11 décembre 2009
Georges Frêche dépose plainte contre Eric Besson et Frédéric Lefebvre
Publié à 13 h 45 - Mis à jour à 17 h 35 -
Georges Frêche va déposer plainte contre Eric Besson, ministre de
l'Immigration, et contre Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, pour
« diffamation et atteinte à l'autorité d'une décision de justice »,
a annoncé aujourd'hui son avocat, Me Gilles Gauer. Cette plainte fait
suite, selon l'avocat, à des déclarations récentes de MM Besson et
Lefebvre rappelant les propos controversés de Georges Frêche sur les
harkis et l'équipe de France de football.
[..........]
Lire la suite (Midi Libre)
10 décembre 2009
Une plainte déposée contre Georges Frêche pour "apologie de crime de guerre"
Une plainte pour "apologie de crime de guerre" a été déposée mercredi à Perpignan à l'encontre du président divers gauche de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche. La plainte, confirmée le procureur de la République Jean-Pierre Dreno, a été déposée par le fils d'un ancien prisonnier de guerre, qui a souhaité garder l'anonymat, (mon commentaire: au cas où l'arnaque ne marcherait pas?) selon les sites internet de l'Indépendant de Perpignan et du Midi Libre qui ont révélé l'affaire.
Elle porte sur une phrase qu'aurait prononcée Georges Frêche le 28 septembre 2009 lors d'une cérémonie à Villefranche-de-Conflent, dans les Pyrénées-Orientales, à propos des prisonniers des Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, a-t-on précisé de source judiciaire. "Les Allemands ont fait deux millions de prisonniers partis en villégiature s'occuper des Gretchen, pendant que leurs maris étaient en peine sur le front russe", aurait dit le président de la région. Les propos avaient été notés par un élu local (Mon commentaire: c'est fou ce que c'est flou), qui en avait fait part aussitôt, dans une lettre, à l'Office départemental des Anciens combattants des Pyrénées-Orientales. L'élu a confirmé avoir entendu cette phrase au quotidien L'Indépendant.
L'entourage de Georges Frêche dénonce une manœuvre politicienne
L'entourage de George Frêche se demandait mercredi soir si la plainte était recevable, et dénonçait une "manœuvre politicienne" ainsi qu'un "harcèlement politique". L'entourage du président sortant du conseil régional du Languedoc-Roussillon faisait remarquer que "comme par hasard" cette plainte "tombait" au lendemain de la décision du parti socialiste de ne pas proposer de liste alternative à celle que conduira Georges Frêche aux prochaines régionales dans cette région.
Mon commentaire: certains combats, aujourd'hui, pour éliminer les concurrents , nous aspergent de relents vieux d'un demi siècle, et qui puent, qui puent... tout comme l'anonymat des auteurs, aujourd'hui comme au milieu du siècle dernier!
L'un des commentateurs de cet article sur LE POINT a été précis:
Un doux parfum d'épuration (de FSWL)
Un élu local"... "le fils d'un ancien prisonnier de guerre, qui a souhaité
garder l'anonymat"... Ô les jolies dénonciations dignes de pétainistes
ou de résistants de la vingt-cinquième heure, toujours sur des
prétextes infimes. En l'occurrence les propos de M. Frêche, quand il
seraient exactement rapportés, n'ont absolument rien de répréhensible
(excepté l'exagération qui, disait Talleyrand, est toujours
insignifiante), et la Justice gaspille bien du temps et de l'argent à
régler des querelles politiques, au lieu de traiter des cas bien réels,
urgents et graves.
(...) Faire de Frêche "l'apologiste de crimes de guerre", c'est un terrorisme
intellectuel qui passe les bornes non seulement du sens commun, mais de
la décence.
12 novembre 2009
Georges Frêche : «je suis lénino-écologiste»
Extrait:
(.) «Si Mme Buffet veut couper en deux ce qui reste du PC, c'est-à-dire
pas grand-chose, qu'elle continue.
Moi je suis lénino-écologiste. Et je vous confirme : il y aura des communistes sur ma liste», explique le président sortant. Ainsi Jean-Claude Gayssot, l'ancien ministre communiste de Lionel Jospin, reste dans le giron du président sortant comme l'écologiste Yves Piétrasanta en espérant que les réseaux mis en place dans les cinq départements et entretenus avec soin donnent de la voix.
Pendant que les adversaires de l'intérieur se lancent dans des calculs d'appareil, Georges Frêche, lui, continue sa précampagne de terrain par un tour complet de la région, bassin de vie par bassin de vie pour détailler et klaxonner les aides que la région apporte dans chacun des dossiers locaux de chacune des villes et bourgades.
À Villefranche-de-Conflent et en Cerdagne (Pyrénées-Orientales), c'est le train jaune qu'on modernise. À Limoux et à Alet (Aude), c'est le dossier d'une usine d'embouteillage d'eau minérale qu'on appuie financièrement. Et ainsi de suite. (...)
01 novembre 2009
George Frêche: CV et parcours.(WIKIPEDIA)
Extrait:
Languedoc-Roussillon [modifier]
(........)
Au niveau régional, sa carrière politique est marquée par une opposition conflictuelle avec Jacques Blanc (UDF, puis UMP), président du conseil régional du Languedoc-Roussillon. Frêche échoue à devenir président de Région en 1998 après l'alliance entre les conseillers régionaux de droite et ceux du Front national lors de l'élection du président du conseil régional, Jacques Blanc. Cependant, en mars 2004, sa liste d'union de la gauche arrive première au second tour de l'élection régionale en Languedoc-Roussillon. Pour éviter le cumul des mandats, il laisse la mairie de Montpellier à une de ses proches, Hélène Mandroux-Colas.
L'accession à la présidence du conseil régional de Georges Frêche marque une nouvelle étape dans son parcours politique : animer la politique d'une Région, entouré d'élus forts où les politiques sont menées en partenariat avec d'autres collectivités n'a rien à voir avec la gestion d'une ville ou d'une Agglomération. Georges Frêche doit convaincre l'opinion et les élus régionaux de sa capacité à gérer la Région. Si des conflits ont rapidement éclaté avec l'opposition régionale de droite autour d'annulations de subventions et de la volonté de M. Frêche d'ajouter le nom de la région historique Septimanie au nom de la Région.
Pour cette nouvelle politique régionale, Georges Frêche a décidé d'augmenter les impôts pour pouvoir lever un budget de 765 millions d'euros (contre 554 millions en 2004) pour financer une rénovation des trains régionaux, entretenir ou construire des lycées, consolider les digues du Rhône qui ont montré leurs faiblesses pendant l'hiver 2003, aider au financement des logements sociaux et étudiants, et aider les personnes âgées et handicapées. En avril 2005, le président de l'UMP Nicolas Sarkozy a décerné « la palme nationale de l'augmentation des impôts » à Georges Frêche. Et ce dernier de l'affubler du sobriquet de "grand Mamamouchi aux talons compensés". Au sujet de l'augmentation de la fiscalité locale, il répond: « … n’est-ce pas le B-A-BA de la politique ? Deux ans d’impopularité, deux ans de calme, deux ans favorables avec des fleurs et des petits oiseaux, et vous êtes réélu : tout cela est d’une facilité déconcertante. »[8]
Les premières décisions votées par le conseil régional sont : la gratuité des livres et des équipements pour tous les lycéens et les apprentis, revalorisation des indemnités des stagiaires, lancement d'une politique à destination de la jeunesse : forums Septimania 15-25 ans dans les grandes villes de la région, portail internet, Conseil Régional de la Jeunesse. [9]
Le 14 avril 2005, suite au rejet populaire du terme Septimanie pour rebaptiser la région, il transforme le projet en marque commerciale "Septimanie, la griffe du soleil", et lance une grande campagne publicitaire pour promouvoir ce nom et les produits de la région. En septembre 2005, il annonce renoncer définitivement à rebaptiser la région, 95% de la population y étant opposé. Il lance alors une marque ombrelle "Sud de France" pour promouvoir les produits agroalimentaies, les fruits et légumes et les vins du Languedoc-Roussillon au niveau national et à l'international.
En février 2006, Georges Frêche renouvelle fortement son Cabinet et s'entoure à la fois d'une nouvelle génération de collaborateurs et d'experts qui ont fait déjà leur preuve pour après une période d'installation (avril 2004 - janvier 2006)lancer de vastes projets structurants pour le Languedoc-Roussillon. Animé par Frédéric Bort, 29 ans, son Directeur de Cabinet, Laurent Blondiau, 39 ans, son directeur de la communication, le Prefet Daniel Constantin, son conseiller spécial et Jean-Pierre Foubert, son Directeur des relations internationales, pour son Cabinet, Claude Cougnenc, Directeur général des services (éminence grise à la Ville de Montpellier, puis à la Région).
En 2007 avec la présidence de la Communauté de Travail des Pyrénées (CTP) il participe à de nombreux sommets européens, notamment à Saragosse où il s'affiche comme un porte parole du Sud de la France. En 2008, la Région Languedoc-Roussillon soutient la réussite du projet national campus pour les universités de Montpellier, la création d'Aqua Domitia, réseau hydraulique régional (la Région est ainsi la première Région de France à gérer l'eau sur son territoire), le financement de la ligne à grande vitesse Perpignan-Nîmes, portion manquante de la ligne à grande vitesse Séville-Amsterdam.
07 septembre 2009
Georges Frêche: le contexte politique et les grands dossiers de la région
On en parle "speciale Georges Frêche"
par 7LTVMONTPELLIER
Georges Frêche fait sa rentrée sur 7LTV . Le président de la région Languedoc-Roussillon est notre invité pour un “On en parle” spécial jeudi 3 Septembre à 18h. Toute la rédaction de 7LTV se mobilise pour ce rendez-vous exceptionnel. Une heure d’entretien avec un Georges Frêche déjà en campagne pour les élections régionales de Mars 2010. Nous évoquerons avec lui le contexte politique mais aussi les grands dossiers de la rentrée. Est-il prêt à affronter les combats qui s’annoncent. “On en parle” spécial Georges Frêche c’est le 3 septembre à partir de 18h sur 7LTV
Commentaire: S'il est prêt?... Manifestement, il a fait ses preuves, et ça n'est pas fini! Espérons que quelques électeurs de sa région ne se laisseront pas abuser par les leurres qui sont lancés pour les abuser.
02 septembre 2009
L'affaire Georges Frêche: Royal, en Novembre 08
Royal défend Georges Frêche, exclu du PS
NOUVELOBS.COM | 19.11.2008 | 07:23
L'ex-candidate à la présidentielle estime qu'il y a eu "beaucoup d'injustice" à l'encontre de Georges Frêche, exclu du parti en 2007 après des propos controversés sur les harkis, qu'il avait qualifiés de "sous-hommes".

Georges Frêche (Sipa)
Pour
Ségolène Royal, il y a eu "beaucoup d'injustice" contre Georges Frêche,
exclu du PS mais toujours très puissant dans la fédération de l'Hérault
qui a voté massivement pour la motion de l'ex-candidate à la
présidentielle au congrès de Reims.
Ségolène Royal , qui craignait une instrumentalisation de ses propos, a
refusé de se prononcer mardi 18 novembre sur une éventuelle
réintégration du président de la région Languedoc-Roussillon, exclu du
parti en 2007 après des propos controversés sur les harkis, qu'il avait
qualifiés de "sous-hommes".
Georges Frêche est toujours considéré comme l'homme fort de la fédération de l'Hérault.
"Un homme cultivé"
"Il y a eu beaucoup d'injustice à l'égard des déclarations de Georges
Frêche", a jugé Ségolène Royal, en rappelant que ce dernier avait été
relaxé par "une décision de justice".
"C'est un élu important, c'est un maire qui a transformé la ville de
Montpellier, c'est un homme cultivé, c'est un homme intelligent",
a-t-elle ajouté.
Certes, il a fait "beaucoup de maladresses mais s'il fallait exclure du
Parti socialiste tous ceux qui ont fait des maladresses et qui ont dit
des choses, notamment sur la candidate à l'élection présidentielle,
bien plus répréhensibles (...), eh bien il y aurait beaucoup
d'exclusions à prononcer", a ajouté Ségolène Royal. Or "ma volonté ce
n'est pas d'exclure, c'est de rassembler", a-t-elle dit.
Frêche s'explique. Pourquoi cette campagne? Les éléments de la polémique
Frêche s'explique : harkis, noirs, oreillons...
envoyé par tobtobtob -
Vous pensez que frêche est raciste et con ?
Je vous met au défi de regarder cette vidéo en entier et de toujours penser la même chose
Frêche, les harkis et les noirs dans l'equipe de France, avec Zemmour et Naulleau (F2 On n'est pas couché 17-11-07)
Un
extrait de l'interview du président du conseil régional de
Languedoc-Roussillon. Après s'être expliqué, en présence de Rama Yade,
sur les propos qu'il avait tenus sur l'équipe de France de football
monocolore (http://www.dailymotion.com/bridgetower/video/x3ila3_les-bleus-blacks-avec-freche-yade-e_politics), Georges Frêche va devoir se justifier face à Eric Naulleau sur ses multiples dérapages.
L'interview
en version intégrale avec la situation au Parti socialiste, la
politique de Nicolas Sarkozy et les rapports que Georges Frêche
entretient avec Ségolène Royal : Frêche pour ''Il faut saborder le PS''
émission en entier :
http://www.megaupload.com/?d=6F6QHN4U
29 août 2009
Le « problème Frêche »
Galvanisé par l’excellent résultat des Verts aux élections européennes, Daniel Cohn-Bendit n’a pas manqué de souligner dernièrement les ambitions électorales de son mouvement pour les régionales de 2010.
Le socialiste encarté que je suis avait d’ailleurs voté pour les listes écologistes, voulant et entendant que mon vote ne puisse cautionner le sectarisme et l’aveuglement de la direction actuelle du PS.
Si c’était à refaire, je le referai, là n’est pas la question.
Ce faisant, un scrutin n’est pas l’autre et j’avoue ne pas comprendre la stratégie de Cohn-Bendit qui, à bien des égards, paraît atteint de la même mégalomanie que François Bayrou. On sait que bien mal en a pris à ce dernier.
Les Verts n’ont rien à gagner à présenter des listes contre le PS-Divers Gauche. Au contraire, c’est la gauche, dans toutes ses composantes, qui a tout à y perdre.
Mais ce qui m’a véritablement gêné chez Cohn-Bendit, c’est l’interview qu’il a accordée au Midi Libre, en marge de l’Université d’été des Verts à Nîmes :
« En Languedoc-Roussillon, Georges Frêche s’est allié à
des chasseurs. C’est une déclaration politique ! Au scrutin européen,
ces derniers étaient alliés aux forces les plus anti-européennes,
celles de De Villiers. Là, je ne sais où est la carpe et où est le
lapin.
[…]
Le parti socialiste est empêtré dans ses contradictions. Il doit
d’abord régler le problème Frêche. La liste écologiste, qui aura aussi
des non-Verts, sera autonome au premier tour, sans participer à une
coalition anti ou pro-Frêche. Les électeurs décideront du rapport de
force du second tour. Le PS, lui, devra d’abord régler le problème
Frêche »
Le leader écologiste s’est logiquement engouffré dans la brèche ouverte par la pitoyable Martine Aubry, laquelle avait déclaré, lors d’un déjeuner organisé en juin dernier à la Questure de l’Assemblée Nationale :
« Je ne ferai qu’une seule exception [à la reconduction des Présidents de régions socialistes], à titre personnel, avec Georges Frêche »
Cohn-Bendit devrait se souvenir à quel point il est désagréable de se voir opposer quelques citations tronquées, extraites de leur contexte, ou des comportements passés (cf. son altercation avec Bayrou). Il devrait se souvenir aussi que le discours anti-européen du chasseur moyen n’a rien à envier à celui d’un tenant de la soi-disant gauche « pure et dure ». De même, il n’y a aucune incompatibilité à être de gauche, chasseur et sensible aux problèmes environnementaux. Et on ne manquera pas non plus de souligner que le foutoir organisationnel du CNPT contraste peu avec celui des Verts.
Mais quel crime a donc commis Georges Frêche pour faire aujourd’hui l’objet de la vindicte de ses « amis » politiques ? D’avoir ravi la région à l’UMP Jacques Blanc qui, en 1998, s’était allié au Front National ?
Que nenni !
... Le crime de Georges Frêche a été sa réaction épidermique, le 11 février 2006, à l’occasion d’un dépôt de gerbe devant la stèle de Jacques Roseau, porte-parole du « Recours » (un mouvement pied-noir), assassiné en 1993. Le Président de la région Languedoc-Roussillon avait été alors violemment pris à parti par un groupe de harkis récemment passé à l’UMP :
« Vous êtes vraiment d’une incurie incroyable. Vous ne connaissez pas l’histoire. Ah, vous êtes allés avec les gaullistes… Vous faites partie des harkis qui ont vocation à être cocus toute leur vie… Faut-il vous rappeler que 80 000 harkis se sont fait égorger comme des porcs parce que l’armée française les a laissés ? Moi qui vous ai donné votre boulot de pompier, gardez-le et fermez votre gueule ! Je vous ai trouvé un toit et je suis bien remercié. Arrêtez-vous ! Arrêtez-vous ! Allez avec les gaullistes ! Allez avec les gaullistes à Palavas. Vous y serez très bien ! Ils ont massacré les vôtres en Algérie et vous allez leur lécher les bottes ! Mais vous n’avez rien du tout ! Vous êtes des sous-hommes ! Rien du tout ! Il faut que quelqu’un vous le dise ! Vous êtes sans honneur. Vous n’êtes pas capables de défendre les vôtres ! Voilà, voilà… Allez, dégagez ! »
Quand on connaît Georges Frêche, cette réaction n’a rien de surprenante. Elle ne peut que choquer à la rigueur quelques technos parisiens, loin des réalités politiques locales, et qui, outre l’indignation facile, ont en partage non seulement la méconnaissance de l’Histoire de France mais aussi du parcours politique de l’intéressé.
Frêche a été ainsi accusé de racisme, lui qui, dans sa jeunesse, fut un militant anticolonialiste de la première heure. On rappellera aussi qu’il a milité contre la guerre d’Algérie, alors que la SFIO du nordiste Guy Mollet avait de son côté cautionné la répression anti-FLN. Frêche n’hésitait pas non plus à se frotter contre les étudiants de la « Corpo de droit », partisans de l’OAS.
Cet engagement anticolonialiste n’a jamais empêché Frêche de considérer avec la plus grande sympathie les Pieds noirs dont une grande majorité était composée de petites gens – de droite comme de gauche – qui avaient tout perdu dans ce que l’on appelait à l’époque « Les événements d’Algérie ». Ce sont ces petites gens qui furent priés de se loger dans les tours de La Paillade nouvellement construites par la municipalité Delmas, tandis que les Harkis, méprisés par le pouvoir gaulliste, furent parqués dans des bidonvilles.
Martine Aubry et Daniel Cohn Bendit ont également oublié que Frêche, mis en examen en mars 2006 pour injures à caractère racial, a été relaxé le 13 septembre 2007 par la Cour d’appel de Montpellier.
Dans son ouvrage, Le Marigot des pouvoirs (éd. Climats, 2004), le journaliste Jacques Molénat a parfaitement résumé le « problème Frêche » :
« [Frêche a] l’art d’embrasser au gré des publics tout le kaléidoscope idéologique de l’Hexagone. Il est capable de tenir ici un discours révolutionnaire, là gaulliste, ailleurs libéral, jaurésien et même lepéniste, dans le sillage, pour cette dernière variante, de son adhésion profonde à la cause pied-noir. »
Ayant suivi les enseignements de Georges Frêche à la faculté de droit de Montpellier, je puis témoigner en effet de sa prodigieuse agilité intellectuelle et de sa culture impressionnante. Frêche parlait avec une égale passion de Joseph de Maistre, Louis Blanc, Georges Sorel, Karl Marx, Charles Maurras ou de Léon Blum. Je me souviens que son one man show déroutait souvent l’auditoire composé de petits étudiants bien sages, empêtrés dans leur souci conformiste de plaire aux professeurs.
Quand Frêche évoquait une idéologie de droite, il la défendait, non pour la cautionner, mais pour nous en faire comprendre les arcanes et la logique intellectuelle. Il défendait avec la même vigueur toute idéologie de gauche et rien ne le dérangeait plus qu’un étudiant qui, lors d’un exposé, était incapable de faire preuve de la moindre passion.
Je me rappelle ainsi de cette condisciple qui, corsetée dans un tailleur impeccable, présentait un exposé sur Auguste Blanqui. Frêche ne l’avait pas lâchée :
« Mais regardez-vous ! Vous êtes habillée comme une rombière du seizième arrondissement alors que vous devriez monter sur les tables et appeler à l’insurrection ! »
Frêche est un provocateur dans l’âme, non pour faire mal et humilier, mais pour susciter le questionnement. Il eût été si facile pour cet agrégé de droit de demeurer un professeur propre sur lui, lisse, incolore, inodore et sans saveur. Mais c’eût été assurément forcer sa nature hors du commun.
Je me souviens que je redoutais de faire les frais de ses critiques cinglantes.
L’homme n’est cependant pas exempt de tout défaut, c’est entendu. Ce billet n’a d’ailleurs pas pour but d’en faire l’apologie. Lorsqu’on l’accuse d’autoritarisme, je n’en suis guère étonné. Quand on a pu approcher de près le personnage, pendant toute une année, on n’a pas de mal à imaginer que ce qui se produisait dans un amphithéâtre de faculté pouvait être démultiplié dans un amphithéâtre de Conseil régional.
Il n’est pas non plus étonnant que ses sorties ne conviennent guère au langage convenu et convenable de l’intelligentsia parisienne qui fait et défait les réputations dans les salons mondains.
Frêche est un politique. Un politique à l’ancienne, c’est-à-dire un personnage ancré dans un terroir, avec derrière lui un parcours politique, des combats menés, et non un apparatchik bardé de diplômes et de certitudes, comme ceux que les grands partis politiques, de droite comme de gauche, parachutent dans des régions au gré des circonstances politiques et des ambitions personnelles.
Source: Gabale, sur AGORAVOX
01 avril 2009
Georges Frêche: relaxe
Georges Frêche: « Ça m'a fait de la peine »
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"Harkis sous-hommes" : Georges Frêche relaxé par la cour de cassationLa saga du Bar Live
Avec satisfaction et soulagement, Georges Frêche, président du conseil régional, a pris connaissance de sa relaxe par la Cour de cassation. « Ces trois années de procédure m'ont fait beaucoup de mal. Cela m'a peiné. Par moment, ça m'a même rendu malade. Mais je n'ai pas pleuré car je suis plus costaud que ça », a-t-il indiqué.
Malheureux pourquoi ? « Comment croire que je puisse être raciste après quarante ans de militantisme antiraciste. Je me suis toujours battu en faveur d'Israël, des musulmans. Dans cette affaire, j'ai insulté deux personnes à titre privé. Je n'ai jamais mis en cause les harkis en général », s'exclame l'élu, estimant qu'il y a deux justices en France : la justice officielle et celle des médias. « J'ai toujours eu confiance dans la justice de mon pays.
Je ne l'ai jamais attaquée. Aujourd'hui, elle m'absout, ce dont j'ai toujours été convaincu. »
Georges Frêche tient à saluer le comportement des militants socialistes de la région : « J'ai reçu des centaines de témoignages d'amitié lors de cette affaire que je juge complètement inique. » En revanche, il ne se prive pas de stigmatiser l'attitude de responsables socialistes : « Laurent Fabius et Harlem Désir, pour ne citer qu'eux, ont fait des déclarations infamantes à mon égard. Cela se retourne contre eux. Ils devraient s'excuser. On m'a fabriqué une image de raciste dans toute la France. Sérieusement, ces gens ne peuvent envisager de gouverner le pays. »
Frêche n'a vraiment pas digéré d'être mis au pilori : « Le Parti socialiste n'a passupporté que je sois un électron libre. Cette affaire a constitué un prétexte pour se débarrasser de moi. » Le président "divers gauche" n'estime pas que Ségolène Royal ait fait de « déclarations infamantes » lors de cet épisode. Il la voit toujours en mesure de faire gagner la gauche lors des présidentielles, au même titre que Dominique Strauss-Khan, qu'il doit prochainement rencontrer à New York. « La désignation se jouera entre eux deux » , commente Frêche, revenant une dernière fois sur sa relaxe : « Cela me fait plaisir pour mon père qui fut un grand résistant. »
Anthony JONES
