07 septembre 2009
Europe Ecologie… synthèse par Gabriel Cohn-Bendit
Par Denis Szalkowski • 6 sept, 2009 • Catégorie: Elections
Gabriel Cohn-Bendit explique que Europe Ecologie a été une stratégie de l’appareil des Verts. Il rappelle les coups de découragement de Dany face à des luttes d’appareil aussi futiles qu’insignifiantes. Que d’énergie de perdue qui pourrait être utilisée à bien d’autres choses ! Comment ne plus s’en tenir aux appareils ? Oui, il faut réinventer la politique. Oui, il faut sortir des périmètres des partis politiques. Oui, il faut redonner le goût de faire la politique redonner de l’air aux militants dans des structures imprégnés de l’organisation léniniste du parti politique. Le 7 juin, une partie d’Europe Ecologie est morte. C’est à nous qu’il échoie désormais de le réinventer.
Source: voie militante
19 août 2009
Bruno Rebelle quitte le PS pour Europe Ecologie
Pour Bruno Rebelle, Europe écologie est l'alternative à gauche que le PS a cessé d'être
Sylvain Lapoix - Marianne
Proche de Ségolène Royal, Bruno Rebelle a quitté le PS pour Europe écologie. Outre la prépondérance de la question écologique, l'alliance bénéficie selon lui d'une dynamique interne qui fait défaut aux socialistes et pourrait causer d'autres ralliements.
Marianne2.fr : Pourquoi avez-vous décidé de rejoindre Europe écologie ?
Bruno Rebelle :
Ce qui me manquait vraiment quand j'étais au Parti socialiste, c'est
qu'il n'arrive pas à comprendre que l'idée écologique ne peut pas être
périphérique mais, au contraire, doit structurer le nouveau projet de
société à construire. Malgré les mots qui peuvent être employés, ce
concept n'est pas entré dans les têtes. Par ailleurs, je suis très
intéressé par la dynamique d'intégration des personnalités associatives
et intellectuelles dans le projet politique.
Les Verts
incarnaient depuis longtemps l'écologie politique en France :
jugez-vous que leur structure était insuffisante pour le faire ?
Quand
les Verts ont abordé les différents scrutins, ils ont fait des scores
honorables mais jamais au point de pouvoir constituer une alternative à
gauche. Europe écologie a montré que, en s'y prenant autrement, c'était
possible.
«Malgré les mots, le concept de l'écologie comme idée structurante d'un projet de société n'est pas rentré dans les têtes au PS.»
(capture : dailymotion / pavillon-arsenal)
Tout le monde ne juge pas qu'Europe écologie est une formation « de gauche ».
Martine Billard a quitté les Verts, jugeant que l'alliance des
écologistes tirait son parti vers le centre et l'écartait de sa
position traditionnelle dans la gauche radicale. Europe écologie se
situe-t-il pour vous vraiment dans la gauche ?
La seule
chose qui m'intéresse en politique est de faire vivre une force
politique à gauche. Europe écologie couvre plutôt un spectre allant du
centre gauche à la gauche gouvernementale et cela dans une volonté
délibérée de pouvoir participer aux affaires. Quand on fait converger
les enjeux environnementaux, sociaux et économiques d'une telle idée,
qu'on le veuille ou non, on est face à une vraie pensée de gauche.
Christiane
Taubira envisagerait également de rejoindre Europe écologie.
Pensez-vous que d'autres personnalités de gauche puissent vous suivre
et rejoindre l'alliance écologiste ?
Toutes les conditions
sont réunies pour : il y a un malaise profond et une attente de
renouvellement politique à laquelle le PS est totalement incapable de
répondre. En face de ça, il y a une forme politique nouvelle dans sa
structure et qui met au centre du débat de nouveaux enjeux...
«Europe écologie ne doit pas devenir le bras armé des Verts.»
Je
pense qu'Europe écologie est à même de séduire beaucoup de monde. Au
sein du PS, même si je sais que cela représente une fraction réduite,
de nombreux membres du pôle écologique considèrent qu'ils perdent leur
temps.
Que manque-t-il selon vous à Europe écologie, dans la perspective des élections régionales de 2010 ?
Il ne manque pas grand chose : la dynamique du rassemblement continue
de se renforcer et renouvelle vraiment la façon de faire de la
politique. Or, ce qui risque de faire défaut assez vite, c'est une
forme de structure qui puisse faire vivre d'un côté la dynamique de
parti traditionnel des Verts et de l'autre l'apport de la société
civile. Il va falloir être fin dans les réglages pour que cette
organisation, quelle qu'elle soit, ne transforme pas Europe écologie en
une sorte de bras armé des Verts.
La formation a pour
l'instant comme seules incarnations Daniel Cohn-Bendit et Eva Joly.
Pensez-vous que ces personnalités pourraient continuer d'être l'image
d'Europe écologie ?
Je ne sais pas si Daniel Cohn-Bendit
et Eva Joly peuvent remplir cette fonction mais je pense effectivement
qu'il est nécessaire d'incarner le mouvement.
«Daniel Cohn-Bendit est bien placé pour continuer d'incarner le mouvement.»
De
ce point de vue, Daniel Cohn-Bendit est bien placé pour jouer ce rôle
car il a su rassembler les électeurs, d'une part, et les personnalités
d'autre part, notamment celles venues de la société civile comme
Jean-Claude Besset, Yannick Jadot, etc. Quel que soit le visage de ce
nouveau mouvement, il devra pouvoir continuer de rallier des
personnalités politiques connues et de nouvelles têtes issues de la
société civile.
Source: MARIANNE2
