CAP 2012

Petite revue de presse et blogs,ouverte en mars 2007 pour soutenir une femme politique humaniste, et manifestant - rare en politique - une cohérence certaine entre DIRE et FAIRE. Il se veut aussi l'écho de quelques sujets généraux cruciaux.

22 août 2009

Cohn-Bendit, le nouveau "mécano" de la gauche française

       

NIMES, Gard - En état de grâce après son succès aux élections européennes, Daniel Cohn-Bendit a pris le risque d'indisposer son propre mouvement en prônant une alliance ouverte jusqu'aux centristes pour battre Nicolas Sarkozy.

     

Malgré les réticences des militants écologistes réunis pour leurs Journées d'été à Nîmes, le leader d'Europe Ecologie, Daniel Cohn-Bendit, a prôné une alliance ouverte jusqu'aux centristes pour battre Nicolas Sarkozy. (Reuters/Thierry Roge)

Malgré les réticences des militants écologistes réunis pour leurs Journées d'été à Nîmes, le leader d'Europe Ecologie, Daniel Cohn-Bendit, a prôné une alliance ouverte jusqu'aux centristes pour battre Nicolas Sarkozy. (Reuters/Thierry Roge)

Le leader d'Europe Ecologie, qui a remporté 16,28% des voix lors du scrutin du 7 juin dernier, a exposé cette semaine sa stratégie de recomposition de la gauche, sans hésiter à prendre le Parti socialiste et les Verts à rebours.

"Vous voulez une majorité, oui ou merde? S'il faut ajouter le MoDem, on ajoute le MoDem...", a-t-il prévenu jeudi soir, jetant un froid parmi les militants écologistes réunis pour leurs Journées d'été à Nîmes.

"Si vous voulez une majorité, il faut aller chercher les gens là où ils sont, pas là où vous êtes", a-t-il ajouté.

Selon une étude présentée vendredi par Europe Ecologie, un électeur sur cinq ayant voté pour le mouvement politico-associatif lors des européennes se dit proche du Parti socialiste et un sur dix proche des centristes du MoDem.

Mais parler d'alliance électorale fait grincer les dents à Nîmes. "Cela doit être une conséquence du débat sur le projet et pour l'instant le projet du MoDem, personne ne le connaît", dit la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot.

Outre cette main tendue aux centristes, Daniel Cohn-Bendit propose d'attaquer la droite sur ses terrains de prédilection comme l'immigration ou la sécurité, qui doivent faire partie intégrante du "projet de société alternatif" de la gauche.

Pour lui, "on a pendant longtemps laissé la liberté à la droite pour ne parler que de solidarité. On ne gagnera pas contre (Nicolas) Sarkozy sans reparler de liberté".

"LE PS, JE L'ENCERCLE!"

Par le biais d'Europe Ecologie, Daniel Cohn-Bendit est en train de faire en France le même travail qu'en Allemagne quand les puristes et les pragmatiques - "Fundis" contre "Realos" - s'opposaient sur l'avenir de l'écologie politique, juge Stefan Simons, correspondant du magazine Der Spiegel à Paris.

"Il veut faire évoluer le mouvement écolo dans un sens plus politique et élargir la base. Cela peut déboucher sur une vraie alternative d'opposition, quitte à prendre la place du Parti socialiste", estime le journaliste allemand.

Samedi, l'ancien leader de Mai 68 détaillera ses recettes pour la gauche à Marseille, où il est invité à parler d'alliances par le courant socialiste de Vincent Peillon.

Contre l'avis de la première secrétaire du PS, Martine Aubry, le député européen défend la création d'une coalition "arc-en-ciel", des communistes aux centristes.

L'ancien secrétaire national du Parti communiste Robert Hue fait aussi partie des invités de Marseille. Vendredi matin, il a espéré que le succès ne tournerait pas la tête d'Europe Ecologie. La gauche ne veut pas remplacer l'hégémonie du PS par celle des écologistes, a-t-il fait valoir sur RTL.

La semaine prochaine, Daniel Cohn-Bendit est convié au séminaire du "Pôle écologique" du Parti socialiste qui se tient lui aussi quelques jours avant l'université d'été du parti, toutes tendances confondues, à La Rochelle.

Citant Mao qui prenait un à un les villages chinois sans s'attaquer aux villes dans les années 1940, "le PS, je l'encercle", s'amuse "Dany le rouge" devant les caméras.

"Je vais partout où on m'invite", assure-t-il quand on l'interroge sur son statut de vedette de la rentrée.

Preuve de cet engouement politico-médiatique, deux magazines "people", Voici et Gala, ont pris contact avec Libération dans l'espoir de racheter le reportage photo le montrant en vacances.

Sous le titre de Une "L'homme qui fait peur à la gauche", on le voyait en train de lire affalé dans un hamac.

Source: l'EXPRESS

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Daniel Cohn-Bendit et l'épreuve de vérité

Dans EXPRIMEO

Le choix des listes autonomes de Verts au premier tour des régionales change la donne à maints égards.

C'est un choix positif, risqué et très incertain à terme.

C'est un choix positif, parce qu'il va permettre de déterminer la réalité du poids de l'écologie dans un scrutin à part entière. Bon nombre d'observateurs ont contesté le caractère durable du score de juin car :
- le film Home diffusé le vendredi soir a dopé le vote pro-Verts dans des conditions considérables,
- ce d'autant plus que le scrutin européen est un "scrutin sans enjeu" et s'offre donc à des "témoignages divers". Combien de listes ont pu compter sur des votes purement ponctuels sans lendemain à l'exemple notamment du MPF ...?,
- le trio de la liste était un casting performant de communicants réunissant le rebelle-bobo, la juge anti-puissants et l'astérix des champs. Demain, ce n'est plus un trio qu'il faut trouver mais un casting de 22 têtes régionales de listes : c'est un autre défi.

Le côté positif de ce choix, c'est qu'il va permettre dans la clarté d'établir la pesée politique de l'écologie en France.

C'est un choix risqué, car le scrutin européen compte beaucoup d'embellies sans lendemain. MM de Villiers, Pasqua notamment n'ont jamais retrouvé des scores à hauteur des perspectives ouvertes par un scrutin européen. Il est aujourd'hui question du tassement du PS, hier le RPR a connu des tassements sans suite lors d'un scrutin classique. Par conséquent, tirer une leçon politique globale d'un scrutin européen est un choix contestable techniquement.

Ce choix est très incertain à terme. A court terme, il peut priver le PS du seuil du premier tour qui ouvre la dynamique de la victoire. Il complique la composition des listes avec le Modem (faut-il qu'à son tour le Modem se compte au 1er tour ?). Et si une "écologie modérée" voyait le jour pour le 1er tour des Régionales privant "Europe Ecologie" de 3 à 4 points décisifs pour négocier en position de force ?

C'est un vrai coup de poker qui est engagé.

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23 juillet 2009

Grimaud-Cohn-Bendit, même combat

                                                                     

Le préfet de police Grimaud, celui qui a géré Mai-68 à Paris, c'est Daniel Cohn-Bendit qui en parle le mieux. Les médias ne s'y sont pas trompés, qui tous n'ont interrogé que lui à l'annonce de sa mort (Europe 1, France Info, ...). On s'étonne, bien sûr, de la bienveillance avec laquelle l'ancien leader étudiant parle de l'action de son adversaire de l'époque. C'est que Maurice Grimaud a plutôt donné des consignes de modérations à ses troupes dans la répressions des manifestations: «Frapper un manifestant tombé à terre, c'est se frapper soi-même en apparaissant sous un jour qui atteint toute la fonction policière, écrit-il le 29 mai 1968 dans une circulaire adressée à la “Maison”. Il est encore plus grave de frapper des manifestants après arrestation et lorsqu'ils sont conduits dans les locaux de police pour y être interrogés.»

 

Cliquer sur l'image pour lire le document

 

Les deux hommes s'étaient déjà parlé, par télévision interposée, en 1977 sur le plateau d'«Apostrophe», lorsque le haut-fonctionnaire publiait son récit de 68 sous un titre libertaire (En mai, fais ce qu'il te plait, Stock) et qu'à front renvers, «Dany» sortait son Grand Bazar (Belfond), autant dire la «chienlit»!

 

L'entretien n'était quand même pas allé bien loin, tournant autour de l'interdiction de séjour en France imposé à Daniel Cohn-Bendit, Maurice Grimaud sortant néanmoins de sa réserve fonctionnariale en déclarant: «nous avons signé les accords d'Helsinki, qui autorisent la libre-circulation des hommes et des idées. M. Cohn-Bendit est homme, il a quelques idées — même si nous ne les partageons pas ; je crois que le gouvernement s'honorerait en levant cette mesure». (Cliquez sur l'image pour lire la vidéo.)

 

 

Pour partager ces idées, il faudra attendre avril 2008 et l'invitation du Point à célébrer de concert les quarante ans de Mai. Où l'on découvre, sous les questions d'un Dany passé du rouge au verts, un préfet promoteur de la ville sans voiture, à une époque où Pompidou ne rêvait que d'«adapter la ville à la bagnole».(...........)

Lire l'article MEDIAPART

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22 juillet 2009

Maurice Grimaud: Cohn-Bendit rend hommage au préfet de Mai 68

 

L'ex-leader du mouvement de mai 1968 Daniel Cohn-Bendit a qualifié mardi de «véritable républicain» Grimaud, qui était préfet de police à cette période.

«Il a joué un rôle très important parce qu'il a essayé d'expliquer aux policiers les limites de l'action policière. C'était un véritable républicain», a déclaré l'eurodéputé d'Europe-Ecologie à Info.  

«Pour lui, il y avait maintien de l'ordre, et pour lui maintien de l'ordre, ça ne voulait pas dire des ordres agressifs contre les manifestants», a-t-il poursuivi.

«ll essayait d'y voir clair, et alors que le de l'époque voulait faire de la politique et détruire le mouvement, il avait une vision de l'ordre d'un côté, mais il comprenait d'un autre côté la révolte des jeunes», a-t-il ajouté.

L'ex-préfet Grimaud, qui «m'a toujours soutenu», «a protesté contre mon expulsion après 68», a souligné Daniel Cohn-Bendit, estimant qu'il avait été «un préfet de police hors norme».

L'ayant rencontré l'an dernier à l'occasion des 40 ans de mai 1968, Daniel Cohn-Bendit a affirmé que «(leur) discussion (avait) été passionnante». «Il y avait des milliers de livres chez lui, c'était un vrai intellectuel», a conclu l'eurodéputé.

Source: LE POINT

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Cohn-Bendit et Grimaud : ils ne s'étaient jamais rencontrés

lepoint.fr

Cohn-Bendit et Grimaud : ils ne s'étaient jamais rencontrés

               

Daniel Cohn-Bendit et Maurice Grimaud le 17 avril 2008, à l'occasion des 40 ans de Mai 68 © Roland Allard pour Le Point

                          Le 17 avril 2008, 40 ans après Mai 68,   Le Point réunissait Maurice Grimaud, l'emblématique préfet de police de Paris en poste au moment des événements, et le turbulent Dany le Rouge. Ils ne s'étaient jamais vus, mais ce fut comme des retrouvailles.

  Jeudi, Maurice Grimaud s'est éteint et Daniel Cohn-Bendit dit "merci   Le Point   " de lui avoir permis de rencontrer celui qui a évité que Mai 68 ne se transforme en bain de sang.  

Cliquez ici  pour revivre cette mythique rencontre.  

Source: LE POINT
   

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«En France, personne ne voulait de morts»

POUR MÉMOIRE  .SPECIAL MAI 1968. Maurice Grimaud, 55 ans, préfet de Paris.

Interview réalisée le 25 mai 1998.

       

Par ANNETTE LÉVY-WILLARD, BÉATRICE VALLAEYS

    «Le 24 mai, pour la première fois, nous frôlons la catastrophe. C'est la seule nuit où j'ai vraiment redouté que nous ne puissions maîtriser les désordres par les moyens "ordinaires de police. A l'origine de l'émeute, une maladresse qu'on aurait pu éviter: l'annonce par le ministre de l'Intérieur de l'interdiction de séjour de Cohn-Bendit (alors en Allemagne). Depuis le 3 mai, Louis Joxe, ministre de la Justice, et Christian Fouchet, ministre de l'Intérieur, voulaient l'expulser. J'étais contre, le jeune Dany était très populaire. Mais cette fois, on ne me consulte pas.

    La soirée commence par un grand rassemblement gare de Lyon, toléré, mais on ne voulait pas de cortège. A la fin du meeting, une troupe entraînée par Geismar force nos barrages et file vers les Boulevards. Les manifestants tentent d'incendier le temple du capitalisme ­ la Bourse ­ et deux ou trois commissariats sur leur passage. Au même moment, des nouvelles plus alarmantes me parviennent du Quartier latin: "Tout flambe, me dit-on. Avec des forces de l'ordre fatiguées (certaines sont en service depuis seize à dix-sept heures ce jour-là) et sans réserve pour les relever (ces trois journées d'émeute ont asséché nos réserves), nous ne sommes pas en mesure de faire face à deux "théâtres d'opération.

    La situation va devenir incontrôlable. Vers 2 heures du matin, je préviens M. Pompidou que je suis obligé de ramener mes troupes sur la rive gauche, même s'il faut s'attendre à quelques exactions sur la rive droite. Il en est d'accord. Ce soir-là, on touche la limite, nous redoutons une issue sanglante. Au Panthéon, le commissariat de police du Ve arrondissement se trouve encerclé, menacé par les voitures en feu devant la mairie. Les garçons à l'intérieur se voient menacés de griller sur place.

    Il arrivera un moment où il faudra leur donner l'autorisation de sortir les armes à la main. Tout est possible dans le climat de cette folle nuit. Les unités qui tentent de parvenir jusqu'au commissariat restent empêtrées dans les barricades et le corps à corps avec les manifestants. Heureusement, un commissaire plus dégourdi, guidé par la salle de commandement, emprunte des chemins détournés et surgit avec son escouade, à temps pour délivrer les assiégés.

    Pas de brigades de choc. On a plusieurs fois frôlé ce type d'incident qui pouvait se traduire par des tirs, par des morts. Au début, Christian Fouchet insistait pour qu'on organise des petites brigades de choc, mais je m'y étais opposé. Je connaissais le risque de ces unités: qu'une patrouille isolée, cernée, se jugeant en danger, soit amenée à utiliser ses armes pour se dégager. J'avais retenu de mes leçons d'histoire que bien des révolutions parisiennes s'étaient faites à partir de ces "incidents de rue, presque toujours fortuits.

    J'avais aussi vécu intensément, à 20 ans, le 6 février 1934, et ses 14 morts dus à des tirs d'affolement incontrôlé des gardes républicains. Le gouvernement de M. Daladier n'y avait pas survécu. L'insolite, dans la phase initiale de ces manifs, c'est le sentiment d'"absence au sommet de l'Etat. Le Général reste silencieux jusqu'au 24 mai: le maintien de l'ordre, juge-t-il, n'est pas de son niveau mais de celui du ministre de l'Intérieur. Or, celui-ci se sent peu assuré en l'absence du Premier ministre, parti le 2 mai pour un voyage de dix jours en Iran et en Afghanistan.

    Très extraordinaire révolte. Les moments drôles et détendus balancent cependant les heures dramatiques et donnent à ces journées, côté police, un peu de la joyeuseté qui régnait de l'autre côté. Je n'ai pas l'ombre d'un conflit avec mes fils (22, 19, 17 ans) qui participent aux événements, côté étudiants ou lycéens. Ils voient bien que leur pauvre père fait de son mieux pour calmer le jeu. Ma formation littéraire ­ je n'ai jamais souhaité devenir préfet de police ­ m'a rendu attentif à ce qui se dit, je n'ai pas le réflexe de taper d'abord, de réduire cette très extraordinaire révolte de la jeunesse en lui cognant dessus.

    Cela dit, je suis très soucieux de remplir mes obligations: nous avons toujours préparé les opérations de police avec le plus grand soin. Mai 68 est d'une très grande violence spectaculaire, on voit énormément de CRS casqués, matraque levée, ces photos qui font le tour du monde ­ et cela se passe ainsi à certains moments. On peut difficilement éviter la violence quand nous demandons à nos unités de se tenir immobiles pendant trois ou quatre heures sous les insultes et les projectiles. Quand, au bout de ce supplice, on leur donne l'ordre de dégager la barricade, l'opération ne se déroule pas avec une politesse exquise" D'autant que la préfecture de police a gardé de la guerre d'Algérie une culture un peu brutale.

    Les syndicats de police s'inquiétaient d'ailleurs du retour, à l'intérieur de la préfecture de police, de ces résurgences d'extrême droite. Alors, après en avoir discuté avec eux, j'envoie personnellement une lettre à chaque officier de police, chez lui, pour rappeler que, même dans le feu de l'action, il y a des règles à respecter, et qu'à l'oublier on risque de perdre son honneur. Les manifestations qui se sont déroulées à la même époque en Europe et aux Etats-Unis ont toutes fait des victimes. En France, personne ne voulait de morts. Les gauchistes les plus extrémistes n'ont jamais, au fond d'eux-mêmes, été tentés de tuer un policier.

    Et M. Pompidou est un modéré qui ne cesse de me répéter: "Il ne faut pas que cela se termine dans un bain de sang. Il a la sagesse de résister aux pressions d'une partie de sa majorité ­ en particulier les élus parisiens ­ qui regrette les méthodes plus rudes de mon prédécesseur, Maurice Papon. Je parle beaucoup, d'autant que le gouvernement est étrangement silencieux face à cette révolution verbale. Pourtant une même culture, une formation commune ­ l'Ecole normale supérieure ­ devraient permettre aux partenaires en présence de se comprendre: d'un côté, des révolutionnaires inspirés par Sartre, Foucault, Althusser; de l'autre un gouvernement de normaliens, Pompidou, Peyrefitte et Joxe" C'est la dernière révolution littéraire du XXe siècle.

    1998: à la retraite, travaille sur le chômage en Europe.

    Source: Libé

    °°°°°°°°°°

    Maurice Grimaud, préfet de police de Paris durant les événements de mai et juin 1968, s'est éteint jeudi 16 juillet dans la capitale à l'âge de 95 ans.

    Il a été inhumé mardi. Il restera dans l'Histoire comme un des acteurs de cette période, ayant eu comme souci majeur d'éviter que la crise sociale ne bascule dans un bain de sang. (....)

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    16 juillet 2009

    Europe Ecologie prépare déjà les régionales


     

    Après un score inespéré lors des élections européennes du 7 juin, Europe Ecologie se lance déjà dans la course aux régionales de mars 2010. Tout juste installée au européen, l'ex-magistrate Eva Joly sera au côté de Gabriel Cohn-Bendit, frère de Dany, vendredi soir dans le XIVe arrondissement de , pour mener le débat sur les «objectifs et l'orientation» du mouvement.

     

    Gaby Cohn-Bendit préside l'association des Amis d’Europe Ecologie.

    Outre la «mise en forme d’un mouvement politique durable, au-delà des logiques partisanes», la députée européenne et le frère de Dany veulent surtout s'atteler à la «préparation des élections régionales : le programme et la composition des listes», selon les amis de Cohn-Bendit. D'après eux, la seule garantie d'une participative, chère aux écologistes, est de «faire vivre et développer Europe Ecologie pour qu'elle ne s'effondre pas» au lendemain d'une campagne attractive des européennes.

    Début juillet, Daniel Cohn-Bendit avait assuré que le rassemblement écologiste devrait «concurrencer» le PS et l'UMP pour gagner des présidences de région.
    Source: Le point

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    10 juillet 2009

    «Que le PS arrête avec son paternalisme !»

    LE FIGARO. - Le PS appelle à « l'unité de la gauche » dès le premier tour des régionales. La décision d'Europe Écologie de partir en autonome est-elle irrévocable ?
    Daniel COHN-BENDIT. - Que les socialistes arrêtent de nous casser les pieds ! La proposition que j'ai faite de partir en autonomes pour les régionales au premier tour a été actée avec enthousiasme. Le PS devra faire avec la réalité de l'écologie politique qui a repris des couleurs vertes, fortes et brillantes. Il est donc temps qu'il arrête avec ce paternalisme d'un autre temps.

    Pour le second tour, quelles seront vos conditions ?
    Je ne suis ni fou, ni aveugle. Nous ne sommes pas non plus des enfants illégitimes de la politique. Si nous arrivons en tête dans certaines Régions, même si ce sera très difficile, il est évident que l'accord de second tour se fera en fonction du résultat du premier tour. Cette règle est simple. Je ne vois pas pourquoi on en changerait.

    La députée Martine Billard a démissionné des Verts, auxquels elle reproche un virage droitier. Où se situent les écologistes ?
    Cela fait douze ans qu'elle me dit droitier ! Moi, ma conception de l'écologie politique nouvelle est que nous en avons fini avec les vieilles définitions droite-gauche. Nous sommes très critiques vis-à-vis de la gauche traditionnelle et très loin de la droite. Nous devons définir d'une manière moderne une écologie sociale permettant la transformation de nos modes de production et de nos modes de vie. Maintenant, si Martine Billard trouve son paradis chez Jean-Luc Mélenchon, c'est son droit.

    Aux européennes, Europe Écologie a devancé le PS dans huit Régions. Combien espérez-vous en conquérir aux régionales ?
    Les voix des européennes ne nous appartiennent pas. Pour les régionales nous devons repartir de zéro. Même si ça peut être un électorat similaire, ce n'est pas du tout la même problématique. La question est aussi de savoir si nous aurons un programme et des personnalités suffisamment crédibles pour être en compétition avec les présidents sortants. Réunir ces conditions ne sera pas facile.

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    09 juillet 2009

    Cohn-Bendit : que les socialistes "arrêtent de nous casser les pieds !"

                       

                               Que les socialistes "arrêtent de nous casser les pieds !", a lancé jeudi Daniel Cohn-Bendit en réponse à l'appel du chef de file des députés PS Jean-Marc Ayrault à l'unité de la gauche dès le premier tour pour les régionales de 2010. Il "dit n'importe quoi", a-t-il lancé sur

    LCI     .   (entretien avec Ch. Barbier)

    (.......)

    "Y en a assez de ce Parti socialiste qui devrait s'occuper de lui" plutôt que "mettre en garde toujours les autres", a-t-il insisté. Mercredi, Jean-Marc Ayrault avait lancé un avertissement à ceux dont l'objectif serait "uniquement de se compter" aux régionales citant nommément Daniel Cohn-Bendit. "Je le dis aussi à Cohn-Bendit, ce n'est pas parce qu'il a fait un bon score aux européennes que pour autant tout est réglé", avait assuré le député-maire de Nantes.

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    Cohn-Bendit dur avec le PS

    Un mois après son succès aux européennes, le leader d’Europe Ecologie a appelé les « écolos » du PS ou du MoDem à le rejoindre. Et a dénoncé une « gauche qui va dans le mur ».

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    Posté par Jocegaly à 13:31 - COHN BENDIT - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    05 juillet 2009

    Cohn Bendit... belle lucidité, et un aiguillon, souvent

    Dany Cohn-Bendit : discours au meeting de soutien à Ségolène Royal à Montpellier Le 24 avril 2007. Il n'est pas inintéressant de réécouter ce qu'il disait en  2007. Belle lucidité. Lui non plus ne change pas de ligne, lui aussi articule les actes à ses discours: belle cohérence et belle  authenticité!!!      


     

    Daniel Cohn-Bendit - discours du meeting de Montpellier - Ma-Tvideo France3
    Dany Cohn-Bendit : discours au meeting de soutien à Ségolène Royal à Montpellier
    Le 24 avril 2007

    http://segolene-video.org http://segolene.tv http://segolene-royal.tv

    Mots-clés : meeting clip discours 2007 candidat ps president montpellier recherche ségolène royal socialiste debat dany candidate avenir désirs participatif comites cohn bendit cohn-bendit danile

    Video de segolene-tv

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    Cohn-Bendit veut des candidats Europe-Ecologie aux régionales

    (............)
    Dany ne veut pas de listes communes avec le PS au premier tour, mais a précisé: «Il est évident qu’au second tour dans la plupart des régions, nous ferons des alliances avec le PS» au second tour, mais il répond «non» à des listes communes avec le PS au premier tour.

    «La gauche doit comprendre qu'elle va dans le mur, qu'elle n'a plus de projet (...) Le socialisme européen est moribond», a dit Daniel Cohn-Bendit qui propose que les écologistes soient «les gentils animateurs d'une gauche qui doit retrouver son âme et ses projets».

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    Posté par Jocegaly à 11:37 - COHN BENDIT - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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