03 mars 2009
PS et Européennes: revue de presse
1) http://www.aqui.fr/politiques/tribune-libre-gilles-savary-lecon-de-chose-politique-pourquoi-je-ne-suis-pas-candidat-au-parlement-europeen-ou-mon-parti-m-a-tuer,1797.html
il apparaît que les mieux informés et les plus sagaces observateurs
n’ont pas idée de la façon dont fonctionne un grand parti de
gouvernement dans la France en crise de ce début de siècle…
A cet
égard, la relation de mon éviction ne sera pas inutile à leur culture
générale et accessoirement, à un minimum de transparence démocratique.
2) http://www.voie-militante.com/politique/elections/europeennes-ps-defaite-7-juin-2009/
3) http://gerardcollomb.blogspot..com/
Après le calamiteux Congrès de Reims, où notre parti avait plus brillé par les manœuvres d’appareil que par le débat d’idées, on pouvait croire que le PS avait touché le fond. Celles et ceux qui, pendant 24 heures, ont assisté à la composition des listes pour les Européennes savent qu’il n’en était rien.
4) http://www.michele-delaunay.net/
Les trous se succèdent et grandissent. En face de cela, l’ « Etat », à
tous les niveaux de son fonctionnement (collectivités, fonctionnaires,
élus…) doit s’astreindre à un régime de simplicité et de rigueur. Où
est cet « Etat irréprochable » que promettait Nicolas Sarkozy pendant
sa campagne quand le renouvellement de sa flotte aérienne nous coûte
350 millions d’euros et que le budget de l’Elysée croit en proportion
de la dette ?
++ lire les posts des 2 ou 3 derniers fora de
ces blogs :
1) http://partisocialiste.blog.lemonde.fr/ En tout état de cause, la première secrétaire, isolée au milieu d’une majorité composite lors de son arrivée rue de Solferino, commence à faire sa pelote en agrégeant autour d’elle certains de ses lieutenants en quête d’autonomie et/ou en rupture avec leur mentor. Siphonner la gauche du PS, priver DSK de terrain d’aterrissage, marginaliser Ségolène Royal, neutraliser Fabius, décourager Delanoë ; voilà qui ressemble fort à une stratégie « Martine 2012 ». Pour mémoire, la maire de Lille et tous ses nouveaux amis ont mené bataille à Reims sur le thème du « non à la présidentialisation du parti ».
(ndlr: M. Aubry sait qu'elle n'a aucun écho chez les électeurs... elle sait qu'elle n'a aucun charisme... elle sait que la droite + le centre droit voient en DSK un candidat plaisant.(qui ne contrarierait pas trop leurs intérêts) ... elle sait qu'elle est la femme de paille des éléphants et éléphanteaux ambitieux qui ont voulu et veulent encore éliminer S. Royal dans un premier temps en perspective de 2012 ... elle sait qu'en les faisant rentrer dans son cercle - provisoirement - ils s'attelleront au sale boulot... elle sait qu'une opportunité s'offre à elle en 2012: ticket avec DSK et un poste de ministre pour elle.
Quel enjeu!
Pour mémoire: elle est allée au Maroc en été 2008 juste avant l'Université d'été du PS , et elle y est retournée encore ces temps ci ... Vous dites??? "pour prendre des consignes de DSK en son ryad marrackchi"?... Je crois bien que je suis d'accord avec votre hypothèse!)
2)
http://marc.vasseur.over-blog..com/ (...) au Parti Socialiste, ce sont des coalitions obscures d’apparatchiks et de féodaux qui en imposent désormais aux
grands leaders optiques du Congrès de Reims, confondants d’impuissance… !"
Européennes : le PS survivra-t-il à sa défaite du 7 juin 2009 ?
Extrait
(...) Cannes, en Italie, est le lieu où le 2 août 216 Av J-C le Carthaginois Hannibal infligea à l’armée romaine l’une des plus grandes défaites qu’elle ait eue à subir durant toute son histoire millénaire.
Tout avait pourtant si bien commencé pour Rome. Après la surprise du
franchissement des Alpes par l’armée d’Hannibal, la République Romaine
avait confié le pouvoir à Qintus Fabius Maximus Verrucous, Cunctator.
Et celui ci prenant , non sans génie, la juste mesure d’Hannibal évita
tout affrontement direct contre ses armées, se contentant d’opérations
militaires qui de nos jours relèveraient de la guérilla.
Stratégie qui porta ses fruits ! Las, les Romains estimant que cette
manière de se battre, même victorieuse, était indigne d’eux conférèrent
le commandement de la plus grande armée que la République n’ait alors
jamais réunie à deux Consuls, qui, opposés sur tout passèrent, leur
temps à se disputer et lorsqu’ils affrontèrent le borgne le résultat en
fut, au détriment de l’armée romaine, un chef-d’œuvre d’encerclement
d’une force armée en vue de son anéantissement, manœuvre qui est encore
enseignée dans les écoles de guerre !
Quel rapport avec le PS et les Européennes du 7 Juin 2009 ? Il est au Parti Socialiste un Homme d’État, du nom de Laurent Fabius, qui, pour ne pas s’enfermer dans son bureau du Palais Bourbon ou de la Rue de Solférino, comprit en discutant avec eux que jamais les électeurs de gauche ne voteraient pour un traité aussi réactionnaire que le TCE et, ayant admis cette réalité, il s’efforça, non sans courage, de la faire accepter par ses “camarades” du Parti dit socialiste.(...)
17 février 2009
Le beau cadeau de Woerth à Jouyet : 71000€ !
En prenant la présidence de l’Autorité des marchés financiers,
Jean-Pierre Jouyet a eu droit à un joli «welcome package» : signé de la
main d’Eric Wœrth, un décret daté du 19 janvier augmente sa prime
annuelle de 50%. Soit 71000€ de plus. Vive la crise !
Lire l'article..
Jouyet, la morale à zéro
C'est Le Parisien qui nous révèle qu'Eric Woerth, ministre du Budget qui a fait une excellente prestation technique au Grand Jury dimanche, a augmenté l'indemnité de fonction de Jean-Pierre Jouyet avec effet rétroactif. Son montant va passer de 149 000 euros à 220 000 euros. Je sais bien que J-P Jouyet ne cesse de répéter qu'il demeure un homme de gauche et qu'évidemment il ne peut qu'accepter ce qui lui est aussi généreusement octroyé. Sans doute l'avantage décisif de se dire «de gauche»consiste-t-il à pouvoir enrober de nécessaire pureté tout ce qui se rapporte à l'argent.
15 février 2009
Manuel VALLS: « Le PS doit se rassembler »
Propos recueillis par Eric Hacquemand et Rosalie Lucas dans LE PARISIEN
Martine Aubry et Ségolène Royal se tendent la main. La réconciliation est-elle possible au PS ?
Manuel Valls. Les divisions issues du congrès de Reims n’intéressent pas les Français. Leurs préoccupations, ce sont la crise financière, le chômage, le surendettement… Il y a une grave crise de confiance entre eux et Nicolas Sarkozy. Pour autant, ils ne se tournent pas vers nous parce que nous ne représentons pas l’alternative crédible qu’ils réclament. Donc, oui, le risque d’un effondrement de notre économie et de crise politique oblige le PS à un sursaut. Il doit se rassembler et parler d’une seule voix.
Pour vous, Ségolène Royal doit entrer dans la direction ?
Sa place est à part. Elle a été candidate à la présidentielle, elle est
dans un rapport très direct avec les Français. En revanche, ses amis
doivent être totalement partie prenante de la direction du parti afin
d’y assurer des responsabilités importantes, impulser un projet,
rénover en profondeur notre formation, organiser des primaires ouvertes
pour désigner notre candidat pour 2012.
Attendez-vous aussi une ouverture aux élections européennes du 7 juin ?
La représentation de toutes les sensibilités du PS sur les listes est
une règle. Il serait invraisemblable que Vincent Peillon ne soit pas
tête de liste dans la région Nord. Ces élections doivent être
l’occasion pour les socialistes d’exiger que l’Europe se mobilise pour
inverser la tendance, soutenir massivement la consommation et
l’investissement à travers un grand plan de relance coordonné sur la
base de grands travaux, d’un grand emprunt et d’une réduction drastique
des taux d’intérêt.
Face à la crise vous prônez l’unité des socialistes. Souhaitez-vous une union nationale ?
Attention à ne pas ajouter de la confusion. En revanche, que la
majorité et l’opposition agissent dans un esprit de responsabilité,
cela oui, j’y suis favorable. Majorité et opposition pourraient ainsi
soutenir la création du fonds d’investissement social d’aide aux
victimes de la crise que propose la CFDT. Bref, nous pourrions
travailler ensemble à condition que le gouvernement soit capable de
nous entendre et qu’il renonce au bouclier fiscal et aux heures
supplémentaires qui détruisent de l’emploi.
Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, estime que la crise sociale entraînera une crise politique...
C’est le calcul d’Olivier Besancenot. L’extrême gauche se nourrit,
elle, du malaise social. Nous aurions tort de miser là-dessus.
Souvenons-nous des leçons de l’histoire : une crise économique et
sociale d’une telle ampleur provoque plutôt le repli sur soi, la
xénophobie, le populisme… Evidemment, nous sommes présents auprès des
salariés en difficulté. Mais il faut aussi bâtir un projet crédible. Ne
cherchons pas à séduire le NPA (NDLR : Nouveau Parti anticapitaliste), qui veut diviser la gauche, cela aboutirait à légitimer ses thèses et à nous amener dans une impasse.
Martine Aubry, craint que les événements qui secouent les Antilles ne se propagent en métropole : et vous ?
Aux Antilles, comme en métropole, il y a une gestion erratique de la
crise par le pouvoir qui illustre les défaillances d’une gouvernance où
des ministres agissent sans feuille de route et dans la crainte
permanente d’être désavoués par Nicolas Sarkozy. A l’évidence, la crise
en Guadeloupe ne préoccupe pas le président. Le sommet de l’Etat a
vraiment besoin d’une boussole.
Le Parisien
07 février 2009
Les pro-Royal démentent l’existence de négociations avec la direction du PS
Jean-Michel Normand sur PUZZLE SOCIALISTE
On sent comme un léger agacement, une pointe d’irritation, chez les représentants de la motion « L’espoir à gauche ». En fait, “l’équipe d’animation politique” du courant pro-Royal est fâchée. Fâchée contre ceux qui assurent que des négociations seraient en cours entre eux et la direction du PS en vue de sceller une réconciliation générale. Jeudi 5 février, la mise au point suivante a été mise en ligne sur le site de “L’espoir à gauche”.

« Différents articles de presse, comme certains dirigeants du Parti socialiste, laissent entendre que des propositions ont été faites à notre motion “L’espoir à gauche” pour intégrer la direction actuelle du Parti socialiste. Ce sont des rumeurs relevant de méthodes politiques que nous désapprouvons. Nous affirmons solennellement et dans la plus grande transparence qu’aucune proposition ne nous a été faite et que le rassemblement que nous appelons de nos voeux doit s’opérer de façon publique, concertée et réelle, en tenant compte de notre représentativité et des orientations politiques que nous portons ».
Cela posé, il n’est un secret pour personne que les « minoritaires » se verraient bien rejoindre l’équipe dirigeante. A condition d’y être représentés à hauteur de leur influence électorale – leur motion a atteint 29% des voix avant le congrès de Reims – et qu’un accord politique soit conclu. D’ailleurs, la constitution des listes pour les élections européennes pourrait constituer un contexte favorable pour enterrer la hache de guerre. Récemment, Ségolène Royal a même proposé de prendre en charge les relations internationales. Le 31 janvier, « L’espoir à gauche » a émis des signes de bonne volonté alors que, le lendemain, Martine Aubry adressait quelques mots conciliants.

Depuis, assurent les « minoritaires », non seulement aucune proposition n’a été formulée par la direction mais quelques éléments sont subrepticement venus tendre les relations. En particulier la nomination, en milieu de semaine, du député de Paris Christophe Caresche au poste de secrétaire national à l’outre-mer, vacant depuis le congrès. Une décision qui réduit encore davantage l’éventail des postes susceptibles d’être, le cas échéant, proposés aux partisans de Ségolène Royal qui, avec Patrick Lebreton, député de la Réunion, disposaient en outre d’un candidat tout trouvé. De plus, Christophe Caresche, représentant du « Pôle écologique » - qui avait soutenu Ségolène Royal à Reims - a été élu au Conseil national sur le « quota » de la motion E, rappellent les responsables de « L’espoir à gauche ». Certes, le « Pôle écologique » a annoncé cette semaine son ralliement à la direction – l’un des siens devrait être également nommé secrétaire national adjoint à l’environnement – mais la nomination de Christophe Caresche, que les pro-Royal assurent avoir appris par la presse, est considéré comme une mauvaise manière et un débauchage individuel.

De même, le fait d’attribuer dés maintenant à Pierre Moscovici l’organisation de la première convention sur les nouveaux choix de politique économique et sociale fait disparaître ce qui aurait pu être également un élément de « grain à moudre ». Enfin, les animateurs de « L’espoir à gauche » s’attendent à n’être consultés qu’au tout dernier moment sur le texte que prépare la direction sur le projet européen du PS. « Il y a des signes, mais aucun geste. C’est quand même un problème » affirme Vincent Peillon.
Même si, à la veille de l’ouverture des négociations sur la composition des listes pour les européennes, la mauvaise humeur des pro-Royal n’est pas dénuée de considérations tactiques, les retrouvailles à la direction du PS semblent assez mal engagées. A moins - qui sait ? - qu’un « geste » maganime et salvateur n’intervienne de part et d’autre dans les prochains jours…. Au parti socialiste comme dans les relations de couple, il n’y a pas d’amour ; il n’y a que des preuves d’amour.
03 février 2009
PS (chefs du...), Socialistes, et Européennes
Les socialistes s'opposent sur des "critères de sélection" des futurs députés européens
(...et ce sont pourtant les militants qui approuveront en mars les listes proposées par le secrétariat national le 28 février prochain!)
La Tribune.fr - 03/02/2009 à 10:24 - 1132 mots
Un mois avant la proposition des candidats par le Conseil national du parti socialiste pour les élections européennes, le secrétaire à la rénovation, Arnaud Montebourg, propose une charte établissant des critères de sélection pour les députés européens. EurActiv.fr a pris connaissance d'un document du PS qui en détaille les grandes lignes.
L'idée n'est pas nouvelle. Déjà en 2004, le Nouveau parti socialiste (NPS ), à l'époque dirigé par Arnaud Montebourg, avait tenté de proposer la mise en place de critères de sélection pour les députés européens de la délégation socialiste française. Sans succès.
Désormais membre de la direction du PS, l'actuel secrétaire à la rénovation est revenu à la charge dans la perspective des élections du 7 juin 2009. Dans une note dont EurActiv.fr a pris connaissance, il brosse les grandes lignes de cette charte que devraient respecter les nouveaux élus du PS au parlement européen. Une méthode qui permettrait d'éviter un travers aussi bien visible à droite qu'à gauche, à savoir que les élections européennes ne soient "la proie des courants qui cherchent à remercier des fidélités", explique le texte.
L'objectif de cette charte est donc de faire en sorte que les socialistes français acquièrent "une stratégie d'influence", à l'instar des Britanniques et des Allemands, qui ont bien compris l'utilité de se positionner à Bruxelles. Ce projet fait également écho aux recommandations formulées par le chef de file de la délégation des socialistes français à Bruxelles, Bernard Poignant, lors du Congrès de Reims, le 15 novembre dernier.
Le texte interdit tout d'abord le cumul des mandats.(mon comm': ah bon! Montebourg ne manque pas d'air: " faites ce que je dis et pas ce que je fais"!!!) Contrairement aux députés du parlement français, les eurodéputés socialistes ne pourront donc pas "exercer de fonction exécutive locale significative". Et le texte de préciser que les députés devront être totalement présents à Strasbourg. A noter que les députés européens ne sont à Strasbourg que quatre jours par mois pour les sessions plénières. Leur activité s'exerce en priorité à Bruxelles au sein des commissions parlementaires. Ils travaillent également avec les autres institutions de l'UE, ainsi qu'avec les lobbyistes, dont la place est cruciale dans le processus législatif européen.
Impossible également pour les futurs députés européens socialistes de se servir de leur mandat "comme tremplin personnel pour en briguer un autre national ou local d'importance.(Mon comm':la promesse sera-t-elle tenue par les maîtres actuels du parti des socialistes?) Car un tel comportement laisserait penser que la France et les socialistes ne s'intéresseraient pas à l'Europe et se passionneraient davantage pour eux-mêmes". En clair, il s'agit de mettre fin à la possibilité pour les députés d'écourter leur fonction.
A droite comme à gauche, nombreux sont les élus européens qui ont quitté leur siège avant la fin de leur mandat pour retrouver une fonction élective nationale. La promesse de Nicolas Sarkozy à la ministre de la Justice, Rachida Dati, en est l'exemple le plus récent. Selon le Canard Enchainé du mercredi 28 janvier, le président aurait promis à la Garde des Sceaux, pour la convaincre d'accepter la place de numéro deux sur la liste UMP aux européennes en Ile-de-France, de revenir au gouvernement d'ici un an. "La vie d'un gouvernement, c'est fait de départs et de retours", avait lancé le président de la république le 24 janvier à la Mutualité (EurActiv.fr, 26/01/2009)
Afin de conserver un lien avec les citoyens, les élus socialistes ne devront pas "déserter" leur circonscription une fois élu, précise la note d'Arnaud Montebourg. Les députés devront donc faire "des compte-rendus de mandat réguliers". L'objectif étant de montrer "qu'il existe au sein de l'Union européenne une droite et une gauche qui ne font pas les mêmes choix".
La diversité devra également être au cœur des listes PS aux européennes afin de "représenter la pluralité des origines des Français".
Dernière proposition d'Arnaud Montebourg: échanger des candidatures avec les partis frères du parti socialiste européen (PSE). Concrètement, le secrétaire national à la rénovation propose de trouver "les conditions d'un échange en position éligible entre un socialiste français, qui serait élu dans un autre pays, et un socialiste de ce pays qui serait élu en France sur [les] listes" du PS.
Si la première secrétaire du PS, Martine Aubry, semble d'accord avec la mise en place de cette charte, c'est loin d'être le cas des caciques du parti. En interne, on précise que le porte-parole du PS et député européen Benoit Hamon y est "plutôt favorable" (Mon commentaire: il essaie de se tailler "un bout de terrain" dans le parti?). Mais les anciens strauss-kahniens, notamment le secrétaire aux relations internationales, Jean-Christophe Cambadélis, et les fabiusiens y seraient opposés. "Ils ont déjà leurs candidats, alors pour eux c'est impossible de se voir imposer quoi que ce soit". (Mon commentaire: Normal, il ont fait main basse sur le PS par Martine interposée... et ils veulent s'assurer de conserver le pouvoir qu'ils ont déjà, et que leur donne leur réseau) .
Il est vrai que les places sont chères. La délégation socialiste française comptait 31 élus lors de la dernière mandature. Avec la diminution du nombres de députés élus (EurActiv.fr, 29/01/2009) et le mode de scrutin, les socialistes peuvent espérer faire élire une vingtaine de députés.
Or, on ne compte aujourd'hui que cinq sortants ne souhaitant pas se représenter. Mis à part Michel Rocard, qui a pris sa retraite au mois de janvier, notamment pour permettre à son successeur Bernard Soulage d'espérer avoir une place sur les listes, seuls Catherine Guy-Quint, Pierre Schapira, Bernard Poignant, Martine Roure et Brigitte Douay ont indiqué leur volonté de se retirer.
Restent donc 26 élus désireux de briguer un mandat supplémentaire. Mais sur cette liste "seuls cinq ou six d'entre eux sont aujourd'hui à peu près certains d'être en position éligible", indique une source du PS. Harlem Désir et Benoit Hamon, qui s'opposent pour être tête de liste en Ile-de-France, devraient être dans la course. Tout comme le fabiusien Henri Weber. Si elle se bat pour Vincent Peillon, Ségolène Royal ne défendrait pas bec et ongles son ancien conseiller pour les affaires européennes pendant la campagne présidentielle et pourtant très actif au PE, Gilles Savary.
Quant à l'actuelle présidente de la commission aux Affaires
économiques et financières, Pervenche Bérès, elle ne serait pas
certaine de voir sa candidature validée. "C'est la foire d'empoigne",
poursuit cette même source, ...
"tout sera décidé dans le bureau de Martine Aubry.
La question est de savoir jusqu'où les leaders sont capables d'aller pour soutenir leurs candidats ...(Mon commentaire: quelle phrase mystérieuse! Des limites ont déjà été dépassées en novembre-décembre, et là? qu'en sera-t-il? )
Officiellement, ce sont pourtant les militants qui approuveront en
mars les listes proposées par le secrétariat national le 28 février
prochain.
(Mon commentaire: je souhaite à tous les socialistes, de toutes les régions, de tous les départements, de bien examiner les candidats...
Prenons garde: "Désigné par le PS" est-il bien un gage de respect des valeurs socialistes depuis novembre 2008.
Prenons le temps de vérifier quel candidat est quelqu'un de responsable, et porteur des valeurs socialistes pour les avoir mises en œuvre sans y déroger....
Le calendrier socialiste
Du lundi 2 février au vendredi 6 février : dépôt des candidatures
- 3 février : première réunion de la commission électorale nationale.
- entre le 9 et le 17 février : réunion des groupes de travail
inter-régionaux mis en place par la commission électorale dans chaque
circonscription, en présence du secrétaire national aux élections et à
la vie des fédérations et du secrétaire national chargé de l'animation
et du développement des fédérations.
- 18 février : réunion de la commission électorale nationale pour un
premier échange de vues à partir du rapport des secrétaires nationaux
aux élections et aux fédérations sur les propositions des groupes de
travail
- 27 février : réunion de la commission électorale, préparation des
propositions de listes. Réunion du Bureau national sur les propositions
de listes soumises au conseil national.
- samedi 28 février : conseil national d'adoption des listes.
- jeudi 12 mars : vote des adhérents sur les propositions de liste dans chaque circonscription.
- samedi 21 mars : convention nationale de ratification des listes et de lancement de la campagne.
°°°°°°°°°°°°°°
mardi 03 février 2009
Européennes : le PS se met en ordre de bataille

De
gauche à droite : le Sarthois Stéphane Le Foll, eurodéputé sortant, est
candidat dans l'Ouest, mais Jean-Pierre Mignard, président de Désirs
d'avenir, pourrait l'être aussi. Vincent Peillon, lui, est à nouveau
candidat pour le Nord-Ouest. : Franck Dubray/Daniel Fouray/AFP
Les socialistes ont engagé, hier, le processus de désignation de leurs candidatspour les élections européennes du 7 juin.
L'exercice est délicat dans un parti encore meurtri par les divisions du congrès de Reims, où les clivages s'affichent plus que jamais au grand jour. Mais les socialistes sont au pied du mur. Il leur faut désigner les candidats qui représenteront leurs couleurs pour le prochain scrutin des Européennes. Ils ont confiance.
En 2004, sur les 78 eurodéputés français élus, 31 étaient socialistes. Avec l'élargissement de l'Union Européenne, le nombre des eurodéputés français descend à 72 et le PS mise sur une vingtaine d'élus. Sur les 31 eurodéputés sortants, 26 postulent à nouveau.
La feuille de route. Elle a été donnée, dimanche, par Martine Aubry, premier secrétaire du PS, aux délégués des sections réunis à Paris. « Le Parti doit être rassemblé et uni ». En clair, pas d'ostracisme envers les partisans de Ségolène Royal. Réponse de Vincent Peillon, chef de file du courant royaliste : « Je suis pour le vrai rassemblement, pas dans les mots, mais dans les actes ».
Les critères de choix des candidats. Martine Aubry en préconise trois : diversité, renouvellement, investissement des personnes (sous entendu, non-cumul de mandats et engagement d'effectuer la totalité du mandat). Enfin, parité oblige : l'objectif serait d'avoir quatre têtes de liste femmes. Le 21 mars, une convention nationale ratifiera les listes.
Problème ? Oui, car chaque motion du congrès de Reims revendique sa part du gâteau. Exemple : Benoît Hamon, chef de file d'une motion qui a obtenu 18,5 % des voix à Reims, revendique quatre places éligibles. Il est lui-même, en Ile-de-France, en compétition avec l'eurodéputé sortant Harlem Désir, proche de Bertrand Delanoë (25,2 % au congrès).
Dans l'Ouest. Pour la circons-cription Nord-Ouest (les deux Normandie, Picardie, Nord), l'eurodéputé Vincent Peillon sera en compétition avec un proche de Martine Aubry, Gilles Pargneaux, premier secrétaire fédéral du Nord et secrétaire national du Parti. Dans la circonscription Nord-Ouest (Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charente), l'eurodéputé sortant Stéphane Le Foll, bras droit de François Hollande, sera à nouveau candidat : « Oui. je suis un homme de l'Ouest qui vit dans la Sarthe et connaît bien les Pays de la Loire et la Bretagne ». Stéphane Le Foll ajoute qu'il a de nombreux soutiens dans la région. Son challenger, au sein du Parti, pourrait bien être le « royaliste » Jean-Pierre Mignard, président de Désirs d'avenir. « Je sais que mon nom est cité, affirme-t-il, mais je n'ai entrepris aucune démarche ».
.
28 janvier 2009
La chasse au Boutih
Sur le blog "Dedans le parti socialiste !!"
Nous avons reçu un mail de Claude Bartolone.
-----Message d'origine-----
De : Claude Bartolone [mailto:cbartolone@assemblee-nationale.fr]
Envoyé : dimanche 25 janvier 2009Objet :
- Aux correspondants
Cher(e) camarade,
Je t'invite à réagir aux critiques tenues dans "le Parisien" par Malek Boutih sur le plan de relance proposé par notre Parti et présenté la semaine par Martine AUBRY.
Merci d'intervenir sur les blogs concernés ou par écrit( presse, Parti, ...).
Merci également d'adresser ce mail à nos camarades bloggeurs de ta fédération pour amplifier le mouvement.
Bien amicalement à toi.
Claude BARTOLONE
Ce mail ouvre officiellement la chasse au Boutih.
Ce pauvre Malek n'a jamais été en odeur de sainteté: on lui prête des malversations à SOS Racisme
(il aurait encaissé de l'argent pour ses dépenses personnelles), on
scrute chacun de ses faits et gestes à la loupe et aux rayons X; ça
fait des mois, des années que certains sont acharnés à la dézinguer.
Aujourd'hui on franchit un cap et c'est Barto qui s'en charge en demandant aux "camarades" de tirer à vue.
En apparence il a parfois l'air sympa Barto mais c'est une engeance.
Quand je l'entends, insidieux et faux, je pense à Kaa, le serpent python du Livre de la jungle de Kipling.
"Aie confiance sssssss, Aie confiance sssssss" et gloup, il hypnotise, et crac il broie sa proie.
Ce qu'il y a de fascinant, entre autres choses, avec ce genre de gugusse c'est qu'il est très fort pour envoyer les autres au casse-pipe mais que lui-même se garde bien de trop s'avancer.
Ainsi lorsqu'il
conseille aux "camarades" "d'intervenir sur les blogs concernés", il ne
range pas son propre blog au nombre des susdits.
On ne trouve aucune attaque, aucun commentaire des propos de Malek Boutih dans le blog de Barto , pas même dans sa rubrique "Eclairages politiques" dans laquelle je vous incite à lire l'article intitulé
"le droit d'amendement de vos députés, c'est votre liberté d'expression".
Commentaire: merci à l'auteur de ce blog.
Voilà qui me conforte dans mes impressions sur l'activité principale de ce nouveau "PS" sauce aux crabes...
Ils sont toujours plusieurs qui, pour pouvoir tranquillement recommencer
à se "bouffer le nez" tentent par tous les moyens et depuis longtemps
de neutraliser la grande "empêcheuse de tourner en rond" et ses 50%
(oh, plus que ça, je parie) de socialistes...
13 janvier 2009
La démission d’André Vallini, premier un accroc pour Martine Aubry

(...)
Le départ d’André Vallini,
spécialiste reconnu des affaires de justice, prive le PS d’un de ses
secrétaires nationaux les plus compétents et les plus expérimentés. Le
député de l’Isère, qui a co-présidé la commission parlementaire sur
l’affaire d’Outreau, exerçait la même responsabilité au sein de la
direction précédente. Il devait naturellement devenir le porte-drapeau
du parti socialiste pour mener la bataille contre le futur projet de
loi du gouvernement sur la réforme de la justice.
Cette démission reflète
en partie le malaise des partisans de François Hollande qui, ralliés
aux amis de Bertrand Delanoë au sein de la motion A, considèrent que la
direction (y compris les amis du maire de Paris) ne facilite guère leur
intégration dans la nouvelle majorité. Effectuant sa rentrée politique,
François Hollande avait réaffirmé dimanche son regret que les amis de
Ségolène Royal n’aient pas été incorporés dans le nouveau secrétariat
national.
Jean-Michel Normand
16 décembre 2008
Apiculture et socialisme : Martine Aubry, reine des abeilles (1)

Apiculture et socialisme : Martine Aubry, reine des abeilles (1)
Des abeilles travailleuses et disciplinées,
dirigées par une reine bienveillante. Et si c’était cela, le parti
socialiste de Martine Aubry ? Dans plusieurs de ses discours, la
nouvelle première secrétaire s’est lancée dans une brève mais vibrante
allégorie apicole. Dernier exemple en date, la réunion du conseil
national du 6 décembre. « Le PS doit redevenir la ruche qu’il fut par
le passé –je pense en particulier à la période avant 1981 ou entre
1995/1997 avec Lionel Jospin » a-t-elle lancé à cette occasion.
A vrai dire,
on voit mieux Martine Aubry, ou Ségolène Royal, que Lionel Jospin en
reine des abeilles. Précisons que les abeilles mâles – appelées
faux-bourdons – sont promises à un destin tragique. A la fin de l’été,
lorsque les réserves de miel et de pollen faiblissent, les faux
bourdons sont expulsés de la ruche manu-militari. Apis mellifera
ne pratique pas la parité : dans une ruche (de 30 à 60 000 individus
selon la saison) on ne compte pas plus de 10% d’individus mâles. Et
encore, seulement entre mars et août…
De fait, l’observation du monde des abeilles conduit à établir de troublants parallèles avec la colonie socialiste.
Symbole. Utilisé par l’Eglise et par Napoléon, le symbole de l’abeille a aussi été invoqué par le mouvement ouvrier. « La ruche est une sorte d’usine modèle dans laquelle tous les ouvriers sont à égalité. Le comportement des abeilles y est marqué par le travail ainsi que par la solidarité vis à vis du groupe » note Jacques Goût dans l’excellent ouvrage « 250 réponses aux questions d’un ami des abeilles » (éditions Gerfaut). On comprend que ce parallèle ait inspiré la première secrétaire.
Démocratie. Dans la ruche, une reine ne le devient que lorsque les ouvrières – c’est à dire les abeilles – le décident collectivement. Issue du peuple, une reine est une larve qui a été exclusivement nourrie avec de la gelée royale (substance secrétée par les abeilles) et qui sera développée dans une cellule plus vaste que les autres. Aucun vote ne préside – semble-t-il…- à la décision de faire naitre une nouvelle reine qui remplacera l’ancienne reine, jugée trop âgée ou passée de vie à trépas. Ni au choix de l’individu qui sera appelé à devenir reine.
Pluralisme. Les abeilles prennent toujours soin de mettre en gestation plusieurs reines. La première à naitre monte sur le trône (les larves concurrences seront supprimées) mais si deux reines apparaissent simultanément, un combat les oppose. Notons que la reine des abeilles dispose en permanence autour d’elle d’une cour d’ouvrières qui la nourrissent, la protègent, voire la flattent…
Essaimage. Lorsque la communauté des abeilles s’est lassée de la reine en fonction et qu’elle en a fait naitre une nouvelle, se produit un phénomène bien connu des apiculteurs et des militants politiques. Les premiers parlent d’essaimage, les seconds de scission. L’ancienne reine quitte la ruche avec une partie de la population qui a décidé de la suivre à la recherche d’un logis. Les autres abeilles restent avec la nouvelle reine pour garder la « vieille maison ». L’analogie, souhaitons-le, n’est pas forcément appropriée. Il n’est pas dit que la guerre des reines aura lieu au PS.
Jean-Michel Normand
A SUIVRE….
Apiculture et socialisme: Martine Aubry, reine des abeilles (suite et fin)
Comme nous l’avons, suggéré dans un premier post l’apiculture et l’univers du parti socialiste présentent de curieuses similitudes. Qu’il s’agisse de la symbolique de la « valeur travail » - dans les commentaires, la discussion s’est logiquement nouée sur la question des trente-cinq heures – du rapport à la démocratie et au pluralisme ou des phénomènes d’essaimage. Nous terminons ici ce passage en revue des convergences entre abeilles et socialistes.
Débats. Martine Aubry a raison ; une ruche est un lieu de débat. Ainsi, les éclaireuses de retour de mission doivent convaincre les ouvrières du meilleur endroit où aller butiner. Certaines vantent les mérites d’un champ de colza, d’autres reviennent toutes excitées d’un verger de fruitiers en fleurs. Les abeilles ne rédigent pas de motions et ne diffusent pas de listes d’élus. N’organisent pas de meetings au Zenith avec des guest-star et ne se la jouent pas cht’i. Pour emporter le morceau, elles se livrent à des danses dites « frétillantes », mises en évidence par l’autrichien Karl Von Frisch dont les recherches sur le mode de communication des abeilles lui valurent un prix Nobel en 1973. A l’intérieur de la ruche, les éclaireuses effectuent des figures en « 8 ». L’ampleur, l’orientation et la cadence de leur danse indiquent la localisation et l’étendue de la source de nourriture qu’elles ont identifiée.
Congrès.
Autour des danseuses, se forment des groupes d’abeilles qui effectuent
elles aussi des danses pour signifier leur adhésion. Bref, une sorte de
congrès d’abeilles s’organise. Au bout d’un moment, tout le monde
s’envole vers le lieu de butinage dans la joie et la bonne humeur. Si
seulement le congrès de Reims avait pu s’organiser de la sorte…
Enfumage. Comment l’apiculteur fait-il pour déjouer la méfiance des abeilles,
neutraliser leur système d’alarme (la diffusion de phéromones d’alerte) afin de récolter leur miel sans se faire piquer ? Il les enfume. Pour que l’opération soit efficace et n’asphyxie pas les abeilles (et n’altère pas le goût du miel), il faut opérer en douceur, avec mesure et une certaine habileté. Quiconque fréquente les milieux socialistes sait que l’enfumage n’est pas qu’une technique apicole.
Pillage. Il arrive qu’une ruche en pleine croissance se mette à attaquer une autre, affaiblie. Les apiculteurs parlent alors de « pillage ». Les spécialistes de science politique, eux, parlent de siphonage électoral. La ruche communiste en sait quelque chose.
Espèces menacées. Les abeilles comme les socialistes sont des espèces en danger. Victimes du CCD (colony collapse disorder ou syndrome d’effondrement des colonies), les premières sont pourtant essentielles à la pollinisation et donc à la reproduction de la plupart des espèces végétales. Les seconds, qui éprouvent bien des difficultés pour faire leur miel du mécontentement qu’engendrent les projets de la droite, souffrent du SSR (syndrome socialiste de Reims). Pourtant, qui d’autre qu’eux est susceptible de faire jouer l’alternance démocratique ?
Prédateurs. Les abeilles doivent aussi faire face aux attaques de varroa, un minuscule acarien parasite, et plus récemment à celles du frelon asiatique, un nouveau prédateur inconnu il y a peu. Celui-ci se poste devant la ruche et boulotte les butineuses en plein vol. Dans un entretien publié dans Le Monde daté du 26 novembre, Pascal Perrineau, directeur du Cevipof, centre d’études liée à Sciences-Po, constate que le Parti socialiste est lui aussi « menacé par plusieurs prédateurs ». Il en distingue deux espèces. « Tout d’abord François Bayrou (…) qui va pouvoir de nouveau séduire ceux qui ont horreur du vide électoral et appartiennent à une tradition socialiste réformiste et modérée. L’autre prédateur, c’est l’extrême gauche, mais avec des marges d’action moins importantes ».
Jean-Michel Normand
07 août 2008
Congrès du PS, et belles professions de foi...
... Extrait d'une tribune signée par M Aubry et P Moscovici dans le Monde ... du 1er octobre 1994.
UN CONSTAT PERTINENT. ET DE BELLES PROMESSES y apparaissent :
... "Beaucoup d'électeurs nous ont quittés. Beaucoup de militants
sont découragés, d'abord, par le spectacle de division que nous offrons. Il
n'est que temps de mettre fin à un mode de fonctionnement qui privilégie trop
la cooptation et à des courants formés sur les enjeux d'hier, qui ont confisqué
la réalité du pouvoir. Au-delà du positionnement politique, bien sûr essentiel,
le PS doit adresser un message de rénovation, de rassemblement et d'éthique
politique collective. Et, pour cela, symboliquement, réduire l'influence de ces
courants, qui ont servi d'instruments à des batailles internes que nous ne
voulons plus.
Le PS doit avoir le courage de se remettre en question, tout en gardant la
diversité qui a toujours fait sa richesse et en retrouvant le sens de la
fraternité qui lui a trop souvent manqué. Les conflits de pouvoir et de
personnes, les fausses querelles, les procès d'intention doivent être proscrits." ...
Il n'est pas superflu de noter également la première phrase: "Il est des moments dans la vie politique dont on ne perçoit l'importance réelle que longtemps après." Eh bien, justement, nous y sommes... Sans rien des changements annoncés!
Encore aujourd'hui, ces deux "camarades" entre autres, nous préparent aujourd'hui une synthèse flasque, aussi flasque que celles que nous avons supportées pendant plus d'une décennie. Opportuniste aussi, peut-être: pas de présidentialisation , donc tout le monde reste sur les rangs et chacun (youpee!) a ses chances, dans le foutoir qu'est devenue la tête du PS... et pour le reste on verra plus tard ...
Voyons ce qu'en dit Marc Vasseur sur son blog:
"Cette année, les prétendants s’appellent
Aubry, Moscovici, Montebourg et Lebranchu. Bien entendu, les
signataires de ce texte se défendent de cette approche
politico-politicienne… eux forcément, c’est naturellement différent…
sauf qu’à vouloir rassembler de Fabius à Delanoë… on est bien dans
cette configuration… ça risque de grincer un peu, mais je compte sur
l’habilité d’un Cambadélis pour mettre l’huile nécessaire à la bonne
marche de ces rouages pour éviter la synthèse informe comme ils disent
si joliment (aucun n’y a d’ailleurs jamais participé).L’une
des idées de base de ce texte… hyper tendance également… c’est de
s’opposer à la présidentialisation du parti. Bien… pourquoi pas…
seulement, la logique serait, il me semble, de dire qu’il faut remettre
les législatives avant les présidentielles or aucun ne semble dire
cela. Sur ce point, je ne suis pas loin de partager le propos de Gaétan
Gorce (l’élection du 1er
secrétaire avant les motions), avec en parallèle la mise en place d’une
méthode et d’outils de gouvernance qui permettent de faire notre débat
interne. C’est le deuxième écueil de cet attelage, ils appellent
également à cette nouvelle gouvernance or j’ai beau avoir fouillé les
contributions des signataires, je n’ai pas trouvé grand-chose sur ce
thème hormis chez Moscovici des conventions thématiques (idée reprise
dans ce texte)… je ne suis pas certain que la méthode Coué du « il faut
se remettre au travail » y suffise d’autant qu’on l’a déjà pratiquée à
de nombreuses reprises depuis 25 ans (ah, pour rappel, il y a quelques
propositions ici...)
C'est en novembre que nous saurons si l'histoire du PS va continuer bégayer et à se réduire comme une peau de chagrin... Nous serons fixés dans peu de temps: 4 mois. Il nous reste 3 mois pour faire le point sur les avancées de la réflexion socialiste, sur la pertinence et la clarté des propositions, sur la qualité des diagnostics proposés et les mesures à prévoir pour y répondre... Sur le dépoussiérage, en mots et EN ACTES, opéré par S. Royal, sur les vieux dogmes et slogans du PS du siècle dernier.
... Je vous recommande la lecture de "SI LA GAUCHE VEUT DES IDEES" (Touraine-Royal)
