PS : que les bouches se ferment !
Si on
disait tout ce qu'on sait...» Cette petite phrase, lâchée par Benoît
Hamon devant quelques collègues socialistes du Parlement européen, trois jours
avant que l'affaire Dray n'éclate au grand jour a fait grand bruit rue de
Solférino. Que savait donc le porte-parole ? Qu'a-t-il voulu dire ? La
réflexion d'Hamon ne concernait en l'occurrence que la vieille bagarre qui
l'oppose à Dray depuis dix ans dans les mouvements lycéens et étudiants. Mais
le fait qu'elle ait été aussitôt disséquée, suspectée et rapportée à Martine
Aubry traduit bien le niveau de tension qui a régné rue de Solférino après le
19 décembre et le désarroi dans lequel se trouve le PS pour commenter
l'affaire. Peu soutenu par les siens, le député de l'Essonne paie aujourd'hui
de solides inimitiés et quelques maladresses, dont il n'est pas toujours
responsable. La bruyante sortie de l'avocat de SOS-Racisme, expliquant le jour
de la perquisition que Julien Dray
n'était pas «dans les petits papiers de
Martine Aubry» a ainsi outré la première secrétaire qui a ravalé du
coup le communiqué de soutien qu'elle s'apprêtait à faire. (...)
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