23 juin 2009
Netanyaou , Iran, et colonies illégales
Barack Obama a déclaré mardi que les Etats-Unis et le monde entier étaient "horrifiés et indignés" par la répression violente des manifestations en Iran.
Pendant ce temps, Benyamin Natanyaou déplore les images de la répression violente des manifestations en Iran
, qui "montrent la vraie nature du régime". "Je pense que nous devons
reconnaître que la plus grande menace (pour la paix) est ce genre
d'attitude violente et agressive que nous voyons venir d'Iran", a-t-il
lancé.
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... et dans le même temps, il autorise l'expansion d'une colonie illégale en Cisjordanie
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Israël autorise l'expansion d'une colonie illégale
NOUVELOBS.COM | 23.06.2009 | 12:58
Ce plan de construction, qui porte sur la construction de 300 unités résidentielles, attend encore un feu vert définitif au cours des mois à venir, selon une ONG israélienne.

Un chantier à la colonie de Givat Zeev, en Cisjordanie
(c) ReutersLe ministre israélien de la Défense Ehoud Barak a approuvé un plan de construction de centaines de maisons dans une colonie sauvage en Cisjordanie occupée, a affirmé mardi 23 juin une ONG israélienne.
"Le plan est destiné à créer une continuité territoriale" entre la
colonie de Talmon et une implantation sauvage voisine et "élargir la
colonie aux dépens des villageois palestiniens dans la zone", a affirmé
l'ONG Bimkom dans un communiqué.
Ce plan de construction, qui porte sur la construction de 300 unités
résidentielles, attend encore un feu vert définitif au cours des mois à
venir, précise toutefois Bimkom........(............)
17 juin 2009
Quel Etat palestinien ?
Mais de quoi parle-t-on quand on prononce le mot d'Etat palestinien ? Tout le monde est loin d'en avoir la même conception. M. Nétanyahou accepterait un Etat démilitarisé, privé de Jérusalem, amputé des terres sur lesquelles se sont construites des colonies, dont l'espace aérien et sans doute les frontières seraient contrôlés par Israël. Dans l'Afrique du Sud de l'apartheid, cela s'appelait un bantoustan (Pretoria avait créé des bantoustans « indépendants » pour les Noirs, mais la communauté internationale avait refusé de les reconnaître).
La conception de l'opposition israélienne dirigée par Mme Tzipi Livni
ne diffère pas vraiment de celle de M. Nétanyahou. Et les quatre ans où
son parti, Kadima, a été au pouvoir, n'ont pas avancé d'un pas vers la
création d'un Etat palestinien - en revanche, ce parti du « centre »
allié à la « gauche » a mené deux guerres, une contre le Liban et
l'autre contre Gaza.
Alors, de quel Etat parle-t-on ? Cette focalisation sur le terme d'Etat met de côté toutes les résolutions des Nations unies qui affirment que la Cisjordanie, Jérusalem-Est et Gaza sont, depuis 1967, des territoires occupés, et qu'Israël doit s'en retirer. Les colonies abritent désormais un demi million d'Israéliens, un nombre qui n'a cessé de croître sous tous les gouvernements successifs.
(.......) La Palestine est désormais réduite à un archipel de petits îlots, enserrés dans des colonies, des camps militaires, qui rongent chaque jour un peu plus le territoire laissé aux Palestiniens. Sur ce territoire, un Etat viable peut-il être construit ?
15 juin 2009
Obama salue un «pas en avant»: le principe d'un état Palestinien
Obama salue un «pas en avant», Abbas très mécontent
L'Autorité palestinienne a dénoncé dimanche soir le discours de Benyamin Nétanyahou, dans lequel il pose une série de conditions à la création d'un État palestinien. «Ce discours torpille toutes les initiatives de paix dans la région», a déclaré Nabil Abou Roudeina, le porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas.
Le Hamas qui contrôle la bande de Gaza depuis son coup de force de juin 2007, a dénoncé «l'idéologie raciste et extrémiste» du premier ministre israélien. «Il propose un État (palestinien) sans identité, ni souveraineté, ni Jérusalem, ni droit au retour, ni armée, ni armes et insiste sur le maintien des colonies», a déclaré le porte-parole du mouvement islamiste, Fawzi Barhoum.
Le président américain Barack Obama s'est félicité dimanche soir que Benyamin Nétanyahou ait accepté le principe de la création d'un État palestinien. «Le président salue un important pas en avant dans le discours du premier ministre Nétanyahou», a déclaré Robert Gibbs, le porte-parole de la Maison-Blanche.
La présidence de l'Union européenne, actuellement assurée par la République tchèque, voit «un pas dans la bonne direction» de la part de Benyamin Nétanyahou. «Bien sûr, il y a certains autres éléments qui doivent être analysés, mais l'acceptation de l'Etat palestinien est là», s'est réjoui le ministre tchèque des Affaires étrangères Jan Kohout.
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Nétanyahou accepte le principe d'un État palestinien
Le premier ministre israélien réclame en échange la démilitarisation du futur état et la reconnaissance par la direction palestinienne d'Israël comme Etat du peuple juif. L'Autorité palestinienne l'accuse de «torpiller» les efforts de paix, Obama salue un «pas en avant».
29 mai 2009
Washington demande le gel des colonies juives
Mahmoud Abbas rencontrait Obama hier.
Par MARIA PIA MASCARO NEW YORK, de notre correspondante
Mahmoud Abbas et Barack Obama à la Maison Blanche. (AFP)
Alors que Barack Obama recevait hier soir le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, dix jours après le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, la question du gel des colonies juives en Territoires palestiniens menace de tourner au bras de fer entre Israël et les Etats-Unis. A la veille de cette rencontre, la secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, a réaffirmé dans un langage inhabituellement ferme pour Washington que le président américain exigeait l’«arrêt des colonies - sans exceptions pour quelques colonies, quelques implantations ou pour la croissance naturelle. C’est notre position […] et nous avons l’intention d’insister sur ce point».
(...)
Les ambitions américaines pour la paix au Proche-Orient
De notre correspondant à Jérusalem, Adrien Jaulmes
22/05/2009

Crédits photo : AFP
Barack Obama va demander à ses partenaires arabes et israéliens de franchir leurs «lignes rouges» respectives afin de parvenir à un accord.
Obama veut relancer «vigoureusement» le processus de paix israélo-palestinien. Plus ambitieux que tous ses prédécesseurs à la Maison-Blanche, il s'apprête à demander à toutes les parties de franchir leurs «lignes rouges» respectives pour parvenir à la paix.
Obama
met dans la balance son immense popularité internationale et la
nouvelle crédibilité de son Administration dans le monde arabe. Il
n'est pas certain que ses partenaires soient à la hauteur de ses
ambitions, qu'ils aient les capacités à faire accepter d'importantes
concessions par leurs camps respectifs, ou, tout simplement, que le
conflit soit soluble en l'absence de la volonté des intéressés. Le plan
de paix qu'Obama devrait présenter le 4 juin prochain dans son discours
au Caire (...)
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Nétanyahou prêt à démanteler les colonies sauvages
Le premier ministre israélien choisit de faire un geste pour répondre aux sollicitations pressantes de l'Administration américaine.
Jérusalem, Marc Henry
26/05/2009
Entre les colons les plus extrémistes et Obama, Benyamin Nétanyahou est décidé à choisir le président américain. Pressé de faire un geste minimal envers les Palestiniens, il a annoncé son intention de démanteler une vingtaine de colonies «sauvages» disséminées en Cisjordanie. «Les colons sont importants, mais il y a des choses qui sont encore plus importantes», expliquent ses proches.
Sur le papier, la formule du premier ministre israélien semble simple. Des policiers devraient déloger, de force si nécessaire, les colons qui ont installé des caravanes et des maisons mobiles sans avoir obtenu la moindre autorisation du gouvernement israélien. Plus d'une centaine de ces implantations «non autorisées», destinées à rendre tout retrait israélien impossible, parsèment la Cisjordanie. Dès 2003, Ariel Sharon, le premier ministre de l'époque, avait pourtant promis de les faire évacuer. Mais dans l'immense majorité des cas, rien n'a été fait. Mieux encore : ces squatters ont obtenu en sous-main l'aide des autorités qui leur ont fourni l'électricité, l'eau, voire des routes d'accès.
Commentaire: encore un coup de bluff?... ou bien est-ce un engagement sérieux qui sera suivi d'effets?
24 mai 2009
ISRAËL - Lieberman exclut un retour aux frontières de 1967
Le chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman, a écarté dimanche le retour d'Israël sur ses frontières d'avant la guerre israélo-arabe de juin 1967. "Aujourd'hui, un retour aux frontières de 1967, comme on nous presse de le faire, ne mettrait pas fin au conflit (avec les Palestiniens) et ne garantirait ni la paix, ni la sécurité", a déclaré M. Lieberman aux journalistes avant la séance hebdomadaire du cabinet israélien à Jérusalem. "Cela reviendrait simplement à déplacer le conflit à l'intérieur des frontières de 1967", a-t-il ajouté.
Lors de la guerre de juin 1967, Israël a occupé Jérusalem-est et la Cisjordanie, le plateau syrien du Golan, la bande de Gaza et le Sinaï égyptien. L'État hébreu s'est retiré du Sinaï en 1982, et de la bande de Gaza en 2005. M. Lieberman a tenu ces propos alors que le gouvernement israélien de Benyamin Netanyahu, confronté aux pressions internationales sur le gel de la colonisation israélienne dans les territoires occupés, doit examiner dimanche le dossier des colonies sauvages en Cisjordanie.
Le président américain Barack Obama a réclamé lundi l'arrêt de la colonisation (...)
18 mai 2009
Nétanyahou à Washington
A Washington, Benyamin Nétanyahou défend sa vision du dossier palestinien
Extrait:
(...) Contrairement à ses prédécesseurs, M. Obama semble vouloir faire du
règlement du conflit israélo-palestinien une priorité. Et le nouveau
gouvernement israélien va devoir en tenir compte. Après le confort
douillet des relations avec l'administration républicaine de George Bush, entre 2001 et 2008, "l'heure de vérité a sonné", comme l'a souligné Rahm Emanuel, chef de cabinet du président américain.
Soit M. Nétanyahou se décide à se prononcer en faveur de la création d'un Etat palestinien, ce qu'il a refusé de faire jusqu'à présent, soit il présente un plan alternatif susceptible de séduire M. Obama qui, pour sa part, a clairement choisi la solution des "deux Etats pour deux peuples".
La première entrevue entre les deux hommes, lundi, est donc cruciale. Elle devait permettre de fixer un nouveau cadre de relations entre les deux pays qui devra s'affiner au fil des semaines. Pour les Israéliens, l'enjeu est vital. "Bibi", surnom de M. Nétanyahou, va-t-il réussir son examen de passage ? Telle est la question que se pose la presse israélienne. Tous les journaux rappellent le contact désastreux qui avait eu lieu en 1996 entre Bill Clinton et Benyamin Nétanyahou, vainqueur de Shimon Pérès lors des élections qui avaient suivi l'assassinat d'Yitzhak Rabin en novembre 1995. Joe Lockhart, porte-parole de la Maison Blanche à l'époque, avait décrit a posteriori le nouveau premier ministre israélien comme "l'un des personnages les plus odieux qu'il (lui) a été donné de rencontrer, doublé d'un menteur et d'un tricheur". (...)
17 mai 2009
Lundi, le Premier Ministre israélien Nétanyahou rencontrera pour la première fois le Président des Etats-Unis Barack Obama
Chers amis,
Lundi, le Premier Ministre israélien Nétanyahou rencontrera pour la première fois le Président des Etats-Unis Barack Obama – une rencontre qui pourrait faire toute la différence entre la guerre et la paix au Moyen-Orient.[1]
Les Israéliens et les Palestiniens ordinaires veulent la paix et les sondages indiquent qu’ils veulent qu’Obama en prenne l’initiative.[2] Les experts conviennent que seul un leadership énergique de la part d’Obama permettra de parvenir à un accord, mais des extrémistes puissants dans la région et aux Etats-Unis lui font obstruction. Le ministre israélien des affaires étrangères – extrême droite – se vante même qu’Obama fera ce qu’on lui dira. [3]
Ce lundi, nous verrons ce qu’il en est – Nétanyahou demandera à Obama de rester au second rang d’un nouveau processus destiné à échouer. Nous devons montrer de toute urgence à Obama que les populations de la région et du monde entier le soutiendront s’il fait preuve d’un leadership ferme et juste – cliquez ci-dessous pour voir la nouvelle campagne télévisée et aider à saturer les ondes des Etats-Unis pendant les prochaines 72 heures:
https://secure.avaaz.org/fr/obama_for_peace
La situation au Moyen-Orient est critique – le Roi de Jordanie a lancé hier l’avertissement suivant: il n’existe désormais que deux choix– la guerre ou la paix.[4] Mais la nouvelle coalition gouvernementale en Israël comprend des extrémistes à des postes de direction qui cherchent à faire la guerre à l’Iran et au Hamas, tout en promouvant les activités illégales de peuplement (un euphémisme pour la colonisation) et l’annexion de facto des terres palestiniennes encerclant les Palestiniens dans de petites enclaves et les soumettant à un harcèlement incessant. Gaza continue de subir un blocus débilitant, et ne peut même pas recevoir les matériaux nécessaires à sa reconstruction après les ravages de la guerre. Le leadership palestinien est faible et divisé; il est pris entre la corruption du leadership séculier du Fatah et l’extrémisme du Hamas religieux, et un petit nombre de roquettes continuent d’être lancées contre Israël. De part et d’autre, des personnes ordinaires perdent tout espoir en la solution pacifique de deux Etats qui mettrait fin à 40 ans d’occupation et de conflits.
Mais il y a toujours de l’espoir. De nouveaux sondages indiquent qu’une nette majorité de la population souhaite qu’Obama prenne l’initiative d’un nouvel effort en faveur de la paix, et une large consultation menée par l’équipe d’Avaaz dans la région a confirmé que de part et d’autre la population veut qu’Obama sauve la situation en proposant une paix juste et en faisant pression sur les deux camps pour qu’ils l’acceptent. De puissants extrémistes en Israël et aux Etats-Unis sont déterminés à s’opposer à cette dernière chance de paix. Leur nouvelle stratégie: éviter une confrontation directe avec Obama, mais prétendre s’intéresser de nouveau à la paix et l’embourber dans des pourparlers sans fin destinés à l’échec.
Nous ne pouvons pas laisser faire. Il n’y a jamais eu un puissant mouvement mondial en faveur de la paix entre Israël et la Palestine capable de faire obstacle aux extrémistes et d’aider des dirigeants comme Obama à faire ce qu’il faut. Diffusons ce message sur les ondes, et avertissons Obama et le reste du monde que ce mouvement est en train de se mettre en place:
https://secure.avaaz.org/fr/obama_for_peace
Avec espoir et détermination,
Ricken, Paul, Raluca, Brett, Raj, Alice, Pascal, Graziela, Luis, Ben, Paula, Iain et le reste de l’équipe d’Avaaz.
1. Bloomberg, “Obama soulèvera la question de l'intensification des
activités de peuplement lors de sa rencontre avec Nétanyahou Meeting”:
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601070&sid=abPE7AMWQTWQ&refer=home
2. Sondages d’Avaaz sur la question – sur le point d’être publiés–
voir aussi par exemple le sondage de Yediot Aharonot, Mai 2009:
http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3715759,
00.html
Sondages de l’Université hébraïque de Jérusalem:
http://www.forward.com/articles/105046/
3. La déclaration de Lieberman selon laquelle les Etats-Unis suivront
la volonté d’Israël a été faite au Moskovskiy Komsomolets de Russie
– voir le numéro du « The Forward » du 22 avril 2009:
https://secure.avaaz.org/en/Middle_East_Obama_Plan
4. “L’ultimatum du Roi Abdullah de Jordanie: la paix maintenant ou la guerre l’an prochain", The Times de Londres, 11 mai 2009:
http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/middle_east/article6262080.ece
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