25 novembre 2009
Dominique Strauss-Kahn prépare l'avenir en candidat libre
Comme d'habitude, ses proches ont annoncé la couleur. Invité mercredi 25 novembre du "Grand journal" de Canal+, leur mentor, Dominique Strauss-Kahn ne commentera pas les affaires de politique intérieure française. Les instances du Fonds monétaire international (FMI) qu'il dirige le lui interdisent expressément.
1949
Naissance à Neuilly-sur-Seine.
1986
Elu à l'Assemblée nationale.
1997
Ministre de l'économie et des finances du
gouvernement Jospin. En 1999, démissionne du gouvernement pour assurer
sa défense dans l'affaire de la MNEF. Il obtient un non-lieu en 2001.
2006
Devancé par Ségolène Royal dans la primaire socialiste pour la présidentielle de 2007.
2007
Nommé directeur général du FMI après avoir reçu le soutien de Nicolas Sarkozy.
Mais DSK n'a pas besoin de s'exprimer pour que le PS s'agite. Il lui suffit d'apparaître. D'autant que la popularité de Nicolas Sarkozy est en chute libre et que ses concurrents socialistes n'en profitent guère ou s'enferrent dans des luttes intestines.
"J'observe que, ces temps-ci, on compte de plus en plus de strauss-kahniens au PS", relève un député socialiste. Priés de se tenir cois "pour respecter le calendrier de Dominique", les proches de l'ex-candidat à l'investiture socialiste en 2006 assurent être de plus en plus sollicités. "Beaucoup de camarades souhaitent qu'il adresse un signal, même discret. Ils en seront pour leurs frais ; si DSK revient, ce ne sera pas pour être le candidat du PS - ce serait catastrophique - mais pour incarner l'alternance face à Sarkozy", assure l'un d'eux.
Indirectement, le directeur-général du FMI est à l'origine du "clash" survenu le 14 novembre à Dijon entre Ségolène Royal et Vincent Peillon. Quelques jours après la parution d'un sondage tonitruant plaçant Dominique Strauss-Kahn (51 %) devant Nicolas Sarkozy (49 %) au deuxième tour d'une présidentielle, l'ancienne candidate ne pouvait laisser, sans réagir, les dirigeants du courant l'Espoir à gauche se mettre au service du candidat le mieux placé à l'horizon 2012 comme ils en avaient affiché l'intention.
"Martine Aubry est absorbée par les difficultés du PS, Ségolène Royal est à la peine, François Hollande et les quadras n'émergent pas : dans ce paysage, la valeur relative de Dominique Strauss-Kahn est en forte hausse. Cela lui permet de se poser comme un recours", constate Jérôme Fourquet, de l'IFOP. Selon Brice Teinturier (TNS-Sofres), DSK peut faire fructifier deux atouts principaux : "Contrairement aux autres dirigeants socialistes, la question de la crédibilité ne se pose pas pour lui. En outre, il est très apprécié des plus de 50 ans qui se sont éloignés de la gauche."
Bénéficiant également d'une bonne image parmi les cadres mais aussi les électeurs situés à la droite du PS, M. Strauss-Kahn dispose, d'après les instituts de sondages, d'une belle "popularité de second tour".
A contrario, il manque de soutiens parmi les jeunes, les catégories populaires et à la gauche du PS. De plus, si sa prise de distance vis-à-vis de la scène politique française lui profite, l'ancien ministre est encore loin d'avoir totalement convaincu l'opinion.
Selon un autre sondage paru début novembre, 27 % contre 48 % des personnes interrogées considèrent que DSK dispose d'"un vrai projet pour la France", et 34 % contre 49 % jugent qu'il ferait un "bon président de la République".
Pour l'heure, ses partisans arguent de l'impossibilité de sonder les intentions profondes du "patron". "Le FMI l'a complètement libéré. Croyez-moi, son ego est rassasié. Il n'a pas de plan de carrière et il est libre vis-à-vis de lui-même", insiste le député de Paris Jean-Marie Le Guen.
Reste que chaque séjour en France du directeur-général du Fonds monétaire international donne l'occasion d'entretenir les liens au sein de son réseau. Mi-octobre, à Paris, il a été le témoin du mariage du député Jean-Christophe Cambadélis, au milieu du Tout-Parti socialiste. Fin juin, il était venu en grande pompe, et avec deux mois de retard, fêter son soixantième anniversaire aux Buttes-Chaumont. Là encore, les socialistes étaient nombreux à se presser autour de lui.
Les lieutenants de DSK, en dépit de quelques conflits de préséance - "Dominique n'a aucun porte-parole officiel au PS : il n'a jamais rien dit visant à accréditer l'existence d'un canal historique", s'amuse Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère -, s'efforcent de défendre au mieux les intérêts de celui qu'ils désignent parfois, sourire en coin, "l'imam caché". La question qui les préoccupe est l'organisation des primaires. En décidant de confier aux sympathisants la responsabilité de désigner leur candidat pour 2012, les socialistes n'ont pas facilité la tâche des partisans de DSK. Le mandat de directeur-général du FMI venant à échéance en septembre 2012, le calendrier n'était déjà pas facile à gérer : la procédure retenue le complique.
L'idéal, pour un Strauss-Kahn candidat, serait de retarder la procédure de désignation jusqu'à la fin 2011 pour conserver sa popularité intacte le plus longtemps possible. Or le "timing" envisagé par Martine Aubry - qui ne donne pas le sentiment d'avoir renoncé à toute ambition personnelle - évoque la fin du premier semestre 2011. François Hollande, lui, préfère la fin 2010.
La décision sera prise en juin 2010 mais, lors des premières discussions engagées sur cette question, les amis de DSK sont sortis du bois. Ils réclament des primaires concentrées sur quelques semaines avec des "éliminatoires" comprenant un nombre réduit de candidats. Il s'agit d'éviter d'exposer leur favori aux combats internes du PS et aux critiques de la gauche du parti mais aussi de "l'abîmer dans une confrontation face à des candidats qui ne boxent pas dans la même catégorie". Même s'il est loin de se désintéresser de ces considérations, M. Strauss-Kahn reste de marbre. Visiblement, l'heure de monter sur le ring n'a pas encore sonné.
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22 novembre 2009
François Hollande exerce son « droit d'inventaire »
Chargé par ses rivaux de tous les maux du PS avant que Martine Aubry lui succède, l'ex-premier secrétaire peut aujourd'hui revenir pour faire la leçon à ses camarades dans un livre publié ces derniers jours. « Reims n'a rien produit sauf la division, la contestation et le ridicule » écrit-il dans ce Droit d'inventaire (1).
Le problème c'est qu'un an après, le spectacle continue, opposant cette fois Ségolène Royal à son ex-lieutenant Vincent Peillon. Incorrigibles socialistes ! C'en est au point que lui, l'opposant d'hier aux primaires pour la présidentielle, les attend maintenant avec impatience. Pas à la fin 2011 comme le prône la direction mais « au plus tard début 2011 ». « Plus on attendra, plus on laissera le président sans contre-président » prévient-il. Et plus longtemps le PS offrira le spectacle de ses divisions.
Opposé au système de primaires à l'américaine avec des régions tests prôné par Arnaud Montebourg, François Hollande demande au contraire à son parti de faire simple et court : « Un nombre limité de candidats et une campagne limitée dans le temps, trois ou quatre mois maximum ».
16 novembre 2009
Pourquoi Ségolène Royal a tapé l'incruste à Dijon?
http://fr.news.yahoo.com/78/20091116/tpl-pourquoi-sgolne-royal-a-tap-l-incrus-34cdeee.html
Par Marcelo Wesfreid, L’EXPRESS publié le 16/112009 à 16:51 - mis à jour le 16/112009 à 18:08
Si Ségolène Royal s'est invitée au rassemblement initié par Vincent Peillon, c'est pour ne pas laisser le champ libre à son ex-lieutenant et peser sur la constitution des listes pour les régionales.
Jusqu'à présent Ségolène Royal voulait rester en marge du fonctionnement des courants. Par sensibilité personnelle, par haine des appareils, par volonté de poursuivre son face-à-face avec l'opinion publique. Sa motion au congrès (baptisée "l'Espoir à gauche") s'était ainsi réunie à plusieurs reprises, comme à Assemblée nationale en janvier ou à Marseille en août, sans que jamais l'élue poitevine n'éprouve l'urgence de faire le déplacement.
Lors des nominations dans les instances du PS, l'an dernier, ou à l'occasion de la préparation des européennes, Royal s'était également montrée distante, voire indifférente à la vie interne du parti. Elle avait rechigné à plonger dans le bain trouble des négociations entre courants, ne cherchant pas à imposer par tous les moyens ses proches, comme Gilles Savary, à des places éligibles.
Quelle mouche a piqué Royal?
Quelle mouche a donc piqué Royal à Dijon? Comment expliquer le soudain et fracassant come-back dans l'appareil de celle qui martèle désormais qu'elle sera "vigilante", qu'elle refusera toute "instrumentalisation" du courant et sa transformation en "secte"?
La raison est double: elle ne veut pas laisser le champ libre à son ex-lieutenant Vincent Peillon ; et, au-delà des rivalités de personnes, elle veut peser sur la constitution des listes aux régionales, en reprenant pied dans le PS. Royal se démène pour imposer ses amis, comme la maire du IVe arrondissement de Paris Dominique Bertinotti.
Pour elle, le rendez-vous de mars est crucial. C'est l'occasion de se constituer un escadron d'élus et de cadres intermédiaires qui seront précieux pour l'échéance électorale majeure: la présidentielle de 2012.
07 novembre 2009
Selon Le Canard Enchaîné, Désirs d'avenir a changé de statut juridique pour revenir dans la légalité
(.......) Sans y paraître, le Canard Enchaîné livre une véritable bombe : selon l'hebdomadaire, le statut juridique de Désirs d'avenir a changé au mois de novembre 2008. Le Canard affirme que la structure de Ségolène Royal était un parti politique (donc soumise à une réglementation stricte en terme de financement, comme l'a rappelé Eric Woerth) et qu'elle est devenue une association pour que Pierre Bergé continue à soutenir financièrement Ségolène Royal en toute légalité (c'est-à-dire sans plafonnement de l'aide).Une information qui ferait l'effet d'une bombe... si c'était vrai
Pourquoi cette information est-elle explosive ? Si le Canard
Enchaîné dit la vérité, cela signifierait que le financement de Désirs
d'avenir était illégal jusqu'en novembre 2008 puisque l'aide apportée
par Pierre Bergé (personnellement ou par l'intermédiaire de
l'association "Les Amis de Ségolène") était soumise aux règles strictes
du financement de la vie politique : 7500 euros par an pour un
particulier. Or, de toute évidence, l'aide financière de Pierre Bergé
dépasse très largement ce montant puisqu'il loue à ses frais les locaux
de Désirs d'avenir en plein cœur de Paris depuis la fin de la
présidentielle 2007.
Deux conclusions :
- soit le Canard Enchaîné a publié une fausse information. Dans ce cas,
il s'agit d'une attaque totalement infondée destinée à nuire
gratuitement à la réputation de Ségolène Royal puisque l'hebdomadaire
affirme que Désirs d'avenir a changé de statut juridique pour se
conformer à la loi, sous-entendant que ce n'était pas le cas avant
novembre 2008.
- soit les informations du Canard enchaîné sont vraies, dans ce cas,
c'est particulièrement gênant pour l'ex-candidate à la présidentielle
puisque cela signifierait tout simplement que le financement de ses
activités politique en 2008, via Désirs d'avenir, était illégal.
Affaire à suivre donc.
http://www.politique.net/2009012801-desirs-d-avenir-changement-de-statut-juridique-canard-enchaine.htm
