Opération policière à Villiers le bel
OPERATION POLICIERE A
VILLIERS-LE-BEL
La mobilisation des policiers
pour l'interpellation des auteurs présumés des violences de novembre, a été
"mise en scène" selon Bayrou, alors que le maire Didier Vaillant regrette
d'avoir été prévenu par la presse.
La gauche et le président du
MoDem, François Bayrou, ont sévèrement critiqué, lundi 18 février, la
médiatisation de l'opération de police menée au matin à Villiers-le-Bel
(Val-d'Oise), la considérant motivée par les élections municipales de mars.
Le fait que les médias aient été massivement prévenus, avant les élus locaux,
de l'imposant déploiement de forces, a suscité une volée de bois vert contre le
gouvernement, l'opération elle-même étant relativement épargnée. (…)
"Quand des caméras accompagnent des opérations policières massives en
période municipale, c'est une façon d'influencer l'opinion, de vouloir faire
peur", a fustigé [de son côté] Ségolène Royal, évoquant un
"dysfonctionnement grave de la République". "J'espère que les
Français vont sanctionner par leur vote" aux municipales "ce type de
manipulation", a déclaré l'ex-candidate PS à la présidentielle.
Le PCF a dénoncé un "gigantesque cirque médiatique" (…)
Nicolas Sarkozy "renoue
avec ses fondamentaux: la police au service de sa politique spectacle", a dénoncé
la LCR.
Le maire PS de Villiers-le-Bel, Didier Vaillant, a jugé "tout à fait
regrettable" d'avoir été prévenu après la presse. Et il a également mis
l'accent sur la nécessité de renforcer la présence policière sur le terrain.
"Depuis de nombreuses années nous demandons l'affectation de 40 policiers
supplémentaires" au commissariat voisin de Sarcelles "et
l'affectation de policiers permettant de doter correctement le nouveau
commissariat de Villiers-le-Bel", a dénoncé Didier Vaillant, dans un
communiqué conjoint avec la sénatrice du Val d'Oise Raymonde Le Texier (PS) et
le député-maire de Sarcelles François Pupponi (PS).
"A ces deux questions, nous n'avons jamais obtenu à ce jour aucune réponse
du gouvernement", ont-ils regretté.
La porte-parole de l'UMP Nadine Morano est restée de marbre face à ces
accusations, évoquant une "opération efficacité". "En France, il
n'y a pas de non droit (...). Les Français sont sensibles à la politique de
zéro tolérance", a-t-elle ajouté.
(…) Michèle Alliot-Marie a pour sa part dit qu'elle "regrettait
profondément que des fuites aient conduit à une médiatisation importante de
cette opération, parce que cette médiatisation pouvait avoir des conséquences
graves".
La prenant au mot, la secrétaire nationale du PS à la Sécurité, Delphine Batho,
a réclamé "une enquête" du ministère de l'Intérieur pour déterminer
comment la presse avait été avertie.
Mon commentaire: A suivre, donc!!! "Chapeau" à Delphine Batho, pour sa façon très "aïkido" de démonter la protestation de bonne foi de MAM.
Je ne m'attarderai pas sur Morano, dont nous connaissons la parfaite "bonne foi"...