CAP 2012

Petite revue de presse et blogs,ouverte en mars 2007 pour soutenir une femme politique humaniste, et manifestant - rare en politique - une cohérence certaine entre DIRE et FAIRE. Il se veut aussi l'écho de quelques sujets généraux cruciaux.

14 juillet 2009

A Strasbourg, les nouveaux verts sont arrivés

Reportage

UE. Quatorze élus d’Europe Ecologie ont fait leur entrée hier au Parlement.

           

Par LILIAN ALEMAGNA STRASBOURG, envoyé spécial

    «Ça fait un peu rentrée des classes.» Sur les quais d’une gare de l’Est parisienne noire de monde, Sandrine Bélier, nouvelle députée européenne d’Europe Ecologie dans le Grand Est, alterne entre angoisse et excitation avant de grimper dans son TGV direction Strasbourg. «Aller bosser quand d’autres partent en vacances, on a l’impression d’être au rattrapage du baccalauréat…» confie l’ancienne directrice de France Nature Environnement. Comme elle, douze des quatorze députés d’Europe Ecologie faisaient leur «rentrée», hier, pour la session inaugurale du Parlement européen. Comme elle, ils sont tous issus des mondes associatifs, syndicaux ou médiatiques et vont découvrir ce qu’est la réalité de leur nouveau boulot : rapports, commissions, votes en plénières, négociations… (......)

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    18 juin 2009

    Ségolène Royal et les prophètes de l'après-coup

     

    Face au déferlement d'interprétations multiples sur le scrutin du 7 juin, la leader socialiste revient à ses fondamentaux.

    L'analyse de la leader socialiste a le mérite de la constance. Une constance qu'elle partage d'ailleurs avec l'opinion publique au-delà de l'apparence de modifications.

    L'opinion est en recherche de mouvement. Depuis plusieurs années déjà, elle considère que la classe politique la "bride", casse ses énergies. L'opinion est donc en attente de liberté. Cette aspiration n'est pas une vague porteuse pour les soiaux-démocrates car ils sont historiquement perçus comme des "étatistes" qui font peser une chape de plomb sur la société à force de vouloir tout réguler.

    L'opinion est aussi en recherche de sécurité. C'est la mode des "collectivités couettes" où il fait bon se protéger pour traverser une période difficile.

    L'opinion est en recherche de sens consciente qu'elle a beaucoup produit mais qu'elle s'apprête à laisser d'autant moins qu'elle a beaucoup produit tout particulièrement en matière d'environnement.

    Les victoires prochaines appartiendront aux candidats capables de concilier ces trois recherches.

    Face à ces recherches, en dehors de l'UMP (parti de l'action) et des Verts (parti de la contestation donc du mouvement aussi), les autres partis semblent frappés d'inertie. Ils semblent incapables de changer les façons habituelles d'agir.

    Il importe donc à des candidats comme Ségolène Royal de contourner les partis politiques classiques pour s'appuyer sur l'opinion afin d'apporter une nouvelle offre. C'est presque le retour à la case 2006. Reste aussi encore à déterminer les conditions de la rencontre avec la "tradition socialiste" si le rebond est engagé ...

    Source: EXPRIMEO

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    16 juin 2009

    Royal appelle le PS au «sursaut»

     

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    Ségolène Royal a appelé lundi le PS à réagir à la forte abstention qui a marqué les élections européennes par «un sursaut, une audace nouvelle» et à avoir «le courage de reconstruire» un parti «plus enthousiaste, plus aventureux, plus audacieux, plus généreux».

    «Cette abstention appelle un sursaut, une audace.  

    Ce sont ceux qui souffrent le plus de la crise qui sont le moins aller voter», a-t-elle déclaré en ouvrant à Paris une université populaire participative sur la crise.

    L'ex-candidate du PS à la présidentielle a vu dans l'abstention «un message politique de la part de ceux qui attendent parfois désespérément des solutions porteuses d'espoir».

    «Face à cette situation nous devons avoir l'audace d'espérer (référence au titre d'un livre du président américain Barack Obama, NDLR), le courage de reconstruire, la générosité pour changer de système», a dit Ségolène Royal devant plus de 500 personnes à la mairie du IVème arrondissement.

    «Qu'est-ce qu'un parti politique de gauche - il deviendra exemplaire, ce parti, s'il est plus enthousiaste, plus aventureux, plus audacieux, plus généreux, plus hospitalier aux idées et aux êtres, plus sincère et en son sein plus fraternel que la société qu'il veut transformer», a-t-elle dit.

    «Ceux qui subissent la crise se sont détournés du vote»

    «Les citoyens viendront voter s'ils se sentent respectés, ils sont les meilleurs experts de ce qui les concerne», selon elle.

    «Sur le Parti socialiste je dirai juste un fait non polémique qui est un fait précis et incontestable», a ajouté Ségolène Royal. «Ce sont 6,7 millions de voix qui ont été perdues depuis le premier tour de l'élection présidentielle. Surtout chez les jeunes, les femmes et les quartiers populaires. Ce qui veut dire que ceux qui subissent la crise sont ceux qui se sont détournés du vote».

    En marge de cette rencontre, l'avocat Jean-Pierre Mignard, président de l'association Désirs d'avenir, a estimé, interrogé par la presse sur la normalisation des rapports entre Ségolène Royal et Martine Aubry: «Nous sommes rentrés dans le droit commun des relations humaines et civilisées. C'est un immense progrès pour un parti qui oublie quelquefois la banalité».

    Pas de «replâtrage»

    «Nous ne voulions pas poser, après les très mauvais résutats aux européennes, des questions de direction comme étant le sésame de la solution», a-t-il expliqué sur le silence de Ségolène Royal depuis l'annonce des résultats du PS aux européennes.

    «Poser des questions de direction, c'était laisser croire qu'un replâtrage de direction était de nature à constituer une solution. Le Parti socialiste a eu dix fois des opérations de replâtrage !», a fait valoir Me Mignard, pour qui «ce n'est pas un replâtrage qu'il nous faut, c'est un changement de terrain, un mouvement, une transformation radicale»'

    «La volonté transformatrice, on en prend acte, mais dans les six mois, les choix doivent être faits. Après, ce sera trop tard», a-t-il prévenu.

    SOURCE: LE PARISIEN

    Posté par Jocegaly à 20:41 - EUROPEENNES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    Ségolène Royal se tient délibérément à l'écart des soubresauts du PS

    il y a 1 heure 49 min

    LeMonde.fr LeMonde.fr

    Ce sont 6,7 millions de voix qui ont été perdues depuis le premier tour de l'élection présidentielle, surtout chez les jeunes, les femmes et dans les quartiers populaires.' Ce sera la seule pierre jetée par Ségolène Royal dans le jardin du Parti socialiste. Lire la suite l'article

    Articles liés

     

    Discussion: Parti socialiste

    Commentant pour la première fois l'échec des élections européennes, l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle, qui s'exprimait, lundi 15 juin, devant quelque 600 fidèles réunis à la mairie du 4e arrondissement de Paris, n'a pas voulu enfoncer le clou de la défaite. Ouvrant la troisième 'université populaire participative' de son mouvement, Désirs d'avenir, consacrée à la crise économique, Mme Royal a surtout mis en exergue la faible participation au scrutin européen. 'Cette abstention appelle un sursaut, une audace. Ce sont ceux qui souffrent le plus de la crise qui sont le moins allés voter', a-t-elle souligné. 'Nous devons avoir l'audace d'espérer, le courage de reconstruire, la générosité pour changer de système', a-t-elle insisté dans une courte déclaration.

    Officiellement réconciliée avec Martine Aubry depuis le meeting de Rezé, fin mai, et disposant depuis peu d'un statut officiel au sein du PS, qu'elle va représenter auprès de l'Internationale socialiste - elle en deviendra vice-présidente avant, peut-être, d'en guigner la présidence en 2010 -, Mme Royal se tient à l'écart des soubresauts que traverse son organisation. Décidée, selon son entourage à 'prendre de la hauteur', elle assure privilégier 'le travail sur le fond'. D'où le volumineux programme de Désirs d'avenir qui, après avoir planché sur 'la fraternité' et 'l'après-crise', se penchera dans les prochains mois sur les valeurs de la gauche, l'éducation et la croissance verte.

    D'où, aussi, la volonté de valoriser son bilan en matière sociale et environnementale à la présidence de la région Poitou-Charentes dans la perspective d'une réélection, en mars 2010, indispensable à la poursuite de ses ambitions nationales. Ce qui n'empêche pas Mme Royal d'observer de près le rééquilibrage engagé par Martine Aubry qui pourrait annoncer, mardi 16 juin, une réorganisation des instances dirigeantes afin de lancer la 'refondation' du PS.... lire la suite de l'article sur Le Monde.fr

     

    Posté par Jocegaly à 16:18 - EUROPEENNES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    Royal travaille

     

    Quand le PS patine, Royal travaille

    Par Estelle Gross, publié le 16/06/2009 11:20 - mis à jour le 16/06/2009 12:39

           

    Fraichement entrée dans la direction du Parti socialiste, Ségolène Royal réunissait 15 juin experts et militants pour plancher sur l'après-crise. Histoire de prendre de la hauteur et de préparer 2012.

         

    Qu'on se le dise: pendant que le parti socialiste soigne sa gueule de bois post-Européennes, Ségolène Royal, elle, travaille. Les quadras du PS, Pierre Moscovici et Manuel Valls en tête, appellent à des primaires ouvertes à gauche? La toute nouvelle vice-présidente de l'Internationale socialiste préfère parler du fond. Lundi 15 juin, la présidente de Poitou-Charentes a ainsi animé le quatrième rendez-vous de son université populaire participative. Le thème: "Quel nouveau modèle de développement économique et social pour l'après-crise?" 

    Une demi-heure avant le début de la soirée, la presse patiente déjà en nombre devant les grilles de la mairie du 4e arrondissement de Paris, fief de la royaliste Dominique Bertinotti. La consigne est pourtant claire et sans appel: ni caméras, ni photos à l'intérieur, et ce à la demande des participants.

    Ambiance studieuse

    (.......) Ségolène Royal prend le micro, le son est exécrable. Alors que toute la presse attend une réaction post-scrutin européen, elle donne le ton. "Le contexte politique [...] renforce notre volonté de travail, de dialogue, d'écoute et de proposition". Sur les élections européennes, elle n'émet qu'un seul petit commentaire: "Cette abstention appelle un sursaut, une audace nouvelle." Et s'autorise un constat: "Sur le parti socialiste je dirai juste un fait non polémique ce sont 6,7 millions de voix qui ont été perdues depuis le premier tour de l'élection présidentielle."

    Puis on passe au programme de cette très sérieuse université populaire. Les organisateurs ont fixé cinq défis et invité sept experts pour y répondre. (......)

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    Posté par Jocegaly à 16:08 - EUROPEENNES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    Libérer les énergies...

    Ségolène Royal met le Parti socialiste au défi de changer

    Extrait:

    Libérer les "énergies"

    (...)  Royal a invité les socialistes à se redresser : «Face à cette situation, il faut avoir l'audace d'espérer, le courage de reconstruire et la générosité pour changer le système.» À propos du succès des Verts, elle a prévenu : «Une politique qui se réduirait à l'écologie serait mutilée.» Mais son entourage fait valoir que «l'un des trois piliers de son pacte présidentiel était l'écologie», les deux autres étant l'économie et le social.

    Plutôt que commenter les mauvais résultats, elle préfère lancer de nouvelles pistes. L'ex-candidate a donc proposé à son parti «cinq défis». «Gouverner l'économie mondialisée» ; «construire une sécurité nouvelle» ; assurer les «mutations» nécessaires (écologiques ou urbaines par exemple) ; libérer les «énergies» par l'éducation et l'entreprenariat, conduire la «révolution démocratique», à travers la démocratie participative, notamment.

    Alors que le PS a besoin de renouer avec le travail de fond, Ségolène Royal a voulu montrer l'exemple lundi. Après avoir débattu de la fraternité en avril et de l'Afrique en mai, elle s'est intéressée à la crise. Pour l'occasion, elle a réuni un plateau de haute tenue : les économistes Philippe Aghion et Jean-Paul Fitoussi, l'ancien conseiller de François Mitterrand Jacques Attali, mais aussi un syndicaliste, Édouard Martin, du groupe ArcelorMittal.

    Lire .....

    Posté par Jocegaly à 02:09 - EUROPEENNES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    15 juin 2009

    Royal s'inquiète de l'abstention aux européennes

    AP | 15.06.2009 | 20:24

    (...)

    "ce sont 6,7 millions de voix qui ont été perdues depuis le premier tour de la présidentielle, surtout chez les jeunes, les femmes et les quartiers populaires"(...)

    "Ceux qui subissent la crise sont ceux qui se sont détournés du vote", a poursuivi Mme Royal. Elle a vu dans les près de 60% d'abstention le 7 juin, "avec des pointes à près de 90% dans de nombreux quartiers de banlieue en passant par 70% chez les 18-30 ans, 70% chez les ouvriers et employés", "un message politique de la part de ceux qui attendent parfois désespérément des solutions porteuses d'espoir".

    "Cette abstention appelle un sursaut, une audace nouvelle", a souligné la présidente de la région Poitou-Charentes.

    Ségolène Royal a plaidé pour "un nouvel ordre économique, social et écologique" susceptible de répondre aux défis de la gouvernance de l'économie mondiale, de la construction de "sécurités nouvelles", de la "révolution écologique", de la "libération des énergies" et de la "révolution démocratique".

    Face à la "vague verte" qui a vu les listes Europe Ecologie talonner le PS, la présidente de Poitou-Charentes, citant le sociologue Edgar Morin, a estimé qu'"une politique qui n'engloberait pas l'écologie serait mutilée, mais qu'une politique qui se réduirait à l'écologie serait également mutilée".

    Fidèle à sa démarche participative, Mme Royal ne s'est exprimée que 11 minutes, laissant ensuite la parole aux experts invités, les économistes Jacques Attali, Philippe Aghion et Jean-Paul Fitoussi, le syndicaliste CFDT d'ArcelorMittal Edouard Martin ou encore le président du Centre des jeunes dirigeants Gontran Lejeune.

    (...)

    "à chaque fois qu'il y aura des grandes décisions à prendre, elle descendra dans l'arène", a prévenu M. Mignard.

    (...) Les deux adversaires du congrès de Reims ont décidé de se voir régulièrement. Elles déjeuneront d'ailleurs ensemble mardi à l'occasion d'une rencontre entre Mme Aubry et les présidents de région socialistes pour préparer les élections de mars 2010. Jean-Pierre Mignard a toutefois rejeté la proposition de la Première secrétaire d'inclure l'ex-candidate dans un "conseil des sages". "La sagesse, ce sont les militants, pas les sages", a-t-il lâché. (...)

    Dans le même esprit, M. Mignard a salué les déclarations "très lucides" de Bertrand Delanoë, qui a comparé dans "Le Monde" daté de mardi la situation du PS à celle de la SFIO dans les années 60. "On pourrait cosigner aujourd'hui une motion avec Bertrand", a ironisé le président de Désirs d'avenir. AP

    Posté par Jocegaly à 22:34 - EUROPEENNES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    Pendant ce temps, Ségolène...

     

    Elle a voté dans son fief de Melle, vers 11 h 30. Puis Ségolène Royal est rentrée à Paris pour suivre la soirée électorale. Dès 20 heures, les portables ont chauffé. Ségolène Royal a consulté tous ses proches. Guillaume Garot, député maire de Laval, l'a eue cinq fois au téléphone. « Elle a le sentiment d'un gâchis,     explique-t-il.     Son constat est le suivant : le parti résiste à la rénovation, et voilà où nous en sommes. »     Mais Ségolène Royal ne souhaite pas profiter des ruines fumantes du PS.     « Elle estime que ce résultat ne sert personne »,     dit Garot. Décidée à ne     « pas agir dans la précipitation », selon Aurélie Filippetti, Ségolène Royal a consulté son équipe lundi et mardi matin. Lundi prochain, elle sortira de son silence. Mais, déjà, une chose est sûre : « Ségolène est en meilleure forme depuis dimanche soir. »     Et c'est un membre de la direction du PS qui le dit...     M. R.

    Lire l'article:  Aubry dans le shaker du PS

             


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    14 juin 2009

    Les Verts unanimes pour poursuivre le rassemblement avec "Dany, Eva, José"

    Les trois figures de proue d'Europe Ecologie -Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly et José Bové- n'ont pas participé à ce "conseil national interrégional" (CNIR) pour des raisons personnelles, a dit la secrétaire nationale Cécile Duflot.

    "Dany, Eva, José participeront à la dynamique qui suivra. C'est une évidence", a-t-elle ajouté lors d'une conférence de presse.

    "Je suis la première à louer le rôle de Daniel Cohn-Bendit. Mais la force du rassemblement, c'est la diversité des personnes du sommet jusqu'aux comités locaux", a-t-elle ajouté.


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    Posté par Jocegaly à 16:40 - EUROPEENNES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    Ségolène Royal, un pied dedans, un pied dehors

    aaaaasego2.1244796418.jpgJusqu’à présent, Ségolène Royal s’est tenue à l’écart de la secousse du 7 juin. Non pas que les résultats électoraux de la région Poitou-Charentes – où le PS a dégringolé de 13 points par rapport à 2004 – l’aient épargné. Absente du conseil national du 9 juin, l’ancienne candidate socialiste à l’Elysée n’a pas émis le moindre commentaire sur le score des européennes, préférant rester à l’écart du désastre. Elle s’est contentée de recevoir dans ses locaux parisiens Martine Aubry, venue lui confier la représentation du PS auprès de l’Internationale socialiste. En faisant officiellement reconnaître sa légitimité de VIP présidentiable, Ségolène Royal tient une forme de revanche et peut préparer les élections régionales de 2010 qui imposent de ne pas trop se décaler par rapport au PS. Ce faisant,  elle court le risque de suggérer le slogan « Martine-Ségolène, même combat ». Et de s’exposer à l’offensive des « quadras » qui ont pris pour cible l’actuelle catégorie de dirigeants, jugés responsables de la débâcle. D’où la fin de non-recevoir qu’elle oppose à l’invitation qui lui est faite de participer à un comité des sages auprès de Laurent Fabius ou François Hollande…
    aaaaasego3.1244796494.jpgLe retour sur le devant de la scène de Ségolène Royal aura lieu lundi 15 juin à la mairie du IV ème arrondissement de Paris pour une « université populaire » organisée par Désirs d’avenir sur le thème du « modèle de développement pour l’après-crise ». Un débat avec des intervenants de qualité (Jacques Attali, Philippe Aghion, Jean-Paul Fitoussi, notamment) destiné à signifier que, chez les ségolénistes, on  privilégie « le fond » et à rappeler que la présidente de la région Poitou-Charentes n’a pas découvert le 8 juin au matin le caractère stratégique de la « croissance verte ». Mme Royal profitera de l’occasion pour livrer son analyse du scrutin et, à n’en pas douter, mettre en exergue ce qui la sépare d’un PS que d’aucuns décrivent comme moribond. Ségolène Royal ne change pas: un pied dedans, un pied dehors. Même si elle est très demandeuse de l’organisation de primaires ouvertes, la « dame en blanc » n’a pas l’intention de les réclamer à cor et à cris. Elle ne veut pas prêter le flanc aux critiques de ceux qui – on se demande bien pourquoi… - y verraient des arrières pensées présidentielles. Mieux vaut laisser ces chers « quadras » monter au créneau.
    aaaaaasego1.1244796345.jpgPour Ségolène Royal, ce retour sur scène sera aussi l’occasion de reprendre l’initiative face aux responsables du courant l’Espoir à gauche avec lesquels les relations sont plutôt tendues. Cette situation l’a notamment incitée à se rapprocher de Martine Aubry afin de pouvoir disposer d’un contact direct avec la direction sans devoir passer par Vincent Peillon ou un autre intermédiaire. Enfin, « l’université populaire » du 15 juin livrera aussi un aperçu de la liste des fidèles qui, au sien du PS, restent aux côtés de Mme Royal. Parmi les principaux intervenants, sont prévus Aurélie Filippetti, Guillaume Garot et François Rebsamen qui composent, avec Delphine Batho et Jean-Louis Bianco, la garde rapprochée de l’ancienne candidate à la présidentielle.

    Jean-Michel Normand sur le blog PUZZLE SOCIALISTE


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