CAP 2012

Petite revue de presse et blogs,ouverte en mars 2007 pour soutenir une femme politique humaniste, et manifestant - rare en politique - une cohérence certaine entre DIRE et FAIRE. Il se veut aussi l'écho de quelques sujets généraux cruciaux.

20 décembre 2009

Vincent Peillon annule la réunion de 15 membres du courant EàG prévue pour le désigner chef de ce courant

Vincent Peillon calme le jeu avec Ségolène Royal, qui prépare un appel pour mettre un terme aux courants

  Par nico7535   sur LE POST le 19/12/2009 à 02:06

                 

Selon une information révélée par Renaud Pila, journaliste politique à LCI, sur sa page twitter, le député européen devrait annuler une réunion des 15 membres du Courant Espoir A Gauche élus au Bureau National du PS (issus du Congrès de Reims) prévue le 15 janvier prochain, pour ne pas "polluer la campagne des élections régionales".

Vincent Peillon espérait par ce vote asseoir son autorité au sein du courant face à Ségolène Royal, malgré nombre de prostestations et de pétitions de la base militante qui demande à être consultée sur cette question.

C'est justement ce dont ont été chargés par Ségolène Royal, les députés Jean-Louis Bianco et Gaëtan Gorce, et Najat Vallaud-Belkacem après les élections régionales de mars prochain.

Dans une lettre adressée au militants le 16 décembre dernier, ils affirment par ailleurs qu'ils lanceront un appel "à transcender les courants internes du Parti Socialiste et à y mettre un terme" (un voeu cher de l'ex-candidate à la présidentielle) lors de la convention nationale du PS sur la rénovation qui se tiendra en juin 2010 : "Cette modification statutaire permettrait de mettre un terme aux stériles "guerres de chapelles". Le vote à chaque congrès devrait se limiter à l'élection du ou de la Premier(e) secrétaire national(e). Par la suite, nous ne voterions plus en interne pour des courants mais en fonction des seuls compétences et arguments de chacun lorsqu'il s'agira de désigner nos candidats, et en fonction de nos seules convictions lorsqu'il s'agira de définir un positionnement politique."


19 décembre 2009

Vincent Peillon calme le jeu avec Ségolène Royal, qui prépare un appel pour mettre un terme aux courants au PS

Par nico7535  sur LE POST  le 19/12/2009                    

Selon une information révélée par Renaud Pila, journaliste politique à LCI, sur sa page twitter, le député européen devrait annuler une réunion des 15 membres du Courant Espoir A Gauche élus au Bureau National du PS (issus du Congrès de Reims) prévue le 15 janvier prochain, pour ne pas "polluer la campagne des élections régionales".

Vincent Peillon espérait par ce vote asseoir son autorité au sein du courant face à Ségolène Royal, malgré nombre de prostestations et de pétitions de la base militante qui demande à être consultée sur cette question.

C'est justement ce dont ont été chargés par Ségolène Royal, les députés Jean-Louis Bianco et Gaëtan Gorce, et Najat Vallaud-Belkacem après les élections régionales de mars prochain.

Dans une lettre adressée au militants le 16 décembre dernier, ils affirment par ailleurs qu'ils lanceront un appel "à transcender les courants internes du Parti Socialiste et à y mettre un terme" (un voeu cher de l'ex-candidate à la présidentielle) lors de la convention nationale du PS sur la rénovation qui se tiendra en juin 2010 : "Cette modification statutaire permettrait de mettre un terme aux stériles "guerres de chapelles". Le vote à chaque congrès devrait se limiter à l'élection du ou de la Premier(e) secrétaire national(e). Par la suite, nous ne voterions plus en interne pour des courants mais en fonction des seuls compétences et arguments de chacun lorsqu'il s'agira de désigner nos candidats, et en fonction de nos seules convictions lorsqu'il s'agira de définir un positionnement politique."


06 décembre 2009

Vincent Peillon : le coucou !


Vincent Peillon : le coucou !
envoyé par larnaut. - L'info internationale vidéo.

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30 novembre 2009

V. Peillon...les raisons de la colère!

Par Chez Louise sur LE  POST

             

Tentative d'OPA de V. Peillon sur EAG....Hold-up... voilà les qualificatifs forts que deux élus socialistes de Gironde, M.Delaunay et G.Savary, utilisent pour commenter l'appropriation éhontée que V. Peillon a voulu faire du mouvement Espoir à Gauche et dont l'appogée a été son esclandre sur Europe1 ...

Hold-Up, c'est ainsi que G.Savary , conseiller général de Talence, décrit , sur son blog, la stratégie de V.Peillon depuis la première réunion à Marseille du mouvement Espoir à Gauche.

"Vincent Peillon avait réussi un hold up presque parfait, qui aurait presque rendu jaloux Ronald Biggs, en lui piquant son "courant" et en se gonflant de son score au Congrés de Reims pour négocier sa fallacieuse importance auprés de Martine Aubry, et même des autres formations de gauche. Il n'y avait réussi que par l'instinctive aversion de Ségolène Royal aux jeux d'appareil. Voilà qu'elle s'invite à Dijon pour y distribuer ses pilules contraceptives! Ce qui est sûr, c'est que le couple Peillon-Royal peut s'en passer! Grande Dame, elle lui en quand même distribué une: une pilule amère visiblement, vue la grimace de Peillon... "

Jugez vous même....

Quand à Michèle Delaunay, sur son blog, tout en déplorant le triste spectacle socialiste,elle remet les pendules à l'heure en demandant:

"Où est le problème ?

Le problème est que Vincent Peillon a lancé une O.P.A (Offre Publique d'Achat) sur l' "Espoir à gauche". Certes, ce n'est pas une marque déposée, comme peut l'être Panzani ou Dunlopillo, mais c'est le titre, l'étendard de la motion que Ségolène Royal a porté et qui a porté Ségolène Royal.

Premier coup médiatique à l'Assemblée nationale où Peillon a convoqué la presse mais pas les députés pour s'auto proclamer chef de "l'espoir à gauche" ; deuxième à Marseille avant l'Université de la Rochelle, troisième à Dijon.

Détail : Ségolène Royal n'a été ni informée, ni invitée."....

Et la député socialiste de poser LA question que tout militant et élu devrait se poser actuellement: Que fait notre comité d'éthique ?

"Partir avec la marque n'est pas plus honorable que partir avec la caisse. Ce vocabulaire n'est pas celui d'un parti politique, surtout le mien, tel que je l'aimerais. Il a pourtant un sens : dans ce siècle marchand, l'éthique du commerce, au moins, doit être comprise.

Ségolène a eu du courage d'aller à Dijon. Dire qu'elle a eu raison, est autre chose : elle n'aurait surtout pas du avoir à le faire, si nos instances avaient évité ce nouvel épisode du médiocre spectacle dont tant sont friands."

Voilà qui est clair et conforte l'impression que j'avais sur la distance que certains prenaient vis à vis de S. Royal. Distance largement médiatisée pour faire croire que S. Royal était de plus en plus seule et isolée....

L'éloignement de certains, en fait, ne provenait pas d'un désaccord sur le fond, mais les uns et les autres entendaient bien s'accaparer, à des fins de carrière personnelle, ce mouvement et surtout son leadership...Voyant que S. Royal ne voulait pas "lâcher le morceau", ils sont retournés dans le giron du parti, y mener sa "chasse en meute" contre S. Royal...tout simplement!

En ce qui concerne V. Peillon, il semble donc, qu'il ait essayé ce hold-up pour "se faire mousser auprès de M.Aubry"....et que le comité éthique du PS...a laissé faire ( tout étant bon pour "dézinguer" S. Royal?)

D'où sa violente colère face à la venue de S.Royal...

Pris "les mains dans le pot de confiture", il a cru que "la meilleur des défenses était l'attaque" et qu'il était judicieux d'accuser l'autre, plutôt que de faire profil bas!...Erreur, grosse erreur de sa part!

Hélas pour lui et tant mieux pour nous tous, la duperie est éventée et V. Peillon s'est enfin dévoilé... pour son plus grand malheur politique.

Il vient de perdre TOUTE crédibilité, sauf aux yeux des TSSR.... mais cela ne fait ni un programme ni un leader et ceux, au PS qu'il croyait amadouer, vont probablement le "jeter comme une vieille chaussette"...C'est cruel la vie politique ;-))!

On comprend, dès lors que S.Royal, si elle a compris les stratégies des uns et des autres, ait voulu les tenir éloignés de Désir d' Avenir.

Les laisser continuer leurs manœuvres personnelles au sein de ce mouvement naissant, était le plus sur moyen de reconstituer l'appareil mortifère" qui mine le PS depuis 30 ans...C'était, en les laissant continuer, avec comme seul programme pour 2012 de "battre Sarkozy", aller tout droit à l'échec et tuer tout désir d'avenir chez les électeurs qui ne sont ni de droite ni de gauche!

Reste que j'aimerais que Jean-Louis Blanco et François Rebsamen se prononcent aussi clairement que M. Delaunay et J. Savary sur cette tentative d'OPA, dont je veux bien les croire pour l'instant, faute d'éclairage supplémentaire de leur part, "les complices à l'insu de leur plein gré.

Pour l'instant ils ne font aucun commentaires à ce sujet, sur leurs blogs respectifs.

P.S.: Par contre, j'en connais un qui doit se frotter les mains dans son coin en qui pense qu'avec la "fine manoeuvre de Peillon", il va se récupérer Ses électeurs du centre qu'il a tant déçu...De son Béarne natal, il doit "remercier Dieu "  et M de Sarnez, d'avoir mis Peillon sur la route de S.Royal. Va peut être même envoyer un bulletin d'adhésion à ¨Peillon. Pourquoi pas, le MoDem manque de candidats pour le prochaines régionales....

Sources: Europe 1 ; Blog de G.Savary ; Blog de M. Delaunay ; Blog de J.L.Blanco ; Blog de F. Rebsamen

 

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29 novembre 2009

Hue : ne pas être un "supplétif du PS" (Cf Peillon et EAG)

AFP  29/11/2009

L'ex numéro un communiste, Robert Hue, affirme qu'il "ne s'inscrit pas en supplétif socialiste" à propos de sa participation aux réunions d'Espoir à Gauche, un courant du PS, organisées à Marseille et Dijon par Vincent Peillon. "Je n'ai pas participé aux rassemblements de Marseille et de Dijon pour participer au travail d'une tendance ou d'un courant du PS, ce n'est pas ma place et ni Daniel Cohn-Bendit ou Christiane Taubira n'ont envie d'être dans un courant du PS", déclare sur RCJ M. Hue, qui vient de fonder son propre parti "Mouvement unitaire progressiste".

"Si j'ai créé mon propre mouvement c'est pour qu'il n'y ait pas d'ambiguïté, je ne m'inscris pas en supplétif socialiste. Je ne propose pas une nouvelle coalition, un Yalta de la gauche qui se définisse dans des colloques de ce type, non ", ajoute-t-il. (...)


Lire la suite( Le figaro
)

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28 novembre 2009

Communiqué de Najat Belkacem, Jean-Louis Bianco, Gaëtan Gorce

Communiqué de Najat Belkacem, Jean-Louis Bianco, Gaëtan Gorce

Cher(e)s Ami(e)s, Cher(e)s Camarades,

C’est autour de la belle ambition d’une complète rénovation de notre parti qu’est né « L’Espoir à Gauche, fiers d’être socialistes ». C’est parce que nous avons voulu porter un projet politique novateur, prônant ouvertement le rassemblement, une éthique du débat et une réflexion politique que nous nous sommes depuis plus d’un an mobilisés et rassemblés.
Cette ambition reste plus que jamais d’actualité.

L’Espoir à Gauche est en effet plus qu’un courant : il symbolise, pour toutes celles et tous ceux qui s’y sont retrouvés, un état d’esprit.
Aussi devons-nous, tout mettre en œuvre, tout entreprendre pour  préserver et prolonger cette démarche.
Les évènements de ces derniers jours, plus encore, les déclarations inacceptables qui les ont entourés ont pu faire douter de notre capacité à y réussir.
Pour notre part, au moment même où progressent plusieurs de nos idées, notamment la démocratie participative et le dépassement du PS, nous sommes plus que jamais soucieux de défendre ces valeurs.

Cette ambition de rénovation qui nous a réunis, nous devons aussi nous l’appliquer à nous-mêmes. Nous souhaitons que la consultation des membres de l’Espoir à Gauche s’étende à l’ensemble des signataires de la motion pour définir la manière dont nous voulons travailler ensemble. Et parce que l’organisation d’une telle consultation à l’approche d’une grande bataille politique serait source de nouvelles querelles, nous souhaitons que cette consultation ait lieu après les Régionales .

Si l’Espoir à Gauche n’appartient à personne, c’est parce qu’il  appartient à tous.
Nous veillerons   à un fonctionnement collégial dans le respect de tous.
L’avenir d’Espoir à gauche est entre les mains de ses militants  et nous  souhaitons qu’ils reprennent  la parole en Avril.
Et c’est toutes et tous qui doivent pouvoir décider de l’avenir de notre  rassemblement.
D’ici là, aucun vote d’appareil n’a de sens ni de valeur.

C’est ensemble, avec les militants, que nous dépasserons les querelles médiatiques pour retrouver les bases d’un fonctionnement apaisé et serein qui mettra la politique au premier plan.

Najat BELKACEM,
Jean-Louis BIANCO,
Gaëtan GORCE

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Ségolène Royal: "L'objectif caché de Vincent Peillon était de m'éliminer" pour préparer 2012

 

Par La rédaction du Post                                    

le 26/11/2009

      Pour elle, il s'est montré aussi virulent à son encontre, car il voudrait "se porter candidat aux primaires". Vincent Peillon ne souhaite pas réagir.

               Vincent Peillon et Ségolène Royal, à Paris, le 19 janvier 2008.         

Vincent Peillon et Ségolène Royal, à Paris, le 19 janvier 2008.

  Une semaine après son coup de force de Dijon, Ségolène Royal s'est confiée au journaliste du Nouvel Observateur spécialisé sur le PS, Matthieu Croissandeau.

Alors que le conflit ouvert entre l'ex-candidate à la présidentielle et le député européen n'est toujours pas rêglé, puisque l'on ne sait toujours pas qui est le vrai leader du courant L'Espoir à gauche, Ségolène Royal souhaite rêgler la question "en faisant voter les militants de son courant" après les régionales, indique l'hebdomadaire.

"Je ne pensais pas qu'il pourrait faire sa route en me trahissant"

Surtout, comme elle le confie au journaliste du Nouvel Observateur, pour elle, c'est évident: si Vincent Peillon s'est montré aussi virulent à son encontre, c'est parce qu'il préparerait la présidentielle de 2012. "L'objectif caché de Vincent Peillon était de m'éliminer afin de pouvoir se porter candidat aux primaires", assure-t-elle à Matthieu Croissandeau.

"Sinon comment justifier une telle violence dans ses réactions? C'est la seule explication que je vois à cette crise de nerfs", ajoute-t-elle. Avant de regretter l'attitude de son ex-lieutenant: "Je ne pensais pas qu'il pourrait faire sa route en me trahissant."

Vincent Peillon a pourtant affirmé en septembre dernier qu'il ne serait pas candidat pour 2012. Les observateurs le voient plus briguer la succession de Martine Aubry à la tête du PS, en 2011.

"Tant pis si tout cela m'éclabousse"


Même si leur affrontement lui vaut une baisse dans les sondages, Ségolène Royal ne regrette rien: "Tant pis si tout cela m'éclabousse. Cette histoire ne va pas me faire monter dans les sondages, c'est sûr, mais il fallait aller jusqu'au bout", confie-t-elle encore au journaliste du Nouvel Obs.

"Peillon ne peut plus s'autoproclamer patron du courant"

La présidente de Poitou-Charentes pense même que leur clash lui est bénéfique. "Le putsch" de Vincent Peillon "a avorté", se félicite-t-elle. Et désormais, elle pense que "Vincent Peillon ne peut plus s'autoproclamer patron du courant comme il le faisait (...) S'il continue à s'exprimer dans les médias, ce sera désormais comme simple député européen."

Contacté par Le Post, l'entourage de Vincent Peillon indique que ce dernier ne souhaite pas réagir.


Une faute d'orthographe, de grammaire, une erreur à signaler? Ecrivez à politique@lepost.fr avec votre correction et en indiquant l'url du post.

                    

   
   (Sources:             Le Nouvel Observateur, Le Post.fr)

   
   A lire sur LePost.fr:
         - Royal et "la psychiatrie lourde": qui dit vrai entre Peillon et BFM?
         - Vote: Vincent Peillon aurait-il les chocottes face aux militants du PS?
         - Peillon va demander un vote de confiance à ses troupes: une bonne idée?
   

         
                     

                     Par La rédaction du POST

27 novembre 2009

"La psychiatrie lourde, c'est aussi dans les médias" Vincent Peillon revient sur Dijon, les suites...et le reste

"Psychiatrie lourde", "dérapage verbal"... Le rassemblement de Dijon initié par Vincent Peillon, ancien porte-parole de Ségolène Royal, a donné lieu dans les médias à une déferlante de petites phrases assassines. Ce type d'échange, en particulier entre personnalités du même parti, gouverne-t-il le débat politique ? Quel est, dans ce contexte, la marge de manœuvre des politiques ? Dans le feuilleton médiatique qui a opposé Peillon à Royal, celui-ci a accusé BFM-TV de l'avoir piégé. Justement, dans ce jeu, quelle est la part des médias ? Et quel est le rôle des plateformes de diffusion de vidéo ? Faire "buzzer" de courts extraits sanguinaires, ou, au contraire, proposer des plus longs, comme tente de le faire Dailymotion ?

Pour répondre à ces questions, nous recevons le député européen Vincent Peillon. Avec lui sur le plateau, Patrick Roger, directeur de la rédaction de BFM-TV, et Martin Rogard, Directeur France du site de partage de vidéos Dailymotion. Ils sont accompagnés de notre chroniqueuse Anne-Sophie Jacques et de notre journaliste Sophie Gindensperger.

Vincent Peillon revient sur l'épisode de Dijon, à la lumière des compte-rendus des journaux télévisés (Acte 1). Si Ségolène Royal n'était pas venue à Dijon, les médias auraient-ils évoqué ce rassemblement ? Peillon regrette de n'attirer que les journalistes politiques, et souhaite que les médias lui envoient des journalistes spécialisés. Il veut parler du fond... Justement, Anne-Sophie Jacques a cherché les fameuses propositions sur l'éducation faite par le rassemblement, si chères à Peillon (Acte 2). Les grands médias n'en parlent pas beaucoup, mais en même temps, sont-elles si révolutionnaires ? s'interroge-t-elle. Peillon explique vouloir prolonger l'année scolaire de trois semaines. Il assure par ailleurs avoir été piégé par BFM-TV lorsqu'il a parlé de "psychiatrie lourde". Le directeur de la rédaction de BFM-TV s'explique, la discussion est tendue (Acte 3).

Mais pour sortir de ce casse-tête des petites phrases, pourquoi ne pas essayer de nouveaux formats ? C'est ce que propose le site de partage de vidéos Dailymotion, qui diffuse depuis une semaine une nouvelle émission politique, "politique à domicile". Le principe : un politique est reçu par une famille lambda pour discuter en mangeant un morceau, sous l'oeil des caméras. Martin Rogard explique comment cette initiative s'inscrit dans la stratégie du site qu'il dirige (Acte 4).

Vincent Peillon a été le premier cobaye de ce nouveau format. Il décrypte cette expérience (Acte 5).

L'émission est animée par Daniel Schneidermann, et déco-réalisée par François Rose.

La vidéo dure 69 minutes.


Si vous rencontrez des problèmes pour lire l'émission dans sa version intégrale, utilisez plutôt le découpage en actes

Acte 1

Acte 2

Acte 3


Acte 4



Source : Arrêt sur images

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22 novembre 2009

Le Nouvel Obs: Manipulation ou désinformation ?

Publié le : 18 novembre 2009

             

nouvelobsDans la guerre fratricide qui oppose Ségolène Royal et Vincent Peillon, on peut à lecture de cet article se demander si le Nouvel Obs n’a pas pris fait et cause pour le second.

Vous noterez que l’hebdo met en exergue la citation de Royal comparant Peillon à Frédéric Lefevbre, pitbull patenté de la Sarkozie. Sauf que dans ce cas, il aurait bon bon de rappeler la déclaration assez malvenue du dit Vincent Peillon, celui-ci a en effet déclaré sur BFM : « on est en psychiatrie lourde » … s’agissant de Madame Royal.

Alors, la comparaison est-elle osée ?

Rappelons les propos de Lefebre, il y a quelques mois :  » Ségolène Royal a besoin d’une aide psychologique ».

De la part d’un grand journal, je trouve cette omission un peu légère… au delà de la querelle entre les deux leaders…

Dernier mot sur ce sujet car je lasse un peu moi-même, cet épisode en dit long sur l’état délétère d’un parti sans leader réellement affirmé. Aussi, je ne suis pas dupe, le combat des primaires chez les socialistes risque d’être assez terrible peut-être encore plus âpre qu’en 2006.

LE BLOG DE MARC VASSEUR

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"Psychiatrie lourde"...

La lettre à Pierre Bergé

  Par vverité   le 22/11/2009 à 12:07,     

Bonjour PB,

J'ai été très choquée par Peillon et sa façon publique de maltraiter Royal.  Venant d'un politique (de gauche qui plus est !), c'est inadmissible.

 

... Parler de "psychiatrie lourde" en désignant ce qu'elle faisait...

 

QU'EN AVEZ VOUS PENSÉ P.B. ?      EST-CE QUE VOUS VOUS SOLIDARISEZ A SES MOTS ?

 

Personnellement, je vous donne mon avis : je trouve ce genre de phrase particulièrement violent.

 

Il s'agit là d'argumentaires dangereux qui contiennent une idéologie réactionnaire et nauséabonde qu'on ne doit pas laisser passer sans rien dire.

 

En utilisant ces mots pu-bli-que-ment (j'insiste sur la démarche publique car elle est fondamentale dans cette affaire), Peillon essaye évidemment de discréditer Royal politiquement mais pas que, il la tabasse aussi au passage en salissant son intime.

 

Double violence, assez inhabituelle en politique où l'intime de façon générale reste respecté.

 

Mais face à cette femme, apparemment, tous les moyens sont bons.

Et bien sûr, quand on veut noyer son chien, on dit qu'il a la rage.

Peillon tente donc de la réduire politiquement à ce qu'il rêve qu'elle devienne : une folle bonne à enfermer.

 

Comme je le disais, ces méthodes de tentative de discrédit et de harcèlement par l'intime sont peu courantes dans l'histoire politique.

Pour autant, il existe une histoire politique où elles étaient très utilisées :

 

L'histoire politique des femmes.

 

En effet, et pour rappel, dans le passé les hommes (et certaines femmes complices) désireux de conserver leur domination masculine et leur POUVOIR sur les femmes, traitaient SYSTÉMATIQUEMENT les féministes de folles et d'hystériques quand elles revendiquaient :

 

- le droit de vote

- le droit au travail

- le droit de porter des pantalons.

- d'avoir un compte bancaire

- de penser librement

- d'étudier à l'école

 

Le droit simplement d'exister à l'égal des hommes.

 

A l'époque, on allait même plus loin que la destruction par l'intime: la mort était régulièrement au bout du couloir pour toutes ces dingues qui avaient un grain.

Hé oui, et non, les femmes n'ont pas toujours mis des pantalons de façon insouciante... YSL en a parlé toute sa vie, à sa façon.

 

Et, quand ça n'était pas la mort qui était proposée à ces femmes, c'était l'internement. Ou la lobotomie.

Au choix du papa...

- du frère

- du juge

- du médecin

- ou du politique qui légiférait.

 

Poser ces femelles dans les asiles. Quelle jouissance...

Leur détruire le cerveau, quel plaisir.

 

Eliminer cette population dérangeante qui se mettait à penser le monde autrement, quelle nécessité, n'est-ce pas ?

 

Oui, l'argument de la folie en politique a bien une histoire spécifique.

 

Et les femmes qui avancent ou qui font avancer les choses, ont toujours eu à subir précisément cette histoire là.

 

ROYAL DONC N'ECHAPPE PAS À LA RÈGLE.

Puisque c'est une femme qui ose avancer, qui ose poser de l'ambition et du symbole pour les femmes... Il est tout naturel de vouloir l'éliminer.

La rayer.

Alors ?

Alors... Folle.

Le mot est lâché.

 

Quatre ans qu'elle subit ce harcèlement continuellement en arrière fond de sa vie.

Quatre ans... Internet est rempli de cette violence et témoignera devant l'Histoire de ce que nous étions encore capables de faire aux femmes qui changent la donne pendant ce 21ème siècle.

 

Comment ? Ah oui, j'ai osé pensé que Royal changeait la donne historique...

 

Réussir à arriver au second tour d'une élection présidentielle pour une femme.

C'est en effet changer la donne.

Et bien sûr, en France, ça se paye.

 

Oser se poser politique et féministe revendiquée, créer du symbole, ça n'est pas anodin.

Et bien sûr, en France, ça se paye.

 

Alors, ils utiliseront la folie comme ultime moyen d'extinction de la race qu'elle ose inventer.

 

La folie, c'est LEUR argument préféré.

Le seul qu'ils ont aussi.

Celui qui leur brûle les lèvres.

Le bûcher ? Ils en bavent... Ils en crèvent. Ils l'attendent.

 

C'est donc, tout "naturellement" qu'aujourd'hui, nous montons d'un cran dans la traque de la femelle insoumise.

 

Écoutez bien ce qui se passe, en ayant en arrière fond notre histoire des femmes : Peillon, l'homme politique - l'homme de pouvoir - celui qu'on crédite - ose enfin utiliser publiquement la folie pour parler de cette femme qui lui pose problème politique. C'est dans le texte et c'est volontaire... Ça indique un chemin.

 

Sortez vos mouchoirs et préparez-vous messieurs - dames : la lobotomie n'est pas loin... Demain pourquoi pas sur vos écrans de Téléréalité ?

Fut un temps, on les brûlait en place publique.

 

Ca peut revenir.

Tapez 1, tapez 2.

 

Tout d'ailleurs peut revenir...

Tapez 1, tapez 2.

Terminé le travail, le vote, les études, la liberté...

 

On pourrait rire de tout ça, d'ailleurs je vois d'ici les premiers badauds s'esclaffer et chercher du bois pour le bûcher de la sorcière.

Des beaufs, il en faut.

Des cons aussi.

L'inconscience a toujours existé et aura toujours son mot à dire, même en politique.

Viendra sans doute le jour où nous les femmes nous devrons retirer les pantalons et rendre nos cartes d'électeurs à force d'avoir trop laissé ces gens rire de tout.

Parce qu'une nouvelle loi sera tombée.

Et paf.

Tout ces choses, ça se tricote au quotidien. Avec des mots comme "folie" quand le pouvoir vient aux femmes.

Le diable se niche toujours dans les détails.

 

Non, cette façon d'utiliser la folie pour détruire le crédit politique d'une femme n'est pas un détail risible de la vie politique...

 

"Ca" contient une idéologie spécifique. 

"Ca" connote.

La mort des femmes qui s'engagent à changer des choses.

 

PIERRE BERGÉ, RÉFLÉCHISSEZ À CE QUE VOUS PERMETTEZ OU NE PERMETTEZ PAS.

CAR VOUS AVEZ VOTRE PART DE RESPONSABILITÉ DANS TOUT çA...

FAIRE DE LA POLITIQUE OUI.

FAIRE DE LA POLITIQUE COMME ÇA , AVEC CES MOTS LÀ, NON.

 

Et puis, faut-il aussi préciser d'autres ramifications qui vous concerneront ?

 

Ces féministes qu'on traitait de folles pour les tuer psychologiquement, politiquement ou physiquement ont toujours été aux cotés des homosexuels pour leur permettre d'accéder à leurs droits fondamentaux les plus élémentaires.

 

Pourquoi ? Parce que ces femmes CONSCIENTES sentaient que les homosexuels vivaient les mêmes maltraitances qu'elles.

Parce qu'ils étaient leurs frères d'âme...

 

Pour rappel historique : l'homosexualité était considérée il y a encore de ça quelques temps par la bienpensance dominante (= les journalistes, les politiques, le peuple) comme une maladie mentale relevant de la psychiatrie lourde.

 

Des lois avaient d'ailleurs été posées de façon claire sur le sujet, dans notre société.

Qui faisaient ces lois ?

Les mêmes qui criaient à la folie quand ils voyaient une femme avancer politiquement ou un(e) homosexuel(le) tenter d'exister et d'assumer sa vie.

Les assassins.

 

Peillon et Lebfevre du passé. La merde politique qui vomit la mort de l'autre parce qu'il est différent.

 

Avec dans leur bouche, toujours le même argumentaire de destruction psychologique.

Folie.

Discrédit par l'intime.

 

Des mots violents qui ont poussé beaucoup d'hommes et de femmes à se suicider concrètement ou socialement.

Des mots qui ont entraînés beaucoup d'individus à la mort ou à la vraie folie.

 

Alors, encore aujourd'hui ce type d'argument dans la bouche de Peillon ?

Je dis non.

 

STOP !

 

A QUEL MOMENT PIERRE BERGÉ ÊTES-VOUS RESPONSABLE ?

 

QUAND VOUS LAISSEZ DIRE OU LAISSEZ FAIRE...

 

Dorénavant Peillon est à mes yeux suspect et porteur d'une certaine idéologie qui n'a rien à voir avec une politique dite de gauche.

Et implicitement vous serez à mes yeux contaminé, si vous ne vous démarquez pas de sa posture réactionnaire.

 

Qu'il puisse traiter Royal  de folle en privé, c'est son problème... Mais qu'il ose le verbaliser dans une interview du haut de sa responsabilité politique, ça devient NOTRE problème.

Le problème d'une société face aux femmes qui avancent et qui prennent du pouvoir. Et ce, que ce soit avec leur manque, leurs difficultés. Peu importe. Ayons au moins le respect de ce qu'elles entreprennent et de ce qu'elles tentent dans des sphères traditionnellement dédiées aux hommes.

Ne les lynchons pas par l'intime.

 

Qui plus est, par respect pour les gens qui souffrent de réelles folies lourdes (pour des raisons souvent dramatiques), je demande que les politiques et responsables ou gens de pouvoir arrêtent d'utiliser ce type "d'insultes" par l'intime et surtout publiquement !

 

Bye Pierre BERGÉ

 

LE POST

 

 

 

 

Posté par Jocegaly à 14:19 - EAG - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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