01 décembre 2009
Hydroliennes : les Éoliennes sous-marines
Le mardi 1 Décembre 2009 - Par Florian Martin
dans Éolien
Des Éoliennes sous l’Eau. Si l’éolienne fait débat, l’hydrolienne, elle, pourrait ravir tout le monde. Perfectionnées par les Britanniques, les éoliennes sous-marines commencent à s’introduire sous les eaux troubles de nos mers et océans. Invisibles, elles pourraient contenter ceux qui ne voient pas les éoliennes d’un bon œil. Exploitant les courants de marée, les hydroliennes utilisent et produisent une énergie régulière et inépuisable.

- L’hydrolienne : une énergie prometteuse…
C’est comme cela qu’EDF définit l’énergie des courants marins. La filiale britannique d’EDF, EDF Energy, a d’ailleurs investi dans le projet de la société Marine Current Turbines, qui a installé la première éolienne sous-marine en Grande-Bretagne à Lynmouth, au Sud de l’Angleterre, en 2003. Contrairement aux aléas du vent, les courants marins sont prévisibles jusqu’à un siècle à l’avance, puisqu’ils sont réglés par la rotation de la terre et l’attraction de la lune.
D’une densité 1.000 fois supérieure à celle de l’air, l’eau permet
l’installation d’engins sur un espace réduit pour un rendement
équivalent. Selon EDF, 3.000 MW pourraient être produits sur le littoral français, soit l’équivalent d’une centrale nucléaire comme Flamanville.
- Les hydroliennes dans le monde et en France
La première hydrolienne au monde est canadienne et produit de
l’électricité pour 100 à 150 foyers. Mais ce sont les Britanniques qui
mènent la barque de l’hydrolienne avec des sociétés comme Lunar Energy,
OpenHydro ou Tidal Stream. La société Marine Current Turbines a quant à
elle retiré sa "SeaFlow" de Lynmouth au profit de la "SeaGen" dont elle était le prototype. Installée en 2008, elle pèse 1.000 tonnes et mesure 16 mètres de diamètre pour une puissance de 1,2 MW. Ses rotors fonctionnent entre 18 et 20 heures par jour et produisent suffisamment d'électricité pour 1.000 foyers. D'après le promoteur du projet, "c'est quatre fois plus que n'importe quel autre projet marémotrice construit jusqu'ici".
A New York, Verdant Power veut construire une ferme de 200 à 300
petites turbines dans l’East River. Iberdrola, en Espagne, prépare la
plus grande ferme hydrolienne d’Europe. En France, Hydrohelix Energies, basée à Quimper, a lancé le projet Marénergie qui prévoit trois parcs d’hydroliennes
(soit 4.500 engins) implantées à 30 mètres de profondeur. Le nom de
l’hydrolienne et de la société éponyme du Consortium Marénergie : Sabella.
- Les inconvénients d’une telle installation
Pour Jean-François Daviau de la société française Hydrohelix, l’investissement est raisonnable :
"Le prix de revient du kilowattheure installé est de 4 à 5 centimes,
contre 8 centimes pour l’éolien, 13 centimes pour l’éolien offshore et
30 centimes pour le solaire", en sachant que le prix de rachat par
EDF est de 15 centimes. Pourtant, il faut noter qu’il y a un coût
d’installation de 1,5 € par Watt au départ et que le nucléaire
ne coûte que 3 centimes au kWh, soit toujours moins que les solutions
renouvelables. Des questions de résistance à la salinité et au sable,
de difficulté d’entretien et de danger potentiel pour les bateaux sont
aussi en jeu.
Sur le site de Sabella on peut lire ces mots de Victor Hugo :
"Réfléchissez au mouvement des vagues, au flux et reflux, au
va-et-vient des marées. Comme la terre est bête ! Ne pas employer
l’océan !" (Quatre-vingt-treize) En 1874, un visionnaire, le Victor ?
Voici une animation pour mieux comprendre le fonctionnement d'une hydrolienne :
En savoir plus :
La présentation du projet Marénergie et le site de Sabella
Le site de Marine Current Turbines
Le site de Verdant Power
Le site de Tidal Stream
Par Florian Martin dans DURABLE
23 novembre 2009
Préparation du sommet de Copenhague
Climat : l'union sacrée sans le Parti socialiste

Daniel Cohn-Bendit, François Bayrou et Michel Rocard, au Forum de Copenhague, samedi à Paris.
Crédits photo : AFP
L'absence du PS à un débat sur le sommet de Copenhague a suscité de vives critiques.
Martine Aubry aurait voulu donner du PS l'image d'un parti sectaire qu'elle ne s'y serait pas prise autrement. En décidant que les socialistes ne participeraient pas au Forum de Copenhague, la réunion «transpartis», qui, à l'initiative du député (Verts) de Paris Yves Cochet, a réuni samedi à Paris tous les grands partis pour débattre des enjeux du prochain sommet consacré au climat, la première secrétaire du PS a réussi l'exploit de focaliser sur elle les commentaires les plus acerbes.
«Quelle image ça donne de la démocratie, un parti qui refuse de débattre ?» s'interroge ainsi l'eurodéputée écologiste Sandrine Bélier. Certes, l'ancien premier ministre de François Mitterrand Michel Rocard était bien présent. Mais à titre personnel. «Ici parle le vieux socialo-démocrate que je suis et qui n'a même pas obtenu mandat de parler au nom du PS», dit-il à la salle, avant de regretter que son parti ait «arrêté de réfléchir et de lire».
L'eurodéputé Daniel Cohn-Bendit assure «ne pas comprendre qu'un grand parti de gauche ne soit pas là». Le leader écologiste juge même «ridicule de dire on ne discute pas avec la droite». Puis avec humour : «Même Ségolène n'est pas là. Pourtant, il y a de nombreuses caméras !». À la tribune, la députée communiste Jacqueline Fraysse, «venue à titre personnel», tente de justifier l'absence du PCF et du PS. «C'est vrai que les partis de gauche, dont celui auquel j'appartiens, ont décliné l'invitation» parce qu'ils craignaient un piège. «La journée d'aujourd'hui est pourtant tout sauf un traquenard», a expliqué plus tôt la chef des Verts, Cécile Duflot.
«Compromis»
En attendant, les autres partis ont joué le jeu. Le patron de l'UMP, Xavier Bertrand, s'est fait représenter par le député Éric Diard. Le Nouveau Centre par l'eurodéputée Sophie Auconie. Moment attendu de la journée : les «retrouvailles» entre «Dany» et François Bayrou. Exit l'algarade des européennes. «Pour faire quelque chose de sérieux (à Copenhague), il faut se rassembler», a estimé à son arrivée le président du MoDem.
Revenant sur le débat de fond, Rocard a assuré d'emblée que «nous n'aurons qu'un mauvais accord» à Copenhague. «J'ai passé plus de vingt ans dans le camp de ceux qui rêvent (…) le prix sera au compromis. Le problème sera que plus on chargera la barque, plus ce compromis sera faible», a-t-il assuré. Mais, pour Cohn-Bendit, «la messe n'est pas dite». «Pour obtenir le compromis le moins mauvais possible, il faut qu'on ait des ambitions», lui a-t-il rétorqué.
Sophie Auconie pose alors la question : «Peut-on changer le climat sans changer de société ?» Réponse de «Dany» : «On ne changera pas le système en quinze jours à Copenhague. Mais il faut que les décisions qui y seront prises le changent.»
LIRE AUSSI :
» DOSSIER SPECIAL - Réchauffement climatique
» INTERVIEW - Cohn-Bendit : «Europe Écologie doit être la troisième force»
» Les Verts disent non à Bayrou
» Climat : France et Brésil adoptent un texte commun pour Copenhague
19 novembre 2009
Ecoles de Commerce : à la Mode des Entreprises Sociales
Le jeudi 19 Novembre 2009 Par Florian Martin
dans Commerce équitable
Devenez Entrepreneur Social ! C’est ce que semble dire la plupart des écoles de commerce qui ouvrent des formations d’entreprenariat social à leurs étudiants. Les parcours en ce sens se multiplient et paraissent être une solution alternative pour devenir acteur de l’économie, en ces temps de crise et de remise en question du système capitaliste.

La Défense, le quartier des affaires à Paris
- Le Succès de l’Economie Solidaire
Nombreux sont les étudiants qui s’engagent dans des parcours d’entreprenariat social. Replaçant l’économie au cœur des relations humaines, cette voie est de plus en plus populaire et suivie au cours des études supérieures des futurs cadres, qui y voient une alternative à la multinationale. La crise semble avoir accélérer ce phénomène. Thierry Sibeude, co-fondateur de la chaire « Entreprenariat Social » à l’ESSEC, en est convaincu : « La crise place l’économie sociale au cœur du débat, car elle postule que l’intérêt d’une entreprise n’est pas uniquement financier ». Du côté des étudiants, c’est l’enthousiasme qui domine, comme si la possibilité d’être entrepreneur social était enfin une réalité et conciliait la création d’un projet financier avec des valeurs solidaires, qui n’étaient réservées qu’aux associations. Interrogé par l'Observatoire Boivigny, Mathieu, un étudiant de l’ESSEC qui travaille pour une chocolaterie équitable au Venezuela voulait simplement « intégrer la chaire « Entrepreneuriat social » pour découvrir le milieu des gens qui veulent changer le monde ».
- Quels Débouchés ?
A première vue, cela peut paraître facile de devenir entrepreneur
social en suivant une formation spécifique en ce sens avec des cours de
« Recherche de fonds » ou de « Gestion des ressources humaines des
bénévoles ». Oui… mais non. Tant qu’ils sont à l’école, les étudiants
peuvent aisément travailler pour des entreprises actives dans le
commerce équitable, dans des ONG et des associations ou encore au sein
du service Développement durable des grandes firmes. Ces organismes
n’hésitent d’ailleurs pas à créer des partenariats avec les
spécialisations en économie solidaire. Toutefois, une fois sur le marché du travail, les portes se referment
et peu d’étudiants dont c’était le rêve parviennent à créer leur
entreprise responsable. La majorité trouve un emploi au sein des
services RSE (Responsabilité Sociale de l’Entreprise) ou Développement
durable des grands groupes, qui ressemblent trop souvent à de simples
branches de la communication. Les étudiants eux-mêmes craignent de prendre des risques, pensant, à tort ou à raison, que l’on gagne moins bien sa vie dans le domaine social et solidaire. D’après Thierry Sibeude, « ce n’est pas toujours le cas ».
Aujourd’hui à l’ESSEC, seuls un ou deux étudiants se lancent dans la mise en œuvre d’une entreprise solidaire chaque année, comme Guillaume Hermitte et sa société Puerto Cacao.
Pensez-vous que ce secteur gagnerait à être soutenu, défendu et
développé, ou les réussites de certains projets ne sont que des
exceptions qui confirment la règle d’un marché aux frontières immuables
?
En savoir plus sur la formation à l'ESSEC, cliquez ici.
Par Florian Martin
14 octobre 2009
Danemark: le massacre des dauphins, rituel dans les îles FEROE..
....DANEMARK : UNE HONTE
Duele ver como destruímos y nos acabamos todos los regalos que Dios nos da...
DANEMARK: UNE HONTE,
FAIS
LE PASSER, EN ESPERANT QUE QUELQU'UN PUISSE FAIRE QUELQUE CHOSE POUR
Y REMEDIER TERRIBLE !!!! AUCUN DOUTE : LA PIRE DES BETES SUR LA
PLANETE EST BIEN L'ÊTRE HUMAIN !!! .
BIEN
QUE ÇA SEMBLE INCROYABLE, CHAQUE ANNEE, CE MASSACRE BRUTAL ET
SANGUINAIRE SE REPRODUIT DANS LES ILES FEROE, QUI APPARTIENNENT AU
DANEMARK. LE DANEMARK, UN PAYS SUPPOSE 'CIVILISE', MEMBRE DE L'UNION
EUROPENNE. TROP PEU DE PERSONNES SUR TERRE CONNAISSENT CET EVENEMENT
HORRIBLE ET DEPOURVU DE SENSIBILITE QUI SE REPETE CHAQUE ANNEE. CE
MASSACRE SANGUINAIRE EST LE FRUIT DE JEUNES HOMMES QUI Y PARTICIPENT
POUR DEMONTRER QU'ILS ONT ATTEINT L'AGE ADULTE (!!). C'EST ABSOLUMENT
INCROYABLE QUE RIEN NE SOIT FAIT POUR QUE CETTE BARBARIE CESSE. UNE
BARBARIE CONTRE LE 'CALDERON', UN DAUPHIN SUPER INTELLIGENT QUI A LA
PARTICULARITE DE S'APPROCHER DES GENS PAR CURIOSITE.
> > >
STP, PASSES CE MESSAGE A TOUS TES CONTACTS !! HONTE AU DANEMARK !!!
Mon commentaire:
07 octobre 2009
Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial
![]() |
(Nouvelle édition revue et augmentée) Michel Chossudovsky
Illustrateur
: Dave Landry |
TABLE DES MATIÈRES (................) | |
Le syndrome du Titanic : Nicolas Hulot sonne l’alarme
Depuis quelques jours, on ne voit que Nicolas Hulot sur les plateaux télé pour promouvoir son film, « Le syndrome du Titanic » qui sort aujourd’hui en salles. Déjà, les téléspectateurs ont pu voir maintes fois la bande-annonce, assez violente, et qui montre les différences entre notre société de consommation et le mode de vie des pays pauvres de la planète… Une réalité que l’on prend en pleine face et qui nous accable de remords ! (c’est d’ailleurs le reproche fait au film par Daniel Cohn Bendit)… Dans une interview accordée à « 20 minutes », Nicolas Hulot explique qu’il a préféré la diffusion de son film « Le syndrome du Titanic » au cinéma car le grand écran apporte une « dimension émotionnelle incomparable ». Certes, mais pour toucher un maximum de personnes, il eut fallu une diffusion télé car tous les Français n’ont pas les moyens d’aller au cinéma…
Reste que le film « Le syndrome du Titanic » dénote d’avec ceux réalisés précédemment sur le même thème, le réchauffement climatique et la planète, car Nicolas Hulot a volontairement pris le parti d’aborder les conséquences sociales qu’entraîne déjà, aujourd’hui, le bouleversement climatique. Car sa prise de conscience aujourd’hui est bien celle-ci : la société de consommation entraîne notre perte, non seulement au plan écologique mais aussi au plan humain et social, c’est pourquoi il remet en cause la croissance illimitée qui ne peut exister évidemment puisque nous vivons dans un monde qui lui, est limité. Pour Nicolas Hulot, le discours est limpide : plus nos ressources deviennent rares, plus les conflits vont s’intensifier, d’autant plus que nous sommes dans une société de l’image et que les images de notre société d’abondance véhiculées via les chaînes télé et Internet, sont de plus en plus un choc pour les habitants des pays pauvres…
Le message passé par « Le syndrome du Titanic » : C’est tout de suite et maintenant qu’il faut agir : « tous les rapports des institutions le disent : c’est en fin d’année que l’Humanité entrera dans l’irréversible ou pas. On pourrait ne pas le dire, pour ne pas effrayer les gens, mais on nous reprocherait aussi de ne pas l’avoir dit assez tôt »…
…Un film à voir pour prendre un peu mieux conscience de l’urgence du problème…

source: web-libre.org
06 octobre 2009
Le «syndrome du Titanic»: monsieur Hulot de retour au cinéma
mardi 6 octobre 2009
Les aventures du Mr Hulot de Jacques Tati s'achèvent en 1973, l'année de ma naissance. Tati, c'était dans l'esprit d'une gamine — moi — née avec le premier choc pétrolier, les préparatifs et achats annuels pour la rentrée des classes et la virée avec sa mère dans le quartier Barbès à Paris, boulevard Rochechouart... Oui, je suis de cette génération des «X et Y» ou «Baby Bust et Why» de Tati discount», un des symboles du consumérisme, de l'ère des «Trente destructurantes», d'une société qui depuis 1979 entretient un modèle vicié et périmé. Je suis de ceux qui se demandent quand acceptera-t-on de reconnaître que cela fait 30 ans que l'on vit en crise pour enfin imaginer passer à autre chose.
«Je suis une enfant de cette société de consommation»*
De 1949 (Sortie de «Jour de Fête» de Tati) à 2009 (Sortie du «Syndrome du Titanic» de Hulot), en 60 ans, nos choix de développement ont fait plus de dégâts humains et environnementaux que dans toute l'histoire de l'humanité. Je ne pense pas que Jacques Tati aurait trouvé les ressources de nous faire rire face à la crise économique et sociale latente derrière laquelle s'esquisse une autre crise intimement liée à la première qui s'aggrave et s'exprime avec violence. Klauss, Mitch, Katrina ou encore Lothar et Martin ne sont pas des personnages de fictions et de cinéma, ce sont des cyclones et des tempêtes qui se multiplient, tuent des centaines, des milliers de personnes et dont les dégâts coûtent des millions, des milliards d'euros. C'est le dérèglement climatique qui nous promet l'aggravation de la misère dans le monde / pour tout le monde et des flux migratoires de près d'un milliard de personnes.
En 2009, quand Mr Hulot fait son cinéma, c'est presque sans surprise, que celui qui aujourd'hui a un prénom (Nicolas) et qui tente avec d'autres, de sensibiliser, d'alerter et d'accompagner, d'anticiper le changement plutôt que de le subir, ne nous amuse pas. Parce que le monde a changé et que le film de Nicolas Hulot est une invitation à admettre simplement que la croissance et les modèles d'hier sont bel et bien morts et à amplifier l'action vers un autre modèle de société plus solidaire et plus écologiste. Parce que le fantasque Mr Hulot de Tati, lui, n'a pas connu le deuxième choc pétrolier de 1979. Il n'a pas vécu la crise ouverte de la sidérurgie en Lorraine dont le plan de redressement n'évitera pas que la marche des sidérurgistes à Paris tourne à l'émeute...
Il n'a pas vécu les années Thatcher et le développement des idées libérales et monétaristes, ni les promesses socialistes des années 90 actives, technologiques et gaies, les années Tapie et Mitterrand où tout était permis. Il a échappé, 20 ans plus tard, en 1999 à Tony Blair et Gerhard Schröder qui portent une social-démocratie européenne adaptée aux exigences du libéralisme...
« Le modèle économique dominant n'est plus la solution»*
C'est vrai que le «Syndrome du Titanic» nous renvoie une image féroce et barbare de notre société humaine. Mais sa vision est à la mesure de ce système développé, entretenu et inique. Il réaffirme une évidence: les réponses aux crises sociales et écologiques sont plus que jamais indissociables! Avec un peu d'honnêteté, ce n'est pas compliqué de reconnaître que la crise des équilibres du vivant ébranle les équilibres sociaux en pénalisant d'abord les plus démunis, aussi bien dans les pays du Sud que dans les Etats industrialisés et que l'environnement n'est pas qu'une préoccupation de bobos. Ce n'est pas si difficile à comprendre que nous devons répondre à une crise systémique (sociale, économique, financière, énergétique, écologique, climatique...) et que cette crise globale nous oblige raisonnablement à engager des mutations radicales vers un autre modèle économique pour offrir un nouvel horizon de civilisation.
Les solutions pragmatiques, responsables, réalisables pour opérer la transformation existent (depuis le Pacte écologique: le New Green Deal). Nous ne disons pas que cette mutation sera facile mais qu'elle est nécessaire, qu'il est encore temps, que nous avons encore les moyens d'agir et que le génie humain a encore la marge de démontrer ce qu'il comporte de meilleur! Le refus du fatalisme est le moteur de nos actions, le ciment de nos convictions et le sens de notre engagement. Ce projet collectif auquel je crois et pour lequel je me suis engagée, après Alsace Nature et FNE, au sein d'Europe Ecologie, suppose de l'audace et de l'imagination: nous en avons et nous l'utilisons!
«Je ne suis pas née écologiste, je le suis devenue»*
Et le film de Nicolas Hulot, pour moi, invite à l'action et constitue incontestablement une pierre supplémentaire à la construction et à l'acceptation du projet de société qui nous permettra de sortir durablement de la crise globale à laquelle nous devons faire face et dont nous ne sortirons pas sans un volontarisme collectif et politique fort !
Le cinéma de Jacques Tati, qui portait un regard drôle et ironique sur notre société et nous amusait avec nos excès dans «Play Time» ou «Trafic», est bien loin. En 2009, fini le Monsieur Hulot, personnage tendre et amusant, place à un autre Monsieur Hulot, qui porte un regard sensible et grave sur notre société et nous interroge sur d'autres excès. «Le Syndrome du Titanic» sera t-il aussi accessible que les films de Tati? Je le pense, parce qu'il offre à voir et à comprendre, nous renvoie à nos contradictions et nos paradoxes. Il s'adresse de manière personnelle à des personnes conscientes, intelligentes et responsables. Ce que nous sommes tous.
Ma génération ne connaît pas la sécurité de l'emploi, n'a pas connu le monde sans sida, elle est née avec les débuts de l'intérêt du grand public pour l'écologisme qui a évolué au fil des catastrophes et des risques du progrès révélés (Tchernobyl, amiante, Sandoz, Amoco, AZF, etc). Elle a grandi, avec le développement des moyens de communication, dans les contradictions, l'illusion et le virtuel. Elle n'a plus aucune croyance et s'est créée ou s'est vue imposer de nouveaux repères... Et pourtant c'est une génération qui a de l'imagination et cultive l'espoir, un tout autre espoir que celui des «baby boomer» et de leurs héritiers dont l'idéal est le capitalisme et le droit à la possession, ceux qui se demandent depuis 30 ans quand reviendra la croissance.
Ces nostalgiques de l'allégresse de cette période de forte croissance économique des «Trente glorieuses», caractérisée par une croissance forte de la production industrielle, qui n'ont mené aucune réflexion critique des conséquences de ce modèle de développement et ont reporté sur les générations suivantes le coût de leurs choix passés. Bien sûr, il appartient à chacun de nous de prendre de la hauteur et de la distance face à toute chose et tout événement. Mais à quel moment cette distance et cette hauteur de vue deviennent-elles de l'indifférence, du cynisme, du fatalisme ou de l'inconscience?
«Le Syndrome du Titanic» ouvre une fenêtre sur le monde et la société. On peut décider d'ignorer cette réalité. On peut discuter sans fin si une autre manière de présenter cette réalité aurait plus d'impact. On peut s'interroger sur les effets que produira ce film sur chacun d'entre nous et dans nos comportements à venir. On peut encore se dire «bon très bien et après?». Ou encore, on peut rentrer chez soi, reprendre une vie «normale» et espérer le prochain Ushuaia Nature pour se changer les idées...
Je suis ressortie simplement déstabilisée de la projection du film. Parce que celui-ci m'a touchée dans l'intimité de la réflexion qui m'a conduite à être là où je suis aujourd'hui. J'y ai retrouvé des mots, des auteurs, des hommes, des images, des expériences qui ont construit ma réflexion, mon regard sur le monde et m'ont conduite à m'engager.
Sandrine Bélier
Les citations avec * sont tirées ou adaptées du film «Le Syndrome du Titanic».
Image de une: Fjord de Akobshavn, en Norvège. Jacob Strong/Reuters
05 octobre 2009
Energie solaire : Poitou-Charentes revoit à la hausse ses ambitions
Dans son édition du mardi 29 septembre, le journal Les échos (www.lesechos.fr) apporte un démenti aux allégations erronées du journal Libération en date du 22 septembre sur le bilan de la politique environnementale de la Région Poitou-Charentes. Ci-dessous des extraits de cet article.
L'équipe de Ségolène Royal
"En Poitou-Charents, les projets d'investissement dans la production d'énergie solaire dépassent largement les objectifs fixés. L'annonce, hier, de l'implantation d'une usine de panneaux solaires à Châtellerault répond à cette demande.
Energie solaire : Poitou-Charentes revoit à la hausse ses ambitions
Solaire Direct, un des
leaders français de l'énergie solaire, va investir 11 millions d'euros
dans la construction d'une unité de production de panneaux solaires qui
sera implantée près de Châtellerault (Vienne). L'usine, qui emploiera
dans un premier temps une centaine de salariés, devrait être
opérationnelle au premier trimestre 2011 et fabriquera chaque année 120
000 panneaux, soit une capacité de production électrique de 36
mégawatts. Le PDG de Solaire Direct, Thierry Lepercq, et Ségolène
Royal, Présidente du Conseil régional Poitou-Charentes, ont signé un
protocole d'accord qui prévoit l'accompagnement du développement de
l'entreprise par la région.
« C'est une première,
estime l'industriel. C'est la première fois qu'une Région a la volonté
de valoriser son patrimoine solaire et de développer une filière
économique dans ce serteur ». Solaire Direct avait répondu à
un appel à projets lancé par la direction des industriels par la région
Poitou-Charentes afin de développer la filière de production
d'équipements du secteur des énergies renouvelables. Quatre autre
dossiers d'implantations industrielles, qui permettraient de créer 250
emplois, sont en cours d'étude.
[...]
Parallèlement, le Poitou-Charentes a décidé d'étoffer le plan photovoltaïque régional lancé en février dernier et doté de 400 million d'euros de crédits financés à parts égales par la Banque Européenne d'Investissements (BEI) et le Crédit Agricole. Ce plan prévoyait le financement des projets de centrales pohotovoltaïques présentés par les entreprises, les associations et collectivités pour un total de 650 000 mètres carrés de panneaux d'une puissance global de 62 mégawatts-crête d'ici à 2012.
« Depuis le 27 février , date de démarrage du plan, nous avons mis à l'instruction 230 projets qui représentent 200 millions d'euros d'investissements, soit la moitié de l'enveloppe prévue, constate Jean-François Macaire, vice-président du Conseil Régional en charge de l'économie. A ce rythme, le plan sera bouclé avec deux ans d'avance ».
[...]
« Avec 270 mégawatts de puissance installée, nous allons multiplier par quatre notre objectif initial de 65 mégawatts, poursuit l'élu. Nous espérons que la BEI, qui est habituée à financer des projets beaucoup plus importants, continuera à nous accompagner ».
Source: RETABLIR LA VERITE
Réchauffement planétaire : reprise annoncée (II)
Le 4 octobre, les médias sont nombreux à évoquer la question du rechauffement climatique et de l'effet de serre. Romandie News fait état des déclarations d'hier du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon appelant à un accord conséquent entre cent quatre-vingt dix pays à l'occasion de la conférence de Copenhague qui doit avoir lieu du 7 au 18 décembre. Samedi, le Centre d'Actualités de l'ONU soulignait le lien entre la lutte contre le changement climatique et les perspectives de « paix » et de « prospérité » pour l'ensemble de la population de la planète. Mais les choses sont-elles si simples, le système économique et social ne serait-il pour rien dans la pollution sous toutes ses formes ? Vendredi, la même source répercutait une déclaration d'Yvo de Beer, directeur exécutif de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), très critique envers la politique des pays industrialisés en la matière. Quels intérêts déterminent la politique des puissances occidentales, alors que les coupoles parlent de plus en plus de « gouvernance mondiale » ? La taxe carbone de Nicolas Sarkozy, à laquelle Daniel Cohn-Bendit s'est empressé de « dire banco », est-elle autre chose qu'une manoeuvre des lobbies industriels? Et quel usage sera fait de la « crise climatique » dans le concret ? L'OTAN s'y intéresse déjà, et son secrétaire général Anders Fogh Rasmussen a explicitement évoqué devant les médias (RTL Info Belgique / AFP) « des mouvements de populations et des conflits » liés à une éventuelle baisse de la production alimentaire.
Cécile Duflot et Daniel Cohn-Bendit réclament une « fiscalité écologique ». Cohn-Bendit estime même que Nicolas Sarkozy « a de bonnes intuitions » (Nouvel Observateur). Avec la crise du Parti Socialiste, une écolo-social-démocratie semble se substituer progressivement à la social-démocratie « tout court ».
Mais la taxe carbone, est-ce une question d'intuition ?
Sans doute, l'un des exposés les plus francs sur la question est celui de l'analyste et financier Martin Hutchinson dans un éditorial publié par Money Morning, intitulé Will Global Warming Alarmism Disappear Like the Hula-Hoop?:
http://www.moneymorning.com/2009/10/02/global-warming/
Après avoir exprimé un scepticisme marqué à l'égard des prévisions actuelles sur le rechauffement planétaire et ses conséquences, Hutchinson prend la défense des lobbies industriels et s'oppose à toute perspective de mesures contraignantes à leur égard. Il s'en prend notamment aux réglémentations dites CAFÉ (Corporate Average Fuel Economy), qu'il accuse d'avoir porté un coup à l'industrie automobile US.
Hutchinson estime, en revanche, qu'un taxe carbone ne poserait aucun problème sérieux aux industriels et serait bien préférable. Tout un programme, par rapport auquel force est de constater la convergence entre « nos écologistes » attitrés et les groupes de pression de l'industrie US. On peut parier que les lobbies industriels européens et français ne pensent pas différemment.
Une taxe n'est que de l'argent, et au fond pas grand-chose pour des industriels à qui les Etats peuvent offrir des compensations financières indirectes et qui, de leur côté, peuvent répercuter les taxes sur le prix que devra payer le « petit consommateur ». En revanche, des dispositions réglementaires sur la production elle-même pourraient être vraiment contraignantes.
Doit-on s'étonner si vendredi dernier à Göteborg les ministres des finances des vingt-sept pays de l'Union Européenne se sont déclarés favorables à la création d'une taxe carbone ?
Banco, pour Cohn-Bendit et associés, mais aussi pour les multinationales et les lobbies financiers. Et tout compte fait, la course à la tant vantée « gouvernance mondiale » l'emportera-t-elle sur toute solution réelle au problème du rechauffement climatique ?
Dans notre article du 2 octobre, nous avions rappelé l'état des recherches en matière de rechauffement planétaire. Le point de vue de la plupart des chercheurs ne semble pas s'accorder avec le scepticisme affiché dans l'éditorial de Money Morning.
Contrairement à ce que laisse entendre Martin Hutchinson, le ministère danois du Climat et de l’Energie rappelle sur le site des organisateurs de la Conférence de Copehnague quatre conséquences particulièrement importantes du rechauffement :
http://fr.cop15.dk/climate+facts/a+quelles+cons%c3%a9quen...
- Augmentation des sécheresses et des inondations
- Réduction de la glace et des neiges
- Renforcement des phénomènes météorologiques extrêmes
- Élévation du niveau de la mer
Qui en fera les frais, si ces prévisions se confirment ? Pas les multinationales.
De son côté, le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen a estimé le 1er octobre que les conséquences du changement climatique pour la sécurité « pourraient être considérables » et ajouté notamment :
http://www.nato.int/cps/fr/natolive/news_57793.htm
« Nous savons que les phénomènes atmosphériques violents – tempêtes et inondations catastrophiques – se multiplieront. Que ceux qui doutent encore des incidences de ces phénomènes sur la sécurité – et des difficultés politiques qu’ils créent – considèrent ce qui s’est produit à la Nouvelle-Orléans en 2006. »
(fin de citation)
Mais « ce qui s’est produit à la Nouvelle-Orléans en 2006 » est loin d'être sans rapport avec la situation sociale interne des Etats-Unis. Qui en parle ? S'agit-il vraiment d'un problème de « sécurité » ?
Sauf qu'au moment des événements de la Nouvelle-Orléans, l'armée des Etats-Unis était « très prise » par la guerre en Irak.
De son côté, évoquant la Conférence de Copenhague de décembre 2009, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a récemment mis l'accent sur cinq objectifs :
http://www.un.org/fr/climatechange/summit2009/
http://www.un.org/fr/climatechange/summit2009/summary.shtml
- Des mesures renforcées propres à aider les plus pauvres et les plus vulnérables à s’adapter aux effets des changements climatiques;
- Pour les pays industrialisés, des objectifs ambitieux en matière de réduction des émissions ;
- Pour les pays en développement, des mesures adaptées à la situation de chacun et assorties de l’appui nécessaire;
- Des moyens financiers et technologiques nettement plus importants;
- Une structure de gouvernance équitable.
Tel est donc censé être le rôle de la Conférence de Copehnague qui, pour les pays industrialisés, en restera à des « objectifs » d'après cette relation.
S'agissant de la pollution industrielle des pays « riches » ou de leurs délocalisations, il semble que l'on soit loin de l'esprit contraignant d'accords comme celui de Marrakech de 1994 instituant l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) avec, en annexe, l'Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS). Pour le « commerce mondial », on avait eu affaire à une politique autrement plus expéditive.
Qui contraindra les grands industriels à changer leurs pratiques ?
Et que signifie la notion de « gouvernance équitable », dans un contexte de « mesures » qui devront viser « les pays en développement », « les plus pauvres et les plus vulnérables »... ? Que deviendra la souveraineté des pays les moins influents ?
Voir aussi notre article :
Réchauffement planétaire : reprise annoncée (I)
Indépendance des Chercheurs
http://www.geocities.com/indep_chercheurs
http://science21.blogs.courrierinternational.com
Groupes de discussion :
http://groups.yahoo.com/group/problemes_des_scientifiques
http://groups.yahoo.com/group/combatconnaissance
SOURCE: COURRIER INTERNATIONAL "La science au XXIè siècle"
04 octobre 2009
REVOLUTION SILENCIEUSE en Poitou Charente
Jean-François Macaire 21 sept 2009
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