06 octobre 2009
Evadés fiscaux : «Sur 3 000 noms, certains attirent le regard»
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La fraude fiscale est «un fléau» et «un délit». Invité ce dimanche du Grand Rendez-vous «le Parisien» - «Aujourd'hui en France» - Europe 1, Didier Migaud, président PS de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, a estimé ce matin que les banques devaient être «obligées à plus de transparence» et que la France devait se doter des moyens de suivi adéquats.
Interrogé sur la liste des 3 000 contribuables bénéficiant de comptes bancaires en Suisse, pour un montant total de 3 milliards d'euros, le député, seule personnalité politique à avoir vu la liste avec Eric Woerth et Gilles Carrez, rapporteur général (UMP) de la commission des Finances, a une fois de plus refusé de citer des noms. Des noms surprenants, alors ? «Inévitablement, sur 3 000 noms, il y en a certains qui attirent le regard», a-t-il répondu. Y a-t-il des personnalités socialistes ? «Statistiquement sur 3000...», a-t-il glissé sans finir sa phrase.
Mais de prévenir : «Attention, 3000 noms, ça ne veut pas dire qu'on a 3000 délinquants», a-t-il assuré, refusant de s'exprimer sur le problème de légalité de la liste, soulevé par le Parisien après un recours déposé devant la CNIL. Il n'empêche, Eric Woerth a lancé un ultimatum à ces évadés fiscaux : régulariser leur situation d'ici au 31 décembre prochain, ou assumer les conséquences d'un contrôle fiscal assorti de lourdes sanctions. «Je crois Eric Woerth sincère dans son combat contre la fraude fiscale, et je souhaite l'aider car je ne suis pas sûr que tout le monde autour de lui soit coinvaincu de cette nécessité», a dénoncé Didier Migaud, visant la difficulté du ministre à instaurer une forme de police fiscale, des agents de Bercy nantis de pouvoirs de police judiciaire.
24 juin 2009
"responsabilité" des pays occidentaux dans le détournement de 105 à 180 milliards de dollars
"Biens mal acquis": Le CCFD accuse
Le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) désigne mercredi, dans un nouveau rapport intitulé Bien mal acquis, à qui profite le crime?, la "responsabilité" des pays occidentaux dans le détournement de 105 à 180 milliards de dollars par une trentaine de dirigeants de pays pauvres. "La responsabilité de la France et des pays occidentaux est clairement engagée", écrit Guy Aurenche dans la préface. Le président du CCFD-Terre solidaire s'est défendu de vouloir déclencher "une nouvelle affaire (Omar) Bongo", lors d'une conférence de presse. "Le véritable scandale, c'est qu'en 2009 la faim gagne du terrain dans le monde", a-t-il estimé, soulignant que "les sommes détournés pourraient servir à nourrir les populations et à contribuer au développement des pays pauvres".
