08 novembre 2009
L'Europe oublie qu'elle n'est plus un enjeu pour les Etats-Unis
Par Eric L Helgoualc h sur RUE 89
Nous sommes entrés dans un monde post-américain et les Européens sont les seuls à ne pas s'en être aperçus. C'est la principale conclusion d'un rapport publié cette semaine par le European Council on Foreign Relations, un think tank basé à Bruxelles.
Les auteurs de ce document remarqué, Jeremy Shapiro et Nick Witney, respectivement américain et britannique, estiment que la plupart des gouvernements européens se bercent d'illusions sur la « relation spéciale » qui les unit aux Américains.
Pour les Européens de l'Ouest, l'Otan a servi de rempart contre les ambitions supposées de l'Union soviétique après 1945. Pour les Européens de l'Est, ce sont les Américains qui ont provoqué la chute de l'URSS et qui les protègent désormais d'un éventuel réveil de l'impérialisme russe.
Pour Obama, l'avenir du monde se joue désormais côté Pacifique
Mais pour Washington, l'Europe n'a plus le même intérêt stratégique que pendant la Guerre froide. Et ce n'est pas l'élection de Barack Obama, accueillie ici avec une incroyable ferveur, qui y changera quelque chose. Le locataire de la Maison Blanche n'a aucune attache particulière avec le Vieux Continent et n'a jamais caché que l'avenir du monde se joue désormais autour du Pacifique.
Pourtant, écrivent Shapiro et Witney, les Européens continuent d'attendre beaucoup des Etats-Unis, notamment en matière de défense, sans rien leur offrir d'autre qu'un soutien souvent irréfléchi. Dans bien des cas, cette « déférence excessive » à l'égard de Washington conduirait les Etats européens à négliger leurs intérêts stratégiques immédiats.
Un seul exemple : dans le conflit afghan, les gouvernements alliés semblent se préoccuper davantage de leur simple présence aux côtés de Washington que de l'influence qu'ils pourraient avoir sur les opérations militaires.
Une Europe forte sur la scène internationale ? Les Etats-Unis ne sont pas contre
Contrairement à ce qu'on pourrait croire, les Américains ne demandent pas mieux qu'une Union européenne plus forte et plus indépendante.
Toute la question, qui n'est pas vraiment abordée dans le rapport, est de savoir jusqu'à quel point ils s'accommoderaient d'une Europe puissante sur le plan militaire et indépendante au point d'agir contre ses intérêts. Mais on n'en est pas encore là.
Les Européens, de leur côté, sont incapables de s'accorder sur une stratégie commune pour redéfinir les relations transatlantiques. Un an après son entrée en fonction, Obama commencerait à perdre patience devant des partenaires aussi indécis. Ce qui explique peut-être qu'il ait choisi de se faire représenter par Joe Biden lors du déjeuner servi à la Maison Blanche pour le sommet UE-Etats-Unis de mercredi.
Aux Européens d'agir, donc. Depuis que le traité de Lisbonne a été ratifié, tout le monde prétend que l'UE va enfin s'exprimer d'une seule voix et se doter d'une politique étrangère commune portée par son Haut-représentant.
En réalité, il n'en sera rien tant que les Etats membres auront des appréciations divergentes de leurs priorités stratégiques. Par exemple sur les relations avec la Russie, que l'Allemagne souhaiterait approfondir, contrairement à ses voisins orientaux.
Quelle réactions des pays d'Europe de l'Est dans ce nouveau schéma ?
S'il porte un regard sans concessions sur les relations transatlantiques (surtout de la part d'auteurs anglo-saxons), le rapport de l'ECFA n'est pas le premier qui invite les Européens à faire preuve de davantage de volontarisme en matière de politique étrangère commune.
Et comme les choses avancent très lentement sur ce dossier, ce n'est probablement pas le dernier. Dans l'immédiat, il soulève plusieurs questions :
- Si les Américains se veulent moins présents, les pays d'Europe centrale et orientale accepteront-ils pour autant de faire davantage confiance à l'UE pour assurer leur protection militaire ? La récente décision polonaise de placer la défense européenne au coeur de ses priorités, après l'abandon soudain du projet de bouclier antimissiles américain, constitue un premier élément de réponse positif.
- Les Britanniques consentiront-ils à renoncer à la « relation spéciale » qui les lie à leur ancienne colonie pour s'impliquer vraiment dans la construction d'une défense européenne ? La perspective d'un retour aux affaires des Tories laisse planer un sérieux doute sur cette possibilité.
- Enfin, quel rôle la France entend-elle jouer dans cette affaire ? Nicolas Sarkozy a toujours expliqué, sans être tout à fait convaincant, qu'il avait décidé de faire entrer la France dans le commandement intégré de l'Otan pour mieux construire l'Europe de la défense. Le rapport de Shapiro et Witney est totalement muet sur ce point, que les deux auteurs considèrent sans doute comme anecdotique.
Ce qui est certain, c'est que l'Europe de la défense ne se fera pas sans les Britanniques. A cet égard, on ne peut pas peut dire que la charge de Pierre Lellouche contre les orientations européennes de David Cameron soit du meilleur effet pour préparer les prochaines échéances entre Paris et Londres.
Lien vers le rapport :
A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
- ► Guantanamo, casse-tête pour Obama… et les pays européens
- ► Réponse à Pierre Haski : le pari de la défense européenne mérite d'être tenté
- ► Réponse à Justin Vaïsse : « Sarkozy sera complaisant avec les USA »
- ► Toutes les notes du blog L'Europe, l'Europe, l'Europe, d'Eric L'Helgouac'h
Ailleurs sur le Web
05 octobre 2009
L'Irlande a dit oui. Oui mais à quoi?
Extrait:
... Prenons un tout petit peu de hauteur. Et si la victoire à la Pyrus du
Traité européen était à rapprocher d'autres phénomènes inquiétants
concernant la démocratie ?
La puissance de l'abstention dans toute l'Europe.
Le
sentiment, un peu partout en Europe, que pas grand chose ne distingue
les programmes politiques de droite des programmes politiques de
gauche.
L'irruption, en France et en Italie, d'une sorte de
gouvernance médiatique par laquelle les présidents cherchent en
structurant la vie politique autour de leur agenda par leurs positions
fortes à la télévision.
La façon dont insensiblement, les élites des
pays développés admirent la gouvernance chinoise pour son efficacité,
avec ce regret encore implicite, « Ah si nous aussi nous pouvions nous passer complètement du peuple ? »
L'incapacité des vingt premières puissances économiques à imposer un nouvel ordre financier mondial malgré les catastrophes auxquelles à conduit l'activisme des banquiers et des traders.
Certes, l'élection d'Obama apparait comme l'espoir d'un retour de la démocratie, et ce n'est pas pour rien qu'elle suscite de l'espoir dans les opinions publiques. Mais qui ne perçoit la puissance des forces économiques - après le lobby de la banque, ceux de la pharmacie et des assurances - et leur capacité à empêcher le Président d'appliquer le programme sur lequel il a été élu ?
Il faut donc regarder le
récit du monde d'une autre façon - osons, soyons fou! - que celle
proposée par Daniel Cohen. La démocratie n'est pas forcément la fille
du développement économique. Ce dernier peut aussi la rendre
inopérante, inutile, poussiéreuse (comme en Chine), et accoucher d'un
régime post-démocratique dans lequel ses outils - le parlement, la
presse, la justice - seront en déshérence.
...
Lire l'article (Marianne)
16 juillet 2009
Cohn-Bendit: Barroso mieux à la présidence de l'UE que de la commission
PARIS (AFP) — L'eurodéputé Daniel Cohn-Bendit (Europe-Ecologie) a jugé mercredi que José Manuel Barroso serait mieux à la présidence de l'Union européenne, fonction prévue par le traité de Lisbonne, qu'à celle de la commission, où il sollicite un nouveau mandat.(........)
Pour présider la commission européenne, il a cité l'Irlandaise Mary Robinson, ancienne responsable de l'Onu pour les droits de l'Homme, l'ex-ministre écologiste des Affaires étrangères allemand Joschka Fischer, le président du Parti socialiste européen (PSE), Poul Nyrup Rasmussen, l'ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt ou l'ex-commissaire européen aux Relations extérieures, le Britannique Chris Patten.
17 juin 2009
Cohn-Bendit en campagne contre José Manuel Barroso
UNION EUROPEENNE – Les chefs d’Etat européens doivent se prononcer en fin de semaine sur la réélection du président de la Commission...
La course contre la montre continue. Fort de son succès aux élections européennes, Daniel Cohn-Bendit entend bien faire barrière à la réélection du Portugais Jose Manuel Barroso à la tête de la Commission européenne. Les chefs d'Etat et de gouvernement européens doivent se réunir en Conseil ces jeudi et vendredi pour désigner le futur président de la Commission. Le leader des Verts européens a donc appelé, ce mardi, à retarder sa désignation pour permettre «l'émergence d'autres personnalités».
31 mai 2009
A propos d'Europe...
Article sur le blog "Profencampagne

www.mountain-riders.org/ _news/upload/europe-1...
Plutôt que de s’agiter comme un cabri, aurait dit le Général, mieux
vaut lire des écrits sérieux et approfondis sur le sujet qu’on aimerait
être davantage d’actualité. Pour cela, le hors série de Alternatives économiques est une pièce de choix, qui peut, comme c’est souvent le cas avec cette excellente revue, être utilisée
avec des lycéens.
Des contributions diverses sur des sujets essentiels : l’Europe et la
crise, l’euro, l’énergie, la politique agricole commune, les services
publics (« parents pauvres de l’Union ») et des points de vue souvent
stimulants (Joseph Borrell, Jacques Delors, Alain Lipietz, ...)
Actuellement en kiosque, ce hors série n’81 peut être commandé en ligne.
Voir la
présentation du dossier et le commander sur le site d’Alternatives économiques
Editorial
Au-delà de la crise
La crise économique et financière frappe aujourd'hui durement l'Union européenne. Certes, l'euro a tenu bon. Il a permis d'éviter l'effondrement des pays les plus ...
Repères
Sur l'Europe, ils ont dit
Fernand Braudel : "La seule solution d'une certaine grandeur française, c'est de faire l'Europe" (Le Temps du monde).
Jacques Le Goff : "Quant à l'Histoire, elle permet de ...
Les principales dates de la construction européenne
9
mai 1950 : Robert Schuman, ministre des Affaires étrangères français,
présente son plan en faveur d'une coopération approfondie.
18 avril 1951 : ...
Comment ça marche?
L'Union européenne est une construction historique originale. Bien qu'elle ait pour base juridique des traités internationaux, elle ne se réduit pas à une simple ...
Etat des lieux
Une construction européenne pas à pas
Entretien avec Jean-Louis Quermonne : professeur émérite de science politique (€)
"L'Europe des Etats n'est pas la solution"
Entretien avec Jacques Delors : ancien président de la Commission européenne, de 1985 à 1994(€)
L'Europe : combien de divisions ?
Les inégalités de niveaux de vie de plus en plus importantes et le morcellement politique croissant de l'Union menacent l'avenir de la construction européenne.(€)
Comment vivent les Européens
On vit en Europe plutôt mieux qu'ailleurs. Du fait de niveaux de vie élevés, mais grâce aussi à une tradition de prise en charge collective des besoins.(€)
Des valeurs communes?
Respect des libertés, égalité entre citoyens,tel est le socle des valeurs européennes.Avec des nuances selon les pays.(€)
Comprendre
L'euro, une monnaie sans gouvernement
L'euro attire toujours de nouveaux pays par la stabilité monétaire qu'il procure. Mais ses gains en termes de croissance ont été très inégaux. En cause: la faiblesse du budget communautaire et des politiques économiques mal coordonnées.(€)
La solidarité européenne à l'épreuve de la crise
La gravité de la récession révèle les contradictions entre des économies fortement intégrées et des gouvernements qui ne coopèrent pas assez.(€)
Les services publics, parents pauvres de l'Union
Le
primat de la concurrence, principe fondateur de l'Europe, gêne de plus
en plus l'action publique. Mais l'Union reconnaît peu à peu le rôle du service public
L'Europe dans la mondialisation
Même si le poids de l'Europe s'accroît, la définition des règles du jeu de la mondialisation reste dominée par les Etats-Unis.(€)
L'entreprise européenne n'existe pas
La construction européenne a modifié le visage des firmes et l'espace dans lequel évoluent les entreprises de l'Union. Moins que la mondialisation cependant.(€)
Pétrole, gaz et dépendances
L'Union européenne est mal partie pour atteindre les objectifs qu'elle s'est fixés en matière énergétique. Elle restera fortement tributaire des importations d'hydrocarbures.(€)
Quelle politique agricole demain?
Les négociations en vue d'une réforme de la politique agricole commune seront houleuses. Les consommateurs et certains agriculteurs pourraient bien en faire les frais.(€)
La démographie européenne en forme
Fécondité, immigration et espérance de vie en hausse. La démographie européenne se porte bien. En moyenne.(€)
Enjeux
L'Europe face à la crise
Absence de plan européen de relance, politique du chacun pour soi, désaffection citoyenne, solidarité insuffisante envers les pays de l'Est..., l'Union n'est pas à la hauteur.(€)
L'Europe et le New Deal vert
L'Union européenne pourrait s'engager dans un New Deal vert et entraîner ses partenaires. Mais les moyens et la volonté manquent.(€)
Prévenir de nouvelles crises
Le rapport de Larosière trace les grandes lignes de ce que devrait être la future régulation financière de l'Union. Un plan qui va dans le bon sens, mais qui laisse encore de nombreuses questions en suspens.(€)
L'Europe sociale reste à construire
La concurrence des modèles sociaux nationaux n'est pas une solution satisfaisante. Il est temps de définir un véritable modèle social européen.
Un espace démocratique en devenir
Les partis politiques européens sont des conglomérats hétéroclites de partis nation aux jaloux de leur indépendance et crispés sur leurs particularismes.(€)
Bibliographie
25 livres essentiels pour comprendre l'Europe
http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=4512
et
http://www.alternatives-economiques.fr/l-europe_fr_pub_838.html
Commentaire: merci à Chris pour cet exposé très complet sur l'Europe!
23 mai 2009
LES GAUCHES en EUROPE: S. Royal. et M. Aubry
Meeting de Marseille : Discours de Martine Aubry
envoyé par PartiSocialiste. - L'actualité du moment en vidéo.
Les gauches en Europe - Ségolène Royal
envoyé par segolene-royal. - L'info internationale vidéo.
Mon commentaire: Complémentaires? Peut-être. Sans doute. Il serait grand temps d'acrocher les wagons du PS Français entre eux. Mais de qui cela dépend il?
22 mai 2009
José Bové, l'invité - Ségolène Royal
José Bové, l'invité - Ségolène Royal
Vidéo envoyée par EuropeEcologie
José Bové était invité à débattre par Ségolène Royal sur "l'Afrique, l'Europe, quels liens ?", au théâtre Dejazet.
°°°°°°°°°°°°°°
Quel contraste avec ça.............
Mon commentaire: Peillon l'a bien cherché... Quelle mouche l'avait donc piqué?
20 mai 2009
Les gauches en Europe - Ségolène Royal
Les gauches en Europe - Ségolène Royal
Vidéo envoyée par segolene-royal
Discours de Ségolène Royal lors de la conférence sur "l'avenir des gauches en Europe", organisée au Megaron d'Athènes, le 12 mai 2009.
13 mai 2009
Mélenchon parle de l'Europe
Par FullHdReady
le 12/05/2009
Info d'un chroniqueur invité par Le Post.
L'opinion exprimée n'engage que son auteur.

Il a un peu de mal avec ce journaliste. On apprend que le parlement a signé un accord de libre-échange avec les USA pour 2015 !!!
Mon commentaire: (petit balisage de la vidéo)
2. 06 interdire l'harmonisation sociale en Europe
2.58 le principe de concurrence libre et non faussée s'applique à tout le reste
3.55 en 2015, grand marché unique sans entraves entre les EU et l'Europe
26 avril 2009
l'Europe et ATTAC
Face à la crise, changeons l'Union européenne !
article publié le 8/04/2009
auteur-e(s) : Attac France
Une interpellation des candidats à l’élection du Parlement européen de 2009
(Texte est en cours de signature par les Attac d’Europe)
Sommaire
- LA CRISE DISQUALIFIE LES POLITIQUES ET LES TRAITÉS DE L’UNION
- POUR UNE EUROPE DE LA SOLIDARITÉ
- POUR UNE EUROPE DÉMOCRATIQUE
- I. La finance
- II. Face à la crise : une Europe sociale
- III. Démocratie en Europe
- IV. Une politique extérieure équitable
I – Finance
-abrogation des clauses interdisant toute restriction au mouvement des capitaux
-création d’une taxe sur les transactions
-interdiction des fonds spéculatifs qui déstabilisent les marchés
-création d’un pôle financier public couvrant l’ensemble du secteur
bancaire (j’y ajoute à titre personnel le rétablissement des
distinctions strictes entre banques de dépôt et banques d’affaires)
-contrôle parlementaire de la BCE
-obligation d’une politique monétaire correspondant aux besoins sociaux
et supprimant l’interdiction du financement monétaire des dépenses
publiques
-contrôle des mouvements de capitaux et leur soumission aux finalités
sociales et environnementales, aux objectifs de solidarité
internationale
-fermeture immédiate des paradis fiscaux
-interdiction de tout transfert de capitaux de l’UE à travers eux et
rapatriement de l’ensemble des activités des banques et des entreprises
européennes
-suppression des juridictions offshore d’exception
II – La Crise
-contre la pauvreté : revenu de vie décente garanti, accession au
logement, à la santé, à l’éducation, à l’alimentation équilibrée :
droits fondamentaux opposables et primant tout autre droit (concurrence
par exemple)
-pour la justice sociale et l’harmonisation fiscale : rehausser la
place du travail dans le partage (augmentation des salaires et
contribution des grandes fortunes et des hauts revenus), ajuster vers
le haut l’imposition sur les sociétés
-convergence sociale : pour que l’union soit un espace de justice et de
progrès, se doter d’un budget pour combattre la pauvreté, augmenter les
fonds structurels destinés aux derniers entrés et au financement des
mesures de convergence sociale, s’appuyer sur les droits les plus
avantageux existant en Europe pour établir notamment un salaire minimum
et limiter le temps de travail
-contre la discrimination : supprimer les écarts de salaires H-F, lutter contre toutes les formes de discrimination
-services publics : ils doivent couvrir l’ensemble des besoins
fondamentaux, être soustraits du droit à la concurrence et doivent
garantir le développement durable dans leurs missions
III - Démocratie en Europe
-des institutions démocratiques : nouveau texte sur les institutions
rédigé par une assemblée élue, discuté à chacune de ses étapes par les
parlements nationaux, (pouvoirs exécutif, législatif, judiciaire
clairement séparés, aucun système économique imposé) soumis à
référendum à tous les Etats le même jour.
-Justice linguistique : traductions des documents dans les langues de l’union.
IV – Politique extérieure équitable
-échanges commerciaux encadrés, soumis au respect des normes sociales
et écologiques, opposition aux accords de l’OMC (AGCS), organisation
des échanges sur la base de la solidarité, de la satisfaction des
besoins sociaux et la préservation de l’environnement. Renoncement aux
APE déséquilibrés. Adoption du principe de la souveraineté alimentaire.
Cesser les subventions aux exportations vers les pays pauvres et
négocier avec eux des accords de vraie coopération, favoriser le
commerce équitable
-solidarité internationale : politique migratoire respectueuse des
droits de l’homme, assurer le droit d’asile, fermer les centres de
rétention, abroger la directive de la honte, élargir la citoyenneté
européenne à tous les résidents, abolir la dette extérieure de tous les
pays pauvres, jouer un rôle dans le désarmement mondial, refuser toute
utilisation ou production d’armes nucléaires.
