Etrange PS, que celui-ci
Cet étrange PS là , qu'est-il, que nous prépare-t-il? Ce PS dans lequel:
- une représentante de la 3è motion - arrivée en 3è position - dirige,
- un représentant de la 4è motion est bombardé« porte parole » du parti des socialistes.
- un
représentant promoteur de la rénovation promet un « best
of » des think tanks » pour aider les socialistes à
penser... Mais ce franglais trompetant suffira-t-il à faire oublier
le déficit de démocratie dans ce beau parti de gauche, dont 50% des
socialistes ont été dépossédés de leur vote par le refus de la
nouvelle secrétaire (et de ses éminences grises) de les inclure en
tenant compte des résultats - 50/50… approximativement - de cette
élection cruciale.
Un groupe d'associés "de bric et de broc" a fait main basse sur le parti des socialistes – mal portant depuis 2002 et cela ne s'est pas arrangé au cours des années – et ils entendent bien tirer de la vache à lait jusqu'à la dernière goutte (pour satisfaire leurs ambitions et un certain goût du confort, sans doute).
Un jeune Tartarin fraîchement promu par la direction au poste de "porte parole" des socialistes (il avait obtenu un si petit nombre de suffrages: 20% au maximum... Mais sans doute cela le rendra-t-il docile face à sa bienfaitrice et ses éminences grises) s'ébat parmi les décombres de la grande maison. Bouilllant de zèle, il tire à droite, il tire à gauche, sur tout ce qui bouge, sur tout ce qui vole au dessus de sa tête.
Le jeune Tartarin (un peu faussaire aussi? ) du PS ne convainc personne.
Pas plus que cette contre façon de PS qui s'étale sur les manchettes de journaux, surtout pour ne rien dire.
Rappelons nos souvenirs:
- une présidentielle où quelques
« socialistes » (se proclamant tels, et confirmés par de
gentils électeurs - trop naïfs? - ayant jugé
sur des discours enflammés et non « sur pièce »,
c.a.d. sur des actes) on favorisé par leurs silences , sinon par
leurs votes l’arrivée la droite au pouvoir.
- les suites d’une
présidentielles où ils (la majorité au Bureau national) ont
retardé au maximum le congrès , pour retarder… l’élection
d’une leader de la gauche (laisser « fondre le tas de neige »
sur lequel était assise Mme Royal disait un certain François: ces
encombrants 230 000 socialistes de novembre 2006, qui les
débordaient contrairement aux sages 120 000 de novembre 2005
parfaitement maîtrisables par les 80 000 élus attachés à
leur statut et aux avantages qu’ils impliquent, que compte le PS)
Une alliance objective donc entre le projet de la droite (arriver « aux manettes ») et celui de cette gauche singulière (laisser faire les réformes difficiles par la droite ) pour arriver ensuite comme des sauveurs, dans le pur style « zorro ».
Cela continuerait-il? C'est probable. Royal est un danger, une barricade à abattre: discours en cohérence avec les actes (cf ses propositions et ses mises en œuvre dans sa région dans la mesure du possible), une éthique en politique (aucune attaque personnelle contre des membres du parti socialiste), et sans doute (ce qui fait peut-être peur à une catégorie de personnages politiques): pas de compromission … comme c’est gênant. Il faudrait alors faire ses preuves sans magouiller? Il faudrait s’occuper de ce que disent les Français au lieu de leur infliger quoi penser (cf Montebourg et son « think tank, supposé sans doute préparer un « prêt à penser »?).
Comment peut-on espérer dans ces conditions que les socialistes voteront pour n'importe qui , présenté par ce PS là après une purge dont nous voyons les prémisses .
Comment dans ces conditions, et compte tenu du dégoût qui submerge les socialistes à la suite de la mascarade orchestrée en novembre, envisager de voir ce PS et les personnages qu'il désigne aux votes des prochaines élections recueillir la CONFIANCE des Français, et même des socialistes!!!
Car les résultats des élections à venir sont prévisibles...( « OH! combien de marins, combien de capitaines , Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines, Dans ce morne horizon se sont évanouis! »... NB: Attention, cette citation s'arrête aux mots, les personnages évoqués dans cet extrait d' « Oceano nox » n'ont aucun trait commun avec la grande majorité des personnages évoqués ci-dessus. )
Ce PS là est-il viable: le NON semble une évidence. Mais... ses dirigeants actuels (dont beaucoup restent dans l'ombre tandis que le jeune Hamon fait joujou dans la cour jonchée de gravats) persistent: il est difficile de les soupçonner de naïveté, ou de manque d'intelligence... Alors tout cela pour QUOI , et pour QUI?
Restreindre encore plus les rangs des socialistes ? Entreprise décidée en juin 2007 visant à réduire le nombre des socialistes passés de 120 000 en nov. 2005, à 230 000 en nov. 2006, pour désigner S. Royal à l'investiture. Se poursuivrait-elle?
Revenir à un PS « parti d'élus » dans lequel 80 000 adhérents sont des élus, soucieux de conserver leur pouvoir, leurs avantages, leur fonction (encore plus lucrative lorsqu'il y a cumul) ? Cet objectif semble confirmé par cette nouvelle direction?
Garder « la main » sur cet outil précieux (80 000 élus peuvent maîtriser un parti de 120 000 adhérents: ils sont majoritaires lorsqu'ils veulent protéger leurs privilèges) . A cet égard, le choix de ce PS là, de ne pas réduire les adhésions à 20€ est significatif d'une volonté de faire du PS un outil à l'usage de ses « maîtres » et non pas à l'usage des socialistes.
Et puis pourquoi entretenir depuis si longtemps cette curieuse stratégie de la tension de la part de quelqu'un (Aubry) qui affirmait vouloir rassembler... ?
Hypothèses:
Anesthésier les socialistes adhérents au PS en attendant un homme providentiel? DSK? Celui que de nombreuses presses ont présenté récemment comme le candidat préféré des Français ?.
Ménager, le chou et quelques chèvres. Puis, plus tard , jouer contre les chèvres restantes...
Post scriptum: Bizarre tout de même qu'aucun Strauss Kahniens (ni Cambadelis, ni Moscovici, ni Saban qui annonçait il y a quelques mois, qu'IL compte bien être candidat en 2012) n'ait protesté contre cette mise en avant du porte fanion d'une gauche-gauche, portion du PS ayant reçu une infime partie des votes des socialistes ...Cela leur ressemble si peu, que l'on peut raisonnablement supposer une tactique qui pousse au front une gauche-gauche du PS au cours de ces premiers mois, pour mieux ménager le retour d'une droite DSK .
Échange de bons procédés?... pour des ententes à venir entre les dirigeants actuels?... et dans lesquelles, bien sûr, encore une fois, les socialistes n'auront pas leur mot à dire quelles que soient leurs convictions...
Oui.... Si nous les laissons faire.