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8 novembre 2007

Patrick MENUCCI : Ma candidate ( P.Menucci)

Ma candidate

[mercredi 7 novembre 2007]
Patrick Mennucci
Albin Michel

Il a été l’un des premiers à la suivre dans son aventure présidentielle, il est aujourd’hui le chef de file de la contre-attaque éditoriale dans un récit qui tend à redorer le blason royaliste. Et qui ternit un peu plus, accessoirement, celui du Parti socialiste... Patrick Mennucci - un temps surnommé Ségolin rue de Solférino - raconte comment il s’est mis, presque par hasard, dans le sillage de Ségolène Royal, sa “candidate”, à l’occasion de ce fameux voyage au Chili qu’elle n’aurait jamais dû effectuer si Jack Lang n’avait pas rechigné parce que “le parti ne paie pas la classe affaires”. C’est le début de tout. Pendant qu’à Jarnac les éléphants sont “ceux de la pluie”, “trempés comme des soupes, dégoulinants et transis dans leurs lourds manteaux”, Ségolène, elle, sera “celle du soleil”. Après ce coup d’éclat, Patrick Mennucci se mue progressivement en grand organisateur de la campagne et des réseaux ségolistes. Ce qui lui permet de voir de près comment les caciques du PS ont commencé à prendre peur de “la Zapatera” et à lui mettre des bâtons dans les roues. “Pendant des mois, raconte-t-il, des camarades passent plus de temps à savonner la planche sous ses pieds qu’ils ne mettent de conviction à se battre contre la droite.” Sur le banc des accusés : Laurent Fabius, “trente-cinq ans au PS pour en arriver à porter des coups de dague au moment crucial” ; les strauss-kahniens, “de vraies brutes” ; et une “dernière catégorie de tontons flingueurs, celle-là définitivement nuisible”, les “francs-tireurs” Claude Allègre et Michel Charasse. “Seule contre la rue de Solférino”, Ségolène a fini par connaître ce fameux “trou d’air” fatal, avec une succession de bourdes que l’auteur s’échine à remettre dans leur contexte ou à dédramatiser. Quoi qu’il en soit, elle a perdu face à Nicolas Sarkozy. Ce qui n’empêche pas Patrick Mennucci de “désirer demain”. Dans cinq ans, le cas échéant, il serait “fier d’être de nouveau à côté d’elle”.

284 pages, 19 euros.

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