SEGOLENE ROYAL: LA FORCE TRANQUILLE, LA FEMME DOUBOUT.
Par ALLAIN JULES, vendredi 27 février 2009 Le JDD.FR
Ah, les reportages sensationnels, ces révélations inédites empreintes d'émotion et de passion ne sont visiblement pas morts. Tiens, il s’agit de la seule vraie opposante à Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas une surprise. L’ex slogan « le poids des mots, le choc des photos » n’est visiblement pas mort. Mais, ici, il ne s’agira point de Paris Match. Demain, s’ouvre à Paris, à la Mutualité, le conseil national du Parti Socialiste. Ceci fait dire aux analystes de tous bords, spécialistes de l’esbroufe installés dans leurs salons feutrés et cossus, que Ségolène Royal est lâchée pas les siens. Oui, des ségolènistes devraient faire leur entrée pétaradante auprès de Martine Aubry. Il s’agit de 11 personnalités probablement, et non de 12 comme mentionné ici et là.
A chaque fois que le chef de l’Etat est au plus mal, Ségolène Royal, elle, est victime d’un tel lynchage médiatique sans précédent que, ça devient visiblement suspect. Pourquoi seulement elle ? Le président de la République, président de l’UMP, président du consortium bancaire Caisse d’Epargne-Banque Populaire, ce mastodonte qui sera « présidée » par François Pérol ex-secrétaire général adjoint de l’Elysée, prémices d’une République bananière, président de tout, sauf des Antilles où il montre sa fébrilité en restant sur ses gardes. Sa déclaration d’hier est tout un symbole, aussi ridicule que puéril. Une irréflexion qui en dit long sur l’homme. Hier donc, lors de son déplacement à Saint-Vulbas dans l’Ain, au lieu de se concentrer sur son sujet, Nicolas Sarkozy s’est lâché dans son discours insipide devant des ouvriers automobiles, en tançant Ségolène Royal, sans la nommer. Ainsi, il a déclaré : « Cette femme qui s’agite en Guadeloupe.» C’est vraiment courageux de sa part, lorsqu’on sait que le déplacement de la pasionaria du Poitou et ses demandes sont entrain d’aboutir avec un accord du collectif LKP avec certaines organisations.(...)