CAP 2012

Petite revue de presse et blogs, ce blog a été ouvert en mars 2007 pour soutenir une femme politique, humaniste, et manifestant - rare en politique - une cohérence certaine entre DIRE et FAIRE. Il se veut aussi l'écho de quelques sujets généraux qui me

06 novembre 2009

Ségolène Royal et la survie du PS

Le PS survivra-t-il aux régionales ? Son actuelle survie est liée au ... report des décisions majeures. Mais ce report, ponctuellement rendu possible par l'implication de chacun dans des élections locales, deviendra impossible au lendemain des régionales. Sommes-nous à un semestre du décès du PS ?

Depuis la mort de François Mitterrand, la question de la survie du PS se pose tant les rivalités anciennes ont pris le pas sur une activité politique digne d'une formation d'alternance politique.

Le PS incarne les maux majeurs des actuelles formations politiques : entrer dans leur organigramme pour la course aux mandats rémunérateurs ou quand faire de la politique devient un emploi où la cooptation joue un rôle important au détriment d'une adhésion réelle à une théorie sur la société.

Chaque prétendant présidentiel n'a eu comme souci principal que la constitution d'un parti majoritaire en nombre mais pas en idées.

Nicolas Sarkozy l'a parfaitement compris et c'est sans doute ce qui l'a conduit à prendre également la présidence de la parole permanente. S'exprimer au nom du gouvernement n'est pas dans la tradition de la Vème République et ses interventions agacent désormais autant ses ennemis que ses supporters qui lui reprochent d'avoir complètement oublié le rôle du Premier Ministre.

Le parti socialiste se manifeste pour dire que, dans ce pays mal gouverné, l'opposition n'est pas écoutée et que les plus faibles de la société en sont les principales victimes, mais en même temps il ne propose aucune solution réaliste ou neuve.

Toutes ces constatations vont dans le même sens : le parti socialiste ne trouve pas son compte politique dans ce positionnement informe et à géométrie variable.

Les conditions du travail et de l'emploi des travailleurs au sens que ces mots avaient au début du 20ème siècle ne sont plus et le discours ne s'est pas suffisamment renouvelé pour soulever l'enthousiasme pour les grandes causes modernes.

Le capitalisme mondial qui est critiquable et critiqué n'a pas trouvé son pendant dans le bonheur partagé des peuples et n'apporte pas sa dose de provocation pour créer un discours passionné qui pourrait donner l'illusion d'un programme raisonné de changement.

Le PS est face à des déficits majeurs :
- il ne soulève pas l'espoir pour une nouvelle économie,
- il ne soulève pas la confiance pour un quotidien sécurisé.

Dans ces conditions, son espace se réduit à 20 % de fidèles qui restent socialistes parce qu'ils l'ont toujours été.

Ce n'est pas sur un socle de ce type qu'une présidentielle peut se gagner.

Ségolène Royal le sait bien. Au lendemain des régionales, elle se doit d'engager les "grandes manoeuvres" parce que le temps pressera et que la survie du PS au coût actuel est l'assurance d'une présidentielle 2012 très difficile pour ne pas dire impossible à gagner.

Source: EXPRIMEO

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22 octobre 2009

Ségolène Royal est-elle de gauche ou de droite? Par Armand Bozynski, sociologue

Sur LE POST.FR  Par Pusiher (octobre 2008)

Ségolène Royal est de loin la personnalité la plus atypique et la plus originale du PS. Rien de ce qu'elle fait ne s'inscrit dans les codes et dans la doxa de son parti. Il y a sans cesse chez elle une volonté lancinante de se distinguer des autres ténors qu'elle juge trop frileux, trop timorés et pour tout dire ringards. Elle entend, elle, incarner le nouveau socialisme, aussi bien en terme d'image qu'en terme doctrinal. Un socialisme qu'elle souhaite débarrassé de ses vieux dogmes et de ses vieux rites. Un socialisme qui ose, qui innove et qui n'a pas peur de prendre des risques, quitte à brouiller les lignes.

Les thèmes mêmes qu'elle développe - la démocratie participative, l'ordre juste, la France métissée, la fraternité, etc - se démarquent de ceux habituellement traités par ses camarades socialistes. Là où les autres privilégient les grandes questions économiques et sociales, elle fait le choix des questions sociétales. La où les autres parlent d'idéologie, elle parle des valeurs morales. Et sur ce point elle n'est pas du tout en décalage, car on voit bien que derrière la crise internationale se cache aussi une crise morale: une société où il n'y a plus de règles, d'éthique, d'équité génère les pires comportements individualistes et prédateurs. Ségolène Royal pense qu'il faut d'abord s'appuyer sur des valeurs morales avant d'apporter des réponses économiques et sociales à la collectivité. D'où son concept très controversé de ''l'ordre juste''. La démarche peut être jugée intéressante pour les uns ou totalement réactionnaire pour les autres. Pour ma part, je ne la trouve pas ridicule. Bien au contraire. Dans son meeting du Zénith, lorsque fait scander le mot ''fraternité'', Ségolène Royal est au coeur même du discours humaniste que la gauche a abandonné depuis des années au nom des réalités économiques et qui en ce temps d'incertitudes sociales peut trouver un écho auprès des catégories sociales les plus défavorisées.

A vrai dire Ségolène Royal est tiraillée entre un double héritage qu'elle ne parvient pas pour l'heure à traduire en un corps de doctrine: les valeurs jugées de droite (la famille, la nation, l'ordre, l'autorité, la valeur travail, le sens de l'effort) héritées de son milieu social et les valeurs jugées de gauche (l'égalité, la justice, la solidarité, la fraternité, etc) qui ont forgé sa personnalité de femme politique. De hauts responsables socialistes n'hésitent d'ailleurs pas à l'accuser, à mots couverts, de ne pas être véritablement de gauche. En tout cas on l'a entendu pendant la présidentielle lorsqu'elle a fait sa proposition d'encadrer militairement les primo-délinquants. Dans ce cas que dire de son autre proposition qui était celle de créer des ''jurys citoyens'' et qui constitue tout sauf une mesure de droite?

Comme François Mitterrand (avec qui elle accumule les traits de ressemblance), Ségolène Royal a parfaitement compris que la France est un pays sociologiquement de droite, mais qui est cycliquement séduite par un discours de gauche. En renvoyant l'image de la Madone, elle joue sur le registre de l'affiliation à la France éternelle, mariale et catholique. Donc une figure de droite. En revanche, en transgressant les codes de son parti, en s'opposant à l'ordre établi des éléphants, elle renvoie incontestablement l'image d'une femme de gauche rebelle. Cette gauche qui est censée incarner le mouvement et qui combat le statu quo. C'est tout cela qui fait que Ségolène Royal n'est pas une femme de gauche ique. Il y a chez elle la volonté d'incarner à la fois Jeanne d'Arc, c'est-à-dire cette France éternelle, immuable, enracinée dans son histoire millénaire et Olympes de Gouges (personnage révolutionnaire qu'elle admire) qui symbolise la France en pleine évolution, la France radicale.

Maniant l'audace avec des accents de témérité, Ségolène Royal trace un sillon qui peut paraître de prime abord sinueux, paradoxal, mais il y a derrière son attitude un fond de cohérence: réveiller un Parti socialiste qui depuis la disparition de François Mitterrand paraît comme endormi, déconnecté de la société. Et elle a en partie réussi car jamais le PS n'a jamais été dans un tel état d'effervescence que depuis sa soudaine irruption sur le devant de la scène politique et médiatique. Cela est à mettre à son crédit, même si on peut déplorer son côté clivant.

Comme François Mitterrand, Ségolène Royal polarise les débats internes, obligeant ses rivaux à se positionner non par rapport à eux-mêmes, mais par rapport à elle. Les réactions de ses camarades sur son meeting du Zénith traduisent cette incapacité qui est la leur à prendre de la hauteur par rapport à ce qu'elle peut faire. Ils ne peuvent s'empêcher de la critiquer car ils se rendent bien compte qu'ils ne suscitent pas le même intérêt, le même désir. Prenez le cas de Bertrand Delanoë. C'est un maire très populaire, personnalité politique préférée des Français. Cependant on constate que ses déplacements sur le terrain, dans le cadre de la campagne pour le congrès, ne suscite ni enthousiasme ni ferveur. Peu de militants viennent assister à ses réunions publiques. Ce décalage est frappant entre la bonne image dont il jouit dans l'opinion et l'indifférence relative qu'il suscite auprès des militants. A l'inverse, Ségolène Royal paraît en perte de vitesse, mais sa capacité à enthousiasmer la base et à remplir les salles demeure intacte. Cette dichotomie est difficilement explicable si on ne saisit pas les ressorts psychologiques du peuple français. Bertrand Delanoë – fidèle à la conception républicaine du pouvoir – joue la carte de la compétence et de la raison, là où Ségolène Royal joue la carte de l'incarnation et du désir. Or on sait que les Français – bien que fiers de l'héritage légué par la Révolution et le siècle des Lumières - ont conservé une certaine nostalgie de la monarchie. Et il n'est pas étonnant de constater que la Constitution de Vème République – qui traduit cette ambivalence – soit le texte constitutionnel qui ait le plus duré. Mitterrand qui l'a longtemps combattue s'en est finalement fort bien accommodé, car il était lui-même un personnage monarchique. Ségolène Royal symbolise dans l'imaginaire de beaucoup de nos concitoyens l'image d'une reine qui aspire à gouverner la France. Cela lui confère indiscutablement une aura que de nombreux analystes politiques qualifient de ''mystique'', d'irrationnelle et qui dépasse totalement ses camarades socialistes.

Les journalistes prédisent à Ségolène Royal un congrès délicat, en raison de l'hostilité croissante qu'elle susciterait auprès des cadres. Je ne partage pas tout à fait cette analyse. Les mentalités ont changé au PS. Avant les militants obéissaient sagement aux directives des patrons des fédérations et votaient comme on le leur demandait. Les primaires de 2006 ont montré que ces derniers ont conquis un certaine autonomie par rapport à leurs dirigeants. En clair, ils ne veulent plus se voir imposer leurs choix. Et Ségolène Royal a parfaitement su cerner cette nouvelle attitude et n'hésite pas à s'en servir contre les éléphants. Son pari est très clairement de jouer la base contre l'appareil. Et rien ne dit qu'elle ne peut pas réussir. Si sa motion arrive en tête le 6 novembre, elle pourra crier victoire et obliger ses rivaux à négocier avec elle. Dans tous les cas, je ne crois guère à son effondrement soudain auprès des militants. Les études sur le terrain montrent qu'elle conserve un socle solide de partisans qui la rendent pour l'heure incontournable. La seule chose qui pourrait durablement ruiner ses chances pour la présidentielle serait une défaite aux régionales. Or là encore, l'ex candidate a joué à fond la carte de l'incarnation. Quand on parle de la région Poitou-Charentes, tout de suite on voit l'image de Ségolène Royal.

Armand Bozinsky, sociologue et chercheur au CNRS

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20 octobre 2009

Le PS, Ségolène, et Martine... et 2012?

Ségolène Royal face au crash du PS


La défaite du PS lors de la législative partielle d'hier montre l'ampleur des dégâts subis par cette formation politique qui est en statut de déclassement généralisé.

En 2004, l'équipe du Président sortant a consacré plus de 6 millions de dollars pour diffuser le clip ci-dessous.

Il s'agissait de restaurer l'image humaine du Président sortant à partir d'une histoire vécue.

Après l'élection serrée de novembre 2004, les analyses ont montré que l'impact de ce clip avait été considérable "résumant l'histoire" de la Présidence Bush : une catastrophe sans précédent, un être humain à la Présidence qui cherche à conforter et à protéger.

L'opinion moderne a besoin de repères simples désormais qualifiés de "totems" selon la terminologie à la mode.

Dans ce contexte, quelle évocation suscite le PS ?

La morale ? Difficile après les "histoires" sur le Congrès de Reims.

La "nouvelle" politique ? Difficile car, à titre d'exemple, le non-cumulard c'était Douillet alors que le PS en pleine campagne anti-cumul présentait un candidat qui était déjà ... Maire.

Le rassemblement ? Difficile quand le PS est officiellement abandonné par son centre droit et par la gauche de la gauche.

Cette partielle a montré l'immensité du crash subi par le PS qui n'arrive même pas à mobiliser pour donner une leçon à une majorité présidentielle qui aligne, en pleine mauvaise passe, tant de 'totems" de rejets pour un vote de ... gauche.

Cette partielle incarne un échec total.

Face à cette réalité, comment rejeter celui qui a collectionné les médailles d'or et qui s'est mobilisé pour la cause de la santé des enfants ...?

Le choc des histoires était trop rude. Sous cet angle, l'écart des voix paraît même faible tant l'inégalité des évocations était grande.

Le Président Sarkozy a trois forces majeures :
- il assume tout et presque trop,
- il dispose d'une machine électorale sans concurrence à ce jour (l'UMP),
- il sait bâtir de belles histoires qui répondent à l'attente de l'opinion (lire la suite grâce au lien suivant : : lestorytelling).

Si le PS ne change pas rapidement, les candidatures pour 2012 risquent de tourner au témoignage même avec la détermination d'une candidate comme Ségolène Royal...

Source: EXPRIMEO


°°°°°°°°°°°

 

Martine Aubry secouée par un grave échec

Martine Aubry ne peut que constater la gravité de l'échec de la législative partielle qui est la condamnation de la stratégie du PS incapable de se positionner face à Nicolas Sarkozy.

A force de faire compliqué, le PS se perd dans des formules qui le décrédibilisent.

La victoire de David Douillet est d'abord l'échec de la gauche.

La gauche qui a été incapable d'organiser efficacement les reports de voix du second tour en faveur de son candidat.

Une gauche qui refuse d'accepter deux réalités :
- la présidentialisation absolue du régime,
- la communication non-idéologique.

Comment est-il possible de se positionner sans organiser un leadership clair qui ouvre une alternative au pouvoir en place ?

Chaque système démocratique entré dans une logique d'un exécutif personnalisé fort vit désormais un débat démocratique dans la logique d'un leadership d'alternance.

Le PS français est le seul à ne pas vouloir régler ce volet et paye le prix fort de ce refus.

Quant à la communication, habitué aux ancrages idéologiques et militants, le PS peine à trouver les méthodes supplétives face au reflux de ces deux ancrages.

La victoire de l'UMP lors de cette partielle montre d'abord les faiblesses du PS car :
- la partielle est toujours un moment privilégié de mobilisation de l'opposition alors que l'électorat de la majorité sait que l'enjeu national fait défaut,
- le pessimisme sur la crise est très élevé,
- les "affaires" démobilisantes pour l'électorat conservateur avaient été légion depuis la rentrée de septembre 2009.

Source: EXPRIMEO



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08 octobre 2009

Martine Aubry-Michel Drucker, même combat aubry-

Extrait:
... Bon, quelques jous après avoir fait appel à la base, illustrer la rénovation par le retour au BN de Laurent Fabius et Bertrand Delanoë, c’est un peu …décalé. Osé, pour tout dire. La preuve qu’on peut faire dans le classique et avoir de l’audace. Nous revient pourtant en mémoire l’ambiance demi-deuil du dernier meeting des européennes, à Lille, animé par la triplette Aubry-Delanoë-Fabius. Passons… Le mot d’ordre de ce mercredi était donc : honneur aux chefs de courants ! Voilà qui fleure le jospinisme de la grande époque (précision : Lionel n’a pas été sollicité pour animer un groupe de travail sur le réarmement idéologique) alors que, justement, les courants issus du congrès de Reims ont tous plus ou moins explosé. Pour alimenter le moulin de ceux qui répètent à l’envi que « Martine Aubry reste sous la coupe de ses encombrants alliés », on ne pouvait trouver mieux........

Lire l'article (le Monde blog PUZZLE SOCIALISTE)

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07 octobre 2009

La France, les éléphants du PS l’aiment mais ne la prêtent pas!

Gérald Andrieu - Marianne

 Le Parti socialiste vient de sortir son nouveau spot télé. Un film qui mérite un décryptage «on ne peut plus sérieux». C’est que dans ce spot, il y a une petite bombe!


Expression directe - La France qu'on aime, version courte.
envoyé par PartiSocialiste. - L'info internationale vidéo.


«La France qu’on aime ». Il est beau le nouveau spot télé du PS. Il a ce petit côté « Ensemble, tout devient possible » qui vous prend aux tripes. 

La musique d’abord : aussi poignante que celle d’une comédie romantique au moment où le héros prend conscience que, oui, il l’aime celle qui pendant 1h30 a minaudé à l’écran. Ce moment où le bellâtre de service décide d’aller la rejoindre — qu’importe les conventions et… les embouteillages — à l’aéroport, avant qu’elle n’embarque dans un avion à destination d’un pays (forcément) lointain ! 

Les images ensuite : léchées, graphiques, baignées de lumières et qui se succèdent grâce à un montage qu’on croirait emprunté au Syndrome du Titanic  , le film du prête cathodique de la sainte église de l’écologie-est-un-spectacle, Nicolas Hulot

Et puis les personnages enfin : ils sont beaux. Pas d’une beauté « bêtement » physique. S’ils sont beaux, c’est parce qu’ils sont heureux. Ils ont le sourire scotché aux lèvres. Ça sent le contentement, l’extase même ! Comme si le pays tout entier avait basculé, quelques minutes plus tôt, dans une orgie à peine avouable. Qu’elle est belle, « la France qu’on aime » du côté de Solférino… 

Mais voilà, il y a un hic dans le clip. Quelques secondes de trop. Comme une image subliminale qui vient vous chuchoter à l’inconscient un message du genre : « On est encore là. On a gagné. C’est nous “qu’on a le pouvoir“ et pas toi ! » Ces secondes qui viennent tout foutre par terre : celles où l'on voit cet éléphant mécanique qui avance d’un pas lent et difficile (1'03'').

Pas besoin d’être docteur ès allégorie. Cet éléphant, ce sont les éléphants du PS ! Les sourires de ces anonymes, ce sont en fait les leurs ! Et ils les adressent à la jeune génération qui aimerait monter à bord de l’ascenseur militant mais dont ils ont confisqué les commandes… 

Et puis les plus paranos noteront que cet éléphant ne sort pas de nulle part. Que c’est celui d’une compagnie de théâtre. Que cette troupe porte même un nom qui en dit long : Royal de Luxe  ! Si ça ce n'est pas une preuve du complot éléphanto-socialiste pour ne pas partager le pouvoir ! 

(photo: Colin Gregory Palmer - Wikimedia commons - cc)

(photo: Colin Gregory Palmer - Wikimedia commons - cc)

Pour les plus courageux, il existe aussi une version longue du spot « La France qu'on aime », à voir ici.

Source: Marianne

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Aubry veut faire du neuf avec des vieux

Gérald Andrieu - Marianne

 La rumeur courait: la Première secrétaire allait annoncer du «gros», du «lourd» lors de sa conférence de presse. Résultat : ce n'est pas tout à fait faux. Requiem pour un scoopinet…

«Il se prépare quelque chose. Ça va être gros, ça va être gros… » Depuis quelques jours, la rumeur enflait sur la petite planète socialiste : Martine Aubry allait annoncer du « lourd » pendant sa conférence de presse. Devant Solférino, quelques minutes avant que la Première secrétaire ne prenne la parole, un fabiusien en rajoutait une couche : « Ceux qui savent ne parlent pas. Ceux qui parlent ne savent rien… »

On en trépignait d’avance dans les rangs des journalistes. On était excité comme des puces. On était même à deux doigts de défaillir quand la Dame de Lille fit son entrée dans la salle de presse, flanquée de Benoît Hamon, d’Harlem Désir, de Marylise Lebranchu et de Christian Paul. Et puis Aubry-les-bons-tuyaux prit la parole. Les caméras tournèrent, les micros furent ouverts, les stylos coururent sur les blocs-notes. On attendait LE moment. Il ne vint pas. On y crut à nouveau, mais ça ne vint toujours pas. On se dit « qu’elle est forte Martine, qu’elle a du métier : elle sait faire planer le suspense et durer le plaisir. On ne lui fait pas à elle ! »

Et puis, alors qu'on n'y croyait plus, le « gros », le « lourd » que l’on nous avait tant fait miroiter, finit par tomber. Pour du « lourd », en effet, c'en est. Du « gros » même. Du bon « gros » éléphant socialiste qui fait son retour :

Bertrand Delanoë et Laurent Fabius rejoignent le Bureau national !

 La rénovation est en marche. Alléluia !

Source: Marianne

 


 

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25 septembre 2009

Pourquoi tant de haine envers Ségolène Royal?

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Par Chez Louise dans LE POST

Des internautes prétendent que la semaine qui vient de s'écouler est la semaine ou Ségolène Royal a tout perdu.

 

Une fois de plus, on ne peut que constater qu'à part peut-être Pierre Mendès France, aucun autre leader politique que Ségolène Royal n'a soulevé autant de haine ni d'hostilité de la part de ses adversaires et même de ses amis au sein de son propre parti politique.

Ségolène Royal.

Ce dénigrement, cette adversité dont elle est la cible, peut, de la part de ses adversaires politiques, être significatif qu'ils ont identifié en Ségolène Royal le challenger qui pourrait les faire perdre.

En effet:

  • Elle est, parmi les personnages politiques du centre de la gauche, une des rares à posséder la qualité indispensable quand on prétend au poste qu'elle vise : sa détermination.
  • Elle est, parmi ces mêmes personnalités politiques, une des rares à être en phase avec son électorat sur un grand nombre de questions.
  • Elle a accumulé, depuis 2006, un capital de sympathie et de crédibilité, grâce aux actions qu'elle a mises en oeuvre dans la région qu'elle préside, qui va au-delà des grands discours, des grandes phrases, des promesses électorales, sur la preuve « palpable » qu'elle tient ses promesses qu'elle a faites.
  • Elle a recueilli, en tant que candidate de la Gauche, près de 17 millions de voix lors de l'élection présidentielle de 2007, ce qui ne représente qu'un écart de 2 millions de voix avec le candidat de la droite.

Autant de raisons qui expliquent que Ségolène Royal soit la cible de virulentes critiques et cabales émanant de la majorité présidentielle.
Autant de raisons qui n'expliquent absolument pas que Ségolène Royal soit la cible des mêmes critiques de la part de ceux qui, théoriquement,  devraient être ses alliés politiques.

 

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On peut raisonnablement se demander pourquoi, pour qui, ceux qui la critiquent au PS et à gauche, qui malgré tout reprennent une à une toutes ces propositions (Primaires - Participation - Ouverture), se livrent à des attaques, à des critiques par médias interposés, tout aussi virulentes que celles de la majorité présidentielle.

  • Est-ce parce qu'ils veulent imposer "l'arlésienne DSK" comme le seul candidat du Parti socialiste à la prochaine présidentielle?
  • Est-ce parce que, comme le souligne très judicieusement Pierre Bergé dans un entretien au Journal du dimanche: "Elle vaut mieux que tous ces éléphants socialistes qui ont cyniquement organisé sa mise à l’écart, depuis la présidentielle, en isolant méthodiquement une femme populaire"?
  • Est-ce parce qu'elle bénéficie d'un soutien financier et amical, hors PS, qui la rend indépendante des caciques du PS?
  • Est-ce parce qu'elle est une femme libre et non assujettie au microcosme élitiste politique?
  • Est-ce parce qu'elle dérange tout ce "petit monde", qui tout compte fait, se trouve parfaitement bien dans la situation actuelle?
  • Est-ce parce que elle veut ouvrir la Gauche au centre, pour que le plus grand nombre de citoyens soient représentés, ce qui, tout de même, est un de but de la démocratie.
  • Est-ce parce qu'elle entend faire participer les citoyens aux décisions et projets gouvernementaux? Ce qui consiste à leur rendre une infime partie de leurs droits constitutionnels.

Autant de questions auxquelles je ne pense pas avoir jamais de réponse. Autant de questions pour lesquelles j'ai tout de même quelques pistes de réponses personnelles...

Ségolène Royal, au siège du PS, à Solférino, le 22 janvier 2007, lors de l'inauguration du siège de campagne de la candidate à la présidentielle.

Pourquoi Ségolène Royal dérange-t-elle autant? Pourquoi le Parti socialiste la rejette-t-il aussi violemment?

  1. Parce qu'elle est porteuse d' un espoir de changement qui fait peur,
  2. Parce que cet espoir, qu'elle seule porte, est sous-tendue par une idéologie du partage et de la rénovation des mœurs politiques et économiques ( Ca ressemble assez au socialisme, non?).
  3. Parce que le changement qu'elle veut promouvoir va bien plus loin qu'une simple révolution économique, en élargissant le domaine politique à l'éthique et à la morale. On peut alors comprendre que la morale à la tête de l'État fasse peur à ceux qui depuis longtemps ont perdu le sens moral de la politique.
  4. Parce que elle est TOTALEMENT indépendante financièrement et intellectuellement du PS, grâce à Pierre Bergé qui lui apporte un soutien indéfectible!
  5. Parce que c'est une femme LIBRE et LIBÉRÉE qui réalise des actions avec une grande longueur d'avance sur tous les autres hommes et femmes politiques et que sa mise "en lumière" les fait paraître, tout à coup, vains et inefficaces.

Pour toutes ces raisons, tous ceux qui ne veulent pas de changement ( politiciens et citoyens se trouvant parfaitement bien dans la situation actuelle) font de la résistance au changement et s'attaquent à celle qui symbolise ce changement, en l'accusant de tout et n'importe quoi, en sautant sur la moindre occasion, parole, image du moment que le sujet est Ségolène Royal.

Soudain lorsqu'ils s'agit de "taper" sur elle, tout le monde retrouve une énergie, qui entre nous, serait probablement mieux utilisée soit à sortir le pays du pétrin dans lequel ils l'ont mis, soit à rénover leurs partis inadaptés et impuissants....

Soudain reviennent les vieilles critiques de campagne: “le gourou d'une secte, une illuminée marginale, une cruche, un égo surdimensionné, avec un site web foireux”. Notre société aurait elle déjà tellement abdiqué ses "Lumières", ses valeurs de Liberté, d'Egalité, de Fraternité, qu'elle ne puisse plus supporter, sans les dénigrer que certains de ses membres espèrent que des temps plus humains peuvent encore arriver?

Quels intérêts supérieurs croit-on servir en réduisant à ce point de disqualification une candidate qui a porté l'espoir de millions de Français?

 

07 septembre 2009

Sarkozy rallie Jospin (après DSK)?

 

Nicolas Sarkozy va déjeuner avec Lionel Jospin

Par Eric Mandonnet, publié le 07/09/2009 18:51

             

L'ancien Premier ministre sera reçu à déjeuner, mercredi 9, par le président de la République. Nicolas Sarkozy veut multiplier les consultations avant le prochain sommet du G 20, à Pittsburgh. Interrogé par L'Express, l'Elysée confirme le rendez-vous.

En avril 2008, le chef de l'Etat avait déjà reçu Lionel Jospin pour une rencontre consacrée à la préparation de la présidence française de l'Union européenne.

Lire l'article

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30 août 2009

Primaires ... et le cumul des mandats?

 

Mariannautes : malgré les Primaires, Martine peut mieux faire…

 

Sylvain Lapoix - Marianne

 Alors que la première secrétaire a soulevé l’enthousiasme en annonçant des primaires pour les prochains mois, les Mariannautes demeurent dans le doute : pour eux, le vrai changement, ce serait la fin effective du cumul des mandats.

 


Mariannautes : malgré les Primaires, Martine peut mieux faire…

 

 

 

Pas de doute, la sortie de Martine Aubry sur l’organisation des primaires en pleines universités d’été de La Rochelle relève du belle œuvre. Les Mariannautes ne sont cependant pas sûr de là où on doit la ranger : « au musée des Arts premiers », proclame Primaire mais pas primitif. Lionel 44 y voit, tout au plus une façon « d’épater la galerie des égos » pour un PS nombriliste « qui se voit au centre de tout ». En fait, ce qui agace le plus les internautes, ce n’est pas d’avoir avancé les primaires, c’est d’avoir reculé le cumul des mandats…

« Les primaires ouvertes ferment la polémique, commente NRV sur l’analyse de Renaud Dély suite au discours de la première secrétaire. Le pavé dans la marre socialiste, c’est le cumul des mandats. »

Lire la suite...

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29 août 2009

Les barons du PS réticents au non-cumul des mandats

Créé le 29/08/09                                                                                     
Le discours de Martine Aubry a été salué par la jeune garde du parti mais la question du non-cumul des mandats inquiète.

                                                                                                

Martine Aubry a frappé fort en récupérant le thème de la rénovation et en poussant les feux jusqu’au non-cumul des mandats. En plus des primaires, elle veut demander aux militants le 1er octobre s'ils veulent un "mandat unique des parlementaires" ou limiter "le nombre de mandats exercés simultanément ou successivement". L'assistance a clamé "oui" aux deux options vendredi après-midi, à La Rochelle où se tient l’université d’été du parti.

Cette annonce coup de poing semble séduire les militants mais les élus locaux, eux, sont plutôt sur la défensive. Le sénateur maire de Dijon, François Rebsamen, estime que ce serait une erreur stratégique : "il ne faut pas se couper les jambes soi-même. Il faut que cette loi s’applique à tous".

L’ancien premier secrétaire socialiste, François Hollande ironise sur une Martine Aubry plus occupée par la cuisine socialiste que par la construction d’une offre politique en direction des Français. Pour lui, il ne faut pas faire de la rénovation du parti "le but ultime".

Ségolène Royal s'ajoute aux critiques en estimant que la rénovation ne va pas assez vite et en rappelant qu’en matière de non-cumul, elle n’a pas attendu qu’on lui impose pour se l’appliquer à elle-même.

> Le "PS a bougé" selon la jeune garde du parti

> Aubry : le PS sera rénové "de A à Z"


Europe1.fr avec Antonin André

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