20 juillet 2009
L'impasse du PS
(...........) En fustigeant le “double jeu” de la lettre de Martine Aubry, Jean-Luc Mélenchon dénonce une manoeuvre selon lui plus guidée par des raisons de stratégie interne que pour créer les possibilités de la victoire de la gauche en 2012.
“La première secrétaire agit comme si les européennes n’avaient pas eu lieu. Elle fait référence à 1936, 1981, 1997, des moments d’union de la gauche mais aussi de forte domination socialiste. Elle rejoue ainsi l’histoire héroïque et mythique en contradiction avec la réalité politique et intellectuelle actuelle. Plus le PS s’enferme dans un modèle initial, moins il sera capable de trouver un leadership. Pour conserver l’essentiel, il faut changer”, analyse Vincent Duclert.
Les autres partis de gauche ont gardé un mauvais souvenir de leur dernière alliance avec le PS à la suite des règlements de comptes après le 21 avril 2002. Le PS a ainsi imputé l’arrivée de Le Pen au second tour à la dispersion des votes à gauche. “Il est navrant qu’ils pensent qu’en un claquement de doigts, ils puissent rétablir une relation inexistante avec les autres partis depuis l’échec de la gauche plurielle”, commente Rémy Lefebvre.
(............;)
16 juillet 2009
MG Buffet répond à la lettre d'Aubry
Marie-George Buffet répond à la lettre de Martine Aubry
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 16 juillet
Réponse de Marie-George Buffet suite à la lettre de Martine Aubry : "Chère Martine, La situation du pays est grave. C’est par ces mots, que
nous ne pouvons que partager, que débute la lettre que tu viens de nous
adresser. Mais à ce constat, qui impose effectivement à toutes les
forces de gauche des responsabilités particulières, j’en ajoute
d’emblée un second : si la situation du pays est grave, celle de la
gauche l’est aussi. Et il y a des raisons à l’une et l’autre de ces
situations. La
crise que connaissent notre pays, l’Europe, le monde n’est pas une
crise de plus. Elle est, à nos yeux, une crise globale du système
capitaliste mondialisé. Après avoir construit, ces dernières décennies,
la domination renforcée des multinationales et des marchés financiers,
et la croissance exponentielle des profits sur l’écrasement des revenus
salariaux, sur la mise en concurrence systématique des salariés, des
peuples et des territoires, sur le recul des protections sociales et
des politiques publiques au profit de la marchandisation accrue de
toutes les activités humaines et des ressources naturelles, les
partisans de ce système cherchent aujourd’hui une sortie de crise dont
les salariés paieraient l’addition. C’est inhumain, profondément
injuste et totalement inefficace. On ne sortira plus de telles crises
sans s’attaquer à la domination de ces logiques. La crise écologique et
climatique est d’ailleurs le résultat des ces politiques de profit
court-termistes, poussant à un productivisme aveugle, ignorant la
nécessité d’apporter des réponses durables aux besoins humains, dans le
respect des populations et des éco-systèmes. L’hégémonie capitaliste
sur le monde a de surcroît conduit à l’amplification d’une très grave
crise démocratique qui met à mal à tous les niveaux la légitimité de
choix imposés aux populations contre leurs intérêts et ceux de l’avenir
de la planète. C’est particulièrement vrai de la construction
européenne actuelle, qui bafouant le « non » des Français en 2005 et
exigeant aujourd’hui des Irlandais de revenir sur leur vote, s’acharne
à mettre en œuvre le traité de Lisbonne et ses orientations libérales.
La France est entrée dans cette crise alors même que la droite au
pouvoir, avec à sa tête Nicolas Sarkozy, accélérait la mise en œuvre de
toutes les politiques libérales dont la crise manifeste l’échec
cinglant. La France et son peuple subissent ainsi, avec la crise
capitaliste et la politique de Nicolas Sarkozy, une double peine. Si
dans ces conditions le programme de l’UMP était mené à son terme, ce
serait catastrophique pour l’avenir de notre pays. La France en
sortirait défigurée. Conscient du danger, notre peuple a clairement
manifesté ces derniers mois son opposition à la poursuite de cette
politique. Mais sans alternative politique à la hauteur, cette
opposition populaire risque d’être condamnée à l’impuissance. Et la
droite ne manquerait pas d’exploiter plus encore le désarroi que cela
nourrirait. Il y a donc effectivement urgence à relever le défi de
la construction d’une alternative politique à gauche. Mais il ne
suffira pas pour cela de lancer des appels miracles au rassemblement,
quand à l’évidence l’état actuel de la gauche renvoie à de très sérieux
débats sur l’analyse de la crise et sur la nature des ruptures à opérer
pour en sortir. Tu invites à défricher les voies d’une « nouvelle
démarche de rassemblement à gauche ». Cela passe par une confrontation
transparente, associant le débat public populaire, sur ces choix. La
gauche est divisée et elle doit s’unir. Oui, mille fois oui, mais seule
la clarté des choix et du projet à mettre en œuvre peut l’unir. Cela
vaut à nos yeux pour toutes les échéances, sociales ou électorales.
C’est d’ailleurs cette double ambition, pour nous indissociable, de la
clarté du projet et du rassemblement le plus large jusqu’à constituer
une majorité populaire et politique, qui nous conduits à vouloir
poursuivre et élargir la démarche du Front de gauche que nous avons
initié avec de premiers succès lors de l’élection européenne. Autant le dire franchement, si des mobilisations
sociales ou des batailles parlementaires nous permettent de nous
retrouver, et jamais nous ne refuserons les possibles fronts d’action
contre la politique de la droite, nous ne percevons pas à l’heure qu’il
est la clarté nécessaire dans les positions du Parti socialiste sur
l’Europe, le financement des retraites, la réforme des institutions,
pour ne prendre que ces exemples d’actualité. Et que dire de la
répétition d’alliances locales avec le Modem, en totale contradiction
avec les intentions affichées dans ta lettre. L’état d’esprit constructif qui nous anime face aux
dangers de la situation actuelle me conduit évidemment à accepter la
proposition de rencontre que tu formules. La situation du pays et celle
de la gauche sont suffisamment graves pour ne négliger aucune démarche
de dialogue entre forces de gauche. Mais je le répète, c’est un échange
sérieux que nous voulons, sur le fond des choix devant lequel se trouve
la gauche, et non d’une démarche de façade ou de replâtrage." Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF Paris, le 15 juillet 2009.
JP Chevènement répond à la lettre de Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste
Martine Aubry a adressé une lettre aux responsables des partis et mouvements de gauche et écologistes. Voici la réponse que Jean-Pierre Chevènement, président du Mouvement Républicain et Citoyen, lui a adressé en retour.
Madame la Première Secrétaire, chère Martine,
J’ai bien reçu votre lettre du 7 juillet 2009.
Nous partageons l’idée que « la gauche doit changer », mais elle ne
saurait, selon nous, surmonter ses divisions que si, tous ensemble,
nous sommes capables de procéder à une analyse sérieuse et approfondie
de la « globalisation financière » ou si vous préférez, du capitalisme
financier de notre temps. Ce système qui a creusé les inégalités et
entraîné un profond recul de la démocratie ne s’est pas installé
d’hier. Sa crise implique que nous définissions des ripostes qui soient
« à la hauteur ». Nous devons offrir un projet dans lequel le peuple
français puisse se reconnaître.
A cet égard, nous sommes trop
conscients des insuffisances que la gauche a manifestées après 1983
aussi bien que dans la période dite de la « gauche plurielle »
(1997-2002) pour proposer de revenir à des formules qui ont montré
leurs limites. Il a manqué et il manque encore à la gauche un « projet
».
Nous sommes donc partisans d’Etats-généraux de la gauche où chacun
pourrait exposer ses analyses et ses propositions, non pas sur un sujet
particulier mais sur l’ensemble de la démarche qui permettrait de
rendre un espoir à notre peuple.
Nous ne voulons pas noyer sous des
initiatives particulières qui brouilleraient encore plus le message de
la gauche, l’autocritique salubre et nécessaire et les propositions à
la fois audacieuses et réalistes qui pourraient retisser un lien de
confiance, aujourd’hui fortement distendu entre la gauche et les
couches populaires.
Pour ce qui le concerne, le Mouvement
Républicain et Citoyen avait proposé, lors de son dernier Congrès, les
28 et 29 juin 2008, au Kremlin-Bicêtre, une « refondation républicaine » de toute la gauche.
Qu’entendons-nous par là ? Qu’en toutes choses l’intérêt du pays soit
notre boussole. C’est cette exigence républicaine qui pourrait
permettre de déboucher sur la création d’un grand parti de toute la
gauche seul capable de fournir l’électrochoc nécessaire. Nous
constatons que notre offre n’a rencontré aucun écho de la part de la
direction du parti socialiste, jusqu’à votre lettre du 7 juillet 2009 évoquant une « maison commune », aux contours, il est vrai, pour le moins imprécis.
Le redressement de la construction européenne, le rôle que la France
peut y prendre, la conception républicaine de la nation sont évidemment
des questions clés. L’est également l’élaboration d’un nouveau modèle
de développement qui soit soutenable dans la durée et tienne compte de
la nouvelle multipolarité du monde. Entre les Etats-Unis et la Chine
dont la relation structurera le XXIe siècle, la France et l’Europe ont
des intérêts légitimes à défendre, à commencer par ceux de nos couches
populaires, particulièrement éprouvées par les délocalisations
d’activités.
L’intérêt général de notre peuple et
celui de l’Humanité tout entière, ne sont pas contradictoires. Encore
faut-il inventer un nouveau chemin. C’est à cela qu’une gauche digne de
ce nom devrait consacrer ses efforts. Pour ne pas décevoir à nouveau,
la gauche doit tenir un discours de vérité.
C’est dans cet esprit que le Mouvement
Républicain et Citoyen est prêt à participer à la rentrée à une
rencontre des partis de gauche qui permette de « débroussailler le
terrain ».
Je vous prie de croire, Madame la Première Secrétaire et chère Martine, en l’assurance de ma meilleure pensée.
Jean-Pierre Chevènement le Mercredi 15 Juillet 2009 SUR SON BLOG
13 juillet 2009
Le PS peine à imposer son leadership
Gauche . Les socialistes échouent à convaincre leurs partenaires de reconduire des alliances sans choix clairs. Marie-George Buffet répond à Martine Aubry.
(..............)
Dans une lettre adressée ce matin à Martine Aubry, Marie-George Buffet lui - répond. « Si la situation du pays est grave, celle de la gauche l’est aussi », rappelle la secrétaire nationale du PCF. « Il y a donc effectivement urgence à relever le défi de la construction d’une alternative politique à gauche. Mais il ne suffira pas pour cela de lancer des appels miracles au rassemblement, quand à l’évidence l’état actuel de la gauche renvoie à de très sérieux débats sur l’analyse de la crise et sur la nature des ruptures à opérer pour en sortir. »
« La gauche est divisée et elle doit s’unir. Oui, mille fois oui, poursuit la responsable communiste, mais seule la clarté des choix et du projet à mettre en oeuvre peut l’unir. (…) C’est d’ailleurs cette double ambition, pour nous indissociable, de la clarté du projet et du rassemblement le plus large jusqu’à constituer une majorité populaire et - politique qui nous conduit à vouloir poursuivre et élargir la démarche du Front de gauche » initiée aux européennes. Or le PCF ne perçoit pas « à l’heure qu’il est la clarté nécessaire dans les positions du Parti socialiste sur l’Europe, le financement des retraites, la réforme des institutions », ou encore « la répétition d’alliances locales avec le Modem ».
Pour autant, « jamais nous ne refuserons les possibles fronts d’action » contre la droite, rappelle le PCF, qui accepte « évidemment la proposition de rencontre » avec Martine Aubry. Mais pour un « échange sérieux » sur « le fond des choix » et non sur « une démarche de façade
ou de replâtrage », conclut - Marie-George Buffet.
12 juillet 2009
Baylet et Mélenchon rejettent l'appel d'Aubry
Extrait:
(....) Jean-Luc Mélenchon, ancien socialiste et fondateur du Parti de
gauche, estime que l'appel au rassemblement adressé vendredi par la
première secrétaire du PS, Martine Aubry, aux partis de gauche, «sent
le double jeu». «On ne peut pas proposer l'union de la gauche au
national, et avoir un comportement contraire à la base»(...)
«Nous travaillons aux listes des régionales avec le PC, le NPA et les alternatifs. Nous n'avons pas d'autre choix pour échapper à l'étouffement de la gauche que tente Martine Aubry», assure-t-il en affirmant qu'il n'a «pas d'autre solution que de continuer à forger le Front de gauche». D'après lui, il faut faire «une entente qui s'élargit, qui seule permettra de renverser le rapport de force, en passant devant le PS».
Baylet : la «tentation hégémonique» du PS
De son côté, le patron des Radicaux de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, a appelé dimanche le Parti socialiste à renoncer à toute «tentation hégémonique». Il a souligné, notamment, le «manque de crédibilité du PS et de ses dirigeants». Tout en estimant que «la victoire ne peut exister qu'au prix de l'unité», il avertit dans un communiqué que «le rassemblement ne pourra se faire que dans le respect des alliés, sans tentation hégémonique, ce qui n'est pas la propension naturelle du PS». (....)
11 juillet 2009
Echapper à l'étouffement de la gauche......
Gauche: Mélanchon rejette la proposition d'Aubry
Extrait:
"S'il s'agit de cautionner une comédie, je n'en suis pas",
lance-t-il dans "Le Journal du Dimanche". La lettre envoyée le 7
juillet par Mme Aubry "est étrange. Qu'est-ce que c'est que cette
'maison commune', vocabulaire hérité de l'URSS de Gorbatchev? Elle
écrit que nous avons déjà eu des 'contacts informels'? De quoi
parle-t-elle? Je n'ai eu aucun contact avec le PS depuis la fondation
du Parti de gauche".
Citant l'alliance PS/MoDem à la municipale partielle à Aix-en-Provence (12 et 19 juillet), M. Mélenchon juge qu'on "ne peut pas proposer l'union de la gauche au national et avoir un comportement contraire à la base. Bref, la lettre d'Aubry sent le double jeu"
Pour lui, "la droite va
continuer à gagner tant que les socialistes n'auront pas rompu avec
elle (...) En attendant, je n'ai pas d'autre solution que de continuer
à forger le Front de gauche. Une entente qui s'élargit, qui seule
permettra de renverser le rapport de force, en passant devant le PS. Nous travaillons aux listes des
régionales avec le PC, le NPA et les alternatifs. Nous n'avons pas
d'autre choix pour échapper à l'étouffement de la gauche que tente
Martine Aubry". AP
Lire l'article
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Sarkozy dans un fauteuil en 2012. Comme Balladur en 1995
Extrait:
(........) Devant les élus UMP mardi soir, le Président a affiché une immense
confiance en lui. Il a annoncé son intention de se représenter et sa
certitude de gagner en 2012, en exposant de façon crue son« excellent
bilan » :
« On a bouffé la crédibilité de la gauche sur l'écologie, sur la culture, sur l'ouverture », a-t-il déclaré.
Revue de troupes présidentiables
Cohn
Bendit ? L’Elysée ne l’intéresse pas et sa seule ambition semble être
de choisir le challenger de Sarkozy. Martine Aubry ? Elle doit se
pincer jusqu'au sang pour croire qu'elle peut devenir autre chose que
le syndic de la rue Solférino. Et puis, comment prétendre gouverner la
France lorsqu’on ne parvient pas à gouverner le PS ? Manuel Vals ? Il a tout juste en sécurité, tout faux en économie.
Et combien de divisions ? Laurent Fabius ? Il a de l'allure à
l'Assemblée mais il reste déprimé par les sondages. François Hollande ?
Dans le paysage, il est encore l'un des plus drôles, donc des plus
crédibles. Mais qui le soutiendra ? Sûrement pas ceux qui ont poussé un
soupir de soulagement à son départ de la rue Solférino. Bertrand
Delanöe ? Il pourrait s'estimer heureux de ne pas devoir confier les
clefs de sa Mairie aux écolos en 2014. Moscovici ? Transparent.
Reste
Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal. Le premier est plombé par le
règlement du FMI qui lui interdit de trop montrer sa fiole à la
télévision ... Et le Résident de l'Elysée dit partout qu'il le veut à
Matignon, ce qui ne risque pas d'être populaire dans l'opposition. La
seconde a toutes les chances de se faire réélire en Poitou-Charente et
de s’en servir comme tremplin pour les primaires du PS, qui, en l'état,
se présentent pour elle comme une promenade de santé. Qu’elle arrive au
second tour arrangerait beaucoup de monde, y compris Nicolas Sarkozy
qui ne la craint pas.
Un sondage Jaffré pour 2012 ? Improbable...
Mais
le plus dramatique pour la gauche et toute l'opposition est ailleurs.
Au delà des hommes et des femmes, l’opposition, toutes tendances
confondues, n’a pas été capable de faire surgir une idée, une
proposition susceptible de donner l’impression de pouvoir mieux faire
que le gouvernement.(..........)
Lire l'article(Marianne)
Aubry appelle la gauche à une "nouvelle démarche" de rassemblement "sans préalable"
Martine Aubry, première secrétaire du PS, a appelé les partis de gauche, à l'exception du NPA, à une "nouvelle démarche de rassemblement" à gauche "sans préalable" et "dès les régionales", jugeant que c'est en étant "unie" que la gauche a connu ses "plus belles victoires".
![]()
Martine Aubry, la première secrétaire du Parti socialiste à Marcoussis, le 7 juillet 2009.
Martine Aubry, première secrétaire du PS, a appelé les partis de gauche, à l'exception du NPA, à une "nouvelle démarche de rassemblement" à gauche "sans préalable" et "dès les régionales", jugeant que c'est en étant "unie" que la gauche a connu ses "plus belles victoires".
AFP - Martin Bureau
Martine Aubry, première secrétaire du PS, a appelé les partis de gauche, à l'exception du NPA, à une "nouvelle démarche de rassemblement" à gauche "sans préalable" et "dès les régionales", jugeant que c'est en étant "unie" que la gauche a connu ses "plus belles victoires".
Dans cette lettre (adressée mardi et rendue publique vendredi) à Daniel Cohn-Bendit et Cécile Duflot (Europe-Ecologie), Marie-George Buffet (PCF), Jean Luc Mélenchon (Parti de gauche), Jean-Michel Baylet (PRG) et Jean-Pierre Chevènement (MRC), elle écrit: "notre objectif est de participer à l'élaboration d'un projet commun de la gauche en 2012" et de "mettre en oeuvre une stratégie politique électorale commune pour l'emporter".
Selon la patronne du PS qui parle de "maison commune", "nous devons, d'une seule voix, convaincre les Français que nous incarnons, ensemble, une alternative solide et durable", aspirant à une "société post-productiviste".
Jugeant que "c'est toujours en étant unis que nous avons connus nos plus belles victoires", elle souhaite que le rassemblement s'engage "dès les élections régionales", un "enjeu majeur pour la gauche".
Le PS est "prêt à travailler dans chaque région avec l'ensemble des partis de gauche et les écologistes, sur un projet commun et une réflexion commune sur notre stratégie électorale", écrit-elle.
Cette "nouvelle démarche de rassemblement" à gauche est abordée "sans préalable", les formes étant "à inventer collectivement", poursuit-elle, proposant notamment des "initiatives communes" sur l'emploi ou le climat en vue du sommet de Copenhague.(......)
Mon commentaire: Il va falloir être strict sur la mise en pratique des termes du contrat avec ce "PS" là. Jusqu'ici, les promesses n'ont pas été toujours tenues... Le PS qui dit "NOUS incarnons" n'incarne plus grand chose, ayant éloigné la moitié de ses adhérents depuis nov 2006, et "barré" la leader que les socialistes avaient choisi démocratiquement.
