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8 décembre 2008

Le gouvernement d'Aubry

                        [ 08/12/08 ]

Martine Aubry a composé un « gouvernement » très renouvelé. Benoît Hamon, Arnaud Montebourg, Harlem Désir et François Lamy occupent les avant-postes.

S'entourer de nouvelles têtes, c'était l'une des forces de Ségolène Royal. Critiquée pour être soutenue par les éléphants du parti, Martine Aubry, qui a prononcé dix-huit fois les mots « rénover » ou « rénovation » dans son discours, a voulu relever le défi avec une direction du PS « composée à 60 % de nouveaux visages » et totalement paritaire pour la première fois dans l'histoire du parti. Pour autant, tous les postes clefs sont tenus par des personnalités d'expérience.

Avec 38 secrétaires nationaux (contre 43 dans la précédente direction de François Hollande), le gouvernement du parti est moins resserré qu'annoncé : il fallait satisfaire à la fois les proches de la maire de Lille et ceux de ses alliés Benoît Hamon et Bertrand Delanoë. Trois postes ont été proposés à des proches de Ségolène Royal qui les ont refusés. Hier soir, cette dernière s'est en revanche une nouvelle fois dite « disponible pour travailler » au sein de la direction du PS.

Martine Aubry n'a pas nommé un numéro deux mais placé quatre dirigeants au premier étage de la fusée : l'eurodéputé Benoît Hamon (qui devient porte-parole du PS), le député Arnaud Montebourg (secrétaire national chargé de la rénovation), le député François Lamy, bras droit de la maire de Lille (conseiller politique et en charge de la communication) ainsi que l'eurodéputé Harlem Désir, proche de Bertrand Delanoë (chargé de la coordination). Au deuxième étage, les huit « secrétariats organisationnels », considérés comme régaliens. Christophe Borgel, proche de Dominique Strauss-Kahn, occupe le poste névralgique des « élections » et de la « vie des fédérations ». Le député fabiusien Claude Bartolone est en charge des relations avec les autres partis de gauche. Régis Juanico, un ami de Benoît Hamon, a obtenu le poste stratégique de trésorerie.

Ensuite, parmi les 29 secrétariats « thématiques », sorte de « shadow cabinet », figurent notamment les députés Michel Sapin (qui reste en charge de l'économie), le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadelis (Europe et relations internationales) et Elisabeth Guigou (réforme de l'Etat et collectivités territoriales). On remarque, enfin, la présence d'une personnalité de la « société civile », Bertrand Monthubert, président de l'association Sauvons la recherche, au poste de secrétaire national à l'enseignement supérieur et à la recherche. Autre figure de l'ouverture : la Hongroise Zita Gurmai, présidente du PSE Femmes (Parti socialiste européen) et députée européenne, nommée secrétaire nationale aux droits des femmes.

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L
est obligé d'avoir recourt à Ségolène Royal pour remplir sa mission auprès de Martine Aubry , qu'il laisse sa place à quelqu'un d'autre . Dans ces conditions le PS rique de perdre des voix .
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