versées par l’Etat français depuis 1992.Au nom,bien sûr,du sacro-saint principe de la concurrence:ces aides auraient faussé la concurrence par rapport aux producteurs d’autre pays.Fallait-il alors laisser mourir les producteurs?Si on voulait dégoûter les Français de l’Europe,on ne s’y prendrait pas autrement!
J’ai deux convictions:il faut,enfin,que les aides soient réservées aux petits et moyens producteurs et à l’agriculture de qualité.Le scandale est que 80% des aides de la Pac bénéficient à 20% des agriculteurs(et encore,pas toujours à des producteurs!).Deuxièmement,si la commission européenne est si attachée au principe de "concurrence non faussée" pourquoi ne s’attaque-t’elle pas aux scandaleuses distorsions de concurrence qui résultent du dumping fiscal et social pratiqué par certains pays européeens?
Mon commentaire: "...que les aides soient réservées aux petits et moyens producteurs et
à l’agriculture de qualité..." Eh oui! Que ces aides aient été données
dans une proportion importante à... la reine d'Angleterre, et au Prince
de Monaco a de quoi stupéfier!!!
entre autres liens: http://www.gem.sciences-po
ou encore:
http://forum.aufeminin.com
NB: sur google taper: aides aux agriculteurs, prince de monaco, reine d'Angleterre. .. Lisez... Etonnant, non?
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Patrick Le Hyaric : Avec les producteurs de fruits et légumes
Le ministre de l'agriculture fait semblant de découvrir l'injoction de la commission de bruxelles a payer alors que cette attaque date du mois de janvier . La Vérité c'est que ce beau monde voulait le cacher durant la campagne des Européennes .Car ,M Barnier avait cherché a se couvrir en déposant pour la forme un recours devant la cour de justice européenne .Pourquoi M Le Maire fait l'innocent aujourd'hui en feignant découvrir ce dossier et pourquoi demande t'il avec tant d'acharnement aux paysans de payer alors qu'il sont déja exangue .La commission de Barroso invoque des distorsions de concurence . Quelle distorsions ? C'est la commission qui organise la baisse des prix précisément en mettant les producteurs Français ,Italiens,Espagnols; Portugais en compétition au seul bénéfice des margoulins du négoce et de la grande distribution .C'est la commission de Bruxelles qui a toujours refusé de mettre en place des calendriers d'importations négociés entre les différents pays .Les producteurs ne doivent pas payer . Ils ont déja assez trinqué pour cette Europe de l'argent-roi .Et; Mr Le Maire et tout le gouvernement doivent tenir tête a Bruxelles et ne pas rembourser . Qu'ils fassent preuve d'un peu de courage ! !Ou est leur slogan 'L'Europe vous protège '" Au dela cette affaire dévoile la nature de l'europe en construction . Ne laissons pas les producteurs isolés . Demain se prépare les mêmes problèmes avec les producteurs de cognac et les marins-pêcheurs .Et puis rappellons ces chiffres :15 milliards de cadeaux aux riches avec la paquet fiscal et des centaines de milliards pour les banques .Pas question de laisser faire .
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Pourquoi Bruxelles réclame 500 millions aux agriculteurs français
Par Eco89 |
L'Union reproche à la France d'avoir versé dix ans d'aides illégales aux producteurs de fruits et légumes. Explications. ................
Lire l'article (Rue 89)
le débat sur Le rapport entre la sortie de crise et l'emploi s'esquisse
Dominique Strauss-Kahn repousse la sortie de crise
Progressivement s'ouvre le débat sur le calendrier et sur les conditions de la sortie de crise. Dans ce cadre, les déclarations de DSK de vendredi méritent une attention prioritaire.
Si la définition de "la
sortie de crise", c'est le retour à la croissance sur la base du taux
antérieur à la crise, le FMI annonce désormais la date de ... 2013 pour
retrouver ce taux de croissance en France.
De même, le débat sur le rapport entre la sortie de crise et l'emploi s'esquisse.
Il s'engage activement dans la vie politique Américaine.
La courbe de popularité de Barack Obama est à l'épreuve. Les raisons fondamentales sont simples : le chômage augmente et les impôts fédéraux devraient progresser. Ce sont les deux critères pour juger d'une "bonne" politique présidentielle aux Etats-Unis.
Pour le moment, il n'y a pas matière à inquiétude. Mais la véritable angoisse réside dans le lien entre reprise et emploi.
Et s'il y avait une reprise sans emploi ?
Ou plutôt si la reprise ne signifiait pas un retour aux emplois d'avant-crise ?
Les économistes Républicains évoquent de plus en plus ouvertement cette situation. Une reprise sans emploi mériterait-elle le nom de reprise ? La "nouvelle économie" post-crise sera-t-elle comme avant ? Si les Etats-Unis s'engagaient durablement dans la logique d'un taux élevé de chômage, quelles seraient les conséquences politiques ? Les élections de 2010 paraissent encore bien lointaines et finalement incertaines.
Ces questions ne se posent pas que pour les Etats-Unis. Le déroulement de la présidentielle 2012 en France risque d'être très impacté par ce sujet.
Ce qui mérite aussi l'attention, c'est l'alerte publique donnée par Dominique Strauss-Kahn sur le niveau de la dette Française.
Mon commentaire: "reprise"... de quoi, et au bénéfice de qui?
