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27 janvier 2009

Segolene Royal "j'en ai marre...." sur RTL (27-01-2009)

Segolene Royal sur RTL (27-01-2009)
Vidéo envoyée par segolene-royal-videos

Ségolène Royal répondait mardi 27 janvier 2009 à 7h50 aux questions de Jean-Michel Aphatie en direct sur RTL.    Elle a estimé que Martine Aubry avait eu raison de déposer la motion de censure que le PS doit défendre dans l'après-midi à l'Assemblée nationale pour dénoncer "l'inaction économique" du gouvernement Fillon face à la crise. L'ex-candidate à la Présidentielle a eu une violente charge contre les banquiers : "J'en ai marre de voir les banques continuer comme si de rien n’était à pratiquer des intérêts à 18% pour des familles qui ont besoin d’acheter une voiture, de déménager, de vivre"… et la présidente de Poitou-Charentes d'estimer que les banques "ont été renfoulées par le contribuable" et que c'est donc "à l'Etat de fixer des règles".     Ségolène Royal a assuré qu'elle "ne demande rien" au PS qui l'a privé de ressources du fait qu'elle soit dans la minorité du parti. Interrogée sur ses liens avec l'ancien homme d'affaires Pierre Bergé, que le minsitre du Budget, Eric Woerth, lui a demandé d'éclaircir, elle explique : "J'ai rapport très clair avec lui : mon parti c’est le PS, Désirs d’Avenir c’est une association".  Et d'ajouter  : "Pierre Bergé n’est plus directement dans les affaires, il n’est pas le seul à m'aider beaucoup de personnes veulent s’impliquer dans la réflexion".    Et  la présidente de Poitou-Charentes de conclure : "Je suis disponible pour être utile", avec deux souhaits : "m’occuper des relations internationales ou des régions" au sein du PS.

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Sur "le Point"

Ras-le-bol. Ségolène Royal a exprimé sa colère mardi matin quant à l'attitude des banques et du gouvernement face à la crise. "J'en ai marre, j'en ai marre, j'en ai marre de voir des banques continuer comme si de rien n'était à pratiquer des taux d'intérêts à 18 %", s'est-elle emportée sur     RTL   , fustigeant l'État, dont la "responsabilité aujourd'hui est de mettre en contrepartie des règles à l'injection de fonds publics dans les banques". Le gouvernement est "inerte, en deçà de ce qu'il faudrait faire, et n'a pas pris l'ampleur de la crise", a-t-elle dénoncé.

Un jugement sans appel de la présidente PS de Poitou-Charentes, qui renvoie l'exécutif à son "péché originel" : le paquet fiscal. "Ces 15 milliards d'aides auraient dû être mieux répartis", a-elle fustigé, estimant qu'ils auraient pu correspondre à 1.000 euros pour 15 millions de familles. "Il y a également la réforme fiscale qui ne vient pas", s'est-elle insurgée, affirmant que la chasse aux niches pourrait rapporter "1.000 euros pour 20 millions de personnes"."Il y a une angoisse profonde", a prévenu Ségolène Royal, citant pêle-mêle les exemples des "chefs d'entreprises qui se suicident parce qu'ils sont au bout du rouleau", ou les "retraités qui ne prennent plus qu'un repas par jour." "Les Français voient les mois se dérouler et leur endettement s'enfoncer", s'est-elle alarmée, rappelant que "la crise financière est née du surendettement des ménages aux États-Unis."
     

"Avec les altermondialistes, un autre monde est possible"  

  L'ancienne candidate à l'élection présidentielle s'est ensuite brièvement expliquée sur son       récent voyage à Washington, à l'occasion de l'investiture de Barack Obama.   "Je vais là où il y a des moments historiques très importants, mais qui ont un lien les uns avec les autres." Pour Ségolène Royal, "les sachants ont mis le système dans le mur". La solution ? "Il faut que le système social reprenne la main, prenne la rue. Comme l'a dit Barack Obama, avec la démocratie participative, il faut profiter de la crise", a-t-elle insisté, dans une nouvelle tentative subtile de tisser la comparaison entre la démarche du nouveau président américain et la sienne. Il y a une semaine, une vive polémique a éclaté après les déclarations de Ségolène Royal qui avait affirmé qu'elle avait "inspiré" Obama et que ses équipes l'avaient "copiée". "     Un trait d'humour mal compris     ", avait tenté plus tard de justifier la socialiste.  

"Aujourd'hui, il n'est plus possible de faire de la politique sans les gens", a-t-elle fait savoir avant de partir dans les prochaines heures pour le forum social de Belem, au Brésil. "Avec les altermondialistes, un autre monde est possible. Nous devons tous inventer le modèle de développement qui va succéder à la crise." Enfin, invitée à commenter les tensions au sein du PS, Ségolène Royal s'est montrée sereine : "Je ne demande rien pour moi. Je me débrouille comme je peux", a-t-elle répété à plusieurs reprises. La grande rivale de Martine Aubry sait en tout cas se faire entendre.

 

À lire aussi :  

 

          Royal : Obama et moi, et moi, et moi       
   
 
 

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