CAP 2012

Petite revue de presse et blogs,ouverte en mars 2007 pour soutenir une femme politique humaniste, et manifestant - rare en politique - une cohérence certaine entre DIRE et FAIRE. Il se veut aussi l'écho de quelques sujets généraux qui me semblent cruci

25 juillet 2009

Francisque COLLOMB

Les obsèques de Collomb mercredi à St Jean PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Gérald Bouchon   sur LYON PREMIERE
Samedi, 25 Juillet 2009 00:26

Francisque Collomb, maire de Lyon (app-UDF) de 1976 à 1989, jusqu'à ce que Michel Noir le batte, et sénateur pendant 27 ans, est décédé vendredi à l'âge de 98 ans.

"J’ai eu plaisir, après lui avoir succédé, par profond respect de sa personne, à l’associer aux évènements de la cité et à le consulter", a réagi Michel Noir, "tombeur" de Francisque Collomb, aux élections municipales de 1989: un duel fratricide entre le "jeune" et l'"ainé".

"Profondément respectueux des personnes, à commencer par les membres de son opposition, qualités remarquables dans l’univers politique, il n’était pas homme calculateur mais direct et loyal", commente encore le Grand (surnom de Michel Noir).

"Son action aura marqué l'histoire de Lyon", a affirmé pour sa part Gérard Collomb: l'actuel maire PS qui n'a aucun lien de parenté avec son homonyme, a cité sur l'antenne de Lyon 1ère, parmi ses réalisations la Gare de la Part-Dieu, l'achèvement des lignes A et B du métro en 1978, ainsi que le lancement de la Cité Internationale.

"Son influence a facilité l'implantation à Lyon du siège d'Interpol", renchérit G. Collomb.

Dans une émission spéciale réalisée sur Lyon 1ère en janvier 2006, Francisque avait raconté comment il avait convaincu Raymond Kendall, le secrètaire général d'Interpol à l'époque, d'installer Interpol à Lyon.

Oouvrier chez un vitrier, F. Collomb monte peu à peu l'échelle sociale à force de ténacité, tout en étudiant le soir la comptabilité.

Il finit par devenir chef d'entreprise dans les années 1940 avant de se lancer dans la politique en mars 1959, lors des élections municipales.

Elu conseiller municipal sur la liste d'un opposant à Louis Pradel, successeur d'Edouard Herriot à l'Hôtel de ville, il finit par lui succéder à la mairie en 1976.

Marié et père de trois enfants, officier de la Légion d'honneur, il a aussi été élu sénateur du Rhône de 1968 à 1995 et a a été député européen en 1979 pour un seul mandat.

A 98 printemps, il était toujours PDG de sa société CHIMICOLOR, dans laquelle il passait tous les jours, comme il se rendait toutes les semaines dans son bureau de "Maire Honoraire" à l'Hotel de Ville de Lyon, allant jusqu'à se faire remettre les derniers dossiers, dans le feu de l'actualité...

Ses obsèques sont prévues mercredi matin à Lyon, à la Primatiale Saint-Jean. La Ville de Lyon met ses drapeaux en berne et met à disposition des Lyonnais un Livre d'Or pour qu'ils puissent hommage à celui qui n'est parvenu à battre le record de longévité d'Antoine PINAY (102 ans), challenge qu'il avait pourtant lancé sur Lyon 1ère en 2006...

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18 juillet 2009

Anne Hidalgo

« 143 rebelles » contre la Ségomania

Des rebelles sur le chemin de Ségolène Royal. Plusieurs femmes du Parti socialiste ont baptisé leur mouvement « 143 rebelles » en « clin d'œil » au manifeste des « 343 salopes », défendant jadis l'avortement. Le mouvement des « 143 » est né dans la continuité des luttes menée pour la parité. Le PS doit être « le lieu où s'incarnera la réalisation des principes républicains de liberté et d'égalité », estime la déclaration fondatrice de l'association, signée par Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris, Michèle Sabban, vice-présidente de la région Ile-de-France, et Annick Lepetit, secrétaire nationale et député de Paris. Pour elles, en effet, la parité au PS n'est pas achevée même si ces femmes ont approuvé les propositions de la direction sur la parité faites lors du bureau national du 21 mars. « On veut regarder dès maintenant la question des têtes de liste aux municipales et aux sénatoriales », précise Anne Hidalgo. « Pas de l’anti-Ségolène » Mais surtout, les « 143 » veulent « faire bouger en profondeur le parti » et « rénover les pratiques ». Exemple de ce mauvais fonctionnement, selon elles : la préparation de l'élection présidentielle. « On est en train de vouloir contourner le vote des militants avec les sondages et les médias, nous voulons un respect de la démocratie militante », souligne Michèle Sabban, faisant ouvertement référence à Ségolène Royal, dont les enquêtes d'opinion annoncent le succès. Mais attention, ce n'est pas de « l'anti-Ségolène »: « C'est Ségolène aujourd'hui, mais demain quelqu'un d'autre ». Rien donc de « belliqueux » ni de « revanchard » dans la démarche, mais les « rebelles » veulent « s'extraire d'une pression » qui voudrait « réduire l'engagement politique à des questions de circonstance ou de personnes », dit leur déclaration. Elles s'insurgent également sur la prise de position du porte-parole du parti, Julien Dray, en faveur de la compagne de François Hollande. Et rappellent que Vincent Peillon avait démissionné de son poste de porte-parole en janvier 2003, avant le congrès de Dijon, quand il avait voulu « participer pleinement au débat » avec le courant qu'il venait de co-créer. « Ras-le-bol »« Tout est concentré sur des personnes », note Anne Hidalgo, qui n'est pas entrée dans la vie politique, dit-elle, « pour la pipolisation et les engagements médiatiques », mais pour « participer au travail collectif, dire les choses sur le fond, faire du travail au long cours ». « Notre démarche est l'expression d'un ras-le-bol », explique encore la première adjointe qui ne veut pas « rester sous la pression de certains médias ». « La seule question que me posent les journalistes, dit-elle, c'est est-ce que je soutiens Ségolène ». Roger Madec, sénateur-maire PS du XIXe arrondissement de Paris, s'est insurgé mercredi contre la création de l'association, une initiative « ni constructive, ni de nature à enclencher une nouvelle dynamique en faveur de la parité. Une initiative qui participe « à une entreprise de division inopportune, et pour tout dire dérisoire, du Parti socialiste » ajoute Roger Madec... qui vient d’annoncer son soutien à Ségolène Royal.

Sur  Le Figaro

... C'était en avril 2006.


Quelques réponses dont celle ci:   http://143polichinelles.blogspirit.com/archive/2006/04/30/effet-boomerang-sur-le-blog-des-143-rebelles-suite.html

Extrait: (.....)Ségolène Royal ne vous plait pas? Combattez-là par des idées et non par des manoeuvres de basse politique.
SR (qui n'est pas ma candidate, car pour le moment je n'ai pas choisi)a eu l'intelligence de ne pas vous répondre. Mais à force de l'attaquer, vous allez lui apporter un capital sympathie après des militants et des français en général. Et vous, vous vous discréditez. (...)

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05 juin 2009

Kader Arif (PS) en flagrant délit de mensonge à l’égard de Daniel Cohn-Bendit

Plus c’est gros, plus ça passe. Cette fois-ci, c’est loupé. L’eurodéputé socialiste sortant du sud-ouest Kader_Arif s’en est pris, ce matin, dans Libération, au leader écologiste, ce « si sympathique Daniel Cohn-Bendit » en l’accusant d’avoir « voté avec la droite européenne la directive portant le temps de rétention administrative des sans-papiers à dix-huit mois contre trente-deux jours actuellement ». Quoiqu’on pense sur le fond de cette directive qui n’est pas l’épouvantail qu’en a fait la gauche française, c’est tout simplement faux. La preuve est ici, sur le site votewatch.eu. Mon collègue, Gilbert Laval, ne pouvait évidemment pas le savoir, et il s’est contenté de rapporter ces propos mensongers. Kader Arif savait qu’il jouait sur du velours ce qui le rend d’autant plus inexcusable. Mentir, est-ce que cela grandit le politique ?

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Besson-Sarkozy L'histoire secrète

Besson-Sarkozy

L'histoire secrète


Pourquoi et quand le député PS est-il devenu un sarkozyste pur et dur ? Il y a sa version. Mais les confidences d'un proche du président suggèrent une tout autre histoire, où se mêlent ambition et fascination. Agathe Logeart reconstitue le puzzle.

(............) Quand Eric Besson a-t-il basculé ? «Il a sauté sur la première occasion de clash - le secrétariat national du 14 février - alors que tout était prévu d'avance : l'exfiltration de Philby, ça ne se fait pas du jour au lendemain», ricane un dirigeant socialiste. Un mois plus tôt, le 14 janvier, Nicolas Sarkozy était intronisé candidat de l'UMP en grande pompe, porte de Versailles. L'après-midi même, Eric Besson et Brice Hortefeux se chamaillent avec une étrange mollesse sur le plateau de Serge Moati. «C'est dans les coulisses de l'émission que les derniers ajustements du transfert ont été réglés», assure un ministre alors au coeur du dispositif. Le local de campagne de Nicolas Sarkozy, rue d'Enghien, ouvre le lendemain. Stupéfiante information qui éclaire d'un jour nouveau l'édifiante histoire qu'on a voulu nous vendre : celle d'un bon militant socialiste déçu par les siens. «Très peu de temps après notre installation, raconte Pierre Charon, l'un des plus proches conseillers du président de la République, je vois quelqu'un de dos dans le bureau de Fillon. Là-bas, toutes les portes étaient en verre et tout le monde se voyait. Je me dis : tiens, c'est curieux, on dirait Eric Besson ! Hé oui, c'était lui ! Et Fillon tenait le rôle d'officier traitant. Il m'a d'ailleurs dit qu'il l'aimait beaucoup. On savait qu'un deal avait été passé et que Nicolas Sarkozy, qui nous avait préparés à l'ouverture, avait un coup d'avance sur nous. Bien plus tard, on a su que Besson préparait un livre, qui nous a d'ailleurs beaucoup aidés. Quand Nicolas Sarkozy a décidé de le nommer à l'Immigration, un ministère casse-gueule, il a choisi quelqu'un de confiance. Il dit souvent : il est bien, Besson. Le type n'a pas de souci à se faire.» (...........)

Lire l'article (NObs)
 

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17 mai 2009

Le gynéco de Dati convoqué par son conseil de l'ordre

Extrait:

(...)

Première entorse alléguée : le viol du secret médical. « Tout le monde sait que Rachida Dati a subi une césarienne, mais son gynécologue n'a pas pour autant le droit d'en faire état », précise le Dr Irène Kahn-Bensaude. Article R.4127-4 du Code de la santé publique à l'appui :

« Le secret professionnel, institué dans l'intérêt des patients, s'impose à tout médecin dans les conditions établies par la loi. Le secret couvre tout ce qui est venu à la connaissance du médecin dans l'exercice de sa profession, c'est-à-dire non seulement ce qui lui a été confié, mais aussi ce qu'il a vu, entendu ou compris. »

Or, dès le sous-titre du témoignage, cette disposition du Code de la santé publique est mise à mal par le Dr Claude Debache :

« Une voiture doit venir chercher, à la clinique de la Muette, ma patiente, Rachida Dati. Nous sommes le jeudi 8 janvier 2009. Je l'ai accouchée par césarienne cinq jours auparavant. Tout s'est bien passé. »

 « Ça rappelle l'histoire du docteur Gubler »

Second grief fait à l'encontre du directeur médical de la clinique de la Muette par la présidente du Conseil de l'ordre départemental des médecins : la publicité que le praticien réalise pour son établissement et sa méthode d'opération (vantée dans les quatorze premières lignes de l'article). Une publicité qui irait à l'encontre de l'article R.4127-19 du Code de la santé publique :

« La médecine ne doit pas être pratiquée comme un commerce. Sont interdits tous procédés directs ou indirects de publicité et notamment tout aménagement ou signalisation donnant aux locaux une apparence commerciale. »

Pour Irène Kahn-Bensaude, « ça rappelle l'histoire du docteur Gubler », le médecin de François Mitterrand qui avait publié huit jours après le décès de l'ancien Président « Le Grand secret », livre dans lequel il faisait des révélations sur le cancer de la prostate de l'homme d'Etat.

Le Dr Claude Gubler a été radié de l'ordre des médecins un an plus tard. La plus lourde des sanctions que ne devrait pas connaître le Dr Claude Debache. Il pourrait en revanche se voir infliger un blâme, un avertissement ou une interdiction d'exercer la médecine, avec ou sans sursis.

Après sa convocation par le Dr Irène Kahn-Bensaude, celle-ci présentera un résumé de son entretien au Conseil de l'ordre départemental des médecins de Paris, qui décidera ou non de porter plainte devant la chambre disciplinaire de première instance du Conseil de l'ordre régional des médecins d'Ile-de-France, compétent pour prononcer la sanction.

« Une patiente comme les autres »

« Rachida Dati devrait elle-même porter plainte », conclut Irène Kahn-Bensaude. A moins que ce témoignage ne fasse également les affaires de la ministre de la Justice, dont la « gentillesse » et les « sourires » sont amplement vantés par son gynécologue.
(...)
Lire l'article sur 89

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14 mai 2009

Bayrou: "Ségolène Royal? Je ne la connais pas"

Avatar Par Henri le 12/05/2009

       

                         

                              Comme il aime beaucoup François Hollande, ancien premier secrétaire du PS, François Bayrou n’aurait pas hésité à lui envoyer son dernier livre « Abus de pouvoir », d'après un confidentiel du Figaro.

Par contre, à un journaliste qui lui demandait s’il avait fait la même chose avec Ségolène Royal, il a confié: "Pourquoi je l'aurais fait ? Je ne la connais pas".


Alors évidemment, on se demande pourquoi il dit ça?


Pourtant, qui ne se souvient pas du débat entre Ségolène Royal et François Bayrou entre les deux tours de l'élection présidentielle en 2007 ?


Cela signifie-t-il que lorsqu’on fait des débats en politique, on ne se connaît pas ?


Dans une cours de récré, on aurait pensé : s’il dit ça, c’est parce qu’il ne l’aime pas… Quoi que, toujours entre les deux tours, il y avait bien eu une scène où la prétendante au titre suprême était venu sous le balcon de Bayrou le supplier de la recevoir, mais il n’avait pas accepté non plus !


Cela augure mal des alliances possibles pour le deuxième tour en 2012, mais qui sait ce qu’il adviendra d’ici là !

 

                    

   
   (Source:             lefigaro.fr)

     
   A lire aussi :
         - François Bayrou a menti à Ségolène Royal
         - Bayrou: "J'étais là quand Sarkozy a dit comment il comptait affaiblir le PS"

    

                         Par Henri

13 mai 2009

Christiane Taubira: "Pieds nus, mains déliées, au pas cadencé"

Portrait de Christiane Taubira

C’est le fleuron de la belle aventure européenne qui nous l’enseigne : la Terre est finie. Galilée nous avait déjà instruits de sa rondeur, quoi qu’il lui en ait coûté de bougonner dans sa barbe que « pourtant elle tourne ». L’expédition qui fut fatale à Magellan avait révélé un siècle plus tôt qu’elle était sphérique, mais l’Eglise veillait déjà sur les vérités bonnes à dire. Les poètes nous ont initiés à sa couleur, bleue comme une orange...

Par les mythologues nous savons que Gaïa est vivante, qu’elle ressent les blessures et peut tonner d’un courroux exterminateur. Les scientifiques ont percé bien des mystères, de la dérive des continents à la fonte des neiges, même si El Niño, un tsunami ou un « très vieux volcan que l’on croyait éteint » les prend encore au dépourvu. La mer de Barentz a considérablement rétréci, les glaciers s’amenuisent, les neiges éternelles ne sont plus que languettes léchant sans se désaltérer les flancs du Kilimandjaro. Cela se voit à l’œil nu, à certains endroits elle est bien sale. Ce n’est pas une illusion d’optique, puisque je vous le disais, les satellites d’observation de la Terre nous informent qu’elle a des contours, la Terre, que les eaux s’abîment, les terres se craquèlent, et les bassins versants, en recouvrant les frontières, rappellent que la géographie est plus vieille que l’histoire. L’homme est venu après la Terre. Lui doit-il pour autant dévotion ? L’Homme reste plus précieux que la terre. Mais cet humanisme, nous le savons, a une faille intrinsèque, un péché originel : en constituant l’homme en ‘règne souverain’, il l’a séparé des autres êtres vivants et de la nature, a corrompu ses solidarités de survie et ouvert la voie à un individualisme forcené ; il a établi des hiérarchies perverses, entre l’homme et l’environnement, entre l’homme et la femme, entre l’homme et l’autre corvéable, entre l’homme abstrait aux privilèges concrets et les hommes, même ressemblants, même voisins, même prochains, même frères, asservis aux droits du plus puissant. Il a couvert des manœuvres permettant à une minuscule élite financière de tirer créance sur le bien commun, de disposer envers et contre tous du patrimoine de l’humanité, le broyer jusqu’au dernier jus, l’éreinter. God is not the answer, le fondamentalisme écologique non plus. Celui-ci a d’ailleurs péri corps et biens à la cadence où progressait la connaissance de cette finitude produite par les engins spatiaux qui, en éclaireurs paradoxaux, encombrent la stratosphère de leurs débris. Le péril qu’infligent à la planète les abus humains n’est plus une fantaisie surgie de l’esprit enfiévré de sympathiques énergumènes. C’est un fait, que seule récuse l’arrière-garde des savants. Le temps n’est plus seulement à la revendication d’un plan de sauvetage des animaux avant la mise en eau d’un barrage hydroélectrique qui va inonder des millions d’hectares de forêt primaire humide. Il n’est plus à la seule dénonciation de la pèche industrielle à la baleine ou du malmenage de la morue. Il n’est guère plus à l’admiration repue du parcours titanesque des tortues luth pour pondre et des saumons pour convoler. Le surplomb de la protection n’est pas plus fécond que le face à face de la prédation. L’Europe qui, de ses fondations à son organisation, en passant par ses vagabondages coloniaux dévastateurs, ses conflagrations intestines impitoyables et ses guerres meurtrières de voisinage, mêlant envolées sublimes et procédés sanglants ; l’Europe qui s’est laborieusement redessinée elle-même, faisant de la géographie une alliée de la politique ; l’Europe qui s’est dotée de règles généreuses qu’elle prend la peine d’appliquer, en sanctionnant les transgressions ; l’Europe qui doute et donc se ravive, cette Europe-là semble en pole position pour inclure dans ses nouvelles utopies une vision de l’homme doué de conscience, de mémoire, d’intuition et de raison, arrimé à son milieu dans un rapport qui ne soit ni de chimérique harmonie ni de stérile servitude. Qui peut, sur cette vision, construire un discours politique plus subtil pour l’homme chez lui sur terre ? Qui, sinon ces pionniers du pressentiment écologique, vite, avant qu’ils ne sombrent dans une mélancolie bréhaigne de vétérans desséchés.

Entendre ce que déclarent les autres cultures, comprendre ce que divulguent les autres pratiques, partager les savoirs, échanger les expériences, relier et lier les destins. Telle doit être la nouvelle injonction du monde au monde.

Christiane TaubiraChristiane TAUBIRA
Députée de Guyane

 

(1)’Très vieux volcan que l’on croyait éteint’ : Jacques Brel, Ne me quitte pas
(2) ‘Règne souverain de l’homme sur la nature’ : Claude Lévi-Strauss, Anthropologie structurale II
(3) ‘God is not the answer’: titre de Marvin Gaye

           

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07 mai 2009

Vincent Peillon "oublie" ségolène Royal.

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Plusieurs centaines de sympathisants du courant "L'espoir à gauche" se sont donnée rendez-vous dans un sous-sol du Sénat le 25 avril dernier. Fondé avant le congrés de Reims, ce club attendait promouvoir la candidature de Ségolène Royal à la tête du PS puis à la présidentielle de 2012.

Pourtant selon le Canard Enchaîné, le principal animateur Vincent Peillon a annoncé une université d'été les 21 et 22 août prochain à Marseille à laquelle il n'a jugé bon d'inviter...Ségolène Royal.

Source: Indiscret

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03 mai 2009

Sévère réquisitoire de Bayrou contre Sarkozy

Dans son dernier ouvrage, François Bayrou tacle sans ménagement Nicolas Sarkozy, à qui il reproche de vouloir «imposer un schéma à l’opposé du modèle républicain français».

Dans son pamphlet Abus du pouvoir (Plon) qui sort aujourd’hui, le président du Mouvement démocrate attaque violemment le chef de l’Etat. Sans pour autant prendre la main tendue par le PS.

Votre livre est un brûlot anti-Sarkozy. Vous y fustigez «l’égocratie», «l’abandon du modèle républicain», «le culte de l’argent» «un renversement de toutes les valeurs de la France». Bref, vous n’y allez pas avec le dos de la cuillère…

François BAYROU : «L’eau tiède, ce n’est pas mon genre. Il faut dire les choses carrément. Il faut être dans la vérité des mots. Quel est le problème ? C’est que des millions de Français éprouvent un profond malaise devant ce pouvoir dont ils ne perçoivent pas le dessein. Ils se retrouvent seuls et démunis face à un gouvernement qui leur impose un schéma qui s’affirme à l’opposé du modèle républicain français construit sur les valeurs de solidarité, socle de notre Constitution.»
Vous brossez de Nicolas Sarkozy le portait d’un bushiste sans complexe. N’est-ce pas un peu caricatural ?
«Il a choisi très tôt la logique de l’autre modèle américain, qui ne sera pas, je l’espère, celui d’Obama. J’ai encore en mémoire son voyage dans l’Amérique de Bush où il était allé dénoncer le veto français à la guerre en Irak. Depuis, il s’affirme en promoteur d’un système qui nous a conduits à la pire crise financière que nous ayons connue. C’est aussi la tentative de mainmise sur les leviers de pouvoir, justice ou médias. Le modèle pluraliste de la société française est en cause et je veux le réhabiliter. Le malaise qui s’exprime dans la rue n’a rien de corporatiste. Il est bien plus profond.»
Vous avez retenu la leçon de François Mitterrand, dénonçant en 1964 «le coup d’Etat permanent» du régime gaullien…
«C’est vrai qu’il y a des ressemblances. Toutefois, la charge de Mitterrand visait principalement le fonctionnement des institutions alors que je dénonce les choix d’une politique qui injecte du marché dans les services publics ou qui, au plan international, nous fait rejoindre le commandement intégré de l’Otan. Ma thèse, c’est que Nicolas Sarkozy va dans tous les sens dans ce qui est secondaire, mais que sur l’essentiel, il obéit à cette idéologie du profit que résume très bien son récent propos tenu à Saint-Quentin : " Une société égalitaire c’est le contraire d’une société de liberté et de responsabilité ". Cela me choque.»
Est-il vrai que TFI vous a «blacklisté» suite à la publication de votre ouvrage ?
«L’interview programmée ce jeudi dans le 20 h de Laurence Ferrari a été annulée sur ordre de Jean-Claude Dassier. Le directeur de TF1 a expliqué que le JT ne doit pas être le lieu des campagnes de promotion des livres d’hommes politiques. Je demande simplement que l’on vérifie que Nicolas Sarkozy ne soit pas venu présenter lui-même son livre Libre [Pocket/2005] lors de sa parution.»
Votre stratégie à gauche séduit les symphatisants du PS. Deux sur trois sont favorables à une alliance PS/Modem. Pourtant, vous venez de refuser la main tendue de Hollande…
«A la différence de François Hollande, je ne suis pas favorable à la vieille technique du programme commun. Ce qu’il faut reconstruire dans ce pays, c’est le pluralisme. Il ne faut pas dire aux citoyens " Voilà, on est tous pareils ". Je veux bien partager, dialoguer, mais pas jouer de la confusion et du mélange des genres. Je crois que celui qui s’imposera [lors de la présidentielle de 2012] sera le plus rassembleur.»
Les sondages prédisent une abstention record aux européennes. Comment réconcilier l’Europe et les citoyens ? Jugez-vous avec sévérité le bilan Barroso ?
«En matière de lisibilité de l’Union, je ferai deux propositions. La première, c’est qu’aucune décision ne soit prise sans qu’elle ait été annoncée trois mois à l’avance. La seconde : que toutes les délibérations soient publiques, télévisées. Que l’on sache ce que votent les représentants français. Afin de cesser ce petit jeu du " c’est la faute à Bruxelles ", auquel nous ne participerons jamais.» Le bilan Barroso, je le juge globalement insatisfaisant. La Commission ne s’est pas fait entendre car elle est trop à la remorque des gouvernements. Il faut changer de président. Je propose l’Italien Mario Monti, le Belge Guy Verhofstadt ou bien le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker.»

Propos recueillis par Xavier BROUET.

Source: LE REPUBLICAIN LORRAIN

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Manuel Valls chez Ruquier le 2 Mais 09

Manuel Valls vs Zemmour Naulleau 1 [itv] Ruquier 020509 Onpc
Vidéo envoyée par peanutsie

 


Manuel Valls vs Zemmour Naulleau 2 [itv] Ruquier 020509 Onpc
envoyé par peanutsie

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