23 octobre 2009
EPAD: le renoncement du jeune Sarkozy a été salué.
(et bla bla bla , bien sûr...)
La classe politique salue le "courage" et la "sagesse" de Jean Sarkozy
L'annonce du renoncement de Jean Sarkozy à briguer la tête de l'EPAD a été unanimement saluée par la classe politique, jeudi 22 octobre, l'UMP mettant en avant son "courage" tandis que le PS se réjouissait du fait que le fils du chef de l'Etat ait "reculé" face à la pression populaire.
L'intervention du jeune conseiller général des Hauts-de-Seine a été immédiatement saluée par la conseillère générale (PCF) des Hauts-de-Seine, Nadine Garcia, elle-même candidate à la tête de l'établissement. Elle a évoqué "une grande victoire de tous ceux qui se sont mobilisés contre cet acte de népotisme". Selon la conseillère générale de Nanterre, les nombreuses réactions qui ont accompagné cette candidature, "en France et à l'étranger", ont "tourné le pays en ridicule". (.............)
Lire la suite(Le Monde)
Autres articles:
Témoignages A l'UMP "le mode de gouvernance est plus proche de Poutine que de De Gaulle"
Décryptage Pourquoi Nicolas Sarkozy ne veut pas perdre la maîtrise de l'EPAD
Mon commentaire: Effectivement, la coupe de cheveux, la nouvelle teinture en châtain des cheveux qui étaient blonds, l'élégante paire de lunettes (pourvu qu'il ne tombe pas dans l'escalier en sortant de l'interview) ... contribuent à donner , soudainement , une image plus ... euh... "populaire"? Allez savoir... Ceci dit, je ne sais pas si ce sketch de ce passage du statut de "Prince Jean" , au statut de pauvre "jeune homme prometteur brimé par les foules " françaises et internationales va convaincre .. . Je ne le crois pas mais sait-on jamais?... Aujourd'hui, et depuis le 6 mai 07, "tout est possible"....
22 octobre 2009
Jean Sarkozy à la fac ? Le secret le mieux gardé de France
Par Julien Martin sur Rue89
"Vous pouvez vérifier », a lancé le fils du Président à propos de ses études universitaires. Rue89 l'a pris au mot.

Tout commence avec cette confidence de Jean Sarkozy, jeudi dernier au Point :
« J'ai validé trois matières de ma deuxième année présentée. Et je peux même vous donner les notes : 11 en histoire des idées politiques, 14 en finances publiques et 19 en droit immobilier et en droit civil. Vous pouvez vérifier. »
Il ne fallait pas nous le dire deux fois. Venant de quelqu'un qui, pour sa première campagne électorale, a assuré « soutenir à mort » le candidat qu'il allait pourtant lâcher quelques semaines plus tard, il y a de quoi se poser de légitimes questions.
Certes, il y a quelque chose d'étrange à s'interroger sur le parcours universitaire d'un jeune homme qui, à 23 ans, n'a toujours qu'un bac en poche et devrait pourtant diriger le conseil d'administration de l'Epad (Etablissement public d'aménagement de La Défense), qui abrite « 2500 entreprises (dont quelques multinationales) et 150 000 emplois ».
Mais puisque ça se passe aujourd'hui comme ça et qu'un responsable politique en vient à parler de son actualité en donnant ses notes de deuxième année de fac, il faut bien s'y résoudre. D'autant que nombre de riverains de Rue89 ont également réclamé de vérifier ses dires, sous ma récente enquête sur les difficultés financières de l'Epad.
Le droit immobilier, c'est pour les plus grands
Alors, commençons par les trois notes sus-citées. Petit coup de téléphone au service de la scolarité de la Licence 2 à la faculté de droit de l'université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, où Jean Sarkozy est réputé étudier :
« Nous ne sommes pas autorisés à communiquer sur les notes ou les années des étudiants, de tous les étudiants, même aux parents. »
Il fallait s'y attendre. C'est même plutôt rassurant de voir qu'on ne refile pas les notes d'untel ou d'unetelle au premier venu. N'empêche, au passage, je repense au « vous pouvez vérifier » de Jean Sarkozy et me dis que ça ne l'engageait pas trop…
Direction donc le règlement de la Licence 2. On ne connaîtra pas les notes, mais on apprendra autre chose. La série des trois matières indiquées figurent bien au programme du premier semestre de la Licence 2, mais deux précisions s'imposent :
- Il ne s'agit pas de « droit immobilier et droit civil », mais de « droit des biens », qui est effectivement une matière de droit civil, mais qui n'est pas du droit immobilier. Le droit immobilier, c'est pour les plus grands. On peut cependant le comprendre : un 19 en droit immobilier, ça peut remplir un CV vide quand on veut présider l'Epad.
- Il s'agit de matières dites non fondamentales. Et pour avoir moi-même fait des études de droit, je peux témoigner qu'il s'agit d'oraux ou d'écrits d'une heure qui se révisent et s'obtiennent en bachotant deux jours maximum par matière. Pas de quoi pavoiser.
Ce qui surprend également est la précision apportée par Jean Sarkozy, toujours au Point : « Je présenterai les quatre matières restantes lors du prochain contrôle. » Sauf qu'il lui reste au minimum neuf matières à passer. Quatre matières fondamentales (deux au premier semestre et deux au second, les plus difficiles à obtenir) et cinq non fondamentales (au second semestre).
Allez, on pourrait presque lui pardonner cette absence, tant il est difficile de s'y retrouver même pour un étudiant assidu.
« Un étudiant qui n'est même pas chez nous »
Muet, le même service de la scolarité allait toutefois m'apporter, sans le vouloir, une précision loin d'être anodine. Affable, mais agacée par les coups de téléphone à répétition des journalistes, la responsable me glisse avant de raccrocher :
- « Je n'aime pas trop passer tout mon temps au téléphone pour un étudiant qui n'est même pas chez nous.
- Pas chez vous ? Comment ça ?
- Ben… Euh… On ne s'occupe que de la filière normale. Au revoir. »
S'il est donc toujours inscrit à Paris I, il a opté pour l'une des voies alternatives : la formation à distance (via le Cavej), plus facilement conciliable avec son activité de conseiller général des Hauts-de-Seine.
Une indication qui vient s'ajouter à celles, nombreuses, fournies par étudiants et professeurs de la même faculté, qui témoignent qu'on ne le voit plus depuis au moins un an. Ainsi que par quelques portraits de l'intéressé parus dans la presse. Autant d'éléments qui permettent de retracer une ébauche de parcours :
- Juin 2004 : bac L au lycée Pasteur de Neuilly (obtenu).
- Septembre 2004 : hypokhâgne au lycée Henri-IV à Paris (abandon).
- Septembre 2005 : prépa ENS Cachan au lycée Turgot à Paris (échec).
- Septembre 2006 : première année de droit à Nanterre puis à Paris I (obtenue).
- Septembre 2007 : première deuxième année de droit (rate les exams).
- Septembre 2008 : deuxième deuxième année de droit (ne passe pas les exams).
- Septembre 2009 : troisième deuxième année de droit (en cours).
Dérogation, autorisation et communication de crise
Là encore, on peut faire deux observations. Il est semble-t-il passé par la fac de Nanterre (celle du secteur de Neuilly-sur-Seine), avant de bénéficier d'une dérogation pour venir étudier à Paris I. Et le président de l'université a dû l'autoriser à tripler sa deuxième année, car il est impossible sinon de faire plus d'un redoublement durant les deux premières années d'études en droit.
J'aurais évidemment souhaité pouvoir confronter ces déductions aux déclarations de Jean Sarkozy. Mais ce dernier n'a pas répondu aux demandes d'interview de Rue89. J'ai seulement appris au passage qu'il s'était entouré, depuis peu, d'une nouvelle conseillère en com, spécialiste des relations publiques… et de la communication de crise.
Si vous me lisez, Madame, je veux bien que vous écoutiez votre répondeur et me rappeliez. Par avance, merci.
Photo : Jean Sarkozy à l'université d'été de l'UMP à Royan en septembre 2008 (Audrey Cerdan/Rue89).
A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
- ► Ce que cache la nomination de Jean Sarkozy à La Défense
- ► Nicolas Sarkozy contre la nomination de son fils à l'Epad
- ► Le « fabuleux destin de Jean Sarkozy » fait rire jusqu'en Chine
Ailleurs sur le Web
- ► Les confidences de Jean Sarkozy, sur LePoint.fr
- ► Jean Sarkozy : c'est pas juste, sur NouvelObs.com
- ► La gloire de son fils, sur Lexpress.fr
20 octobre 2009
EPAD et JSarkozy : La révolte durable
le dimanche 18 octobre 2009 à 15h34
Rien ne devrait mériter davantage l'adjectif tant galvaudé de "durable" que la révolte et ses partenaires, la colère, le rejet, le refus, l'action.
Le pouvoir nous tient sous le joug -ou pour le moins en état d'anesthésie- par la multiplication et la succession rapide des annonces. Un coup là, un coup ici, l'équipe de campagne du candidat perpétuel Nicolas Sarkozy n'est jamais en panne. L'opinion, déboussolée, zappe, la révolte est comme ces jets d'eau qui montent et qui retombent sans cesse : ils ne créent pas de grands fleuves.
Tout cela est parfaitement calculé, prémédité, surveillé. Le tollé qui s'est levé, assez lentement d'ailleurs tant tout le monde était occupé de l'événement Mitterrand, après l'annonce de la nomination de Jean Sarkozy se maintient jusqu'à aujourd'hui dans la presse. Il y a fort à parier qu'une annonce, un propos provocateur seront lancés pour le dissiper et surtout ne pas prendre le risque qu'il perdure jusqu'au 4 décembre, date prévue de "l'élection". Il y a d'ailleurs tout à craindre de ce pare-feu : le pouvoir a bien conscience qu'il faut qu'il soit frappant pour être capable de canaliser l'attention dans une autre voie.
Le sujet est suffisamment grave, suffisamment partagé à tous les niveaux de l'opinion, pour que ne pas le laisser se dissoudre. Déjà les réactions faiblissent et entre hier et aujourd'hui la pétition en ligne n'a grimpé que de 1000 signataires.
Cette pétition n'a pas, loin de là, pour seul objet de demander à Jean Sarkozy de ne pas se maintenir candidat à la tête de l'EPAD. Elle constitue bien davantage une pression mise sur Nicolas Sarkozy pour qu'il fléchisse, et cela est beaucoup plus important encore.
Plus encore, elle est un baromêtre de la tension de l'opinion, de la "durabilité" de son rejet des comportements du pouvoir. Ce n'est pas prendre grand risque que d'affirmer que la cellule com' de l'Elysée a les yeux rivés sur elle et attend avec impatience de voir le chiffre de signataires se stabiliser.
Pour cela, il est essentiel de maintenir la pression. De signer et de faire signer autour de nous par dizaines. De dire que, cette fois, la révolte, le refus sont durables et ne feront que se développer.
Source: le blog de Michèle Delaunay
Mon commentaire: Pour signer et faire signer c'est ici - qui sera le 100.000ème signataire?
18 octobre 2009
Jean Sarkozy à l'Epad, L'État pourrait s'abstenir
AFP

Jean Sarkozy est accusé de profiter de son nom pour tenter de prendre la tête de l'Epad à seulement 23 ans © Abacapress.com
Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, a indiqué dimanche que les
fonctionnaires administrateurs de l'Epad pourraient ne pas participer à
l'élection du président de cet établissement d'aménagement, posté
brigué par Jean Sarkozy, cadet du chef de l'État. Sur Europe 1, M.
Chatel s'est vu proposer cette solution par le député socialiste Gaëtan
Gorce, pour apaiser la vive polémique autour des ambitions du fils du
président, assortie d'accusation de népotisme.
"J'observe", a répondu le ministre, "que, dans le
passé, il est arrivé que les représentants de l'État ne prennent pas
part au vote de cette élection. Donc, par souci de clarté et de
transparence, on peut très bien imaginer que les représentants de
l'État ne participent pas au vote" du 4 décembre. "Ça peut s'imaginer,
ça s'est produit par le passé", a répété M. Chatel.
L'élection du successeur de Patrick Devedjian,
atteint par la limite d'âge, à la présidence de l'Epad, doit avoir lieu
le 4 décembre. Neuf fonctionnaires représentant 4 ministères (Culture,
Économie, Intérieur, Équipement) siègent à ce conseil d'administration,
aux côtés de neuf représentants élus (1 région Ile de France, 2
Hauts-de-Seine, 4 pour Paris, Nanterre, Puteaux, Courbevoie, 1 STIF, 1
Chambre de commerce). L'Epad (Établissement public pour l'Aménagement
de la région de La Défense) gère le développement du grand quartier
d'affaires à l'ouest de Paris (3 millions de m2, 1.200 sièges sociaux,
150.000 salariés, 854 millions d'euros d'investissements en 2008).
L'annonce que Jean Sarkozy briguait cette
présidence a provoqué une tempête politico-médiatique, les critiques
mettant en avant son jeune âge - 23 ans, et son inexpérience - il est
en deuxième année de droit. "La chasse à l'homme, ça suffit", a redit
dimanche M. Chatel.
Quelques articles sur le sujet:
- REPÈRE Le fonctionnement de l'Epad
- VOUS L'AVEZ DIT Jean Sarkozy qui se rapproche de l'Epad, ou "la déraison à la tête de l'État"
- INTERVIEW Les confidences de Jean Sarkozy
- SONDAGE 64 % des Français contre l'arrivée de Jean Sarkozy à l'Epad
Jean Sarkozy, prince des Hauts de Seine
Jean Sarkozy, prince des Hauts de Seine
envoyé par franceinter. - Cliquez pour voir plus de vidéos marrantes.
17 octobre 2009
Ce que cache la nomination de Jean Sarkozy à La Défense
Par Julien Martin | Rue89 | 16/10/2009 | 16H51
Son installation à la tête de l'Epad se déroule sur fond de simulacre d'élection, de fusion contrariée et de finances délabrées.

51% des sympathisants de droite estiment que la probable arrivée de Jean Sarkozy à la présidence du conseil d'administration de l'Epad (Etablissement public d'aménagement de La Défense) constitue « plutôt une mauvaise chose », selon un sondage CSA pour Le Parisien. Pourquoi le « clan du 92 », toujours emmené par Nicolas Sarkozy, prend-il un tel risque à cinq mois des élections régionales ? Les dessous d'une nomination qui agite l'un des plus grands quartiers d'affaires d'Europe.
Une nomination et non une élection
Peut-on parler de nomination ? Selon les textes, non. Le décret qui régit l'Epad est limpide : « Le président est élu pour la durée de son mandat d'administrateur. » Et d'ailleurs la quasi totalité de la majorité UMP, qui a fait bloc -face caméras au moins- derrière Jean Sarkozy, n'a pas manqué de le rappeler, François Fillon en tête, mardi sur RTL :
« Ce président du conseil d'administration est élu. Il n'est pas nommé, il est élu. J'entends toute la journée sur les ondes depuis hier [lundi] soir, dire que le président est nommé. Le président n'est pas nommé. Il est élu et il est choisi, c'est la loi qui le dit, parmi les élus du conseil général des Hauts-de-Seine. »
D'une part, comme nous l'avions écrit, le Premier ministre se trompe car le président de l'Epad peut être élu parmi les 18 administrateurs. D'autre part, en regardant ledit décret de plus près, on s'aperçoit qu'il est usurpé de parler d'élection au sujet de Jean Sarkozy vu les électeurs en question.
Il a d'abord été désigné pour devenir administrateur par les membres
du groupe UMP-Nouveau Centre-Associés du conseil général des
Hauts-de-Seine, dont le président de groupe est… lui-même. Autant dire
que cela a commencé par une formalité.
Huit fonctionnaires « estimés plus dociles »
Le 4 décembre, lors du conseil d'administration de l'Epad qui devra élire le prochain président de l'établissement public, Jean Sarkozy n'aura qu'à réunir sur son nom « la majorité absolue des membres présents » pour être élu, soit au moins 10 administrateurs si les 18 sont présents. Là encore c'est gagné d'avance : neuf représentent les ministères compétents et sont nommés par le gouvernement, et deux -lui-même et Patrick Devedjian- représentent le conseil général des Hauts-de-Seine.
Et pour ne laisser vraiment aucune place au hasard, entre février 2008 et septembre 2009, huit de ces neufs fonctionnaires ont été, à l'instigation de l'Elysée, « remplacés par d'autres, estimés plus dociles », selon Le Canard enchaîné de cette semaine.
Sans compter que c'est loin d'être la seule intervention du chef de l'Etat pour cette « élection ». « Un projet de décret levant la limite des 65 ans pour présider à l'aménagement de La Défense a été retoqué à l'Elysée », a affirmé l'AFP. Matignon avait pourtant donné son feu vert, mais cela aurait permis à Patrick Devedjian de pouvoir conserver la présidence de l'Epad, et il n'en était évidemment plus question dès lors que les ambitions du fils Sarkozy étaient connues.
Quant à la nécessaire place vacante de représentant du conseil général des Hauts-de-Seine au conseil d'administration de l'Epad, cela a été réglé plus vite encore. Hervé Marseille a été très opportunément nommé au Conseil économique et social. On a décidément connu élection plus naturelle.
Un projet de fusion contrarié
Si avec cette nomination, donc, Nicolas Sarkozy espérait créer un écran de fumée sur les problèmes à La Défense, c'est raté (...)
16 octobre 2009
Jean Sarkozy : l'auteur de la pétition «surpris» de son succès
Jean Sarkozy : l'auteur de la pétition «surpris» de son succès - Le Parisien
L'arrivée probable de Jean Sarkozy, le fils cadet du président, à la tête de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (Epad) ne passe pas pour Christophe Grébert. Ce conseiller municipal MoDem de Puteaux et auteur du blog Monputeaux.com a même lancé une pétition qui avait recueilli lundi plus de 33 000 signatures sur le site www.mesopinions.com et qui restera en ligne jusqu'au 4 décembre, date de l'élection possible de Jean Sarkozy. Il a fait part de son indignation au site leparisien.fr sur le parvis de la Défense.
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