Municipales, César, Brutus.
Après les municipales, les notables de l'UMP pourraient bien, comme dans la Rome antique, se retourner contre celui à qui ils feront porter la responsabilité de leur défaite.
Ca va mal finir ?
Interrogation paradoxale. Car la plus triste fin serait que ça ne
finisse pas. En réalité, comment cela va finir, qui l'ignore ? Cela
finit toujours de la même façon : par l'assassinat de petit César par
petit Brutus, en espérant qu'un Auguste ne rafle pas la mise. Exit de
Gaulle quand Pompidou fit don de sa personne aux beaux quartiers. Exit
Giscard quand Chirac, l'assassin de Chaban, entreprit de lui savonner
d'abord la planche d'entrée, ensuite la planche de sortie. Puis
effondrement de grand-papa Chirac sous les coups de son fils préféré
devenu à son tour chouchou des beaux quartiers. Or les beaux quartiers
en pincent pour François Mon. Consternés, car on a de la tenue dans les
beaux quartiers, par les «mômeries» d'un Sarkozy à qui ils ne
décerneraient plus ni un césar ni un oscar, ils ont trouvé le petit
Brutus prêt à les sauver d'un petit César qui - c'est dire s'il file un
mauvais coton - en arrive à dénoncer devant des individus en bleu de
travail "le capitalisme voyou".
Voilà comment ça va finir. Par une "fillonnade" qui fera office
d'"impeachment" à la française. Le scénario est écrit. Il faut dire
qu'il est écrit depuis plus de deux mille ans. Après une Berezina
municipale, les députés UMP éclopés joueront le rôle des sénateurs
romains lors des ides de mars. Ils feront savoir, précisément, que ça
risque de mal finir ? Non pas que le roi est nu, mais au contraire qu'à
ce rythme il va, et eux aussi par la même occasion, enfiler veste sur
veste, et même des blousons fourrés. Ils ajouteront que même si on
revêt la pourpre de César Bonaparte il faut faire au moins semblant de
s'en affubler au nom de la République.
(...)
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