26 octobre 2009
Une majoritaire parlementaire aux ordres du gouvernement
sur "de près de loin" (JL Bianco)
L’espace d’un instant, vendredi en fin d’après-midi, l’Assemblée nationale avait semblé s’affirmer en adoptant, contre l’avis du gouvernement, le principe d’une taxe additionnelle de 10% sur le bénéfice des banques (44 voix pour, 40 contre), proposé par le groupe socialiste.
Mais quelques secondes après le vote, un collaborateur de Jean-François Copé est venu expliquer à la presse qu’il y aura une seconde délibération.
Quelle erreur? L’ex-ministre des Sports Jean-François Lamour (UMP) a déclaré s’être trompé de bouton : il a voté pour mais voulait dire non, comme tous ses collègues UMP dont une partie avait pourtant soutenu l’amendement de Didier Migaud (PS) lors de son adoption en commission des Finances…
Déjà jeudi, le gouvernement avait humilié sa propre majorité UMP en l’obligeant à renoncer à un amendement sur la taxe professionnelle… Cet amendement était le fruit d’un consensus entre UMP et PS, mais cela avait suscité la colère du Medef! Le gouvernemement y était donc défavorable et la majorité UMP avait été contrainte à finalement abandonner son amendement et même à voter contre lorsque nous l’avons défendu!
Marc Laffineur, député membre de la majorité UMP a déclaré avec raison : "J’ai été scandalisé de voir que la présidente du Medef pouvait essayer de défendre des officines plutôt que l’intérêt général".
Décidément, chaque jour de débat parlementaire confirme la transformation de l’Assemblée nationale en simple "chambre d’enregistrement"…
