CAP 2012

Petite revue de presse et blogs,ouverte en mars 2007 pour soutenir une femme politique humaniste, et manifestant - rare en politique - une cohérence certaine entre DIRE et FAIRE. Il se veut aussi l'écho de quelques sujets généraux qui me semblent cruci

12 juin 2009

Petits matins au PS

Il y a vraiment un problème au PS, celle qui consiste d’abord à ne pas voir la réalité et à s'imaginer que, parce que le parti a encore des élus, un pouvoir d’expression, une place « naturelle » à gauche, alors il est « éternel ». C’est la posture qui s’est imposée depuis le 21 avril 2002, avec des résultats peut-être encourageants dans les élections locales, mais inquiétants au plan national. C’est de cela dont nous avons parlé ce matin aux Matins de France Culture animés par le journaliste Ali Baddou, avec Gilles Finchelstein, également invité à débattre. Ce dernier, qui est délégué général de la Fondation Jean Jaurès et auteur d’un livre récent et remarqué sur Le Monde d’après. Une crise sans précédent (avec Mathieu Pigasse, aux éditions Plon), propose une lecture de l’échec en termes de difficultés à comprendre les mutations économiques et sociales. L’ancien conseiller de Dominique Strauss-Kahn évite cependant de poser les questions plus directement politiques et nationales, et c’est l’une des constantes, malheureusement, de la Fondation Jean Jaurès qu’il dirige. Elle est pourtant présentée comme indépendante du parti, mais en dépit de cette autonomie affichée, elle évite le débat sur les questions qui sont pourtant au cœur des échecs récents, le fonctionnement interne du parti, sa doctrine politique ou son absence de doctrine, la division sur l’Europe, l’identité socialiste au regard de l’histoire, le bilan de l’expérience mitterrandienne, et plus encore la réflexion sur l’échec à commencer par celui du 21 avril 2002. Il est vrai que, tout indépendante qu’elle est, la Fondation Jean Jaurès est hébergée dans les locaux du parti Cité Malesherbes, son premier président en a été Pierre Mauroy et son staff actuel, de Gilles Finchelstien à Daniel Cohen fait partie de la garde rapprochée de Dominique Strauss-Kahn. Il est donc à la fois prudent d’éviter les débats sur le politique qui pourraient gêner la direction du PS. (.......)
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Lettre ouverte à Martine Aubry, agent de la Sarkozye

 

Madame Aubry,

 

En ces douloureux lendemains d’élections, c’est avec une infinie tristesse que je prends ma plume pour vous écrire ces quelques mots. Madame la première Secrétaire du Parti Socialiste, permettez-moi tout d’abord vous dire que le peuple de gauche ne vous remercie pas.

 

Durant le congrès de Reims, nous avions assisté, atterrés, au grand déballage médiatique des querelles intestines socialistes. Nous vous avions vu combattre Ségolène Royal bec et ongles, avec férocité et ténacité, dans l’unique but de conquérir le poste tant convoité de Première Secrétaire du Parti Socialiste. Nous l’avions compris : vous étiez portée dans votre lutte par tous les apparatchiks du parti et adoubée par l’élite dirigeante de la France, alors même qu’une grande majorité de vos militants aspirait à une rupture profonde avec les pratiques du passé. Nous avions bu le calice de la division jusqu’à la lie, sous les regards rigolards des umpistes et du reste de la France. Mais tout au fond de nos cœurs naïfs, nous avions toutefois conservé l’infime espoir que votre renaissance politique marquerait peut-être un tournant dans la reconstruction du PS et le renouveau de l’idéologie sociale-démocrate.

 

A l’heure des comptes postélectoraux, force est de constater que telle n’était pas votre mission. Votre campagne européenne hésitante et molle nous a conduits droit dans le mur. Au lendemain de cette baffe électorale monumentale, loin de constituer l’électrochoc dont le PS avait besoin, votre discours manquait toujours cruellement de souffle et d’ambition. Pire : au lieu de vous lancer corps et âme dans la reconquête idéologique socialiste, vous avez préféré vous afficher sur le perron de l’Elysée, main dans la main avec Nicolas Sarkozy.

 

Mon objectif aujourd’hui n’est pas de hurler notre désespoir. Mais d’en appeler à ce qu’il vous reste de sens de l’honneur et de la responsabilité pour exiger de votre part un ultime sursaut républicain.

 

Madame Aubry : la France va mal, elle traverse une crise historique dont les conséquences sociales et économiques risquent encore de s’aggraver. Demain, le chômage atteindra sans doute des records inégalés. Notre pays est dirigé par un homme dont l’objectif principal est de préserver, et pour longtemps, les privilèges de sa caste. Il n’a en aucun cas mis en œuvre les réformes dont la France avait besoin, et il ne pourra sans doute jamais réformer notre état et nos institutions, tant ses qualités et sa légitimité de réformateur sont décrédibilisées. Il laissera après lui la France dans un état exsangue, et l’aura transformée entre temps en une terre d’inégalités et d’injustices sociales. Cet homme-là, qui reste porté par une ambition strictement personnelle et les lobbies de l’argent, n’a pas de véritable projet pour la France et l’ensemble des français.

 

Madame, l’heure est venue pour vous d’endosser vos responsabilités : l’Histoire, avec un grand H, vous offre une opportunité unique de contrer la mise à sac de la France. Pour cela, vous devez prendre la mesure de la débâcle qui est la votre aujourd’hui et en tirer les conséquences pour mieux nous conduire demain, nous l’espérons encore, vers de nouvelles victoires électorales.

 

Quel est donc le constat que vous devriez tirer aujourd’hui ?

 

 

1/ Tout d’abord, le PS subit une crise profonde de leadership.

 

Tout le monde vous le dit : Madame Aubry, vous devez vous affranchir de la vieille garde socialiste qui est complètement dépassée pour assoir votre autorité. Il vous faut également parvenir à mettre au pas les jeunes quadras, afin de faire parler le parti d’une seule voix. Pour accomplir une telle révolution, il parait urgent de mettre en place au sein du PS un organigramme simplifié et renforcé, et également de réussir à convaincre les uns et les autres que vous croyez fermement à une victoire socialiste en 2012. Encore faudrait-il que vous soyez la première convaincue du caractère réalisable d’un tel projet.

 

 

2/ Le PS a besoin d’une nouvelle idéologie réformatrice.

 

Pour cela, Madame Aubry, vous devez cesser de prêter l’oreille aux seules élites et mieux apprendre à écouter la vox populi. Ainsi seulement, vous parviendrez à bâtir un discours structuré et percutant. Dans cet objectif-là, pourquoi ne pas organiser une profonde réflexion à tous les étages de la société, qui réunirait simples travailleurs, syndicalistes, jeunes philosophes, enseignants, penseurs et blogueurs de tous horizons ? Voilà qui vous permettrait d’identifier les grands thèmes sociétaux qui préoccupent les français, ainsi que ceux auxquels la droite apporte de mauvaises réponses aujourd’hui.

 

Madame Aubry, il faut que vous convainquiez les français que les enjeux de la social-démocratie ne sont pas dépassés, que l’éducation et la médecine pour tous ne sont des acquis ad vitam aeternam et que les mauvaises réformes de la droite conduiront les français vers de lourdes désillusions sur ces sujets-là.

 

Madame Aubry, il vous faut contrer la politique actuelle du gouvernement qui consiste à organiser sciemment la fracture générationnelle dans notre pays et qui laissera sur le bord de la route une jeunesse écœurée et spoliée, un pays sans avenir. Pour cela, pourquoi ne pas se réapproprier les thèmes de l’insécurité en sortant de l’angélisme socialiste et en proposant des vraies solutions constructives, alors même que la politique sécuritaire actuelle est un véritable échec ?

 

Madame Aubry, la crise et le chômage qui vont déstructurer en profondeur notre société appellent à des véritables solutions collectives. Le développement durable, l’intégration des minorités restent autant de sujets en friche au sein de la société française.

 

Madame Aubry, vous nous restez redevable d’une victoire à la Pyrrhus au sein du Parti Socialiste. L’heure est venue de nous rendre des comptes et de respecter enfin vos engagements. J’en appelle à l’héritage idéologique de votre père, Jacques Delors, qui passera sans doute à la postérité comme un grand homme politique, ainsi qu’à votre sens du devoir et de l’honneur. Entreprenez la reconstruction du Parti Socialiste et de son idéologie, ou bien alors cédez votre place à d’autres, plus combatifs, et démissionnez. Mais comprenez que nous ne vous laisserons pas participer au saccage de la France sans réagir.

 

Madame la Première Secrétaire du Parti Socialiste, ce coup de semonce électoral du 7 juin 2009 vous offre une dernière chance de prouver à la face de l’Histoire que vous n’êtes pas seulement le fruit gangréné d’une élite pervertie et par conséquent, un simple agent à la solde de la Sarkozye, mais bien une grande femme politique.

 

Madame Aubry, nous comprenons que la tâche qui vous attend est immense et la route parsemée d’embûches, mais sachez enfin que vous n’êtes pas seule pour relever ce défi historique, et que le peuple de gauche se tient à votre entière disposition pour entamer avec vous, dès que possible, la construction de la nouvelle idéologie socialiste du XXIème siècle.

Source: AGORAVOX, DeClèvesPrincesse

Posté par Jocegaly à 16:48 - PS: Histoire récente et bilans - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 juin 2009

La rénovation du PS passera par le droit d'inventaire des années Jospin ou le PS mourra.

Sur LE  POST Par Citoyen r j                          

 

         le 11/06/2009,          vu 859 fois

Le PS de Martine Aubry s'est donc pris une raclée phénoménale lors du dernier scrutin des élections européennes, le 7 juin 2009.

Alors beaucoup réclament à nouveau des refondations, de nouvelles stations-service - ce qui est assez inquiétant -, des rénovations etc.

Or, il est bien tard. Et le rebond du PS en 2007 aura été nié par ceux-là mêmes qui se désespèrent de sa rechute aujourd'hui.

Alors comment comprendre?

Lionel Jospin avait réclamé un "droit d'inventaire" des années Mitterrand pour espérer lui succéder en 1995.

Certains socialistes comme Ségolène Royal s'y étaient opposés.

Bien qu'ayant promis son retrait de la vie politique au soir de la plus grande défaite du PS face à Chirac et Le Pen, M. Jospin n'aura eu de cesse de tirer les ficelles de Solférino, avec la complicité de François Hollande.

Aucun droit d'inventaire sur les "années Jospin", qui conduisirent à l'élimination du PS au second tour de la présidentielle de 2002, n'aura jamais été consenti.

Et pourtant, on y comptera notamment :

  • le laxisme face à la montée du communautarisme (absence de réponse de Jospin lors de l'affaire dite du voile) et l'oubli de la laïcité
  • le renoncement à l'unité de la République (affaire corse et démission subséquente de Chevènement)
  • les privatisations sous la houlette de DSK au nom de la "social-démocratie"
  • l'impasse sur le problème de civilisation qu'est celui de la montée globale des violences
  • l'abandon des ouvriers (dont Pierre Mauroy rappellera avec colère l'existence) et des personnes âgées

(France 3)

  • la perte continue de l'électorat populaire à la faveur de classes moyennes qui aujourd'hui votent écolo : les dits "bobos"
  • trop peu sur l'écologie comme source de croissance économique
  • trop peu sur l'intégration de la jeunesse en voie de déréliction dans certaines banlieues
  • incapacité à prendre acte de l'effondrement du PC et de la nouvelle volatilité des électeurs
  • éloignement durable du "monde des intellos et des artistes" vers de nouvelles formations ou plus idéalistes ou plus "à gauche"
  • non-règlement de la question du leadership au PS après la fausse retraite de Jospin etc, etc, etc.

Sans même parler de la fracture de 2005 sur le Traité de Consitution pour l'Europe, fracture jamais analysée et même déniée.

Même Ségolène Royal, qui avait réussi à enfin lever les tabous idéologiques et retrouver le peuple de gauche en 2007, aura été constamment empêchée et entravée dans sa campagne présidentielle par Lionel Jospin ou par ses anciens ministres régaliens. La rénovation en germe aura été tuée dans l'oeuf.

Le "meurtre politique" de Mme Royal, tenté au congrès de Reims aura ainsi été piloté de loin par le même Lionel Jospin qui alla jusqu'à la comparer à une collaboratrice avec les nazis le soir même du vote.

Le problème d'ailleurs ne fut pas tant celui de l'avenir de Madame Royal mais, politiquement parlant, celui de la moitié des militants socialistes et des idées qu'ils portaient.

Tel était le sens du parachutage lors du congrès de Reims de Delanoë par Jospin pour faire barrage à Royal puis l'appel à une alliance avec Aubry.

Avec Aubry, Fabius, Delanoë, Harlem Désir, Jack Lang ou encore Michel Rocard, on ne reviendrait plus jamais sur l'impasse jospinienne, pourtant responsable à mes yeux de l'arrivée au pouvoir de la droite sarkozyste.

(I-télé)

Aujourd'hui un abonné du Monde dénonce clairement la responsabilité du dernier Premier ministre dans l'état désastreux du PS au soir des européennes de juin 2009 :

Le Monde.fr, 10 juin 2009

Chronique de Jean-Pierre Bernajuzan

"La politique du gouvernement Jospin était "fausse"

Le 21 avril 2002, je n'ai pas voté pour Lionel Jospin. Je m'apprêtais bien sûr à voter pour lui au 2ème tour. Son élimination au 1er tour m'a complètement surpris et j'aurais voté pour lui dès le 1er tour si j'avais imaginé qu'il pouvait être éliminé. Je pense que mon comportement était très largement partagé.

C'est donc involontairement que nous l'avons éliminé ; notre décision ne relevait d'une volonté délibérée de le sanctionner, mais simplement, inconsciemment, nous attendions autre chose que ce qu'il nous avait apporté pendant 5 ans.

Dès avant 1997, je savais que leur politique était "fausse". Je précise : la vérité sert à appréhender le réel. Quand on se trompe, quand on s'illusionne, quand on ment ou quand on croit, le réel nous échappe et l'on demeure impuissant.

Je savais donc, avant le début du gouvernement Jospin que sa politique était "fausse", qu'elle ne permettrait pas de maîtriser le réel dans lequel nous vivions. Comme personne ne proposait la politique viable, "vraie" que j'attendais, j'ai quand même voté pour eux. Quand personne ne propose la politique que l'on attend, on vote pour son camp.

Je n'ai pas été déçu par Jospin dans son exercice du pouvoir, je n'attendais rien de lui (si l'on est déçu, c'est que l'on s'était fait des illusions). Sa politique était à côté de la plaque certes, mais j'ai apprécié sa façon de gouverner, ça nous changeait de Juppé. J'avais donc à son égard un à priori très favorable.

J'ai assisté à la mise en place de la RTT et, intrigué, je me demandais comment le gouvernement Jospin allait répondre à la demande du corps social de sécurité de l'emploi, face à la montée de la menace de la précarité, et sa conséquence, la désocialisation.

Au bout de quelque temps, je me suis rendu compte, incrédule, qu'il n'y répondait pas, et qu'il n'avait pas l'intention d'y répondre ! La RTT était donc mise en oeuvre - à la place - d'une réponse à la précarité montante. Je ne suis pas certain que cette décision ait été tout à fait inconsciente.

Pourquoi n'ont-ils pas apporté cette réponse ? Parce qu'ils ne la possédaient pas !

Mais nous, nous l'attendions cette réponse, nous l'attendons toujours, nous en avons besoin, nous en avons absolument besoin. Les autres partis non-plus n'ont pas la réponse, ni la droite, ni l'extrême-gauche, ni les écologistes. Les écologistes n'ont pas la capacité d'assumer une telle réponse : on ne leur demande pas.

On n'attend pas de l'extrême-gauche qu'elle apporte quelque solution que ce soit à quelque problème que ce soit. Non, sa fonction consiste à nous alerter sur l'état de souffrance, de désespérance, particulièrement des couches populaires. C'est une très utile fonction de thermomètre ou de baromètre.

La droite détourne la question de l'insécurité sociale vers l'insécurité civile ; mais elle, elle est dans son rôle, la question sociale n'est pas l'exigence première qu'on lui assigne.

La droite a détourné l'insécurité de l'emploi vers l'insécurité civile, tandis que la gauche l'a détourné vers la RTT... Et la précarité progresse et nous mine.

Si le parti dominant de la gauche ne résout pas la question de la sécurité de l'emploi, qui le fera ? Personne ! Si le PS n'est pas capable d'apporter cette réponse, il n'est pas digne d'être le parti dominant de la gauche. Cela ne signifie pas pour autant qu'un autre parti le soit.

S'il manque l'essentiel, tout le reste ne vaut rien

Au soir du 21 avril 2002, Lionel Jospin s'est en quelque sorte senti trahi, comme si notre approbation lui était due. Vexé, il a déserté le champ de bataille, abandonnant ses troupes.

C'est une curieuse conception de la démocratie où il dénie à ses électeurs le droit de ne pas être satisfaits de sa prestation. Cet épisode donne un éclairage cru sur l'enfermement mental dans lequel il vivait.

Le Parti Socialiste n'a jamais fait le point sur le vote du 21 avril 2002. On le comprend, il lui faudrait reconnaître la faillite totale des 5 années du gouvernement Jospin : oui, totale ! S'il manque l'essentiel, tout le reste ne vaut rien.

Pourquoi le PS ne peut-il admettre le désaveu que les électeurs lui a infligé ?

Il faut d'abord se rendre compte que c'est la fine fleur du PS qui était aux commandes, et qui se pensait à juste titre compétente, performante. Cette fine fleur : Jospin, Aubry, Strauss Khan, Fabius, Hollande, Allègre, plus Rocard, etc... , représente l'élite du parti et c'est cette élite qui a été désavouée... à juste titre. Si elle devait être remplacée, ce serait par des... sous-fifres !

Peut-on imaginer cette élite reconnaître ses erreurs et son insuffisance au profit de leurs camarades qu'ils estiment inférieurs ?

On l'a vu avec la candidature de Ségolène Royal, ils l'ont traitée comme si elle avait commis un crime de lèse-majesté. Rendez-vous compte : si elle réussissait où eux ont échoué ?".

On s'étonne que cette réflexion ne soit arrivée plus tôt, au sein même du PS dont M. Hollande était le chef...

Lionel Jospin, porteur d'une politique gestionnaire ayant renié les valeurs républicaines - quitte à donner aux Corses le statut de "peuple" -, quitte à faire l'impasse sur la "tranquillité publique" (DDHC), quitte à dire aux ouvriers que l'Etat ne peut rien pour eux, quitte à privatiser à gogo avec DSK, quitte à mépriser le dialogue social avec une 2e loi des 35 heures trop brusquement imposée etc., ce même Jospin aura condamné dans son pamphlet, L'impasse, la remise en cause par Ségolène Royal de tous ces reniements ou ces impensés.

Certes elle avait soutenu Emmanuelli au poste de 1er secrétaire en remplacement de Rocard en 1994, certes elle s'était tojours montrée fidèle à la mémoire de Mitterrand, certes elle avait soutenu la candidature de Jacques Delors aux présidentielles de 1995, certes en 2002 déjà elle pensait qu'au lieu d'une retraite politique, le PS devait rebondir en se refondant : voilà de quoi forger des haines personnelles durables.

Le seul problème est que la politique, aux moments cruciaux, n'est plus affaire de savoir si l'on aime quelqu'un, s'il a été "gentil", s'il "nous revient ou ne nous revient pas", si "nous pouvons la voir ou pas", si nous sommes d'accord en tout ou pas.

Si Rocard avait, après l'avoir affronté, soutenu Mitterrand par amour, cela se saurait...

C'est ce que les "élites" de ce parti socialiste agonisant devraient comprendre et expliquer partout.

Mais on est loin du compte.

 

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(Sources : Le Post.fr, Leçons républicaines à l'attention de M. Sarkozy, NouvelObs.com)

                         Par Citoyen r j

Parti socialiste: minuit moins le quart

Thierry Mandon                  

Edition :     Les invités de  Mediapart        

«Le discours du rassemblement vient trop tard» après la défaite du PS aux européennes, estime Thierry Mandon, maire socialiste de Ris-Orangis, président délégué du Conseil général de l'Essonne. Il juge que son parti n'est plus gouverné que par la peur de tout perdre et qu'il est urgent de convoquer un nouveau congrès fondateur et d'organiser des primaires ouvertes à gauche.

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Posté par Jocegaly à 12:18 - PS: Histoire récente et bilans - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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