LE QUINQUENNAT
L'équipe de Sarkozy veut surveiller les propos anti-Sarkozy des syndicats
28.04.2012 à 13h44
A l'approche des manifestations du 1er mai, l'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy a demandé au Conseil supérieur de l'audiovisuel de décompter du temps de parole de François Hollande tout propos anti-Sarkozy que tiendraient les responsables syndicaux à la radio ou à la télévision. Dans un courrier au président du CSA Michel Boyon, le directeur de campagne du président-candidat de l'UMP, Guillaume Lambert, rappelle que plusieurs syndicats ont ces derniers jours "explicitement appelé à voter contre Nicolas Sarkozy" au second tour, le 6 mai. Il cite la CGT, la FSU, le Syndicat de la magistrature (SM) ou encore l'Unef (étudiants).
"Je tiens à souligner que, dans une configuration comme le second tour de l'élection présidentielle, où ne se trouvent plus en présence que deux candidats, un appel à faire battre ou à voter contre un des candidats s'analyse nécessairement comme un appel à voter pour l'autre candidat en lice. (...) Je vous demande donc de bien vouloir veiller à la comptabilisation, au titre du 'soutien' à François Hollande, des propos critiques tenus à l'encontre de Nicolas Sarkozy par toute personne morale ou physique qui appellerait explicitement les électeurs à voter contre lui ou à assurer sa défaite".
1er-Mai, alerte à l'imposture !
|28.04.2012 à 12h38 • Mis à jour le28.04.2012 à 13h40
Par Annie Ernaux
Stupeur, colère - il ose faire ça ! -, ma première réaction à la proclamation de Nicolas Sarkozy de fêter " le vrai travail" le 1er mai sur la place de la Concorde. Puis la sensation d'une blessure. Celle infligée à la mémoire des luttes de plus d'un siècle, partout dans le monde, pour l'obtention de droits sociaux, d'un temps de travail défini et limité, huit heures par jour, quarante-huit heures par semaine, contre un patronat sûr de la légitimité de sa domination, qui ne voulait aucune règle. Des luttes qui, répétées, tenaces, aboutiront en France au Front populaire, changeant la vie de la majorité des gens. Mais aussi des luttes dans lesquelles des ouvriers ont été blessés, sont morts : le 1er mai 1891, à Fourmies, dans le Nord, un homme, quatre garçons et quatre filles entre 14 et 20 ans ; le 1er mai 1906 - l'année de naissance de ma mère qui travaillera dans une usine dès l'âge de 12 ans -, deux morts à Paris.
Même si sa signification s'est affadie, même s'il est surtout accueilli comme la chance d'un jour férié, si les défilés et rassemblements sont plus ou moins nombreux, le 1er-Mai est un "lieu de mémoire ", tel que l'a défini l'historien Pierre Nora, c'est-à-dire de fête, d'emblème, de monument, etc., où s'incarne la mémoire nationale. Autant qu'un symbole de la lutte internationale des travailleurs, il est un lieu de la mémoire sociale des Français et il n'est, je crois, personne qui ne le ressente comme associé à l'idéal républicain de liberté, d'égalité, de fraternité. A preuve, le 1er mai 2002, qui a vu un million et demi de citoyens descendre dans les rues pour manifester leur attachement à ces valeurs.
Le propre de ce gouvernement a été d'oser tout. De nous surprendre en osant tout. D'avoir toujours un temps d'avance sur ce qu'on pouvait imaginer. En ces derniers jours de son mandat présidentiel, Nicolas Sarkozy aux abois s'empare sans vergogne de la fête du 1er-Mai, la confisque à son profit pour faire coup double : occuper le terrain dans tous les sens du terme à la place des syndicats et de la gauche, passer sur ces corps intermédiaires dont il souhaite la suppression, qu'il méprise ouvertement - "quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit", s'est-il vanté naguère - faire l'événement du jour et se rallier les électeurs de Marine Le Pen, voire d'autres, que ce slogan du " vrai travail" séduirait, comme il y a cinq ans celui de "remettre la France au travail".
En 1941, Pétain avait fait main basse sur le 1er-Mai pour le vider de son sens de lutte internationale, remplaçant la Fête des travailleurs par la "Fête du travail et de la Concorde sociale". Les contextes historiques diffèrent mais on peut assimiler la captation du 1er-Mai par Nicolas Sarkozy à celle de Pétain. Pour les tristes raisons que l'on sait, le chef de Vichy faisait appel à "l'union nationale", Nicolas Sarkozy, lui, est clairement dans une stratégie de division nationale, la même qu'il applique avec constance depuis qu'il a été élu. C'est uniquement là qu'il n'a pas varié et que, malheureusement, il a obtenu ses meilleurs résultats, peut-être, hélas aussi, les plus durables.
Gouverner, c'est diviser, tel est le système Sarkozy. Mais diviser en stigmatisant, en dressant une partie de la population contre l'autre. Depuis 2007, il n'a eu de cesse de créer, d'inventer, par son discours, deux catégories de citoyens, dont l'une est désignée comme responsable des problèmes de l'autre, qu'elle menace sourdement. Ces catégories sont mouvantes, mais toujours tranchées, Français/immigrés, travailleurs/assistés, gens honnêtes/délinquants, victimes...
Le discours sarkozien les a si bien installées dans nos habitudes de pensée, ces catégories, qu'il n'est plus besoin qu'elles soient expressément désignées, l'allusion suffit, instantanément décodée par tout le monde, avec les connotations négatives qui leur sont associées. Ce qui est bien sûr le cas ici avec l'expression "vrai travail", qui sous-entend non l'existence absurde d'un faux travail ni même de faux travailleurs (sauf peut-être sans-papiers, clandestins) mais celle de "faux chômeurs", qui ne cherchent aucun travail, des "assistés ", terme en vogue depuis cinq ans, donc une catégorie de profiteurs paresseux, naguère soupçonnés de faire la grasse matinée, quand d'autres "se lèvent tôt".
Dans ce système binaire qui violente la réalité complexe du pays, sa diversité sociale et culturelle, qui attise les haines, il y a, d'un côté, une France méritante, courageuse, respectueuse des lois, la "vraie" France, légitime sur son sol ancestral, et de l'autre, une population indigne qui n'a pas vocation à incarner cette vraie France, constituée qu'elle est de "communautés" - terme d'exclusion dans le répertoire du chef de l'Etat, repris par les médias sans discussion - d'origine étrangère, d'individus parasites. Un ensemble flou, menaçant, auquel, selon les moments et les circonstances, sont adjoints les grévistes, les profs, voire les juges, censés relâcher tous les délinquants, et "les élites ". La vraie France a droit à des flots de compassion, parce qu'elle "souffre", leitmotiv de la campagne de Sarkozy, l'autre, souvent la plus pauvre et la plus fragile, est vilipendée, livrée en pâture à la première comme source de ses malheurs.
On se souvient peut-être d'une séquence télévisuelle de 1987 qui montrait le candidat Sarkozy en campagne, évoluant dans un wagon du RER au milieu des voyageurs tranquilles. Il se penche vers une dame assise, l'interpelle avec une incroyable, étrange excitation : "Vous avez peur, hein, madame, vous avez peur ?" La voyageuse le regarde avec étonnement, presque de l'ahurissement, sans répondre. Véritable scène révélatrice et annonciatrice de la gouvernance qu'il a mise en oeuvre depuis cinq ans : susciter la peur, des fantasmes de peur, pour apparaître comme le protecteur.
C'est là toute l'imposture de ce qu'on ne saurait pas même appeler une idéologie, mais un plan cynique pour occulter une politique qui favorise les banques, les patrons du CAC 40, les actionnaires, les bailleurs de multiples appartements, les hauts revenus et les exilés fiscaux. L'imposture, elle est là encore, évidente, révoltante, dans cette communion prévue le 1er mai autour d'une valeur travail déconnectée de l'emploi et du salaire, de la hausse des loyers, des étiquettes de prix au supermarché et du coût des soins dentaires.
Quel travail, où le travail, quand des usines licencient, ferment du jour au lendemain, que les files d'attente s'allongent à Pôle emploi ? Pour qui le travail, à la couleur de la peau, à l'âge ou au diplôme ? Comment le travail, dans une atmosphère de harcèlement, dans les déplacements quotidiens au bout du RER ou les trajets de 50 km à l'aube ? Combien le travail, 1 000, 1 500 euros dont il faut déduire le loyer de 500 euros ? Rien de tout cela n'importe à un candidat qui, depuis cinq ans, n'a cherché qu'à déréglementer le travail, à l'imposer le dimanche, à détruire le service public d'éducation et de santé, à "rassurer les investisseurs".
Le 1er-Mai de Sarkozy et de l'UMP, c'est en réalité la fête du libéralisme dur, "décomplexé", dont l'ambition est de néantiser la représentation syndicale et d'étouffer les luttes sociales. Place de la Concorde, derrière les majestueuses fenêtres de l'Hôtel Plazza et des appartements de 300 m2, les gens pourront regarder le spectacle avec amusement.
C'est tout à l'honneur de François Hollande de rompre avec cette vision d'une France en guerre contre l'autre, par exemple en refusant, ces jours-ci, de revenir sur son projet de vote des étrangers aux élections locales, vote qui rapprocherait les habitants, oeuvrerait à ce vivre-ensemble qui se réalise peu à peu et sans drame dans des villes de la grande banlieue, comme celle où je réside. Ou en s'opposant au principe d'une "présomption de légitime défense" pour les policiers, issue du programme de l'extrême droite, porte ouverte à tous les droits en matière de répression, pierre angulaire d'un système policier.
Il faut casser cet imaginaire de suspicion et de haine qui empoisonne le pays, mais cela ne se fera qu'en engageant la lutte pour un partage des richesses, l'égalité dans l'éducation, l'accès aux soins, à la culture, des conditions de vie meilleures pour tous. Pour une République sociale.
Née en 1940, Annie Ernaux est agrégée de lettres modernes et a enseigné au lycée avant de devenir écrivaine dans les années 1970. Auteure de nombreux romans en partie autobiographiques, elle a obtenu plusieurs prix, dont le prix Renaudot en 1984. Elle revendique dans son oeuvre littéraire une démarche empruntée aux sciences humaines, inspirée
par la sociologie de Pierre Bourdieu. Son dernier ouvrage est "L'Atelier noir" (Editions des Busclats, 2011)
Annie Ernaux
Psychiatrie, la dérive sécuritaire dans l’Hérault
Lundi 26 mars 2012, un militant défenseur de l’environnement s’est rendu à la mairie de son village vers 18 h, ayant appris que le maire de sa commune, Loupian (Hérault), avait demandé le déclassement de l’unique zone terrestre Natura 2000 du village. Il a alors entamé une action non violente dans les locaux de l’hôtel de ville en s’enchaînant à la grille d’un puits.
Elus, gendarmes et pompiers se rendent sur place et décident, bien que l’action se déroule dans le calme, de l’hospitalisation d’office du militant par arrêté municipal !
48 heures plus tard, personne n’avait encore pu communiquer avec ce militant qui, aux dernières nouvelles est toujours hospitalisé d’office. La municipalité refuse de donner toute information. La gendarmerie indique que l’action troublait l’ordre public et que le militant présentait un danger… pour lui-même !
Depuis la promulgation de la nouvelle loi du 5 juillet 2011, une étape vient d’être franchie sur les hospitalisations psychiatriques sans consentement. Avec cette application très large du trouble à l’ordre public pourront être internés tous les militants et syndicalistes qui gênent les petites affaires des dirigeants aussi bien locaux que nationaux...
Le Parti de Gauche dénonce avec force cette atteinte scandaleuse et ubuesque portée à une liberté fondamentale, celle pour tout citoyen-n-e de s’exprimer de manière non-violente. Le Parti de Gauche appuie toutes les démarches qui permettront de libérer ce militant et faire cesser ce déni de République qui rappelle les pratiques des pires régimes autoritaires.
Hélène Franco
Présidentielle 2007: Kadhafi aurait financé Sarkozy
Cet article est la poursuite d'une enquête de plusieurs mois de Mediapart sur Ziad Takieddine. Partie des interrogations sur le financement de la campagne d'Edouard Balladur en 1995, en marge de l'affaire Karachi, notre enquête a débouché sur les étonnantes connexions politiques du marchand d'armes, qui, dès 2002, a repris son rôle d'intermédiaire officieux du gouvernement. Et tout particulièrement du ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy.
Sous le titre “Les Documents Takieddine”, Mediapart a publié, de juillet à septembre, des notes et des mémos remis par M. Takieddine au cabinet de Nicolas Sarkozy, de 2003 à 2008. « Les notes que j’ai établies sur mon ordinateur sur les différents pays, la Syrie, l’Arabie saoudite, la Libye et le Liban, sont réelles et ont été remises par moi-même à M. Guéant, qui en avait besoin pour les remettre au ministre (ndlr, Nicolas Sarkozy), qu’il appelait le patron », a d'ailleurs assuré M. Takieddine, le 12 octobre 2011, devant le juge Renaud Van Ruymbeke.
Dans cet ensemble, la Libye tient une place centrale, initialement liée aux contacts du marchand d'armes avec, d'une part, Abdallah Senoussi, l'ancien chef des services secrets libyens, et, d'autre part, avec Saïf al-Islam Kadhafi, l'un des fils du dictateur déchu, aujourd'hui emprisonné en Libye.
Du point de vue judiciaire, les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire ont été saisis en décembre 2010 d'une enquête sur les marchés d'armement en Arabie saoudite et au Pakistan, qui a provoqué la mise en examen, outre de Ziad Takieddine, de plusieurs proches du chef de l'Etat : Thierry Gaubert, son ancien collaborateur au ministère du budget, Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d'Edouard Balladur et actuel n°2 du groupe LVMH, et Renaud Donnedieu de Vabres, ancien conseiller spécial du ministre de la défense, Francçois Léotard.
Des enfants forcés de crier "Vive Sarkozy" ?
Par la rédaction le 15/02/2012
L'Elysée a-t-il mis en scène des enfants acclamant Nicolas Sarkozy lors d'un déplacement ? Certains parents montent au créneau, et sont relayés par le Daily mail, mais la mise en scène pourrait ne pas être aussi élaborée qu'ils le craignent.
Des enfants "forcés" d'acclamer Sarkozy durant un déplacement ? C'est ce que prétend aujourd'hui le quotidien britannique The Daily Mail. "Le président a suscité la polémique après qu'une douzaine d'enfants ont été forcés de s'écrier «Vive Sarkozy» alors qu'il visitait leur école." La polémique est en réalité née d'un article daté du 11 février et paru dans le quotidien régional La Dépêche du Midi. En déplacement à Lavaur, près de Toulouse, Sarkozy a été accueilli par des enfants qui l'ont acclamé alors que le chef de l'Etat se trouvait sur le parvis de l'Hôtel de ville.
LES VOEUX DE NICOLAS SARKOZY ONT COÛTÉ 6,5 MILLIONS D'EUROS
Sur Politique Net
Onze cérémonies de voeux décentralisés, cinq réceptions à l'Elysée, deux émissions de télévision. Celui qui n'est encore candidat est très actif en ce mois de janvier. Et pour ses voeux, il n'a oublié personne : les parlementaires, les magistrats, les représentants des religions, les enseignants, les militaires, les agriculteurs, les chefs d'entreprise, etc. Nicolas Sarkozyest sur tous les fronts. Mais combien ont coûté toutes ces cérémonies de vœux ? Le Canard enchaîné s'est risqué à une estimation. Et la note est très salée : près de 6,5 millions d'euros.
Voeux 2012 : 550 000 euros (hors transport)
C'est la 4ème année consécutive que Nicolas Sarkozy organise des "vœux décentralisés". Et chaque année, il y en a toujours plus. En 2009, il y en a eu 5. En 2012, le chiffre a doublé avec 11 cérémonies de vœux. "Coût moyen de ces prestations, hors transport : 17 000 euros. En 2010, la facture grimpe à 45 000 euros la cérémonie, toujours sans les déplacements", indique Le Canard. Et en 2012 ? Pas de chiffres officiels, juste une estimation de l'hebdomadaire : "le montant des amuse-gueules et du vin millésimé 2012 doit avoisiner les 50 000 euros par sauterie. Soit déjà 550 000 euros"
Frais de transport : 800 000 euros
De l'avion officiel à l'avion de secours en passant par les vols spéciaux affrétés pour les journalistes et pris en charge par l'Etat, les coûts de transport de ces vœux décentralisés sont très élevés : "Pour dix de ces allers et retours en province, Sarkozy a utilisé un Falcon 7X. Soit une vingtaine d'heures de vol au tarif unique de 5000 euros (prix d'ami du ministère de la Défense), explique Le Canard. Pour se rendre en Guyane, il est monté à bord de son Airbus A330, le fameux Air Sarko One. Une quinzaine d'heures de vol facturées 20 000 euros l'unité. Le montant total des déplacements atteint donc les 400 000 euros. Un chiffre qu'il faut au moins doubler si on y ajoute le coût du Spare (l'avion de secours)" et de l'avion affrété pour les journalistes. Montant total de la facture ? 800 000 euros. "Une somme proche des estimations de la Cour des comptes", précise l'hebdomadaire. Lire la suite sur Politique Net
Pour le PS, l'Elysée "verrouille" les postes-clés de l'Etat
De concert, la garde rapprochée de François Hollande a vivement critiqué ce mercredi les nominations à des postes-clés de l'Etat à quelques mois de la présidentielle.
La Caisse des dépôts et consignations est un investisseur public qui a un rôle conséquent et reconnu dans le développement économique du pays par l'appui apporté à ses acteurs grâce à sa capacité d'investissement qu'elle peut mobiliser pour le compte de projets à long terme.
Alors que le quotidien Libération présente, ce mercredi, l'arrivée du secrétaire général de l'Élysée Xavier Musca à la tête de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) comme "très probable, pour ne pas dire acquise", les responsables socialistes accusent Nicolas Sarkozy de verrouiller les postes-clés de l'Etat.
"Magistrature, police, préfectorale, les nominations des amis de Nicolas Sarkozy aux postes-clés de la République s'accélèrent", a ainsi estimé François Rebsamen, membre de l'équipe de campagne de François Hollande. "C'est sans doute le signe de sa fébrilité face à l'échéance de mai 2012", poursuit le chef de file des sénateurs PS dans un communiqué.
Interrogé sur RTL ce matin, le directeur de la communication de la campagne de François Hollande, Manuel Valls, a jugé "pas opportune" l'éventuelle nomination de Xavier Musca à la direction de la CDC.
Egalement candidat malheureux à la primaire de son parti, Arnaud Montebourg estime quant à lui que "les nominations en série et en catastrophe par le pouvoir sarkozyste dans des secteurs stratégiques de l'économie et de la justice montrent un pouvoir coupé de la société, cherchant à contrôler plutôt qu'à respecter et comprendre".
Car, si la succession de l'actuel directeur de la CDC, Augustin de Romanet, ne devrait pas intervenir avant mars, d'autres nominations, dans le domaine judiciaire cette fois, n'ont pas manqué de susciter des réactions.
Ainsi le sénateur PS André Vallini, chargé des questions de justice auprès du candidat François Hollande jugeait, en novembre dernier, "inacceptable" et "indécente" l'arrivée du directeur de cabinet du ministère de la Justice François Molins au poste de procureur de Paris. Aujourd'hui, l'élu de l'Isère dénonce "le grand verrouillage" de la magistrature avec "la nomination de magistrats réputés proches de la droite à des postes-clés".
Une attaque qui fait échos à la future nomination d'André Ride, inspecteur général des services judiciaires, au poste sensible de procureur général à Bordeaux. Là où est dorénavant instruite l'affaire Bettencourt.
La semaine dernière, après que le Conseil supérieur de la magistrature a rendu un avis favorable à la nomination de l'ex procureur générale de Grenoble au parquet de Bordeaux, le PS, soulignant sur son site que "le gouvernement avait décidé d'engager l’un des plus vastes mouvements de procureurs depuis longtemps" se posait la question de savoir "quelle est la justification de ce gigantesque mouvement si ce n’est de permettre, à cette occasion, quelques nominations sures ?"
"Plus que jamais une réforme des conditions de nomination des magistrats du parquet est nécessaire qui s'accompagnera, si François Hollande est élu, d'une réforme du Conseil supérieur de la magistrature", prévient ce mercredi André Vallini.
Elysée 2012 : Sarkozy prêt à un coup de force ?
Depuis un décret autorisant dans certains cas l’usage d’armes de guerre pour réprimer « la participation délictuelle à un attroupement », en clair une manif’ qui tourne mal, comme une sourde inquiétude monte, monte…
En matière législative, il y a des dates qui mettent la puce à l’oreille : au moment où la France entière se prélasse pépère au camping des Flots bleus, nos gouvernants s’avisent régulièrement de faire passer discrétos les réformes les plus scabreuses. Le 3 août 2009 (...)
Mitrailleuses légères contre manifestants
Car ce n’est pas tout pour l’été 2011. En matière de discrétion, le décret du 30 juin 2011, « relatif aux armes à feu susceptibles d’être utilisées pour le maintien de l’ordre public » se pose là : saviez-vous qu’il autorise l’usage de fusils à répétition de précision de calibre 7,62 x 51 mm, à savoir tout simplement les fusils d’assaut et mitrailleuses légères utilisés par l’Otan ? Mais pas de panique, nous rassure l’éminent blogueur juriste, Maître Eolas. (…)
1 : Editorial à la Une de La nouvelle tribune du 29 août 2009
2 : Ça ne s’invente pas ! Le journal du pays basque, 1er septembre 2011

La suite de cet article est à découvrir dans Zélium N° 7. Le journal satirique est de retour ! Après un N° 6 l’été dernier, faute de liquidités, l’équipage fourbissait ses armes en attendant les résultats définitifs des ventes. Et puis chouette : les comptes laissent apparaître un excédent – sans payer personne, bien sûr : pas de bureaux, pas de « chef » et pas de salaire ! – qui a permis la sortie de ce magnifique N° 7, désormais affublé du titre d‘irrégulomadaire. Que je ne saurais trop vous conseiller d’aller acheter séance tenante chez votre marchand de journaux. Histoire de soutenir la presse satirique indépendante, irrévérencieuse et fauchée !
Déplacements présidentiels : une partie pourrait relever des frais de campagne
Sur LIBERATION
C'est la Commission des comptes de campagne qui l'affirme, en réponse à une demande du PS.
Une partie du coût des déplacements du chef de l'Etat pourrait être intégrée à son compte de campagne s'il était "amené à exposer les éléments d'un programme de futur candidat" avant sa déclaration de candidature, a écrit le président de Commission des comptes de campagne (CNCCFP), en réponse à une demande du PS.
"Si au cours de ces manifestations auxquelles il participe dans la période précédant l'annonce éventuelle de sa candidature à la prochaine élection, il est amené à exposer les éléments d'un programme de futur candidat, le coût de l'organisation de ces manifestations devrait être réintégré ultérieurement au compte de campagne, en tout ou partie", écrit François Logerot à deux députés proches de François Hollande.
Daniel Vaillant, mandataire du candidat PS, et Pascal Terrasse avaient saisi le 30 novembre la CNCCFP sur les frais de déplacement de Nicolas Sarkozy qui relèvent, selon eux, "d'actes de propagande".


