21 août 2009
Réponse d’un « militant qui n’en peut plus »à un responsable qui ne manque par d’air.
Dans la torpeur de l'été, "Camba", l'un des principaux artisans du congrès de Reims, l'un des principaux conseillers de la 1er secrétaire, prends la plume pour s'adresser à "un militant qui n'en peut plus".(à lire sur http://www.cambadelis.net/2009/08/18/lettre-a-un-militant-qui-n’en-peut-plus) Bien que me considérant plutôt comme "un militant qui n'en peut mais" je m'autorise, sans illusion, à lui faire part de ma réponse :
Réponse d’un « militant qui n’en peut plus »à un responsable qui ne manque par d’air.
Cher camarade, Mon cher « Camba »
(puisque
c’est ainsi qu’on te désigne au sein de notre parti si fraternel)
J’ai lu avec intérêt ton texte qui n’en manque pas. J’y retrouve toute la finesse d’analyse et toutes les qualités de dialecticien qui sont les tiennes. J’y découvre même quelques formules qui me semblent tout à fait opportunes, par exemple celle qui invite les socialistes à proposer une « alternative plutôt qu’une alternance » que je partage entièrement. J’avoue être un peu plus dubitatif sur l’invitation faite au PS de « retrouver une distance vis-à-vis du pouvoir ». Si tel est l’objectif, en effet nous sommes en passe de l’atteindre, et comment ! A moins que l’invitation soit de l’ordre de l’humour au second degré ? On pourrait se poser la même question à propos de la remarque optimiste selon laquelle, aux élections partielles locales depuis les européennes catastrophiques « le PS revient à son niveau moyen » Un de tes camarades de la Direction Nationale, qui est par ailleurs 1er secrétaire fédéral de la fédération du Nord, écrivait récemment que (je cite) «L’autocritique, si elle est nécessaire à un instant donné, ne doit pas devenir un exercice permanent et complaisant. " A n’en pas douter la lecture de ton texte le rassurera pleinement en ce qui te concerne.
Au sujet des « primaires », tu revendiques d’avoir été de ceux qui ont « introduit ce sujet dans le débat public » et tu rappelles que la « motion D s’en était fait l’écho » avant de souligner que « la 1er secrétaire a chargé l’un des nôtres de la rénovation et donc, des primaires ! » Outre que l’on pourrait s’interroger sur cette notion des « nôtres », qui indique une exclusion des « autres », on peut se demander si ce qualificatif est encore opportun pour le camarade en question quand on lit ses analyses sur la manière dont ses propositions de rénovation ont été accueillies en haut lieu. Quant à la justification de ton rejet de ce que tu indiques toi-même avoir proposé auparavant, à savoir que puisque certains qui en sont partisans auraient envisagés d’y être candidats, elles deviendraient « un facteur de désorganisation », c’est tout simplement superbe d’aplomb, pour éviter le mot de culot qui pourrait être désagréable !
Tout comme cet axiome que tu poses
comme allant de soi : « c’est l’élection
qui fait l’alliance » (Comme c’est l’occasion qui fait le larron ?)
Il me semble pourtant me souvenir de temps certes lointains où les partisans d’une
rupture avec les pratiques de la SFIO cherchaient
à imposer la même « union de la gauche » à tous les niveaux de la vie
politique au grand dam de quelques barons locaux qui se voyaient mal cesser de
fréquenter les « démocrates sincères » dans leurs conseils municipaux
ou généraux.
On atteint même une sorte de sommet en lisant sous ta plume cette question :
« pourquoi faudrait-il que les
socialistes s’allient principalement avec le modem ? » (alors
que strictement personne au sein du parti n’a proposé une alliance « principalement »
avec le MODEM) et cette affirmation tranquille selon laquelle « je ne vois pas pourquoi il faudrait faire de
cette question le problème stratégique central. »(alors que, lors du
congrès de Reims, toute la stratégie de ceux qui partageaient avec toi la
détestation de celle qui avait été la candidates choisie par les militants lors
de la présidentielle a consisté à faire de « cette question » l’alpha
et l’oméga d’un procès en diabolisation de celle-ci !)
Je suis par contre tout à fait en phase avec toi quand tu considère l’éradication du cumul des mandats comme une des premières rénovations à entreprendre. Peut-être même le PS pourrait-il s’imposer à lui – même cette interdiction du cumul, dés les régionales, plutôt que d’en rester à « l’engagement de le voter dans la prochaine législature » qui permet donc de ne rien changer à nos pratiques tant que nous ne serons pas majoritaires. A moins que Nicolas Sarkozy nous coupe là aussi l’herbe – pourtant rare – sous le pied en proposant lui-même la fin de cette « exception française ».
Je ne peux bien sur que m’associer à ton souhait d’un « La Rochelle » moins catastrophique que celui de l’année dernière, lors duquel tu avais été un des artisans reconnus des manœuvres qui en avaient fait tout le sel. Même si je crains que l’invitation à « ne pas critiquer le PS et ses camarades » (pendant un an, tu restes raisonnable !)doive être entendu comme « ne rien dire qui puisse déplaire à la Direction Nationale, à la 1er secrétaire et à ses deux mentors reconnus, « Barto et Camba ». Et surtout que la phrase par laquelle tu conclues cette partie de ta lettre ouverte : « ’s’il s’avère impossible de faire taire les critiques ou le bal des moitrinaires, (sic) alors, il faudra s’organiser pour faire parler la rénovation et le rassemblement. » doive s’entendre comme une menace de « faire parler la poudre »dont on ne peut ignorer la puissance quand un camarade de ton envergure et de ta réputation envisage de « s’organiser ». Je ne suis pas sur que c’est dans cet esprit que « La Rochelle » puisse être le premier épisode d’une vie interne apaisée !
En juin dernier, en militant socialiste discipliné depuis près de quarante ans, j’ai pris soin de répondre au courrier qu’avait adressé martine Aubry à l’ensemble des militants. Je n’ai pas beaucoup plus l’illusion que de voir la présente lue par toi que la précédente ne l’a été par elle. Mais « il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre » et la rédaction de cette réponse, que je m’autoriserait à faire partager par quelques camarades, m’aura au moins donné l'occasion, comme tu le souhaites en conclusion, de nourrir ma réflexion, ce dont je te remercie.
Salut et fraternité.
Robert Vanovermeir
Militant
socialiste
Section de Villeneuve
Sur le blog de R . Vanovermeir
19 août 2009
La lettre de Cambadélis aux socialistes: la vraie raison
"C’en est fini du temps des francs-tireurs"
Interview: L’élu parisien, proche de Dominique Strauss-Kahn, affirme sa volonté de dépasser les querelles personnelles ..
Par PASCAL VIROT
Secrétaire national du PS aux relations internationales, Jean-Christophe Cambadélis explique les raisons de sa lettre aux militants socialistes.
Pourquoi cette missive à quelques jours de l’université d’été du Parti socialiste à La Rochelle ?
Après avoir été directeur de la campagne du PS pour les élections européennes, même si elle fut malheureuse, je pense qu’une page se tourne pour moi.
La période du sniper à qui on reconnaissait quelques talents s’achève. J’aspire à être un homme politique de bonne volonté. C’en est fini du temps des francs-tireurs.
Est-ce une réponse, aussi, à l’échange de lettres peu amènes entre la première secrétaire Martine Aubry et Manuel Valls au début de l’été ?
C’est moins une offensive ou une réponse à ce qui s’est dit à cette époque que la volonté de trouver un chemin cohérent pour le renouveau du Parti socialiste. Il nous faut sortir de la sclérose par une démarche constructive.
Cette lettre aux militants s’adresse-t-elle aux amis de Dominique Strauss-Kahn dont vous faites partie ?
Dominique est un ami, un homme d’Etat d’envergure internationale que personne ne conteste. Il n’a rien dit de ses ambitions, si ce n’est celle d’aider à résoudre la crise financière mondiale.
Mais je sais qu’il pense qu’il y a urgence à aider, sans conditions, Martine Aubry à rénover le Parti socialiste, à le moderniser et à rassembler les socialistes.
La source: Libération
Mon commentaire: Dominique STRAUSS KAHN , qui est revenu discrètement , à plusieurs reprises, en France laissant toujours le même message "2012 m'intéresse"... puis "mais je ne veux pas de primaires ", préparerait son investiture 2012 par le PS en jouant le rôle du lapin que ses petits amis sortent du chapeau??? .... après avoir préparé sa venue en affaiblissant au maximum le parti des socialistes (faire chuter le nombre des adhérents en les faisant fuir, puis faire main basse sur l'appareil en novembre 08...) ?
Quel homme dévoué. A moins que..... bon sang, mais nous avions presque oublié un discours qu'il a prononcé: "Je considère que tout Juif dans la diaspora, et donc c’est vrai en France, doit partout où il le peut apporter son aide à Israël. C’est pour ça d’ailleurs qu’il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques. Tout le monde ne pense pas la même chose dans la Communauté juive, mais je crois que c’est nécessaire. Car, on ne peut pas à la fois se plaindre qu’un pays comme la France, par exemple, ait dans le passé et peut-être encore aujourd’hui, une politique par trop pro-arabe et ne pas essayer de l’infléchir par des individus qui pensent différemment en leur permettant de prendre le plus grand nombre de responsabilités. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, au travers de l’ensemble de mes a ctions, j’essaie de faire en sorte que ma modeste pierre soit apportée à la construction de la terre d’Israël." (1991)
La source: Communautarismes.net
18 août 2009
La lettre de Cambadélis ...
Cambadélis publie une "Lettre à un militant qui n'en peut plus"
Sur le NOUVELOBS.COM
Le député socialiste de Paris expose ses solutions pour sortir le parti de la crise. Il préconise entre autres une clarification des statuts, notamment sur la question du cumul des mandats.

Jean-Christophe Cambadélis (Sipa)
Après la correspondance offensive de Martine Aubry et Manuel Valls au début de l'été, c'est au tour du député socialiste de Paris, Jean Christophe Cambadélis, d'offrir ses solutions à la crise du PS dans une "Lettre à un militant qui n'en peut plus", qui doit être publiée sur son blog, mardi 18 août. Impact de la social-démocratie dans le système libéral, stratégies d'alliances, cumul des mandats ou organisation des primaires présidentielles, le secrétaire national à l'international du Parti socialiste évoque les questionnements de la rue de Solférino.
Un élément du système
"Pourquoi en sommes-nous là?" s'interroge Jean-Christophe Cambadélis. "La raison est simple" affirme-t-il, présentant un Parti socialiste incapable de se distinguer alors même que le "capitalisme financier" connaît une "crise totale". "Nous sommes désormais perçus comme un élément du système" déplore le député de Paris. "Lors des européennes, la critique des listes, puis de la campagne voire l'annonce de candidatures à la présidentielle ont fini par convaincre nos électeurs que le PS ne valait plus le déplacement" ajoute-t-il.
Des partenaires pour gouverner
La rénovation du parti passe selon lui par une clarification des statuts, notamment sur la question du cumul des mandats. "La première des rénovations, c'est la fin du cumul des mandats" lance le député qui souhaite "déverrouiller la République". C'est aussi une stratégie d'alliance à reconsidérer, principalement avec le Modem de François Bayrou, qui "reste tel le sparadrap du capitaine Haddock, collé au débat du PS". Pour ce proche de Dominique Strauss-Khan, qui fut l'artisan de la "gauche plurielle" des années 1990, il faut distinguer les partenaires avec qui gouverner de ceux qui veulent s'opposer à l"adversaire commun: Nicolas Sarkozy".
Le danger des primaires
Bien que favorable à l'organisation de primaires en vue des élections présidentielles de 2012, Jean-Christophe Cambadélis craint un "vecteur de la désorganisation". Avec la multiplication des candidatures, "ce qui était un moyen est devenu une fin(…)". "Les primaires ont pour but de créer de la dynamique, pas d'être de la dynamite" ajoute-t-il.
(Nouvelobs.com)
Mon commentaire:
Mais quand
donc ce petit groupe à la tête du PS cessera de sussurer à la presse,
au bout de longs mois et même d'années, ce que nous ne cessons de leur
crier!!!
..... EUREKA, j'ai enfin compris: Je viens tout juste de
réaliser que cette lettre n'était qu'un prétexte et n'avait pour but que de marquer son
opposition aux primaires!!! Mais pourquoi donc... Ah: n'y aurait il un grand
homme, attendu par Aubry et Cambadélis, qu'ils verraient bien candidat
désigné par eux même , après sa sinécure du coté de New York???
