CAP 2012

Petite revue de presse et blogs,ouverte en mars 2007 pour soutenir une femme politique humaniste, et manifestant - rare en politique - une cohérence certaine entre DIRE et FAIRE. Il se veut aussi l'écho de quelques sujets généraux cruciaux.

26 août 2009

Interview de Wafa Sultan du 13 novembre 2007

Née en Syrie, Wafa Sultan s’est installée aux Etats-Unis en 1989. Agée de 48 ans, cette psychologue est une Américaine musulmane aux idées modérées. Elle est devenue célèbre en février 2006 lors de sa participation à un débat sur Al-Jazeera, traduit et diffusé par MEMRI. Elle y décrivait le clash entre « la civilisation et le retard » du monde musulman. Selon Time Magazine (avril 2006), elle est l’une des 100 personnes les plus influentes, dont « le pouvoir, le talent et l’exemple moral transforment le monde ». Elle a accordé une interview à GIN le 13 novembre 2007, à Paris.

Guysen : Qu’entendez-vous par clash entre « la civilisation et le retard », la démocratie et la rationalité, la liberté et l’oppression ?

Wafa Sultan : Le retard signifie vivre au Moyen-âge alors qu’on vit en réalité au XXIe siècle.

Comment expliquez-vous que les gens sont emprisonnés dans cette période ancienne ?
Parce que les gens ont conservé les mentalités du Moyen-âge. Vous ne faîtes pas cela quand vous vivez au XXIe siècle. Il vous faut changer votre système de croyances, votre pensée et vos idées afin de les adapter à votre époque.

Pour vous, ce retard est constitué de la barbarie, du fait que la femme est traitée comme une bête, de l’ignorance massive parmi le monde musulman… Ce sont des conclusions de deux rapports célèbres du PNUD (Programme des Nations unies pour le développement) en 2002 et 2005. Pourquoi le monde musulman est-il dans cette situation grave ?

Choisissez un pays musulman. N’importe lequel. Qu’y observez-vous ? Rien, si ce n’est ce retard, la pauvreté, la dictature, l’ignorance, la maladie… Pourquoi ? Nos vies dans le monde musulman sont le produit des enseignements islamiques, car nos vies sont ce que sont nos croyances. Vous ne pouvez pas améliorer votre vie tant que vous ne voulez pas améliorer vos croyances. Votre situation résulte de vos comportements qui sont liés à vos croyances. Donc, pour changer votre situation, vous devez changer vos comportements, et donc vos croyances.

C’est difficile de changer ses croyances…
C’est difficile, mais ce n’est pas impossible. C’est ce que je veux dire à l’Occident. Je vis depuis 17 ans aux Etats-Unis. J’y ai appris que rien n’est impossible.

Vous pensez que l’islam est une religion et une idéologie…
Bien sûr.

Vous condamnez le lien entre l’islam et la violence, ou plutôt la manière dont certains utilisent l’islam pour tuer…
Je pense que la religion islamique n’a jamais été mal comprise. Je pense que l’islam est le problème, mais personne n’ose dire cette vérité. Personne ne veut analyser précisément les racines profondes du problème. L’islam n’est pas seulement une religion, mais aussi une idéologie politique. Un musulman qui se veut un vrai musulman doit accepter l’islam à la fois comme religion et comme idéologie politique.

Vous citez certaines phrases du Coran qui comparent les juifs et les chrétiens à des animaux…
Bien sûr. On nous a fait un lavage de cerveaux dès le plus jeune âge pour que nous croyions en cela. L’islam est composé du Coran et des hadîths. Il y a un célèbre hadîth – un hadîth est une parole du prophète Mahomet – qui dit : « Le jour [de la résurrection] les arbres et les rochers crieront : « Un Juif se cache derrière moi, viens et tue-le ! »

Vous dîtes qu’aucun juif n’a tué quiconque dans un restaurant allemand. Des Palestiniens ont tué dans des restaurants israéliens…
Seuls les musulmans défendent leur religion, leur enseignement, en tuant, en détruisant les églises et temples, en brûlant les ambassades. Je n’ai jamais entendu dire qu’un juif s’est fait exploser dans un restaurant allemand.

Que proposez-vous ? Adapter le Coran ? Changer le Coran ?
Je n’ai aucun espoir dans l’islam. Mais j’espère en les musulmans car ce sont des êtres humains comme on en rencontre dans toutes les communautés. Il y a parmi eux des personnes bien ; il y en a de mauvaises. La plupart utilisent leur bon sens. Donc nous pouvons changer leurs mentalités. Je n’ai aucun espoir à l’égard de l’islam car quand une idée est corrompue, on ne peut pas la réformer, mais on peut en changer. Il est possible de changer l’esprit qui croyait en cette idée. On peut remplacer cette idée ou ce système de pensée par un meilleur système de pensée. Vous ne pouvez pas réformer une idée corrompue : elle est corrompue. Jetez-la et remplacez-la par une meilleure idée.

Vous sentez-vous musulmane ou athée ?
Je ne pratique pas l’islam. Je n’y crois plus. Je ne suis aucune religion. Je me considère culturellement comme musulmane. Ce n’est pas mon choix d’être ou non musulmane. Je suis née et j’ai été élevée dans la religion musulmane. C’est dans ma peau. Je ne peux pas enlever ma peau.

Quelle est votre position à l’égard des juifs et de l’Etat juif ?
Je crois que les juifs ont le droit de vivre dans leur pays en paix.

Avez-vous rencontré des musulmanes critiques à l’égard de l’islam ou favorables à une réforme de l’islam, Ayaan Hirsi Ali, Irshad Manji, Taslima Nasreen ?
J’ai rencontré la plupart d’entre elles. Chacune d’entre nous a une approche différente du problème. Le monde doit entendre nos voix, quelles que soient nos approches respectives.

Vous êtes née en Syrie. Qu’est-ce qui vous a fait changer ?
Je n’ai pas changé en une nuit. Cela m’a pris beaucoup d’années pour devenir ce que je suis aujourd’hui. Par ma nature, j’aime poser des questions et douter afin d’arriver à une conclusion. Je pose toujours des questions. Je n’accepte pas qu’on m’impose quoi que ce soit. C’est mon caractère, et cela a joué un rôle pour que je devienne ce que je suis maintenant. Etre une femme issue d’un background musulman a joué un rôle. Etre mariée à un homme large d’esprit a joué un rôle. Emigrer d’un pays musulman vers les Etats-Unis et y vivre depuis 17 ans ont joué un rôle.

Que pensez-vous de la controverse sur les dessins danois ?
Je ne suis pas contre eux. Les musulmans ont besoin d’apprendre à écouter les autres, même s’ils n’aiment pas ce qu’on dit d’eux. Il nous faut continuer à critiquer l’islam pour le forcer à être réformé et changé. Je ne sais pas si vous vous souvenez des réactions des musulmans aux propos du pape. Elles étaient moindres que leurs réactions aux dessins. Plus vous agissez, moins les musulmans seront réactifs.

Nous devons être fermes à l’égard des extrémismes, ne pas être lâches, faibles…
Absolument. L’Occident souffre d’un manque de connaissance sur les réalités des mondes arabe et musulman. L’Occident ne pourra jamais gagner cette guerre tant qu’il ne comprendra pas l’esprit, la mentalité musulmane. Vous avez besoin de vous informer sur l’islam, vous forger votre jugement et le confronter à vos questions sur la religion.

Quels sont vos projets ? Allez-vous écrire un livre ?
J’ai écrit un livre qui est entre les mains de l’éditeur. J’espère qu’il paraîtra dans deux à trois mois. Ce n’est pas facile de suivre le processus éditorial. C’est un bon livre. Dans sa première partie, il traite de ma vie personnelle. Dans sa seconde, il présente ce que l’Occident doit savoir sur l’islam. Le lecteur pourra lier ma vie personnelle à ce que je dis sur l’islam. [source]

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«Je n’ai aucun espoir en l’islam : quand une idée est corrompue, on ne peut la réformer.» »

   

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06 août 2009

Christiane Taubira décrypte le discours de Sarkozy

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23 juin 2009

IRAN: QUI est Myriam REDJAVI,

Un regard sur la vie de Maryam Radjavi

Image Maryam Radjavi est née en 1953 dans une famille de classe moyenne à Téhéran. Mère d'une fille de 21 ans, Maryam est ingénieur en métallurgie de l'université de technologie de Téhéran. Elle commence ses activités contre le chah dans les années 1970. Après son entrée à l'université, elle devient rapidement une dirigeante du mouvement étudiant et rejoint les Modjahedines du peuple, une organisation musulmane, démocrate et nationaliste qui prône l'instauration d'un gouvernement démocratique, pluraliste et laïc en Iran.

Le régime du chah exécute une de ses sœurs, Narguesse, et celui de Khomeiny en assassine une autre, Massoumeh, qui meurt sous la torture en 1982, enceinte de huit mois. Son mari, Mahmoud Izadkhah, est aussi exécuté.

Après la chute de la monarchie, Maryam devient une figure de proue de la section sociale des Modjahedines, jouant un rôle clé dans l'adhésion des étudiants et des lycéens, alors que les Modjahedines émergent comme le principal mouvement d'opposition au régime des mollahs. En 1980, elle se présente aux élections législatives à Téhéran et, malgré les fraudes massives des mollahs, elle obtient plus d'un quart de million de voix.

Mme Radjavi joue un rôle décisif dans l'organisation de deux manifestations pacifiques majeures à Téhéran en avril et en juin 1981 contre la dictature naissante. Le 20 juin 1981, les Iraniens plongent dans la terreur khomeiniste. Des dizaines de milliers de personnes sont arrêtées ou exécutées.

En 1982, Maryam part pour Paris. Elle s'avère rapidement la femme la plus apte et la plus capable du mouvement. Elle est finalement élue co-dirigeante des Modjahedines en 1985. Quatre ans plus tard, en 1989, elle est élue secrétaire générale des Modjahedines par le Congrès du mouvement.

Un Tournant

En août 1993, le Conseil national de la Résistance iranienne, le parlement en exil, élit Maryam Radjavi future présidente de la République pour la période de transition après le renversement des mollahs.

Elle démissionne alors de ses autres fonctions pour se consacrer entièrement à ses nouvelles responsabilités. Mme Radjavi fait connaître la Résistance sur la scène internationale, en dirigeant une campagne mondiale pour dénoncer les violations des droits de l'homme en Iran, l'exportation du terrorisme et de l'intégrisme par les mollahs, leurs efforts pour acquérir des armes nucléaires, et présenter les objectifs de la Résistance à l'opinion publique internationale.

Dans sa nouvelle fonction de présidente de la République élue, Maryam représente un formidable défi politique, social, culturel et idéologique aux mollahs au pouvoir. Sous sa direction, les femmes ont atteint des positions clés dans les rangs de la Résistance. Les femmes forment la moitié des membres du CNRI. Elles occupent des responsabilités dans les arènes politiques, internationales et militaires de la Résistance. Un tiers des combattants de l'Armée de libération nationale iranienne et nombre de ses commandants sont des femmes.

Maryam donne de nombreuses conférences sur le sujet qui lui tient le plus à cœur, la version moderne et démocratique de l'islam contre l'interprétation réactionnaire et intégriste de cette religion. Pour elle, la plus grande distinction entre ces deux visions diamétralement opposées, c'est la question des femmes.

L'élection de Maryam Radjavi donne à la société opprimée d'Iran, spécialement aux femmes, un nouvel espoir dans un avenir meilleur. Son élection a un impact tout aussi profond et dynamique sur les Iraniens vivant à l'étranger. De nombreuses délégations de la diaspora de quatre millions d'Iraniens, parmi les couches les plus éduquées de la société, viennent la voir à Paris.

Maryam Radjavi s'attache aussi à l'héritage riche, mais menacé, de l'art et de la culture en Iran. De nombreux chanteurs, réalisateurs, artistes, peintres, sculpteurs, poètes et écrivains célèbres affichent leur soutien à son programme pour un Iran libre et laïc. Dans Maryam Radjavi, les mollahs découvrent une anti-thèse dans tous les sens du terme. C'est pourquoi les Iraniens de tout l'éventail politique lui apportent leur soutien et qu'elle devient un véritable symbole de l'unité nationale contre la tyrannie religieuse en Iran.

La Charte de la liberte

Dans un discours devant 15.000 Iraniens à Dortmund le 16 juin 1995, Mme Radjavi présente une "Charte des libertés fondamentales" en 16 points pour l'Iran après le renversement des mollahs. Dans son discours, Mme Radjavi déclare que l'amour de la liberté est la force motrice du mouvement de la Résistance. Sans cela, dit-elle, "nous n'aurions pas pu rester fermes contre la dictature en place. Notre nation a payé le prix de la liberté avec 100.000 martyrs." Maryam Radjavi présente également le principal programme de la Résistance pour l'Iran de demain, soulignant l'engagement de la Résistance dans la liberté d'expression, d'opinion, de la presse, de partis et d'associations politiques, ainsi que dans les élections libres. Elle souligne que les élections seront l'unique base de la légitimité d'un gouvernement.

L'intégrisme islamique inspiré par Téhéran constitue la plus grande menace à la paix et à la stabilité du monde. Maryam Radjavi pense que l'on ne peut combattre l'intégrisme avec une culture anti-islamique. La seule façon de lui faire face, c'est avec une interprétation moderne et démocratique de l'islam. Dans la promotion de cette vision, la Résistance iranienne présente un visage tolérant et contemporain de l'islam et rejette la sauvagerie des mollahs sous le couvert de la religion.

"Qu'il n'y ait aucun doute", dit-elle, "les marchands de religion qui dirigent l'Iran au nom de l'Islam, mais répandent le sang, répriment le peuple et prônent l'exportation de l'intégrisme et du terrorisme, sont eux-mêmes les pires ennemis de l'islam et des musulmans. Le jour viendra où ils seront forcés d'abandonner le nom de l'islam."

Maryam Radjavi vue par les autres

Une majorité de la Chambre des Représentants des Etats-Unis, juillet 1992:

"Le Conseil a démocratiquement élu une dirigeante capable, une musulmane, une femme, comme réponse à l'intégrisme islamique."

425 parlementaires britanniques, juin 1995:
"Le soutien au CNRI et à sa présidente de la République élue, qui reflète les aspirations d'un vaste éventail du peuple iranien, accélèrera l'instauration de la démocratie en Iran et contribuera à la restauration de la stabilité dans la région."

Gary Ackerman, membre de la Chambre des Représentants américaine, 28 juillet 1997:
"Le Conseil national de la Résistance iranienne et sa présidente de la République élue, Mme Maryam Radjavi, ont tourné une nouvelle page de l'histoire de l'Iran. Il est donc nécessaire que ce conseil et la présidence de Mme Radjavi reçoivent un soutien international."

Georgie Anne Geyer, écrivain et journaliste américaine, Washington Times du 26 août 1994:
"Dans ma carrière de trente années de correspondante à l'étranger, j'ai interviewé de nombreux dirigeants "inhabituels" - mais je pense que j'ai finalement trouvé la plus étonnement extraordinaire. Elle s'appelle Maryam Radjavi. Elle a été élue "future présidente de l'Iran" par la Résistance iranienne montante, et elle rend fous les mollahs iraniens qui haïssent les femmes!

"Aussi éloquente qu'elle puisse l'être sur la liberté des Iraniens - et particulièrement la liberté des femmes— il est rapidement devenu clair que cette femme cultivée de 41 ans est une personnalité à suivre... C'est aussi Maryam Radjavi qui est rapidement devenue la source d'espoir dans laquelle les Iraniens libéraux et modernes qui soufrent depuis si longtemps, peuvent trouver toutes sortes d'espoirs... Elle est devenue le symbole de quelque chose de nouveau - la femme islamique modeste mais active.

Lord Eric Avebury, 21 juin 1996:
"Sa présence ici (à Londres) a été notée par The Independent et le Times, qui l'avait précédemment comptée parmi les cent femmes les plus puissantes de la terre... Mais tous ceux qui ont rencontré Mme Radjavi et l'ont écoutée ne peuvent douter qu'elle ait atteint le sommet à cause de ses propres qualités de dirigeante et son propre engagement à la cause de la démocratie et des droits de l'homme."

William Nygaard, éditeur norvégien, 31 octobre 1995:
"Elle est charismatique et possède des opinions très intéressantes sur comment l'islam en tant que religion peut être démocratique dans la société, qu'il n'existe pas de contradiction entre l'islam et la démocratie et les valeurs humaines."

Fawzia Mehran, écrivain égyptienne de renom, 26 juin 1996:
"Son message est celui de l'avenir et sa révolution connaîtra la victoire. Le zénith de nos rêves s'incarne dans Maryam Radjavi. Je crois qu'avec son aide nous atteindrons bientôt la victoire. Cette révolution triomphera bientôt et changera le cours de l'histoire."

Nin Karin Monsen, philosophe et écrivain norvégienne, 12 juillet 1996:
"La compassion impressionnante de Maryam et son caractère historique révèle une femme totalement différente des femmes célèbres de notre histoire. Dans son œuvre politique pour l'avenir de l'Iran, elle peut réaliser des choses auxquelles les Norvégiennes ne peuvent que rêver. Son caractère et son appel à la liberté indiquent un islam basé sur l'amour de l'humanité et situé à des années lumières de l'interprétation terroriste des mollahs. On peut comparer Maryam Radjavi à des leaders comme Abraham Lincoln, le Mahatma Gandhi et Nelson Mandela. C'est également une grande réformatrice religieuse, faisant avec l'islam ce que Martin Luther King a fait avec le catholicisme. Maryam Radjavi peut changer l'histoire."

Source: Conseil National de la Résistance Iranienne

Posté par Jocegaly à 12:37 - FEMMMES EN POLITIQUE et FEMMES COURAGE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 mai 2009

Merci, Ségolène Royal, pour...

1992: Merci Ségolène pour la loi pour le recyclage des déchets. Merci pour la campagne contre le bruit dans les transports et les bâtiments publics.

1997-2000:  Merci Ségolène pour l'interdiction des punitions collectives, le zéro de comportement ou encore le bizutage.

Merci pour le développement des ateliers de travail dans les ZEP (zones d'éducation prioritaire). Merci pour les crédits donnés, à l'école, pour des heures de soutien.

Juin 1998: Merci pour la défense des enfants victimes de violence; merci pour la loi de relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles ainsi qu'à la protection des mineurs. Merci pour le numéro SOS Violences. Merci pour la campagne contre les enfants victimes de racket.

Merci pour la revalorisation du rôle des infirmières scolaires. Merci pour la pilule du lendemain dans les lycées.

Merci pour la défense de la famille: merci pour les « entretiens Brancion » où chaque jeudi des sociologues, philosophes ou juristes viennent réfléchir et débattre.

Merci pour ces débats au cours desquels se pense l'élaboration de la réforme de l'accouchement sous X (désormais l'enfant devenu majeur, peut demander, sous certaines conditions, à connaître ses origines).

Merci pour cette exigence de conciliation entre vie familiale et vie professionnelle: merci pour les 20 000 places de plus dans les crèches et pour le congé paternité.

Merci pour le combat contre la pornographie et la violence sexuelle à la télévision.

Merci pour le développement des aménagements des transports en commun afin de faciliter leur accès aux personnes handicapées.

Merci pour le plan Handiscol. Désormais, il est plus facile de scolariser des enfants handicapés dans des écoles classiques ou adaptées.
~~~~~~~~~~

2004: merci pour votre élection dans une région qui semblait acquise à la droite. (Ségolène Royal met un point d'honneur de ne demander de l'aide extérieure à personne si ce n'est à François Hollande. Elle a même refusé de rencontrer Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn venus dans la région soutenir les candidats socialistes. Elle veut parvenir seule à la victoire.)

Ségolène Royal veut changer le paysage politique jusqu'alors gouverné par des notables et affirme qu'« un élu est là pour servir, pas pour se servir ».

Merci pour votre programme essentiellement centré sur le travail : faciliter l'accès au premier emploi pour les jeunes, résorber le chômage des femmes et des plus de 50 ans, installer de jeunes agriculteurs dans la région. Merci pour les crédits importants pour l'apprentissage et la formation. « Les bourses de la découverte » est donnée aux jeunes qui effectuent des stages à l'étranger dans le cadre de leurs études.

Merci pour la gratuité des livres scolaires...

et d'avoir utilisé la taxe sur les permis de conduire pour financer le permis des jeunes titulaires d'un CAP.

Merci pour la création d' une charte qui engage les entreprises ayant bénéficier d'aides à ne pas délocaliser ni à licencier. Objectif: développer l'emploi dans sa région et cet accord a permis la création d'emplois. Merci pour les « bourses tremplins » permettant la création d'environ 200 entreprises.

Depuis 2006: merci pour les « forums participatifs » pour réfléchir avec les citoyens du Poitou-Charentes aux solutions à mettre en place.

Toutes ces mesures prises au niveau régional, peuvent être généralisées au niveau national, pour tout le pays, pour toute la France.

2006: merci pour l'espoir qui s'est levé avec les primaires pour la présidentielle de 2007. Merci pour ces débats démocratiques, si absents à droite.

( Le premier débat concerne les propositions économiques et sociales. Ségolène Royal souhaite en outre revenir sur la réforme des 35 heures et montre ainsi son indépendance vis-à-vis du programme socialiste. Le deuxième débat concerne les sujets de société et la conception du pouvoir. Ségolène Royal se distingue encore une fois en montrant l'intérêt de « la démocratie participative ». Selon elle, les citoyens sont les mieux placés pour parler politique et surtout proposer des initiatives et des réformes. En ce qui concerne les jeunes délinquants, elle propose un encadrement militaire dans des camps humanistes. Enfin, elle met un point d'honneur sur « les fondamentaux de la famille : protection, éducation, amour, transmission des interdits » et l'éducation qui « est la base de tout ». Le troisième débat enfin aborde les questions internationales. Ségolène Royal souhaite mettre en oeuvre les « lycées Kyoto » promouvant l'écologie. Il s'agirait de construire des lycées sans utiliser des énergies fossiles dans le but de réduire les gaz à effet de serre. Le premier d'entre eux ouvrira ses portes en septembre 2009 à Poitiers. En ce qui concerne le développement de l'Europe, il s'agit de lutter contre le chômage et de développer la recherche. Elle souhaite mettre en oeuvre une politique qui permettrait le retour des deux cents mille chercheurs partis à l'étranger faute de financements.
source: politique.net)

2007: merci pour cette première historique, qui est d'avoir vu enfin une femme accéder au second tour de l'élection présidentielle.

2008-2009: merci pour ce combat qui continue, votre pugnacité, l'atypisme de votre manière de faire de la politique et qui déroute les "éléphants" de gauche, du centre et de droite.

Merci pour vos voyages et vos réflexions que vous avez partagés avec nous sur les Etats-Unis depuis l'élection de Barack Obama, sur le Forum Social de Bélhem, sur votre présence en Guadeloupe et votre soutien aux travailleurs et à Elie Domota (dont un portrait a été effectué dans le dernier numéro du Nouvel Observateur), pour votre soutien aux salariés d'Heuliez et , plus généralement, à tous les salariés qui subissent les effets d'une crise qui, par ailleurs, semble profitable pour d'autres.

Merci pour ce remarquable discours de Dakar d'avril 2009, et qui rétablit un climat d'apaisement entre le monde occidental et l'Afrique, qui contient un "pardon" historique mais aussi des propositions audacieuses(http://www.lepost.fr/article/2009/05/08/1527923_segolene-royal-a-dakar-l...) .

Merci pour votre engagement dans la croissance verte, pour la création des UPC (Universités populaires et participatives de la connaissance), pour la fête de la Fraternité, pour ce magnifique livre "Femme debout" dans lequel j'ai trouvé une liberté de ton déconcertante, une lucidité à toute épreuve et un humour savoureux .

Et enfin, histoire de prendre mon pied en lisant les commentaires que j'imagine déjà (mais qui de ce fait, peut-être, seront absents, mais peu importe), merci pour ce grand discours que vous avez effectué au Congrès de Reims, ce congrès pourtant pathétique dans son déroulement et son issue... (c'est vrai que vous n'étiez pas très à l'aise au départ, mais quelle force par la suite!)

” Il est grand temps de rallumer les étoiles”  (Apollinaire).

La source: ICI


 Mon commentaire: merci à LUCIDE RADICAL pour ce récapitulatif  . Pas d'autre commentaire, mais une délectation à relire le rappel de quelques éléments marquants  qui ont jalonné la vie politique de Ségolène Royal, et fait progresser la vie  des Francais (à chaque fois que cela est en son pouvoir)

Posté par Jocegaly à 21:23 - FEMMMES EN POLITIQUE et FEMMES COURAGE - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 avril 2009

Suppression des juges d'instruction: coup de gueule d'Eva Joly

Le « coup de gueule » d'Eva JOLY Ancienne magistrate

http://www.facebook.com/note.php?note_id=46811232543

 

Monsieur le président,

Supprimer le juge d'instruction ne constitue pas une simple réforme de notre système pénal, mais porte atteinte au plus haut de nos principes, celui de la séparation des pouvoirs et de l'indépendance de la justice à l'égard du pouvoir politique.

Votre discours ne mentionne aucune garantie d'indépendance pour les enquêtes.

Ce silence, dans un domaine qui constitutionnellement vous échoie, porte la marque du stratagème politique.

Mais le verbe haut et toute la rhétorique du monde ne suffiront pas pour convaincre les Français qu'un parquet soumis aux instructions du ministre constitue une meilleure garantie pour le justiciable qu'un juge indépendant.

Vous affirmez que notre pays est marqué par une tradition de "rivalité" entre le politique et le judiciaire..

La rivalité n'est pas du côté des juges, elle est le fruit de la peur des politiques.

Vous pensez que la légitimité politique prime sur tous les pouvoirs. Or c'est précisément pour contenir le désir de toute-puissance qui s'empare naturellement des gouvernants que les Lumières ont forgé le concept de séparation des pouvoirs.

 

John Locke l'a observé justement : "C'est une expérience éternelle, que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ; il va jusqu'à ce qu'il trouve des limites."

Il ne fait pas bon en France incarner une de ces limites. Plus d'un magistrat en France peut en témoigner.

Qui peut encore croire que le juge d'instruction est "l'homme le plus puissant de France" ?

Certainement pas vous, Monsieur le président. L'homme le plus puissant de France, c'est vous.

Vous avez le pouvoir de faire saisir un tribunal arbitral qui attribue 285 millions d'euros à un de vos soutiens.

Vous avez le pouvoir de déguiser une grâce individuelle à un préfet dévoyé en grâce collective.


- LE SPECTACLE DE L'IMPUNITÉ

A de rares exceptions, en matière financière, il n'y a plus que des enquêtes préliminaires, et des dossiers bouclés dorment dans les tiroirs.

La liste des enquêtes non effectuées est impressionnante : les soupçons de corruption à l'encontre de Christian Poncelet, ex-président du Sénat ; les flux financiers allégués de Jacques Chirac au Japon ; les fortunes apparemment mal acquises des présidents africains placées en France ; le rôle supposé de la BNP Paribas dans les montages corrupteurs au Congo-Brazzaville et Congo-Kinshasa.

La justice aurait dû enquêter pour crever l'abcès.

Elle ne l'a pas fait, laissant se répandre le poison du soupçon et le spectacle de l'impunité.

Une justice dépendante, c'est une justice qui n'ouvre pas d'enquête lorsque les faits déplaisent au pouvoir.

Rappelez-vous du massacre des Algériens à Paris le 17 octobre 1961. Il n'y eut jamais aucune enquête ! Aucune condamnation ! Parce que le parquet ne le jugea pas opportun. Est-ce cette face-là de la justice qu'il faut faire ressortir au XXIe siècle ?

Le juge d'instruction est le fruit de notre histoire. Il n'existe pas ou a disparu en dehors de nos frontières. Il peut évidemment être supprimé, mais à condition que sa disparition entraîne davantage de démocratie et non davantage d'arbitraire.

 

Peu importe qui mène les enquêtes pourvu que les magistrats soient préservés des pressions ; pourvu que les investigations puissent être conduites, ne soient pas étouffées dans l'œuf.

Vous voulez confier les enquêtes au parquet ?

Cela se peut, mais il faut alors rendre le parquet indépendant de votre pouvoir, ce qui, vous en conviendrez, n'a guère été votre choix.

Les contempteurs des juges d'instruction affirment qu'il est impossible d'instruire à charge et à décharge. Si le parquet enquête, il héritera du même dilemme. A moins que vous n'ayez l'intention d'accorder aux avocats un pouvoir d'enquête. Non seulement la justice sera aux ordres, mais elle deviendra inégalitaire, à l'image de la justice américaine.

En somme, vous aurez pris le pire des deux systèmes : l'arbitraire et l'inégalité.

Face à un projet qui foule aux pieds l'idéal de 1789 d'égalité des citoyens devant la loi, face à une réforme qui risque de transformer notre pays en République oligarchique, à la solde de quelques-uns, j'appelle les Françaises et les Français épris de justice à la mobilisation contre votre projet.

 

Eva Joly, ancienne magistrate

 

02 avril 2009

Eva Joly vous explique les pratiques légales des entreprises dans les paradis fiscaux

          Par FullHdReady   sur LE POST                                            

C'est assez simple à comprendre ces passes-passes financiers

Voir aussi:   http://lesverts.fr/rubrique.php3?id_rubrique=142

Posté par Jocegaly à 13:24 - FEMMMES EN POLITIQUE et FEMMES COURAGE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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28 janvier 2009

Nojoud,10 ans, divorcée, raconte son calvaire

Laure Daussy (sur Lefigaro.fr)
27/01/2009
 

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REPORTAGE VIDEO - Le cas de cette petite fille de 10 ans, mariée de force au Yémen avant d'obtenir le divorce, avait fait le tour du monde l'an dernier. Elle est venue témoigner mardi devant des lycéens en banlieue parisienne.

Elle est la première petite Yéménite a avoir osé braver la tradition patriarcale. Nojoud, 10 ans, avait été mariée de force en février 2008, abusée sexuellement et battue par son mari, de 20 ans son aîné. Un jour, alors qu'elle était censée acheter du pain, elle est partie, toute seule, au tribunal de sa ville, en bus puis en taxi. «Je veux divorcer!» lance-t-elle au juge. Elle obtient finalement gain de cause. Par son courage, elle est devenue un véritable porte-drapeau de la cause des femmes au Yémen. Des petites filles mariées comme elle avant l'âge légal de 15 ans ont réussi à obtenir le divorce.

Son histoire exceptionnelle a fait le tour du monde. Elle a témoigné dans un livre, co-écrit avec la journaliste Delphine Minoui*. Mardi, elle est venue dans un collège dans la banlieue parisienne, à Pantin, accompagnée de son traducteur et de Sihem Habschi, présidente de Ni Putes ni Soumises, qui la soutient. Une rencontre bouleversante, aussi bien pour elle que pour les jeunes venus l'écouter bouche bée.

Toute petite, perdue devant cette foule d'élèves, elle a l'aplomb malgré tout de raconter inlassablement son histoire, le regard farouche et déterminé. Et même avec le sourire. Mais avec quelques limites : elle ne veut plus qu'on lui reparle de son «ex-mari». «Trop douloureux».

 

 

Les droits d'auteur du livre seront reversés sur un compte bancaire ouvert au nom de Nojoud. Ils devraient l'aider à financer ses études pour devenir avocate.

* «Moi Nojoud, 10 ans, divorcée», avec la collaboration de Delphine Minoui, journaliste au Figaro, correspondante au Moyen-Orient. Editions Michel Lafon.

 

A LIRE AUSSI -

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» BLOG - Nojoud, 10 ans, femme de l'année

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16 janvier 2009

Rosa Luxembourg.

Rosa la rose rouge d’allemagne, anniversaire d’un assassinat

Article de Danielle Bleitrach (sur le blog "changement de société")

 Publié 15 janvier 2009

 

Rosa Luxemburg est née le 5 mars 1871 dans la ville polonaise de Zamosc. Elle vient d’une famille de commerçants juifs. La Pologne est alors sous domination russe. La jeune Rosa fait ses études à Varsovie, mais ses liens avec les mouvements révolutionnaires, la poussent à fuir en Suisse en 1889. Beaucoup de révolutionnaires y sont exilés comme Plekhanov ou Axelrod. Elle travaille à un doctorat d’économie politique à Zurich, mais qui connait un peu ses écrits ne peut manquer d’être frappé par son immense culture,tant dans les mathématiques, les sciences naturelles, les sciences politiques, la botanique, la géologie et le marxisme. Elle était Docteur en Économie Politique et professeur universitaire.C’est une boulimique de savoir, mais c’est aussi un individu d’une grande sensibilité qui aime la nature et peut se réfugier dans l’observation de celle-ci, les oiseaux en particulier quand la dureté de la lutte lui donne envie de se replier. Mais ce sont de courtes périodes et cette militante révolutionnaire infatigable co-fonde le parti social démocrate polonais et milite pour l’unité d’action des travailleurs polonais avec leurs camarades russes pour renverser le tsarisme. En 1983, elle est déléguée de la Pologne au IIIe congrès de l’IS, n’hésitant pas à s’y opposer à Engels sur la question de l’indépendance de son pays. Elle va également s’opposer sur la question de l’autodetermination à Lénine, et je dois dire que sur cette question qui n’est pas sans incidence sur les analyses d’aujourd’hui, je continue à penser que c’est lénine qui avait raison. (1)

A la même époque, Rosa Luxemburg devient citoyenne allemande et adhère au SPD où elle anime l’aile gauche avec Karl Liebknecht, en opposition au révisionnisme de Bernstein. Si elle n’est pas dogmatique Rosa est profondément marxiste et révolutionnaire, comme le dira d’elle Lénine, “elle a des fulgurances” où la capacité de synthèse rationnelle se nourrit de l’intuition sensible. En 1905, elle soutient la révolution russe de Varsovie, mais elle est arrêtée. Dans la période qui va de 1907 à 1914, Rosa Luxemburg donne des cours à l’École de la social-démocratie à Berlin. Elle y défend l’idée de la grève de masse comme principal moyen d’action révolutionnaire. On ne peut pas parler d’une opposition entre lénine et elle mais Lénine, on le sait fait porter tout son effort sur la constitution d’un parti révolutionnaire, une avant-garde organisée capable d’affronter l’Etat capitaliste, alors que Rosa Luxembourg se méfie plus de ces formes organisées, ossifiées. Lénine attribuera pour une part l’échec de Rosa à cette méfiance mais il dénoncera “les poules qui critiquent l’aigle”. Parce que Rosa luxembourg est non seulement une militante révolutionnaire, mais elle est une véritable intellectuelle. le mouvement révolutionnaire communiste a beaucoup souffert de dirigeants qui se prenaient pour des théoriciens dans la lignée de Marx, Engels et lénine, et chaque dirigeant se croyait obligé à théoriser, ce qui revenait souvent à dogmatiser pour éliminer l’adversaire de luttes internes et à favoriser un esprit religieux. Ce n’était pas le cas de Rosa Luxembourg qui était comme marx et lénine une véritable théoricienne. En 1913,  elle écrit également l’Accumulation du capital , un ouvrage dans lequel elle tente montre que l’évolution de l’impérialisme capitaliste conduira à un renforcement de la lutte des classes et donc, l’action révolutionnaire.Et trés vite elle fait le lien entre impérialisme et militarisme.

La guerre éclate en 1914, soutenue par les députés SPD. Dans le parti socialiste, Luxemburg fait partie des pacifistes, ce qui lui vaut d’être emprisonnée. La crise interne au SPD conduit, en 1916, à la fondation avec Karl Liebknecht, Franz Mehring et Clara Zetkin du mouvement spartakiste, résolument révolutionnaire et antimilitariste. Luxemburg est encore incarcérée jusqu’en 1918. Ses écrits de prison sous le pseudonyme de Junius, des servirent de base au programme spartakiste.

Rosa Luxemburg accueille avec enthousiasme la révolution de 1917, mais elle reste très lucide et visionnaire sur l’autoritarisme et le manque de liberté du régime mis en place par Lénine. Dans La révolution russe, elle écrit : “La liberté seulement pour les partisans du gouvernement, pour les membres d’un parti, aussi nombreux soient-ils, ce n’est pas la liberté. La liberté, c’est toujours la liberté de celui qui pense autrement.” [...] “La tâche historique qui incombe au prolétariat, une fois au pouvoir, c’est de créer, à la place de la démocratie bourgeoise, la démocratie socialiste, et non pas de supprimer toute démocratie.”

C’est en ce sens qu’une relecture de Rosa Luxembourg s’impose, non pas y chercher des recettes toutes faites, nous sommes dans une autre période historique, et il ne faut surtout pas la prendre pour un gourou mais bien mesurer qu’il a existé des questionnements au sein même des révolutionnaires.

Pour Rosa Luxemburg, la dictature du prolétariat consiste en “la manière d’appliquer la démocratie, non dans son abolition, dans des interventions énergiques, résolues, dans les droits acquis et les rapports économiques de la société bourgeoise, sans lesquelles la transformation socialiste ne peut être réalisée. Mais cette dictature doit être l’oeuvre de la classe et non d’une petite minorité dirigeante, au nom de la classe, autrement dit, elle doit sortir pas à pas de la participation active des masses, être sous leur influence directe, soumise au contrôle de l’opinion publique, produit de l’éducation politique croissante des masses populaires.” On voit bien la différence qui est posée entre le parti et la classe, mais Rosa n’en adhère pas pour autant à une vision de “la démocratie”qui serait celle de la bourgeoisie.

Libérée en novembre 1918, elle participe à la fondation, du Parti communiste allemand, le KPD.

toujours aussi lucide, elle est opposée à l’insurrection spartakiste à Berlin de janvier 1919, parce que le  rapport de forces lui paraît défavorable aux révolutionnaires,mais Rosa Luxembourg profondément engagée avec les siens, y participe quand même. L’insurrection échoue et elle est arrêtée, avant d’être assassinée avec Liebknecht le 15 janvier.Ce n’est pas encore le nazisme,  mais la soldatesque déjà fascisante qui s’empare d’elle, la bat avec haine et jette son corps sans vie dans la Spree, elle n’avait pas encore 49 ans c’était le 15 Janvier 1919, il y a maintenant 90 ans. Á ses côtés mourait également son camarade Karl Liebknecht. La haine de ces soldats portait autant sur la révolutionnaire que sur la pacifiste, on avait réussi à les persuader que Rosa, la rose rouge d’Allemagne était celle à cause de qui l’Allemagne avait été vaincue. Cela préparait le nazisme parce qu’il fallait faire taire impérativement celle qui proclamait que ce serait
“le socialisme ou la barbarie”.

Danielle Bleitrach

(1) Voici quels sont les données de la polémique entre Rosa et lénine sur la question de l’autodétermination. On remarquera que cette question mérite d’être relue dans le contexte impérialiste actuel, à propos de l’Europe mais aussi de l’Amérique latine et d’autres pays du Tiers monde. Elle va à nouveau être posée par les trotskistes. C’est tout à fait passionnant et on rêve d’un temps où la liberté de la pensée sera reconquise sur le goût des procès en hérésie multiples. A quel stade du capitalisme, de l’impérialisme en sommes-nous, dans quelles aires se meut-il ? Est-il encore question de colonialisme ou même de néo-colonialisme? Comment les mouvements ouvriers et progressistes doivent-il travailler ensemble ?
Pour Rosa Luxemburgt, en fait le développement des grandes puissances capitalistes et l’impérialisme rendent illusoire pour les petits Etats le droit à l’autodétermination:

«Peut-on parler sérieusement de l’«autodétermination» pour les Monténégrins, les Bulgares, les Roumains, les Serbes, les Grecs, formellement indépendants, et même dans un certain sens pour les Suisses, dont l’indépendance est le produit des luttes politiques et du jeu diplomatique dans le «concert européen»? (…) Compte tenu (…) de la nécessité de la lutte pour l’existence sur le marché international, de la politique universelle et des possessions coloniales pour les grands Etats capitalistes (…) ce qui correspond le mieux aux besoins de l’exploitation capitaliste, ce n’est pas «l’Etat national» comme le suppose Kautsky mais l’Etat conquérant» (cité par Lénine, p. 421) (9).

Lénine montre qu’il est facile de déceler le point faible de la position luxemburgienne: au problème de la libre détermination politique des nations dans la société bourgeoise, de leur indépendance en tant qu’Etat, Rosa Luxemburg a substitué la question de leur autonomie et de leur indépendance économiques, et elle a tout simplement oublié la… réalité, c’est-à-dire les conséquences politiques de la pénétration du mercantilisme, de l’économie de marché et de la diffusion des rapports de production bourgeois dans les aires géographiques à cycle historique pré-capitaliste. Et Lénine de rappeler: 1er) que la majeure partie de l’Asie se trouve dans la situation de colonies des grandes puissances ou d’Etats dépendants et opprimés sur le plan national; 2ème) que dans cette région du globe, les conditions du développement le plus complet de la production marchande, de l’essor le plus libre, le plus large et le plus rapide n’existent qu’au Japon, donc dans un Etat national indépendant; 3ème) que le capitalisme, en éveillant l’Asie, suscite partout, et là aussi, des mouvements nationaux qui tendent à constituer des Etats nationaux capables d’assurer au capitalisme les meilleures conditions de développement; 4ème) et enfin que le marxisme ne peut perdre de vue les puissants facteurs économiques qui engendrent les tendances à la création d’Etats nationaux. Rosa Luxemburg a donc tout simplement oubliéselon Lénine, la méthode matérialiste dans l’examen de la question nationale. Ainsi dans son article elle taxe le § 9 du programme du P.O.S.D.R. de «phraséologie métaphysique» sans s’apercevoir qu’elle quitte le terrain de la dialectique matérialiste au risque de se retrouver en compagnie des pires opportunistes petits-bourgeois et libéraux!

«Lorsqu’on analyse une question sociale, la théorie marxiste exige expressément qu’on la situe dans un cadre historique déterminé; puis, s’il s’agit d’un seul pays (par exemple, du programme national pour un pays donné), qu’il soit tenu compte des particularités concrètes qui distinguent ce pays des autres dans les limites d’une seule et même époque historique.
Que représente cette exigence expresse du marxisme, appliquée à la question qui nous intéresse?
Avant tout, la nécessité d’établir une stricte distinction entre deux époques du capitalisme, lesquelles diffèrent radicalement du point de vue des mouvements nationaux. D’une part, l’époque où s’effondrent le féodalisme et l’absolutisme, où se constituent une société et un Etat démocratiques bourgeois, où les mouvements nationaux deviennent pour la première fois des mouvements de masse et entraînent d’une façon ou d’une autre toutes les classes de la population dans la vie politique par le truchement de la presse, par la participation aux institutions représentatives, etc. D’autre part, l’époque où les Etats capitalistes sont pleinement constitués, avec un régime constitutionnel depuis longtemps établi, et où l’antagonisme est fortement développé entre le prolétariat et la bourgeoisie, époque que l’on peut appeler la veille de l’effondrement du capitalisme.
Ce qui est typique pour la première époque, c’est l’éveil des mouvements nationaux où se trouve entraînée la paysannerie, couche de la population la plus nombreuse et la plus «difficile à mettre en train» étant donné la lutte pour la liberté politique en général et pour les droits de la nationalité en particulier. Ce qui est typique pour la seconde époque, c’est l’absence de mouvements démocratiques bourgeois de masse, alors que le capitalisme développé, rapprochant et brassant de plus en plus les nations déjà entièrement entraînées dans le circuit commercial, met au premier plan l’antagonisme entre le capital fusionné à l’échelle internationale et le mouvement ouvrier international.
Certes, chacune de ces deux époques n’est pas séparée de l’autre par une muraille; elles sont reliées entre elles par de nombreux maillons intermédiaires, différents pays se distinguant en outre par la rapidité de leur développement national, la composition nationale de leur population, la répartition de cette dernière, etc., etc. Il ne saurait être question de procéder à l’élaboration du programme national des marxistes d’un pays donné sans tenir compte de toutes ces conditions historiques générales et des particularités concrètes de tel ou tel Etat» Lénine.

01 septembre 2008

Femmes debout

« Aimez-vous les uns les autres ou bien disparaissez »

31 août 2008 - 20:26

Cette phrase citée par Ségolène Royal lors de son discours d'ouverture de l'Université d'été du Parti socialiste à La Rochelle est le titre du bel album de Juliette Gréco paru fin 2003 (Universal/Polydor) et la chute d'une chanson de Gérard Manset qu'elle y interprète, « Je jouais sous un banc », qui se termine par cette strophe :

"Aimez-vous les un les autres ou bien disparaissez !
Sans faire de bruit, sans faire de vague
Sans faire de bruit, sans faire de vague."

Voici ce qu'en juillet 2005, dans son discours d'ouverture des Francofolies de La Rochelle, Ségolène Royal, évoquant déjà cet album, disait de cette grande dame de la chanson française :

" Elle incarne pour moi la grâce, l’intelligence, un art incomparable de servir des textes et des musiques de qualité, toujours choisis avec discernement, qu’il s’agisse des poètes d’hier ou des jeunes artistes d’aujourdhui.
D’elle, Sartre disait qu’elle « frôle les mots en allumant leurs feux ». Pour Trénet, elle exprimait ce qu’il aimait le plus dans la chanson française : « la délicatesse de la foule ». Pour Queneau, elle avait « le talent et le courage ».

A Juliette Gréco plus qu’à toute autre nous pouvons être reconnaissants de montrer que la chanson peut être populaire sans être infidèle à un répertoire de qualité. Aujourd’hui comme hier, Juliette Gréco, c’est la modernité : il y eut Ferré et Brel, Rodda-Gil et Caetano Veloso, Bernard Lavilliers a mis pour elle en musique un poème d’Aragon. Puis il y eut Gérard Manset, Marie Nimier, Jean Rouaud, Miossec et Benjamin Biolay.

Cela donne « Aimez-vous les uns les autres ou bien disparaissez », ce merveilleux album issu d’une trajectoire impeccable qui s’est toujours construite « sur des rencontres, belles, miraculeuses, exceptionnellement riches ». Commentant le titre de cet album, Juliette Gréco allait droit au but : « s’il n’y a pas d’amour, de respect, d’étonnement, d’émerveillement, il n’y a rien du tout ».

Pour elle, la chanson (celle qu’on chante dans la rue, celle qu’on a dans la tête) fait partie intégrante de la vie des gens. Ce n’est pas quelque chose de futile ou d’ornemental mais la couleur même de la vie, de ses joies, de ses peines. Ce souci des autres qui est sa marque et n’est sans doute pas pour rien dans ses engagements, le public le perçoit car il fait plus que lui rester fidèle : il la rejoint, une génération après l’autre, au point que les jeunes, dont elle a l’oreille et le coeur, y sont toujours les plus nombreux.

Juliette Gréco fut jugée scandaleuse car trop libre, trop rebelle à toute forme de soumission. En 1967, « Déshabillez-moi », chanson sensuelle et mutine, eut droit au défunt carré blanc, signe d’alerte pour les familles en cas d’immoralité manifeste. Prévert lui a écrit « Je suis comme je suis », plus tard, elle dira : j’étais féministe mais je ne le savais pas. Jamais lasse de la beauté des mots que son phrasé sublime, Juliette Gréco n’est pas seulement une splendide interprète mais également, comme elle l’a dit un jour, « une femme debout ». "

« Femme debout », « fam doubout » en créole : c'est ainsi que, lors d'un de ses voyages aux Antilles, les Martiniquais ont appelée Ségolène Royal.

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Posté par Jocegaly à 10:58 - FEMMMES EN POLITIQUE et FEMMES COURAGE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 juillet 2008

Claire Lemercier. Historienne, cette chercheuse dénonce la réforme du CNRS ...

 

..... et rallie les médaillés  de l’organisme,

au grand dam de Valérie Pécresse, la ministre  de la Recherche.



Libé : mardi 1 juillet 2008

A la voir ainsi, assise sur l’un des sièges en bois dispersés autour du «bassin aux Ernests» - la célèbre fontaine empoissonnée de la cour de l’Ecole normale supérieure, rue d’Ulm -, on pourrait la croire candide. Sans fard ni apprêts de costume, tout juste un très sobre collier. Pas de gestes calculés, ni de séduction langagière… Claire Lemercier, menue, semble incarner la fille gentille, sans mystère ni capacité de nuire. Valérie Pécresse, la ministre de la Recherche, aurait préféré que cela soit vrai.

L’enveloppe de douceur masque une détermination sans faille… et la capacité de cogner dur là où cela fait mal. Qu’est-ce qui pouvait faire mal à la ministre ? Démolir son antienne du moment : les opposants à sa réforme du système de recherche ne seraient qu’une poignée d’agités, de gauchistes invétérés, d’opposants professionnels, de has been des labos. Claire Lemercier vient tout simplement d’apporter la preuve du contraire. Cette opposition est large, et recrute massivement parmi l’élite de l’élite, ces chercheurs de tous âges et disciplines récompensés par leurs pairs et la direction du CNRS de ses fameuses «médailles» - de bronze, d’argent et d’or.

Tout part d’un courrier. Le 3 juin, Claire Lemercier reçoit une «gentille lettre signée de la main du directeur général du CNRS, Arnold Migus». Il lui annonce qu’elle vient de recevoir la médaille de bronze du CNRS. Une distinction qui honore quelques jeunes chercheurs dont le début de carrière dépote un max. D’abord, c’est une joie. «Je traversais une période de doute sur mes recherches, mon utilité sociale.» Puis, durant une semaine, une rumination. Recevoir cette médaille au moment où le système de recherche public est mis en cause, menacé d’éclatement, soumis aux pressions croissantes du pouvoir politique lui donne un goût amer.

Elle qui plaide contre la nouvelle ligne (projets à court terme, précarisation des emplois, compétition acharnée, élitisme renforcé) trouve alors une idée très «judo» : retourner son argument à l’adversaire. Vous vous gargarisez d’élite et d’excellence ? Vous prétendez réformer en leur faveur ? Eh bien, voilà ce que vous disent les élites et les excellents : vous avez tout faux !

Après quelques échanges avec des amis - un médiéviste, un physicien -, elle rédige un texte qu’elle veut «consensuel pour la communauté scientifique, mais très ferme sur le fond, qui réaffirme les trois valeurs fondamentales permettant un bon système de recherche : ladurée, la diversité, le collectif». A rebours du discours en vogue dans les cercles du pouvoir, son texte affirme : «Nous savons tous que la science ne se fait pas dans l’isolement et que, si nos parcours ont été jalonnés de concours sélectifs […], ce n’est pas seulement, ce n’est pas avant tout la compétition qui a produit nos avancées, mais la coopération avec nos collègues. Une recherche qui ne compterait que des médaillés comme nous, même s’ils étaient bien rémunérés et disposaient de tous les moyens souhaités, serait une recherche morte.»

Au moment de le mettre en ligne (1) pour collecter les signatures, elle avoue une double crainte. Que les non-médaillés, exclus, lui reprochent cette démarche. Que les médaillés, assurés de leurs positions quelles que soient les évolutions du système, refusent de s’y associer. Vaine inquiétude. Dès le premier jour, 150 signatures s’affichent. Des médailles d’or de toutes disciplines se rallient. Le médiéviste Jacques Le Goff, les glaciologues Claude Lorius et Jean Jouzel, le physicien Philippe Nozières, les biologistes Pierre Joliot et Piotr Slonimski, l’informaticien et musicologue Jean-Claude Risset. Quant aux médailles d’argent et de bronze, c’est un raz-de-marée : plus de 450, soit… «pratiquement la moitié des médaillés des dix dernières années». Le discours ministériel se trouve pris à son propre piège.

La piégeuse de ministre ne cachait pourtant pas son jeu. A 31 ans tout juste, son CV fait déjà mal. L’ex-«bonne élève mais un peu rebelle» s’était lancée à Sciences Po avec la vague idée d’une carrière de haut fonctionnaire européen. Une rencontre avec l’historien Nicolas Offenstadt la fait bifurquer vers l’histoire, et passer sa thèse sur celle de la chambre de commerce de Paris au XIXe siècle - vite transformée en livre. Elle est aussi auteure d’un manuel sur les méthodes quantitatives pour l’historien (avec Claire Zalc). Elle enseigne à l’Ecole normale supérieure et à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), dirige le journal Histoire et mesure, multiplie articles, séminaires, met son habileté en informatique au service de la mise en ligne des revues de sciences humaines.

Ce début de carrière fulgurant repose sur une tête bien pleine, bien faite… mais dénuée de l’arrogance classique des élites autoproclamées sorties des classes prépas. Normal, théorise-t-elle : «Au cœur de la recherche, il y a le doute, la mise en cause.» Nulle naïveté politique, non plus, dans son action. Frottée au syndicalisme étudiant, membre du Parti socialiste, et tout à fait consciente du bonus médiatique de la «fresh face» féminine qu’elle offre, c’est en toute lucidité qu’elle apporte sa pierre à la contestation.

En quelques instants de conversation, la solidité de l’intellect se dévoile. Voltigeant avec habileté des concepts historiques aux dernières passes d’armes entre spécialistes, elle n’hésite pas à tisser des liens entre disciplines éloignées - l’histoire et la physique -, autour du problème de «la preuve et de la vérité, donc de la possibilité même de la science». Si ses choix de sujets (chambres de commerce, juridictions prudhommales au XIXe siècle) ne rutilent pas, elle leur donne tout de suite une ampleur inattendue et une résonance actuelle. «Les discours politiques sont truffés d’idées reçues - "c’était mieux avant"… ou "ceci est archaïque" - que le matériau récolté par l’historien autorise à mettre en doute, contribuant ainsi au débat public.»

Pourtant, la simplicité affichée n’a rien d’affecté. Fille d’enseignants de province, à Bagnols-sur-Cèze (Gard), elle se revoit «malade», lors des «dîners à Versailles dans des apparts de condisciples de Sciences Po, avec caricatures de Faizant dans les toilettes», lorsqu’elle se demande si elle doit intégrer cette caste. Et se réfère, toutes proportions gardées, à l’expérience vécue comme une trahison de ses origines ouvrières racontée par la députée verte Aurélie Filippetti. Aujourd’hui, elle se félicite de sa capacité à naviguer d’un milieu social à l’autre, à côtoyer le «top du top» du Quartier latin et l’entourage populaire d’où vient son compagnon, ou à faire ses courses «à Auchan comme tout le monde». Un équilibre en grande partie dû à son aptitude à prendre vacances et week-end. Randonnées, natation, escalade, lectures de science-fiction, jeux de rôles… Si elle peut ainsi se vider la tête, et souvent trouver le plan d’un cours en faisant du sport, c’est qu’elle exécute le boulot avec rapidité. «De toute façon, je ne peux pas rédiger plus de six heures par jour.»

(1) http://medailles.recherche-enseignement- superieur.fr/


Posté par Jocegaly à 16:21 - FEMMMES EN POLITIQUE et FEMMES COURAGE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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