09 juillet 2009
Les principales étapes du sauvetage d’HEULIEZ
2006 : La Région a commencé à accompagner Heuliez dans le cadre du premier plan social avec l’objectif d’intégrer dans l’accord de méthode la sécurisation des parcours professionnels. Des rencontres ont eu lieu au Ministère du Travail avec les collaborateurs du ministre du Travail de l’époque Monsieur LARCHER.
Novembre 2007 : La crise persiste dans le monde de l’automobile, la Région rencontre la société Heuliez pour développer un appel à projets sur un véhicule électrique à bas coût.
27 janvier 2008 à Angoulême : Lancement par la présidente de Région d’un appel à projet pour la réalisation d’une voiture électrique à bas coût.
10 juin 2008 : Sélection de trois
projets, dont la Friendly d’Heuliez, pour présenter un véhicule
électrique au Mondial de l’Automobile à Paris.
La Région s’engage dans le projet Heuliez à hauteur de 650 000 euros.
2 octobre 2008 : Présentation à Paris de la Friendly avant le Salon de l’Automobile.
De juillet à décembre 2008 :
Argentum
Motors, un investisseur indien, était intéressé par une entrée au
capital d’Heuliez. La Région a délibéré pour soutenir la reprise dans
le cadre d’une garantie d’emprunt de 50 % pour un montant de 15
millions d’euros d’emprunts. Ce projet a échoué au moment où la crise
financière a éclaté.
27 février 2008 : La Friendly fait ses premiers tours de roues, avec Ségolène ROYAL au volant, le jour du lancement du plan énergie solaire régional
Janvier à mars 2009 :
Un
plan de restructuration de l’ensemble de la société a été engagé avec
des investisseurs privés, notamment autour de DEMETER PARTNER.
Mars 2009 : Annonce du FSI de ne pas participer à un tour de table pour la recapitalisation d’Heuliez : échec du projet d’investissement.
23 et 25 mars 2009 : Pour remobiliser les investisseurs, les salariés et la direction, Ségolène ROYAL se rend chez Heuliez pour soutenir les salariés et trouver un repreneur. Le 25 Mars, Luc CHATEL, alors secrétaire d’Etat à l’Industrie se rend également dans l’usine. Il refuse de s’asseoir au volant de la Friendly.
6 juin 2009 : Annonce par Luc CHATEL de 5 à 6 repreneurs sur la partie électrique uniquement.
10 juin 2009 : Dépôt des offres : Deux offres de reprises de l’ensemble des activités d’Heuliez.
26 juin 2009 : Retrait de France Industrie Participation.
8 juillet 2009 : Le Tribunal de Commerce de Niort valide l’offre de reprise de Bernard Krief Consulting.
08 juillet 2009
La reprise d'Heuliez : belle victoire sur le fatalisme
Krief Consulting est une "belle victoire" pour Ségolène Royal
NOUVELOBS.COM | 08.07.2009 | 15:55
"J'espère que l'exemple de Poitou-Charentes va pousser l'Etat à être beaucoup plus offensif lorsqu'il faut défendre des entreprises stratégiques", a déclaré la présidente socialiste de la région, en réagissant à la reprise d'Heuliez par le groupe Bernard Krief Consulting.
Le tribunal de commerce de Niort a validé mercredi 8 juillet le plan de reprise de l'équipementier et constructeur automobile Heuliez (1.000 salariés) présenté par le groupe Bernard Krief Consulting, seul candidat en lice.
Le groupe avait présenté son offre jeudi au tribunal de commerce. A la
sortie de cette réunion, le président de Bernard Krief Consulting Louis
Petiet avait indiqué que le plan prévoyait la reprise de "600 salariés"
et "un effectif de 800 à 900 d'ici à trois ans". Selon lui "le plan de
reprise s'élève entre 50 et 80 millions d'euros".
07 mai 2009
SAUVETAGE D'HEULIEZ
Le pari de Royal passe par... Sarkozy
Par Michel Revol

Ségolène Royal à bord d'une voiture électrique Heuliez, le 25 mars 2009 © FRANK PERRY / AFP
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Encore une fois, elle veut être la première. Lundi soir, Ségolène Royal a obtenu le feu vert du conseil régional de Poitou-Charentes pour tenter un coup inédit - ou presque : investir l'argent d'une collectivité locale dans une entreprise privée, Heuliez. Cette société, en redressement judiciaire depuis quelques jours, n'est d'ailleurs pas celle qui bénéficiera de l'argent picto-charentais (5 millions d'euros) : le plan de Ségolène Royal est de créer, avec une partie d'Heuliez, une nouvelle entreprise qui ne produirait que des véhicules électriques. Elle garderait toutefois le nom d'Heuliez, et réserverait un siège d'administrateur à un représentant de la Région.
Mais l'affaire n'est pas encore dans le sac. Les lois de décentralisation du début des années 1980 édictent une règle assez floue : une collectivité locale peut mettre de l'argent dans le capital d'une société d'économie mixte (SEM), mais doit en passer par un décret dans les autres cas. Nous y sommes : avant d'investir les 5 millions d'euros, la région Poitou-Charentes doit demander au gouvernement de prendre un décret, soumis ensuite au conseil d'État. À Poitiers, on est assez confiant. Il y a déjà eu quelques précédents, certes marginaux. À Paris, par exemple, la ville gère une filiale de la salle Pleyel. Mais on ne veut pas faire trop de bruit autour de l'initiative "royaliste", afin de ne pas effaroucher les juristes du conseil d'État. Ces derniers, tétanisés à l'idée de créer un précédent d'ampleur, risqueraient de retoquer le projet de décret...
Politique
Le deuxième obstacle est plus politique : Nicolas Sarkozy donnera-t-il son feu vert ? Laissera-t-il l'une de ses principales opposantes sauver une partie d'Heuliez, dont elle a fait l'emblème de ses combats - les salariés contre l'État qui ne tient pas ses promesses de sauvetage, l'énergie verte contre l'énergie fossile, etc.
D'autres croisent aussi les doigts : selon la région, plusieurs actionnaires potentiels de la future société suspendent leur investissement à celui de la Région. "Certains sont prêts à entrer au capital pour un million d'euros, d'autres pour dix", assure-t-on au cabinet de Ségolène Royal. Un dernier investisseur est attendu : le Fonds stratégique d'investissement. Il pourrait débloquer 10 millions d'euros en faveur du projet. Pour l'heure, la balle est dans le camp du préfet de région, qui devra ensuite passer le dossier au ministère de l'Intérieur, compétent pour rédiger le décret. À moins que la politique ne s'en mêle...
Lire l'article (Le Point)
05 mai 2009
Heuliez: la région Poitou-Charentes investit 5 millions d'euros dans le capital
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© AFP/Archives - Alain Jocard
Le conseil régional de Poitou-Charentes a voté lundi l'entrée, à hauteur de cinq millions d'euros, de la Région dans le capital de l'équipementier et constructeur automobile Heuliez, en difficultés financières, basé à Cerizay (Deux-Sèvres), a annoncé la collectivité..
"La Région a décidé d'entrer au capital d'Heuliez et d'en être un des investisseurs à hauteur de 5 millions d?euros", s'est félicitée Ségolène Royal, présidente de la Région (PS).
La région va entrer dans le capital de la société, actuellement en cours de création, qui va s'occuper de la voiture électrique, le principal projet d'Heuliez qui constitue son dernier espoir de survie.
"C'est un beau projet industriel, prêt à décoller, pour peu que tous les acteurs tirent dans le même sens. Nous avons pris nos responsabilités. On se bat pour trouver des repreneurs. Je vais prendre contact avec Renault, Fiat. le temps presse", a ajouté la présidente de région.
Lors de la commission permanente du Conseil régional, à Poitiers, les élus ont également voté un plan de sécurisation des parcours professionnels pour les salariés d?Heuliez, d'un montant de six millions d'euros.
"Ce plan, sans surcoût pour les finances publiques, permettra d'éviter les licenciements des salariés dont Heuliez aura besoin à plus ou moins long terme. Il maintient le contrat de travail du salarié en échange d'une formation, en attendant que la production de véhicules électriques monte en puissance", selon un communiqué de la Région.
En raison de problèmes de trésorerie, un plan social prévoit la suppression de 292 emplois sur un millier, selon le syndicat majoritaire CFDT. Le plan devrait être annoncé à la mi-mai, toujours de même source.
L'entreprise a un besoin urgent de trouver 45 millions d'euros et des partenaires financiers et industriels stables pour lancer son projet de véhicule électrique.
17 avril 2009
Ségolène Royal avec les salariés d'Heuliez
15 avril 2009 - 17:19
Voir et écouter la proposition de Ségolène Royal sur un partenariart entre Renault et Heuliez
Communiqué de Ségolène Royal concernant Heuliez
Ségolène Royal demande que la période d’observation de 6 mois soit mise à profit pour trouver des investisseurs pour industrialiser le premier véhicule électrique
La décision du tribunal est, selon la Présidente de Région, «
d’abord une victoire des salariés qui se sont fortement mobilisés
depuis quelques semaines avec une grande solidarité et une grande
implication pour l’avenir de l’entreprise Heuliez et je souhaite les
féliciter à ce titre ».
La Région a été à leurs côtés dès le
début des mobilisations car, depuis plus d’un an, elle accompagne le
développement du véhicule électrique et Ségolène Royal s’est rendue à
Cerizay dès le 23 mars dernier pour demander au Gouvernement de se
mobiliser et de répondre favorablement à la sollicitation de la société
Heuliez pour une intervention du FSI. L’engagement de la Région aux
côtés des salariés et des élus locaux a été déterminant pour obtenir
une réponse favorable du FSI.
Pour Ségolène Royal, « c’est une
étape importante pour la poursuite de l’activité d’Heuliez. La Région
va s’engager à poursuivre son action pour trouver des investisseurs et
développer les projets de voitures électriques. Des contacts ont été
engagés avec la direction de Renault pour la distribution de la
Friendly (issue de l’appel à projets de la Région Poitou-Charentes) et
des contacts avec d’autres partenaires sont en cours ».
La
Région va mettre rapidement en œuvre un plan de formation des salariés
avec les partenaires de la formation pour éviter des licenciements.
Ségolène Royal avec les salariés d'Heuliez
Ségolène Royal souhaite que le constructeur automobile Renault soit un partenaire industriel de Heuliez
16 avril 2009
Heuliez placé en redressement judiciaire
Sur ACTUALITE FRANCAISE.COM
L’équipementier automobile Heuliez a été placé en redressement
judicaire par le tribunal de commerce de Niort (Deux-Sèvres). Une
période d’observation de six mois a été retenue.
Heuliez doit désormais trouver les 45 millions d’euros nécessaire à son sauvetage.
Mardi, près d’un millier de salarié du groupe Heuliez et la présidente de la région Poitou-Charentes Ségolène Royal se sont retrouvés devant le tribunal pour attendre la décision des juges. Cette dernière a finalement été annoncée ce matin vers 11 heures.
La Région Poitou-Charentes s'est déjà engagée à hauteur de cinq millions. Le groupe Heuliez espère également recevoir une ligne de crédits de quinze millions des banques et sept millions d’euros de la part du fonds d'investissements Demeter, spécialisé dans les technologies propres.
Pour assurer son développement après l’arrêt fin juillet de la production de l'Opel Tigra, qui représente 60 % de son activité, le groupe Heuliez mise sur la voiture électrique. La production de la Friendly devrait débuter dès 2010. La région s’est déjà porté acquéreur de plusieurs voitures.
06 avril 2009
HEULIEZ, par Delphine BATHO
"Que Madame Lagarde se saisisse du dossier Heuliez", par Delphine Batho, porte-parole de Ségolène Royal
Christine Lagarde est en dessous de tout dans le dossier Heuliez. Elle doit se ressaisir car Heuliez a besoin d'un engagement de l'Etat et non pas d'une ministre qui ose affirmer comme elle l'a fait hier, qu'un "dépôt de bilan, ce n'est pas tragique".
Alors que la ministre affirmait le 22 mars : « Je suis heureuse de voir que la région dirigée par Madame Royal s’intéresse au dossier. Il faut absolument qu’ils viennent y participer. D’ailleurs, je recevrais avec Luc Chatel, Madame Royal, dans les prochains jours », ce rendez-vous n’a pas eu lieu et ne semble même plus à l’ordre du jour.
Christine Lagarde préfère désormais s’en prendre à Ségolène Royal par des déclarations mensongères.
C’est peine perdue car chacun connaît la réalité, encore rappelée récemment par les délégués du personnel d’Heuliez : « Là où le Conseil régional démontre sa confiance dans le projet d’Heuliez en ayant déjà voté cette prise de participation ainsi que les garanties apportées aux emprunts, l’Etat émet des doutes sur le business plan. »
Il y a donc urgence à ce que Madame Lagarde se remette au travail et assume ses responsabilités de ministre pour sauver l'entreprise.
A moins qu’à défaut de voiture électrique, Christine Lagarde pense de nouveau conseiller aux salariés de faire du vélo.
SOURCE

