CAP 2012

Petite revue de presse et blogs,ouverte en mars 2007 pour soutenir une femme politique humaniste, et manifestant - rare en politique - une cohérence certaine entre DIRE et FAIRE. Il se veut aussi l'écho de quelques sujets généraux qui me semblent cruci

09 octobre 2009

Prix Nobel de la paix : Obama "étonné et touché"

Dans une brève allocution, le président américain, Barack Obama, qui s'est vu attribuer le prix Nobel de la paix, vendredi, a estimé qu'il s'agissait d'un "appel à relever des défis". "Pour être honnête, je n'ai pas l'impression que je mérite de me retrouver en compagnie de tant de personnalités qui ont transformé leur époque et qui ont été récompensées par ce prix", a-t-il ajouté.

      

"Un pari plus politique que moral"

Le comité Nobel justifie son choix

Afghanistan : les choix d'Obama

Source: Le Monde

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Ségolène Royal se réjouit de l'attribution du Prix Nobel de la Paix à Barack Obama

Extrait: ....... 

Barack Obama n'a pas attendu la fin de son mandat pour engager les efforts de paix au Proche-Orient.

C'est le premier Président des Etas-Unis d'Amérique à s'engager ainsi dès son élection.

Les discours historiques du Caire et d'Accra ont affirmé avec force la volonté de tourner une page obscure.

Les prétentions impériales d'une Amérique ivre de puissance ont laissé place à une politique de coopération, fondée sur le respect et l'intérêt mutuels, sur la compréhension lucide de l'autre et le dépassement des antagonismes.

.........

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Barack Obama Prix Nobel de la paix

L'académie a choisi Barack Obama "pour ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie et de la coopération internationales entre les peuples".

REUTERS/KEVIN LAMARQUE

L'académie a choisi Barack Obama "pour ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie et de la coopération internationales entre les peuples".

   

Le prix Nobel de la paix 2009 a été attribué, vendredi 9 octobre au président américain, Barack Obama, "pour ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie et de la coopération internationales entre les peuples", a annoncé le jury du prix à Oslo. Le premier Afro-Américain élu à la Maison Blanche a lancé des appels en faveur d'un monde sans armes nucléaires et s'emploie à relancer le processus de paix israélo-palestinien, depuis son investiture en janvier dernier. (....)

Lire la suite (Le Monde)

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27 août 2009

Nétanyahou et Abbas prêts à se rencontrer


 

Parrainé par Barack Obama, le rendez-vous entre le premier ministre israélien et le président de l'Autorité palestinienne pourrait permettre la reprise officielle des négociations de paix fin septembre, lors du G20.

» EDITO - Sarkozy, Obama et le Proche-Orient
 » L'Etat palestinien esquissé

Lire l'article (le Figaro)

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16 août 2009

Fortement attaqué, Obama lance la bataille de la santé publique

                           

      

outes les batailles politiques a démarré aux Etats-Unis, celle qui déterminera si Barack Obama a la capacité de mener, tout au long de son mandat, son ambitieux programme de réformes. Celle qui dira, aussi, si les Américains ont réellement tourné la page de l'ère conservatrice et ultralibérale. Il s'agit de la bataille sur la réforme du système de santé américain proposée par Obama, celle-là même sur laquelle Bill Clinton s'était cassé le nez 17 ans plus tôt.

Face aux attaques virulentes des Républicains, Barack Obama a sorti son atout maître : lui-même. Il a lancé une série de rencontres publiques, les « Town Halls », comme celles qui avaient fait son succès pendant la campagne électorale. On pouvait ainsi voir vendredi soir sur CNN l'interview d'un gros militant de la National Rifle Association (NRA), l'un des bastions conservateurs, satisfait de la réponse d'Obama à sa question agressive sur le financement de la réforme de la santé…

Chacune de ces rencontre est accompagnée de manifestations hostiles. (voir la vidéo ci-dessous).


Le président américain a décidé de s'engager personnellement car il doit faire face à une campagne d'une violence inouie, largement basée sur des mensonges et des fantasmes, et donc difficile à contrer. On a ainsi vu Sarah Palin, l'ex-colistière de John McCain face à Obama en novembre dernier, dénoncer sur Facebook (l'outil privilégié de la campagne d'Obama, n'oublions pas…) une accusation outrancière : le plan Obama prévoierait, selon elle, des « tribunaux de la mort » qui décideront si un patient mérite d'être soigné ou pas ! Rien de moins qu'un plan d'euthanasie, ou même d'eugénisme. Elle écrit :

« L'Amérique que je connais et celle que j'aime n'est pas celle dans laquelle mes parents ou mon bébé trisomique devront comparaître devant le “tribunal de la mort‘ d'Obama, afin que ses bureaucrates décident, sur la base d'un jugement subjectif sur leur niveau de productivité dans la société, s'ils sont dignes d'être soignés ou pas. Un tel système est ouvertement diabolique’.

On pourrait penser que cette attaque de la part de l'ex-gouverneur d'Alaska qui vient de démissionner pour se préparer à son ‘destin national’, serait discréditée par son outrance. Mais plus c'est gros, plus ça passe. Et même des poids lourds républicains comme Newt Gingrich l'ont défendue à la télévision au lieu de s'en distancier (voir la vidéo d'ABC ci-dessous).


Le New York Times faisait observer dans une enquête sur l'origine de ces rumeurs sur les ‘tribunaux de la mort’, qu'il s'agissait des mêmes arguments employés il y a 17 ans contre la réforme de la santé proposée par Bill Clinton, et surtout portée par sa femme Hillary - et qui avait capoté.

Le journal newyorkais accuse en particulier le quotidien ultraconservateur Washington Times, qui, dès le 23 novembre, quelques semaines à peine après l'élection d'Obama et avant même d'avoir vu le moindre projet de loi, faisait le parallèle, dans un éditorial, entre les projets d'Obama et … le ‘projet Aktion T4’ de l'Allemagne nazie, qui prévoyait d'éliminer les plus faibles et les handicapés…

Ces escarmouches ne sont qu'un avant-goût de ce qui attend Barack Obama au Congrès lors de l'examen cet automne de son projet de loi, qui n'est, vu d'Europe, qu'une modeste retouche du système de santé américain pour permettre l'accès aux près de 50 millions d'Américains privés de soins aujourd'hui, et pas du tout une étatisation de la sécurité sociale.

Pas moins de 6 000 lobbyistes se sont inscrits auprès du Congrès pour ce débat, soit, comme le faisait observer l'agence Bloomberg vendredi, six lobbyistes pour chaque élu de la Chambre des représentants et du Sénat ! Des lobbystes issus pour la plupart de l'industrie pharmaceutiques et du secteur privé de santé, et disposant de budgets de millions de dollars afin de faire faire capoter la réforme, ou au moins de l'édulcorer.

Le problème de Barack Obama repose moins avec ces forces opposées prévisibles, qu'avec la frange d'élus démocrates qui semble tentée, pour des raisons électorales, de se ranger au côté des Républicains pour atténuer la portée de la réforme.

S'il échoue, Barack Obama risque de devenir avant l'heure un ‘lame duck president’, un président sans grand pouvoir, incapable de faire passer ses réformes alors qu'il dispose sur le papier d'une majorité. Paul Krugman, chroniqueur du New York Times à la dent dure, décrète d'ores et déjà la mort de l'approche ‘bipartisane’, c'est-à-dire consensuelle, promise par Obama lors de sa campagne électorale, et qui, selon lui, a volé en éclat au premier obstacle.

Après six mois à la Maison Blanche, Barack Obama subit son premier vrai test grandeur nature, à un moment où sa popularité dans le pays s'effrite, même s'il conserve un soutien majoritaire. La bataille de la santé s'annonce donc véritablement décisive.

En attendant, les humoristes s'en donnent à coeur joie : les ‘tribunaux de la mort’ de Sarah Palin sont du pain béni pour eux (voir la vidéo ci-dessous).

Source: RUE 89

   

               

       

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

              

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15 août 2009

Réforme du système de santé: Obama part à la conquête de l'Ouest

 

Créé le 15.08.09

          

Barack Obama, à Belgrade dans le Montana lors d'une réunion publique

Barack Obama, à Belgrade dans le Montana lors d'une réunion publique/RETEURS/L.DOWNING

 

   

      A lire aussi    

   

   

   

      

               

ETATS-UNIS - Le président tente de faire pencher la balance alors que l'attention se focalise sur les mécontents...

Obama prend son bâton de pèlerin. Après le New Hampshire mercredi, il a mis le cap à l'ouest vendredi pour sensibiliser l'Amérique au plan de la réforme de l'assurance maladie qu'il souhaite voir voté au Congrès avant la fin de l'automne.

 

Première étape, Belgrade, dans le Montana, au pays de l'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux. Lors d'une townhall (réunion publique) avec 1.300 habitants, le président a réservé ses critiques aux chaînes de télévision et aux compagnies d'assurance. Sans veste et en bras de chemise (tenue traditionnelle des townhalls, histoire d'apparaitre proche du peuple), il les a accusées d'abonder dans le sens des adversaires du projet de loi qui vise à offrir une couverture santé aux 46 millions d'Américains qui en sont dépourvus.

 

«Ces derniers temps, l'attention s'est portée sur certaines réunions d'information organisées par les membres du Congrès, surtout sur celles où les esprits se sont échauffés», a-t-il dit. Il faisait référence à certains meetings où des participants ont été jusqu'à assimiler le projet son au socialisme soviétique ou à l'Allemagne nazie, affirmant que cela illustrait la volonté du gouvernement d'avoir la main mise sur la population. «Mais les chaînes de télé adorent le chahut», a souligné Obama.

 

«Tout cela va dans le mauvais sens»

Ecoutant les participants raconter leurs expériences avec les compagnies d'assurance privées, le président américain a estimé que les Américains étaient «pris en otage» par les assureurs. «A tout moment, votre assurance peut refuser de vous couvrir, vous retirer votre couverture maladie, ou encore vous facturer une somme faramineuse que vous ne serez pas en mesure de régler juste au moment où vous avez cruellement besoin de soins», a-t-il dit. «Tout cela va dans le mauvais sens. Des familles se retrouvent ruinées, des entreprises doivent déposer le bilan. C'est cela que nous allons changer en faisant voter la réforme de la santé cette année», a-t-il ajouté.

Son administration espère un vote à l'automne dans ce dossier sur lequel les administrations démocrates successives se sont cassé les dents. Et les opposants à la réforme manifestent leur hostilité à la réforme de plus en plus bruyamment.

L'ancienne candidate républicaine à la vice-présidence Sarah Palin a par exemple accusé le président de vouloir mettre en place des «tribunaux de la mort» avec des «bureaucrates» qui décideraient qui a le droit ou pas d'être soigné.

Ce week-end, Barack Obama doit également se rendre dans le Colorado et l'Arizona, Etats où la suspicion à l'égard de Washington est monnaie courante. Il participera à d'autres rencontres avec les habitants, et en profitera aussi pour visiter des hauts lieux touristiques comme le Grand Canyon.

Avec agence

Source: 20mn

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14 août 2009

Barack Obama face à la poussée de l'extrême-droite

Sur EXPRIMEO

Vive inquiétude parmi de nombreux responsables politiques Américains qui observent une poussée de mouvements d'extrême-droite dans une ambiance générale de radicalisation du débat politique.

L'Amérique profonde se "découvre" un Président noir qui de surcroît voudrait "socialiser" le régime fédéral : ces deux accusations mobilisent de vieux réflexes.

Un rapport vient de mettre en relief une forte poussée de l'extrême-droite avec la naissance de nombreux groupuscules très dangereux.

C'est un climat qui mobilise le renforcement des mesures de sécurité autour de Barack Obama.

De façon générale, la réforme sur la santé radicalise considérablement le débat comme le montrent les réunions qui connaissent des déclarations peu habituelles.

Il est temps pour l'Administration Américaine de décrisper le climat politique.

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13 août 2009

USA : le débat sur la réforme de la santé dérape


               Les discussions sur la réforme du système de santé américain, mesure phare défendue par l'administration Obama, prennent une tournure de plus en plus violente, voire raciste. La Maison Blanche s'est scandalisée mercredi de la découverte en Géorgie d'une croix gammée peinte à l'entrée des bureaux d'un élu démocrate noir. Le projet du président américain vise à fournir à l'ensemble des Américains une couverture santé, publique ou privée. 46 millions en sont actuellement dépourvus. Mais les opposants au projet l'accusent de vouloir faire passer tout le système de santé sous le contrôle de l'Etat, diminuant la qualité de la couverture existante. Ils affirment ,en outre, que son financement nécessitera une hausse des impôts. La Maison Blanche a lancé un site destiné à défendre la réforme et couper court aux rumeurs. Y est par exemple démenti le bruit selon lequel la réforme encourage voire exige l'euthanasie pour les personnes âgées. En début de semaine, Barack Obama a tenté d'apaiser les esprits : "Nous avons un débat vigoureux aux Etats-Unis et je crois que c'est quelque chose de sain", a-t-il dit en marge d'un déplacement au Mexique. "A l'automne, quand les gens regarderont vraiment la législation qui est proposée, des arguments plus sensés et raisonnables feront leur apparition".

LE MONDE

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Barack Obama et la santé

Sur DROIT-MEDICAL.COM

Écrit par Bertrand Hue
Mercredi, 05 Novembre 2008 11:46

Obama et santéLa course à la présidence des États-Unis d'Amérique vient de prendre fin et c'est le sénateur Barack Obama qui deviendra le 44e président le 20 janvier 2009. C'est pour cette raison qu'il paraît intéressant de revenir sur le programme électoral du candidat Obama dans le domaine de la santé, afin de voir quels pourraient être les changements qu'implique son investiture à la Maison Blanche. Plus de public et moins de privé dans la santé, voilà la solution, selon celui qui s'assiéra bientôt dans le bureau ovale. Aujourd'hui, 47 millions d'Américains ne disposent pas d'une assurance-santé privée, par choix ou plus souvent parce qu'ils n'en ont pas les moyens. Cela ne veut pas dire pour autant que cette population n'a aucune protection, il existe des dispositifs publics (Medicaid et Medicare) venant pallier les carences. Une chose est sûre : la tâche sera rude pour un homme en qui une majorité du peuple américain a mis ses espoirs. Trop d'espoirs ?

Selon des sondages à la sortie des bureaux de vote, la santé n'a pas été un thème décisif dans le choix des électeurs américains, c'est la situation économique qui était au centre des préoccupations des citoyens outre-Atlantique. Chaque candidat avait pourtant insisté sur ce qu'il ferait dans le domaine de la santé s'il était élu. Il suffit de se référer au site officiel du candidat Obama, élu président depuis hier, et de son colistier Joe Biden pour savoir quelles sont ses promesses à ce sujet. Malgré l'engouement suscité par son élection, Barack Obama reste un homme politique et ses promesses n'engagent que ceux qui y croient.

Le programme électoral de Barack Obama pour la santé

Ce programme est disponible, en anglais, sur le site de campagne de Barack Obama. Le lecteur peut trouver ici une traduction libre et personnelle de ce qui est présenté sur Internet comme le programme officiel du futur président des États-Unis dans le domaine de la santé.

Trois mesures phares :

- Rendre les assurances-santé accessibles et abordables à tous
Une prise en charge santé accessible, à un prix abordable pour tous les Américains, construite sur l'actuel système de santé, et reposant sur les fournisseurs, les médecins et les projets en place.

- Réduire les coûts de la prise en charge santé
Abaisser le budget santé d'une famille américaine type de 2 500 dollars par an en investissant dans les technologies de l'information pour la santé, la prévention et la coordination de la prise en charge.

- Favoriser la santé publique
Plus de services de prévention, y compris pour le dépistage du cancer, et mieux se préparer localement et au niveau de l'État aux attaques terroristes ou aux catastrophes naturelles.

Un projet pour une Amérique en pleine santé

Concernant la réforme du système de santé, les Américains se sont trop souvent vus proposer deux extrémités - une politique de santé gouvernementale basée sur des impôts plus élevés ou laisser les compagnies d'assurance agir sans règles. Barack Obama et Joe Biden pensent que ces deux extrémités sont erronées, et c'est pourquoi ils ont proposé un projet qui renforce la couverture santé offerte par l'employeur, qui responsabilise les compagnies d'assurance et qui assure au patient de pouvoir choisir son médecin et ses soins sans intervention du gouvernement.

   

Yes, we caLe projet Obama-Biden rend la prise en charge santé accessible et abordable à tous les Américains. Il va s'appuyer sur l'actuel système de santé, sur les fournisseurs, les médecins et les projets existants pour se mettre en place. Dans le cadre du projet Obama-Biden, les patients pourront prendre des décisions de santé avec leurs médecins, au lieu d'y être empêchés par des bureaucrates de compagnie d'assurance.

 

Dans le cadre de ce projet, pour ceux qui apprécient leur assurance médicale maladie courante, rien ne change, si ce n'est que son coût devrait baisser de près de 2 500 dollars par an.

 

Pour ceux qui n'ont pas de couverture maladie, il leur sera proposé un choix de nouvelles options d'assurance-santé à des prix abordables.

Créer une assurance-santé oeuvrant pour les hommes et les entreprises - pas simplement pour les compagnies d'assurance et les industries pharmaceutiques.

- Exiger des compagnies d'assurance la couverture des risques préexistants, afin que tous les Américains, indépendamment de leur état de santé ou de leurs antécédents, puissent obtenir des avantages complets pour des primes justes et stables ;
- Créer un nouveau crédit d'impôts "santé petite entreprise" pour aider les petites entreprises à offrir une assurance-santé accessible à leurs employés ;
- Réduire les charges des entreprises, en prenant en charge une partie du coût de l'assurance accident qu'elles payent, en échange d'une réduction des primes payées par leurs employés pour leur couverture santé.
- Empêcher les assureurs de faire payer trop cher aux médecins leur contrat responsabilité civile professionnelle et investir dans des actions visant à réduire les erreurs médicales évitables ;
- Rendre les contributions des employeurs plus justes en demandant aux grandes entreprises qui n'offrent pas de couverture ou ne cotisent pas significativement à la couverture santé de leurs employés, de participer en pourcentage du salaire au coût de l'assurance santé de leurs employés ;
- Créer une bourse nationale d'assurance-santé, offrant une gamme d'options proposées par les assurances privées, ainsi qu'un nouveau projet public basé sur les avantages offerts aux membres du Congrès, permettant aux particuliers et aux petites entreprises de souscrire à une assurance-santé accessible ;
- Assurer à tous ceux qui en ont besoin l'obtention d'un crédit d'impôt pour leurs primes.

Réduire les coûts et permettre à une famille américaine typique d'économiser jusqu'à 2 500 dollars par des réformes comme :

- Faire baisser le prix des médicaments en autorisant l'importation de spécialités pharmaceutiques sûres d'autres pays développés, en favorisant l'usage des médicaments génériques dans des programmes publics et en s'opposant aux compagnies pharmaceutiques qui bloquent les génériques meilleur marché ;
- Exiger des hôpitaux le recueil de données de qualité et un compte-rendu du coût de santé ;
- Réduire les coûts de maladies catastrophiques pour les employeurs et leurs employés ;
- Réformer le marché de l'assurance pour augmenter la concurrence en s'opposant aux activités anticoncurrentielles qui conduisent à une hausse des prix sans améliorer la qualité de la prise en charge.

Le projet Obama-Biden favorise la santé publique. Il promeut les services de prévention, y compris pour le dépistage du cancer, et une meilleure préparation, localement et au niveau de l'État, aux attaques terroristes ou aux catastrophes naturelles.

 

Un engagement à la responsabilité fiscale : Barack Obama finance l'effort de 50 à 65 milliards de dollars que représente son projet santé en revenant sur les réductions des impôts accordées, par le président Bush, aux Américains gagnant plus de 250 000 dollars par an et en maintenant les taux d'imposition à leurs niveaux prévus pour 2009.

Les Américains ont choisi Barack Obama pour mener à bien cette politique. Belle victoire pour un pays, capable de changer profondément en quelques années et de faire oublier que la ségrégation institutionnalisée n'y a disparu qu'à la fin du XXe siècle. Reste à savoir si ce n'est pas la déception qui prévaudra d'ici quelques mois au sein du corps électoral, comme cela est trop souvent le cas, quel que soit le candidat élu… 

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Pourquoi Obama doit faire des concessions sur l'assurance-santé

13/08/2009 07:41

Obama est déterminé à être le président qui réussit à réformer un système de santé coûteux et inefficace. Mais les Républicains ont juré d'en faire le Waterloo du gouvernement. Des concessions importantes aux lobbies ont déjà été consenties.

L'assurance-santé américaine, un système cher et inégal

Le système de santé américain a deux problèmes : il est cher, le plus cher du monde, et 15% des Américains ne sont pas couverts. 46 millions de personnes vivent en effet sans aucune assurance. Les raisons sont multiples : leur entreprise n'en propose pas, l'assurance privée coûte trop chère ou ne veut pas d'eux, ils ne sont pas éligibles aux programmes publics, ou tout simplement, ils ne pensent à prendre une assurance que le jour où il tombent malade. Au problème des non assurés s'ajoute celui des mal assurés : ceux qui cotisent tous les mois depuis dix ans mais qui, le jour où ils ont besoin d'un traitement cher, se retrouvent le bec dans l'eau parce que l'assureur trouve le moyen d'échapper au remboursement du soin, voire même d'annuler le contrat.

Deuxième problème : des dépenses de santé faramineuses qui s'élèvent à plus de 2000 milliards de dollars par an. Soit 16% du PIB du pays contre 11% en France. Au rythme actuel, ces dépenses absorberont dans dix ans un cinquième de la richesse nationale. Beaucoup d'argent pour financer un système qui ne figure qu'en 37ème position du classement mondial de l'OMS.

Les pistes de réforme

Obama veut rendre l'assurance obligatoire pour tous les Américains. La majorité d'entre eux sont bien couverts par leur employeur et appréhendent "l'intrusion" du gouvernement. Mais pour Obama, il ne s'agit pas d'imposer une nationalisation totale de l'assurance mais de donner le choix entre une option privée, davantage réglementée, et une option publique.

Dans le secteur privé, d'abord, la réforme prévoit que les assureurs n'aient plus le droit de refuser un client, ou de lui faire payer plus cher pour des questions d' âge ou de santé. Ils seraient également obligés de fournir une couverture minimale. Par ailleurs, tous les employeurs (sauf les plus petites entreprises) seraient obligés de proposer une assurance, sous peine de payer une taxe supplémentaire.

Pour ce qui est de l'option publique, destinée à ceux qui ne peuvent se payer de couverture privée, Obama veut étendre le programme qui existe déjà pour les plus de 65 ans, le Medicare. Créer une assurance publique qui ferait concurrence au privé est en effet selon lui "le meilleur moyen d'obliger les compagnies privées à baisser leur prix et à être honnêtes". Le coût de l'extension de la couverture est évalué à 1 000 milliards de dollars sur dix ans.(.........)

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